L’Amour avec un grand « A » ne respecte personne

Ceux qui adoptent le discours ambiant de l’ « Amour » avec un grand « A », un « Amour » qui serait désincarné, sans limite, homosexuel, avec la différence des sexes juste en option, sont extrêmement dangereux : ils refusent de poser un regard sur le couple homo, ils défendent l’Union civile, ils transforment tout le monde en anges, pour mieux nier la réalité, le corps et la dignité des personnes.

 

Mirage Twitter et Facebook : nous faire croire que nous sommes des objets vivants et libres

À mon sens, le danger le plus grand vers lequel peuvent nous conduire Facebook et Twitter, c’est de nous faire croire que nous sommes des médias, des objets, tout en nous donnant l’illusion, par la « liberté » qu’ils nous offrent, de révéler notre personne, notre être profond, d’avoir gardé intacte notre humanité. « Vas-y ! Partage tout ce que tu aimes et partage-toi ! Diffuse l’information ! « Like » ! Supprime ! Bloque ! Répands-toi et épanche-toi ! Tu es ton propre instrument de communication ! Tu es un haut-parleur ! Tu es un objet personnifié ! Tu es un journal intime à la portée de tous ! Tu es un médium vivant ! »

 

L’homosexualité (masculine ou féminine) : Malgré les apparences, un désir très machiste

Quand je dis que l’homosexualité est un désir machiste peinturluré de rose (donc un désir homophobe, idolâtre, contre lui-même, et hyper violent), je pèse mes mots! Il est un élan d’identification à l’hyper-virilité du violeur tout-puissant asexué cinématographique (= l’androgyne Superman) ET de l’hyper-féminité de la victime violée cinématographique (= la femme fatale), qui cherche à fuir les limites de la sexuation femme/homme, les limites du Réel, sa condition humaine de créature, et l’existence de Dieu. Inconsciemment, le roi invisible de toute personne homosexuelle est un ange violeur féminisé jouant la victime. Qu’on le veuille ou non, le désir homosexuel est super machiste (ou, si vous préférez, misogyne, misandre, misanthrope). En somme, il nie la fragilité et les limites humaines, l’incarnation de l’Amour. Il veut être Amour sans corps, sans actes, sans identité humaine, sans différences. Il ne chante la différence que dans l’idée. Mais concrètement, il la rejette… en commençant par la différence des sexes.

Pour vous prouver le machisme de l’homosexualité, je vais prendre un exemple tout bête. Regardez, dans la population mondiale, quelle catégorie de populations peut vraiment désirer un groupe comme les Pussycat Dolls, soit dans le but de le posséder sexuellement, soit dans le but de s’y identifier sexuellement : les gros beaufs hétéros ET les personnes homosexuelles.

N.B. : Dans mon livre Homosexualité sociale (déc 2008, Éd. L’Harmattan), pour illustrer la phrase de René Girard dans Mensonge romantique et Vérité romanesque « La démocratie est une vaste cour bourgeoise dont les courtisans sont partout et le monarque nulle part », j’avais déjà parlé de « Ce monarque féminisé, confortablement installé derrière ses écrans de télévision, que nous ne voyons que de dos tant il/elle est lâche« , qui gouverne nos sociétés matérialistes-bisexuelles, et qui est un peu la « Reine anonyme » (1992) de Gonzalo Suárez.

 

Abattements

C’est curieux, ces rares petits moments d’abattement que je vis à la veille d’un grand événement, et pourtant, je sais qu’ils sont bons signes. Les signes que je prépare un arrachement de vie. Comme la femme enceinte à l’approche du moment historique ET douloureux de sa vie, j’ai l’impression de connaître les douleurs de l’enfantement dès que je vais passer sur scène, dès que je vais accoucher de quelque chose d’important et de vital (un spectacle, un livre, un discours, un voyage…). Un petit moment de déprime, où mon excitation dit « À quoi bon tout ça… ? » avant de s’entendre justifiée par la joie et les fruits concrets qui l’avaient motivée.

 

Passer de l’objet à l’idée, pour concrètement nier la personne

Le libertin, pour se justifier de mal agir en appliquant à ses pratiques de consommation sexuelle un vernis de beauté, d’éthique, d’éternité, de spiritualité humaniste et vaguement judéo-chrétienne, qu’elles n’ont pas, aura tendance à passer de l’objet (son amant de passage) à l’idée, pour mieux zapper la personne. À l’instar des dictateurs instrumentalisant leur Peuple au profit de leur « idée de Peuple », pour finalement détruire les Hommes réels. L’enfer est bien pavé de bonnes intentions : il ne sait juste pas reconnaître la dimension humaine des actes d’amour.

Contre l’accusation d’homophobie et non contre l’homophobie

Dans cette affaire de « mariage pour tous », que ce soit parmi les pro comme parmi les anti, la très grande majorité n’a pas combattu l’homophobie, mais l’accusation d’homophobie. C’est bien ça le problème. Le mot y était, l’image y était, la réputation y était, la personnification diabolisatrice ou angéliste y était… mais pas la réalité ! Je suis même sûr que les deux camps se sont tacitement mis d’accord pour s’engueuler autour de ce concept d’image d’homophobie, chacun se défendant d’être homophobe ou de lutter contre « les homophobes », pour que la réflexion sur l’homosexualité et sur l’homophobie en tant qu’actes ne puisse pas être menée à terme, avec honnêteté et écoute mutuelle.

 

Véronique’s tranche-de-vie

Ce qui me fascine le plus dans la vie de Véronique (ma meilleure amie), c’est toutes les marques ostensibles et humainement incontrôlée de la présence de Dieu (Véronique est rarement dans la préméditation : elle est juste dans l’intuition instantanée et pratique, jamais dans le calcul). C’est drôlissime et lumineux, cette présence divine qui l’entoure et qu’elle ne contrôle pas ! Un jour, elle m’a raconté qu’elle s’occupait d’un jeune patient fortement handicapé moteur, dans son centre de kiné pour grands accidentés, et que ce dernier était particulièrement désagréable, inflexible, capricieux et désobéissant à son égard parce qu’il ne souhaitait pas que ce soit une inconnue qui lui « donne des ordres ». Elle l’écoutait maugréer, et pendant qu’il la méprisait ouvertement tout en étant manipulé, elle récitait intérieurement un « Je vous salue Marie » pour adoucir la situation. Le jeune homme, à ce même moment, au lieu de l’appeler « Véronique », s’est planté et s’est mis machinalement à la nommer « Marie », alors qu’il ne se doutait absolument pas qu’elle priait ! Ça, c’est de l’anecdote de la « Véronique’s tranche-de-vie » toute crachée ! Une vie qui est l’écrin du Seigneur 24h/24 !

 

Let’s talk about sex !

Avant d’avoir envie de réfléchir sur leur futur (un futur livré à la technique et à la conscience individuelle), la plupart des gens ont surtout soif d’entendre parler de SEXE et d’AMOUR (incarné dans la différence des sexes et dans l’Église). Combien me demandent : « C’est quoi l’Amour? » Avant d’être assez honnêtes pour voir les conséquences de leurs actes (sentimentaux et génitaux), ils ont surtout besoin qu’on leur rappelle leurs actes. Ils veulent savoir ce qu’ils font dans leur lit, ce qui se passe dans leur coeur et dans leur tête quand ils couchent, quand ils embrassent, quand ils croient « aimer ».