Le libertin, pour se justifier de mal agir en appliquant à ses pratiques de consommation sexuelle un vernis de beauté, d’éthique, d’éternité, de spiritualité humaniste et vaguement judéo-chrétienne, qu’elles n’ont pas, aura tendance à passer de l’objet (son amant de passage) à l’idée, pour mieux zapper la personne. À l’instar des dictateurs instrumentalisant leur Peuple au profit de leur « idée de Peuple », pour finalement détruire les Hommes réels. L’enfer est bien pavé de bonnes intentions : il ne sait juste pas reconnaître la dimension humaine des actes d’amour.