Film « Toute première fois » : ça sent la redite que tous vont trouver super originale

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Le film « Toute première fois » de Noémie Saglio sort le 28 janvier prochain au cinéma. C’est l’histoire d’un gars homo qui va se découvrir hétéro par accident. Je le sens venir gros comme une maison (car ça a déjà été le cas avec « Guillaume et les garçons, à table ! »), ce chœur enthousiaste des bobos relativistes qui va promouvoir la banalisation de l’homosexualité et faire passer celle-ci pour une incroyable ouverture d’esprit, qui va se féliciter d’avoir enfin vu du nouveau sur la thématique homosexuelle, qui va applaudir euphoriquement à la transgression/déconstruction iconoclaste des « clichés sur l’homosexualité » par « l’humour », qui va s’émouvoir face à la liberté d’être ce que l’on veut à partir du moment où on « aime », où on a « choisi », où on a fait ses expériences et on s’est laissé surprendre, où on désuniversalise son parcours sexuel et sentimental. Bref, je la vois venir à des kilomètres, la sempiternelle célébration de l’individualisme libertaire qui prétend se régénérer de manière révolutionnaire et « drôle ». Et ça me gave. Pendant ce temps-là, qui parle du sens du désir homosexuel et de la gravité de la pratique homo ? Personne.

Caramail le Retour

 

Retrouvailles, aujourd’hui, avec un ami que je n’avais pas revu depuis 15 ans! D’une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître ^^ : Caramail et les premiers « chats ». Et pourtant, c’était comme si nous nous étions vus la veille! Lui est Témoin de Jéhovah (il m’avait fait manger dans un resto avec 11 de ses amis TJ en 2001), moi indéboulonnable catho (même s’il m’a redit ce midi, pendant notre déjeuner à la Défense, que j’étais « une exception de catho »). On n’arrête pas de se chambrer sur notre différence de confession religieuse, mais c’est toujours aussi fraternel et drôle. Je n’ai jamais cru que les relations via internet n’étaient que virtuelles et inconsistantes. 🙂

L’amertume de l’Évangélisation sur l’homosexualité

 

Comme le dit très justement le père Paul Dollié (en se référant d’ailleurs aux « bides » ayant jalonné l’apostolat de son saint Patron ou encore de saint Pierre), « le prophète doit intégrer l’échec », se remémorer la mort humiliante de notre Sauveur Jésus. Dure réalité (celle de l’échec puis de sa digestion) à laquelle il faut toujours se ré-habituer, et que je vis à chacune de mes prises de parole publiques, même après un apparent franc succès. Une dépression inhérente à l’évangélisation sur l’homosexualité, une mélancolie, une amertume, le baby blues, la coupe suivant le pain, la tempête sur la barque suivant la multiplication des pains, le jardin des oliviers après la Cène, l’épine dans le pied, le procès d’intentions qui t’est fait non sur ce que tu as concrètement proféré mais sur les risques ou les possibles mauvaises interprétations qui pourraient surgir de ce que tu as dit, le poids d’un sujet – l’homosexualité – à la dénomination catastrophique et qui est suffisamment tabou et grave pour mériter qu’on en parle, mais également pas assez précis et trop dangereux aux yeux de certains pour mériter qu’on en parle. L’homosexualité, tu n’en parles pas : ça fera cruellement défaut et peu oseront le faire à ta place. Tu en parles, et on t’applaudira une fois ta mort ou quand tu auras cessé d’en parler. L’ingratitude terrestre quasi totale ! Je dis « quasi totale » car heureusement Dieu donne quand même sur Terre à goûter aux prophètes se risquant à parler de ce sujet quelques merveilleux avant-goûts du trésor céleste qu’Il leur destine, et heureusement la continence est une armure suffisamment puissante pour permettre d’encaisser la plupart des coups, des humiliations et des critiques qui leur sont faites. Le fait que, de son vivant, Jésus ait dû endurer – et endure toujours avec nous aujourd’hui – les suspicions les plus infondées et les plus injustes, toutes les réputations (même celles d’hérétique, de « possédé », de fou, de malade, de dangereux, de blasphémateur, d’orgueilleux qui se prend pour Dieu, de déstabilisateur politique, de « terroriste », de criminel, de diviseur, de prisonnier, … d’« homosexuel » certainement !), des souffrances qui n’égaleront jamais celles que nous vivons, est d’un immense réconfort. Personnellement, seuls Jésus, Marie, saint Antoine, la Vérité et mon expérience concrète de la continence parviennent à soulager ma déception de l’Humain, à me garder dans la Joie et à échapper à la folie. Sinon, béante serait ma blessure, grand mon désir d’en finir avec mon existence, permanente ma mélancolie, immense mon sentiment d’isolement. Merci d’être là Seigneur.

Charlie Hedbo : Morts pour la « liberté » ? Vraiment ?

 

Sous le choc. Qui sème le laïcisme méprisant la religion catholique récolte les fondamentalismes religieux les plus inhumains.
 
 
 
 

P.S. : Quand je vois que la plupart des messages sur cet attentat n’a que les mots « Liberté », « Liberté d’expression », « Pas d’amalgames », « Barbarie » et « terrorisme », à la bouche, pour se faire peur, rester dans la réaction indignée, pour ne surtout pas se remettre en cause ni réfléchir sur le sens des faits, ça me fait dire que les leçons de l’événement ne vont encore une fois pas être tirées. À mon avis, tant que la Révolution Française (idéologie des Lumières anticléricale et liberticide) ni la loi Taubira ne sont remises en cause – alors que ce sont elles les véritables terreaux laïcistes du terrorisme qu’on voit actuellement dans le Monde -, on n’avancera pas. On mettra du Plan Vigipirate partout, de la paranoïa partout, on accentuera la peur et les communautarismes. Méprisez la différence des sexes et l’Église, et ça revient en boomerang.
 

P.S. 2 : Et quand je lis cette plaquette diffusée par Charlie Hebdo, ça m’horripile. La « liberté » de quoi? de raconter des conneries? Certainement pas. Ils sont morts. C’est regrettable. C’est tragique. Mais malheureusement, ils ne sont certainement pas morts pour la vraie Liberté : celle de la Vérité. Sous prétexte de tristesse, de compassion, il faut se taire face à l’idolâtrie de la « liberté d’expression » qui n’est pas une liberté en soi??? Ce sera sans moi.
 
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Saint Antoine de Padoue met en connexion

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Aussi incroyable que ça puisse paraître, Saint Antoine de Padoue nous met en connexion entre nous. Mieux que le téléphone ! Comme ça vaut le coup de s’attacher à un grand saint : car il nous le rend bien ! Dimanche dernier (4 janvier 2015), il m’est encore arrivé un nouveau clin Dieu en lieu et lien avec lui et la Basilique du Sacré-Coeur. Je m’étais rendu à la statue de saint Antoine juste avant messe. Comme on va voir un ami. En le voyant avec le Christ, spontanément, j’ai ressenti une profonde nostalgie de mon voyage à Padoue, de ma visite à la Basilique, du père Giovanni Ferrara. Une fois n’est pas coutume, j’ai poussé un soupir de tristesse : « Padoue me manque beaucoup ! Le père Ferrara me manque aussi ! » Une fois la messe passée, et de retour chez moi à pied (comme d’habitude), je dis ma joie d’être allé au Sacré-Coeur, où il m’arrive toujours des miracles. Je poste le tweet ci-dessus sur Twitter. Et le père Ferrara, qui ne m’écrit presque jamais, même si son affection est grande (il m’a renouvelé sa gratitude en italien : « Caro PHILIPPE, carissimo PHILIPPE, il ricordo che hai lasciato qui a Padova è grande. Grazie per ciò che sei! Grazie di esistere! »), met immédiatement un « favori », alors qu’il ne comprend pas le français, qu’il ne pouvait absolument pas deviner que j’avais pensé fort à lui et parlé de lui à Saint Antoine le soir-même, alors qu’il était plus de minuit, et que rien ne le mettait sur la piste d’une pareille petite attention ! Nous savons, depuis que nous nous connaissons, le père Ferrara et moi, que saint Antoine est notre messager, notre médiateur. C’est à pleurer de joie !

One-man-show « Au sol et en vol » de Jeanfi

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Je suis allé voir dernièrement ce one-man-show, « Au sol et en vol » de Jeanfi, en sentant que ça parlerait d’homosexualité (car il raconte l’histoire d’un steward ; mais il n’a pas du tout été classé dans la rubrique « Gay Friendly » de BilletRéduc, et le résumé n’annonçait absolument pas le thème!). Non seulement ça traite du sujet, mais sur les 186 codes de mon « Dictionnaire », j’en ai relevés rien moins que 55 !
 

Pour les curieux parmi vous, en voici la liste (Je suis resté à la fin du spectacle parler avec le comédien : j’ai eu la confirmation qu’il a cité mon « Dico » sans même me connaître, et à son insu.
 

Un Petit Poisson
Faux intellectuels
Ville
Pédophilie
Douceur-poignard
Femme fellinienne et pantin
Matricide
Mère-objet
Fils de la femme-poisson
Inceste entre frères
Substitut d’identité
Inversion
Train
Roue de voiture
Mère gay friendly
Mère Teresa
Amoureux
Drogues
Collectionneur
Reine
Couple criminel
Amour ambigu du pauvre
Couturier
Talons aiguilles
Espion
Voyeur vu
Steward
Méchant pauvre
Magicien
Conteur homo
Super-héros
Regard féminin
Fresques historiques
Actrice-traîtresse
Destruction des femmes
Scatologie
Aventurier
Eternelle jeunesse
Maquillage
Frankenstein
Paravent
Monstres
Miroir
Caméléon
Appel déguisé
Manège
Patrons de l’audiovisuel
L’homosexuel = l’hétérosexuel
Androgynie bouffon/tyran
Promotion canapédé
voleur
Voyage
Piscine
Femme-Araignée
Lunettes d’or

Si je pouvais / If I could / Si pudiera

 

Si je le pouvais, dès maintenant, je vous prendrais tous dans mes bras, mes frères et soeurs homos, pour vous faire un gros câlin, et viendrais vous chercher un par un, là où vous êtes, partout dans le monde, pour que nous partions tous ensemble sur les routes vivre la grande aventure de la Sainteté que nous attendons avec impatience et que si peu de personnes nous proposent parce qu’elles nous craignent. Comme il me tarde que nous sortions de nos prisons, que nous montrions au Monde et à l’Église de quel bois nous nous chauffons ! Heureuse Année 2015 (celle où on va foutre notre joyeux bordel ! Chiche). 🙂

 

If I could, right now, I would take all of you in my arms, my brothers and sisters homosexuals, to make you a big hug, and would look for everyone of you one by one, where you are, anywhere in the world, to go together on the roads to live the big adventure of Holiness that we are waiting impatiently and that so few people propose us because they fear us. Can’t wait the moment when we will get out of our prisons, when we will show to the world and to the Church what are our true colours! Happy New Year 2015 (the year when we will mess things up! I dare you). 🙂

 

Si pudiera, en este momento, me gustaría apretaros a todos en mis brazos, mis hermanos y hermanas homosexuales, para daros un gran abrazo, y iría a buscaros uno por uno, donde estéis, en cualquier lugar del mundo, para que todos vayamos juntos por los caminos a vivir la gran aventura de la Santidad que tanto esperamos y que tan poca gente nos ofrece porque nos teme. Cuánta ilusión tengo que salgamos de nuestras cárceles, que mostremos al mundo y a la Iglesia nuestras agallas! Feliz Año Nuevo 2015 (aquel en que vamos a armar un buen lío! ¿a que sí?). 🙂