La bisexualité n’est pas tant un problème d’homosexualité que de fidélité, ou mieux dit, de difficulté à être fidèle, d’incontrôle de son énergie sexuelle.
La bisexualité n’est pas tant un problème d’homosexualité que de fidélité, ou mieux dit, de difficulté à être fidèle, d’incontrôle de son énergie sexuelle.
« Tu supprimerais même le PaCS ??? » me demandent avec angoisse et indignation certains anti-mariage-pour-tous (une majorité?), partisans du ‘moindre mal’ de l’amélioration du PaCS pour éviter les conséquences – désastreuses à long terme – du « mariage pour tous ». Histoire de sauver ce qui peut encore être sauvé. Je réponds : « Évidemment que je le supprimerais ! ». Le PaCS était déjà une justification sociale de la pratique homosexuelle, qui a été créé non pas pour les droits qu’il donnait, mais pour le symbole, pour accorder une équivalence symbolique d’amour universel désincarné et asexué (équivalence que la circulaire Taubira vise aussi). Il n’y a donc pas lieu de s’opposer au « mariage pour tous » sans s’opposer au PaCS. L’un est la passerelle de l’autre, et les deux tendent à justifier une pratique homosexuelle qui est injustifiable. Concernant le PaCS, nous pouvons tout à fait reconnaître que les couples homosexuels existent, les respecter, assurer à chacun de ses membres des droits individuels et des garanties protégeant leur personne, protégeant certains de leurs partenariats relationnels et de leurs projets de vie (tutelles testamentaires, délégation d’autorité parentale, protection de biens communs, etc.) sans pour autant justifier le couple homosexuel en tant qu’acte bénéfique et structurant pour une société. Car en effet, jusqu’à présent, les couples homosexuels ne sont pas assez réels, aimants, unis, stables, exemplaires, paisibles, ouverts sur la vie, pour prétendre à une justification sociale, légale, voire religieuse.
Tendance fortement incestuelle de notre époque : nos contemporains confondent de plus en plus la relation amicale ou fraternelle qu’ils ont avec une personne homosexuelle (et le partenaire sexuel de celle-ci) et ce qu’elle vit en amour dans son couple… comme si l’amitié pouvait être mise sur le même plan que l’amour, comme si le lien de complicité et de copinage remplaçait ou était le reflet parfait de l’expérience amoureuse interne du couple homosexuel (« Mon meilleur ami est homo, on s’entend très bien et je veux son bien… DONC FORCÉMENT son couple homosexuel est merveilleux, et l’amour est là ! »), comme si on couchait avec ses amis, sa famille, ses collègues de bureau, sa société ! Or, nous pouvons tout à fait aimer une personne homosexuelle, avoir des liens relationnels de qualité avec elle. Pour autant, que savons-nous de ce qu’elle vit en couple ? de la violence de l’acte homo (= le couple) et des relations amoureuses entre personnes de même sexe ? Comment pouvons-nous plaquer l’amitié sur l’ »amour » ? De quel droit prenons-nous le social pour le privé, l’interpersonnel pour le personnel, le contact extérieur et frivole que nous avons avec le « milieu homosexuel » pour les drames qui s’y vivent ? Combien de personnes gay friendly je vois qui instrumentalisent leur « amitié » ou leur « fraternité » avec une personne homo pour redorer leur propre blason, se donner une image d' »ouverture », nier la véritable souffrance engendrée par la pratique homosexuelle, et nier finalement leur propre mal-être bisexuel !
J’ai beau le savoir à l’avance, je le redécouvre sans arrêt et sous un visage nouveau : ceux qui s’opposent à mon témoignage justifient la pratique homosexuelle (qu’ils appellent « amour »), et tôt ou tard, révèlent une pratique homosexuelle.
Je crois que le désir homosexuel, étant particulièrement pulsionnel, sied naturellement non pas aux homosexuels (espèce qui n’existe pas) mais aux hommes et à la nature masculine, davantage titillés par les pulsions que les femmes. D’où ma conclusion : l’homosexualité est une étape masculine absolument pas bizarre, pas exceptionnelle, pas révélatrice d’une identité homo éternelle, fondamentale, durable et isolée.
Je sais que maintenant le « Gender » est la nouvelle bête à abattre après le « mariage pour tous ». Mais quand même : personne ne nous interdit d’être subtils et intelligents après notre « défaite ».
Un conseil. Rien ne sert de s’opposer à la « Théorie du Genre » en l’appelant ainsi. Rien ne sert de s’afficher anti-Gender, d’annoncer ses désastres ou les lobbys qui le promeuvent, de jeter le « Genre » à la vindicte populaire. Car ceux qui croient au Gender, qui le pratiquent et le défendent, n’ont même pas conscience qu’il s’appelle ainsi. Pour eux, c’est l’Amour avec un grand A. Le Gender, c’est l’ « être amoureux ». Ils aiment cette idéologie à partir du moment où elle ne porte pas de nom officiel, où elle ne peut pas être définie. Donc arrêtons de dire qu’il faut combattre les dangers du Gender. Ça ne sert à rien!
Tant que nous ne leur parlerons pas explicitement d’AMOUR (corporel, biologique, incarné, concret, divin), tant que nous ne les rejoindrons pas dans leur discours affectif et émotionnel des « sentiments », tant que nous resterons centrés sur le mot « Gender », nous ne ferons pas avancer les mentalités. Les gens n’ont soif que d’une chose : un discours sur l’AMOUR et sur les IDENTITÉS INATTENDUES !
PEUT-ON ÊTRE À LA FOIS CONTRE LE MARIAGE HOMO ET POUR UNE AMÉLIORATION DU PaCS, OU EN FAVEUR DE LA JUSTIFICATION SOCIALE DE « L’AMOUR HOMO » ?
(Autrement dit, peut-on – à moins d’être inconséquent – être à la fois pour le mariage homosexuel et contre ses conséquences (adoption, PMA, GPA, etc.)?)
Le fait que la plupart des opposants au « mariage pour tous » avancent qu’ils ne sont QUE contre le mariage pour les couples de même sexe mais absolument pas contre une union civile, non seulement ne blanchit pas leur opposition, ne la rend pas plus fine, plus « ouverte », plus justifiée et plus homos-phile, mais au contraire l’incrimine et l’invalide encore plus, prouve toute leur ignorance du sujet, leur incohérence, leur hypocrisie et leur homophobie ‘gay friendly’. Car le « mariage pour tous » pose réellement problème non pas uniquement par rapport à la filiation mais DÉJÀ dans la mesure où il justifie socialement la pratique homosexuelle, autrement dit le couple homo (… ce que faisaient déjà le PaCS et le CUCS), et aussi dans la mesure où DÉJÀ il met en péril l’Amour universel, le bonheur des deux membres du couple homo, l’accueil social de la différence des sexes. S’opposer au mariage homo tout en justifiant le PaCS, c’est presque totalement contradictoire. Je dis « presque », car seul le mariage ouvre effectivement à des droits spécifiques sur les générations et la filiation ; mais concernant strictement le couple, le mariage comme le PaCS sont des tentatives de justification des actes homosexuels, dont on veut, par la loi et le sentiment, édulcorer la violence, en leur conférant un statut d’amour universel équivalent à l’amour vécu dans la différence des sexes. C’est déjà une erreur et un scandale que de faire cela, surtout quand on voit le manque de stabilité des couples homosexuels. Le PaCS n’était que la première marche du mariage : il n’est donc pas mieux que lui. Et les actes homosexuels, de par leur expulsion de la différence des sexes – socle privilégié du Réel et de l’Amour… même si tous les couples femme-homme n’en profitent pas et ne l’honorent pas – sont d’une grande violence. Ils n’ont pas à être présentés comme des modèles de structuration d’une société. Enfant ou pas !
Redorer le blason de son opposition au « mariage pour tous » en ne parlant que des enfants, ou en se montrant favorable à une union civile « améliorée » pour les couples homos, c’est, que vous le mesuriez ou pas, une pirouette ‘gay friendly’ ET inconsciemment homophobe. Les opposants au « mariage pour tous » n’ont visiblement pas mesuré que bien avant les enfants, les deux dangers principaux de la circulaire Taubira sont 1) la banalisation sociale de la différence des sexes, 2) la justification/banalisation sociale des actes homosexuels. S’ils croient que le seul problème du projet de loi se situe sur les conséquences du « mariage pour tous » sur les enfants, ils n’ont rien compris de l’homosexualité, du mariage, ni du « mariage pour tous » (qu’ils se mettent, par leur ignorance, à justifier à leur insu, finalement).
Leur proposition du PaCS est une excuse-bidon pour ne pas assumer une opposition aux actes homos, quel que soit le nom qui leur est donné (« mariage », « amour », « alliance », « union », « PaCS ») ! J’ai envie de demander aux anti-mariage-pour-tous qui défendent une amélioration du PaCS et qui n’ont, selon leurs propres formulations, « rien contre les couples homos » : POURQUOI ET POUR QUI LUTTEZ-VOUS, AU JUSTE? Car non ! l’amalgame entre PaCS et mariage homo, ou la totale séparation entre les deux, ne vient pas que du Gouvernement et des pro-mariage-pour-tous : ils viennent aussi de la très grande majorité des anti-mariage-pour-tous (qui ne parlent que des enfants! et qui affichent maintenant leur bienveillance vis-à-vis des unions amoureuses homosexuelles) !
IL N’Y A PAS QUE LES PERSONNES HOMOS OU GAY FRIENDLY QUI N’AURAIENT PAS COMPRIS LES DÉBATS SUR LE « MARIAGE POUR TOUS »… LES ANTI NE FONT EN GÉNÉRAL PAS MIEUX.
Maintenant que les pro-mariage-pour-tous ont obtenu « leur droit », ils ont la victoire amère. Comme des adolescents après un caprice, ils deviennent triomphalement agressifs, jouent encore à ceux qui ont perdu et qu’on doit plaindre (alors que c’est quand même à la majorité des Français de se plaindre de ne pas avoir été écoutée). Ils boudent, même, en nous attribuant la faute de leur insatisfaction ou de leur déception d’avoir reçu une loi inutile et dangereuse.
J’aime l’esprit créatif de ma nièce Romane.
Grégory Turpin, c’est un nom qui vous dit quelque chose ? (et pas seulement parce que je l’ai cité dans ma chanson « C’est bien gentil ») J’espère bien !! parce que c’est « un peu » le nouveau – futur et déjà présent – Robert Hossein catholique ! Sans rire. Figure de la visibilité médiatique 100 % catholique en ce moment, chanteur émérite (il a notamment collaboré avec Nourith, Grégoire, Natasha st-Pier, fait plusieurs albums, produit des comédies musicales), ancien carme, auteur d’un livre-témoignage intitulé « Clair-Obscur » où il raconte comment il est sorti de l’enfer de la drogue grâce à sainte Thérèse de Lisieux, le jeune Grégory Turpin a le vent en poupe ! Le Saint-Esprit, quoi !
C’est drôlissime, d’ailleurs, de voir ce grand pudique actuellement propulsé sur le devant de la scène – notamment avec la sortie de l’album « Thérèse » (production TF1) qui marche du tonnerre – alors qu’il avait tout de l’ascète qui aurait pu passer toute sa vie à prier dans une cellule de moine, à l’abris des regards et des caméras de télévision !
Suite à notre rencontre fin 2012, nous nous sommes tout de suite très bien entendus, Greg et moi. Comme des frères (du même âge, en plus) qui se connaissaient de longue date, et qui se sont retrouvés, sans se le dire, dans l’humour et dans la continence (même si moi, je suis le seul à vivre celle-ci par rapport à l’homosexualité). Grégory a la timidité, la douceur, la sauvagerie asociale, qui me décomplexent complètement. Et moi, je sais que je le fais rire, que mon grain de folie le bouscule comme il aime, que mon choix de l’abstinence sexuelle l’interpelle et le met en confiance pour m’assumer en tant que frère de Mission. Au fond, sans nous être consultés, nous sommes tous deux très « monastiques » (non-agréés), des fonceurs, des fous de boulot, des passionnés de Dieu et d’art, des doux, des anciens adolescents complexés qui ne faisaient pas partie des « cools » mais qui ont toujours assumé leur exceptionnalité en la reconnaissant « de Dieu », des gars qui peuvent se passer de l’amour d’une femme (ou plutôt, en ce qui me concerne, de l’amour d’un homme hi hi hi) pour tout donner aux autres et au Ciel. Avec lui, j’ai l’impression de rattraper le temps perdu, en vivant à 33 ans l’amitié gratuite et masculine que je n’ai pas connue au collège ou au lycée, une grande fraternité spirituelle. Il me redonne sans le savoir ma masculinité enfouie.