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Liens (Alliance / Créer du lien ou du liant)

SIGNIFICATION SOCIALE, MONDIALE ET ESCHATOLOGIQUE DU CODE

 

 
« TOUT EST LIÉ ! » C’EST LE PAPE FRANÇOIS QUI L’A DIT !
 

« Tout est lié ! » Voilà le refrain qui traverse et rythme la fameuse Encyclique Laudato Si (2015) rédigée par le Pape François. Et ça n’a rien, apparemment, d’un scoop. Cela ressemble même plutôt à un truisme (une vérité d’évidence), à une fadaise, ou à un slogan politique marketing à l’universalisme bon ton (Emmanuel Macron, par exemple, emploie énormément les expressions « renforcer/resserrer les liens », « tisser/retisser les liens »). Car oui, l’Homme ne vit pas sur une île déserte ni dans une bulle hermétique, ne s’étant pas formé tout seul et étant relativement perméable aux influences des milieux dans lesquels Il gravite. Nous sommes tous en interaction et en mutation avec notre environnement. Nous devons apprendre à nous adapter à ce dernier et à l’adapter à nos besoins pour y vivre ou survivre. Je ne vous apprends rien.
 

Coupé au montage, l’adage papal semble même se ranger à la pensée commune. En effet, le Gouvernement Mondial nous répète suffisamment à longueur de journée que nous sommes « liés » les uns aux autres, en « reliance », que nous devons « créer du lien » (ou « du liant » = expression ridicule, soit dit en passant), « rester ou garder le lien » (un lien en général de surveillance ou de plus en plus virtualisé), « être connecté les uns aux autres », « envoyer des liens » et « cliquer dessus », « garder le contact » (même si, face à ses propres excès de connexions qui nous enserrent trop, la Nouvelle Gouvernance mondiale a tendance à rétropédaler en privilégiant à d’autres moments le « sans contact »), « entrer en relation », etc. Ce lien tant vanté par l’Antéchrist ressemble d’ailleurs plus à une chaîne, un enchevêtrement de lianes lumineuses (genre « la 5G », « la Fibre » ou le « Li-Fi »), ou à une corde qui emprisonne et étouffe, qu’à un élastique. Et si, un beau jour, votre boîte vous propose de « renforcer les liens » ou des activités pour « créer du lien/du liant/un réseau/une unité » entre ses salariés, ça commence à sentir le roussi pour vous, voire la prison dorée qui se referme sur votre personne telle une toile d’araignée…
 

 

Cependant, quand le Pape François emploie l’expression « Tout est lié », il le dit (si je ne trahis pas sa pensée) dans le sens de « Tout le monde est nécessaire, chacun est important. Pas d’exclusion. Nous sommes responsables de notre frère. », ou bien « La sainteté et le Salut, c’est collectif bien plus qu’individuel. » et aussi « Tout a du sens – ou mieux dit ! – tout a 1 Sens : Jésus (et sa Résurrection). ». Là où le Monde païen dit « Tout est lié » dans un sens uniquement relativiste (« Tout a du sens. »), mécaniste (« Tout a un lien de cause à effet et tout s’explique par cet effet-papillon : ce battement de cil qui entraîne un ouragan ou les éclairs… » ; « Tout le Vivant est relié : l’Homme n’est qu’un maillon banal de la grande chaîne de l’évolution. »), dans un sens communiste (« Nous devons tous faire pareil, en vue du bien commun. » ; « Nous sommes en interdépendance et en interconnexion les uns des autres dans cet éco-système. »), dans un sens fataliste et déterministe (« En ce bas Monde, tout est nécessaire et utile en son temps : et même si l’Humanité est amenée à disparaître, elle sera remplacée, car la Nature a horreur du vide… et c’est finalement pas plus mal. C’est le cycle des reliances. »), dans un sens moniste/totalitaire (« L’Un est dans le Tout, le Tout est dans l’Un » ; « Le Cosmos et la Terre ne font qu’Un. » ; « L’Homme est une Planète et il abrite l’Univers à l’intérieur de lui. ») donc dans un sens fusionnel (« Le Créateur et sa création sont fondus dans un même magma énergétique tohu-bohuesque où l’Homme et Dieu se perdent et se transforment. »). Bref, dans un sens luciférien. « Nous ne sommes reliés qu’à nous-mêmes. » dit bien Mylène Farmer dans sa chanson « Nous souviendrons-nous »…
 

Le « Tout est lié » du Pape François n’est donc pas à prendre dans l’acception moniste et communiste, et paradoxalement individualiste/indépendantiste du Monde gouverné prochainement par l’Antéchrist (D’ailleurs, si on resitue la phrase du Pape dans son contexte, on voit bien qu’elle s’inscrit dans un triptyque qui reconnaît un donateur/un Créateur qui a donné son Fils crucifié : « Tout est lié ! Tout est donné ! Tout est fragile ! »). Pour le Pape, grosso modo, le lien est une APPARTENANCE (filiale, éternelle, à Dieu), et non un enserrement/enchaînement à des liens éphémères qui nous donnent l’illusion d’INDÉPENDANCE. Car tout lien n’est pas bon : les dépendances (relationnelles, affectives, sociales, matérielles, spirituelles) qui nous asservissent, ou les ruptures de liens vitaux, nous le rappellent suffisamment ! Le seul lien à privilégier, c’est celui qui nous relie à Jésus présent au cœur de chaque être humain. Et les liens (ou déliens!) de saint Pierre (le premier Pape) sont particulièrement importants aux yeux de Jésus : « Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la Terre sera délié dans le Ciel. » (Mt 18, 18). Ils renvoient à la réconciliation ou la damnation.
 

Les adeptes de la Nouvelle Religion mondiale, bien que rationalistes, matérialistes et pragmatiques, ne sont pas, contrairement aux apparences, scientistes ni amis de la science. En effet, la science est schismatique. Elle vient séparer. Alors que pour eux, ce qui compte c’est la systémie. Celle-ci est une holistique qui dit que tout est système. C’est la science des liens. Rien n’est clos. Tout est lié (aux comportements, aux échanges, aux flux d’énergies). Tout homme est échange (ces liaisons sont étudiées par l’analyse transactionnelle). Tout homme est un système solaire (un noyau de molécules entouré d’atomes, de charges positives et négatives). Le soleil tourne autour de la terre mais la terre tourne aussi du soleil. On n’est pas complètement dans le maçonisme ni dans le monisme du « Tout est dans l’Un » ; on est plutôt dans la croyance que « Tout s’influence », comme la théorie de l’effet papillon.
 
 

DANS LA SÉRIE JOSÉPHINE ANGE GARDIEN

 

Joséphine et ses câbles…


 

Beaucoup de personnages de la série Joséphine ange gardien parlent des « liens » quand ils évoquent leurs relations interpersonnelles, amoureuses ou sociales. Par exemple, dans l’épisode cross-over « Un Ange au camping », Christian, plutôt que de dire directement qu’il est amoureux, entend « nouer des liens avec Fabienne ». Ils souffrent quasiment tous unanimement de ce qu’on appelle en psychiatrie « les troubles de l’attachement » ! Ils sont dans la fusion incestuelle/incestueuse/passionnelle/fusionnelle. Autrement dit, ils ont du mal à pratiquer la chasteté (la juste distance qui permet la relation).
 

Et bien entendu, comme elle ne veut pas concrètement les aider à sortir de leurs névroses, Joséphine, l’héroïne principale, entend relier les gens entre eux, retisser et reconnecter les fils coupés, RÉTABLIR LE LIEN : « Ça servirait à créer un lien. » (Joséphine s’adressant à Nina, dans l’épisode 34 « Un Passé pour l’avenir ») ; « Vous savez, on ne peut pas réécrire le passé, mais on peut essayer de réparer ce qui est abîmé. » (Joséphine s’adressant à Monsieur Bruzard, dans l’épisode 34, idem). Symboliquement, Joséphine, c’est l’assistant-EDF qui répare la liaison/relation après l’orgae, le câble électrique, le cordon ombilical : « Il faut à tout prix que j’établisse le dialogue entre la mère et la fille. » (Joséphine à propos de Clotilde et Chanelle, dans l’épisode 86 « Le Mystère des pierres qui chantent »).
 

Mais si la série aime beaucoup le concept de « lien », visiblement, elle a plus de problèmes avec celui d’« alliance » (en particulier l’alliance durable et indissoluble du mariage femme-homme, ou encore l’alliance entre Dieu et son peuple ecclésial). Les personnages de Joséphine ont une fâcheuse tendance à perdre les alliances de mariage, ou bien à en faire un troc. Par exemple, dans l’épisode 45 « Au feu la famille ! », Chloé, 17 ans, porte le $ de dollar en alliance, ainsi que le trisquel en pendentif. Dans l’épisode 65 « Pour la vie », Gaspard, témoin d’un mariage et responsable des alliances des futurs conjoints, ne trouve plus ces dernières, et compromet l’événement. Dans l’épisode 88 « Trois campeurs et un mariage », Tom – qui essaie vite fait les alliances des futurs mariés – s’en coince une dans le doigt. Dans l’épisode 91 « Un Noël recomposé », Gaspard (encore un autre Gaspard !) fait un trafic d’alliances. Dans l’épisode 92 « Le Fabuleux Destin de Rose Clifton », Ben, le jeune shérif incompétent, veut forcer Lucy à l’épouser et lui fait du chantage aux alliances qu’il a pré-achetées. Et un peu plus tard, Rose entend vendre son alliance pour aider sa meilleure amie : « Je vais gager mon alliance. Ça devrait suffire pour rembourser Harriet. »
 

À son insu, la série illustre la différence existant entre le lien (parfois emprisonnant) et l’alliance (ou l’union libérante, délivrante, en Jésus). Le lien dont il est question dans Joséphine ange gardien se révèle être un fil à la patte, une chaîne satanique, un voile faisant écran à la Vérité, un signe de folie (on dit bien « fou à lier ») : « Vous ne savez pas ce qui nous lie Marie et moi. » (Yann à propos des sentiments qu’il éprouve pour une femme mariée avec un autre homme, dans l’épisode 73 « Légendes d’Armor »). Par exemple, dans l’épisode 54 « Chasse aux fantômes », tous les liens utilisés (chaînes en fer, cadenas, câbles électriques…) servent à ligoter.
 

Ce qui est gênant dans Joséphine, c’est que les liens soutenus par l’ange gardien ont davantage trait à la mort qu’à la vie. Joséphine encourage ses clients à tisser des liens entre eux et leurs proches disparus, et à entrer en dialogue ensemble. Donc il s’agit de liens potentiellement sataniques s’ils sont dénués de toute Foi en Jésus et en sa Résurrection : « Le lien qui vous unit à vos petites-filles, c’est ça aussi qui vous permet de rester proche de Margaux. » (Joséphine parlant à Cathy à propos de sa fille décédée adorée, dans l’épisode 81 « Enfants, mode d’emploi ») ; « Ma mère me les a confiés bien avant sa mort. On a toujours été super liés, mon frère, mes sœurs et moi. Ils m’écoutent. Et je les connais par cœur. […] Ma mère m’a laissé quelque chose de précieux : une façon d’être. Une mémoire. Son esprit, même si j’y pense pas, il est là. Il est partout en moi. » (Jules, le grand frère parlant de ses frères Sonia, Will et Jeanne, dans l’épisode 87 « Un pour tous »). « J’ai besoin qu’on se fasse confiance tous les deux. Parce qu’on est liés. » (Jules s’adressant à son frère Will, idem). Par exemple, dans l’épisode 71 « Le Sourire de la Momie », la symbiose entre monde mortel et monde vivant est rendue parfaite : « Tu es liée au sort de la momie. » affirme Joséphine à Louise. « Si Néféret apparaît dans mes rêves, ça a forcément un lien avec ma cliente. […] Ce qui est valable pour Néféret, c’est aussi valable pour Louise. » Pour le meilleur… et surtout pour le pire, puisque la Momie ne génère que des catastrophes dans la vie de la femme mortelle avec qui elle s’est liée ! En conclusion, même si les liens défendus par Joséphine ressemblent à une merveilleuse fraternité ou résurrection, ils sont mortifères, oppressants et paralysants. Ce sont les liens mortels lacérant les poupées vaudous.
 
 

DANS D’AUTRES OEUVRES DE FICTION

 

Dans les fictions, on retrouve énormément cette promotion luciférienne des liens et des connexions entre Humains, voire même entre les Humains et un dieu énergétique. À entendre les scénaristes de ces séries et films monistes, nous ferions partie d’un grand Système vital et transcendantal prodigieux, extrêmement logique (même si cette logique nous échappe en partie), à l’horlogerie parfaitement réglée et huilée, où chaque élément du mécanisme a un rôle précis, une interaction et une incidence sur les autres éléments de la chaîne : « Absolument tout a une incidence sur tout. » déclare par exemple Hannah Baker, l’héroïne décédée de la série 13 reasons why (saison 1 épisode 3). L’idée sous-jacente, c’est que tout serait bon parce que « là et utile » (fût-ce temporairement). En fait, c’est le royaume du relativisme déterministe !
 

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que les monistes du Gouvernement Mondial, ont le sens de l’élision ! … donc la mémoire courte (je ne sais pas ce qu’il faut dire). Vu que, selon eux, « tout est lié » et « a un sens, une utilité, une fonction, un rôle (du simple fait d’exister et d’être possible) », et que même ce qui nous apparaît comme « mal » est finalement « bien », alors ils soutiennent que le mal n’existerait pas et tout conduirait au bien… y compris le mal et Satan. Quand je dis qu’ils ont le sens de la synthèse, c’est qu’ils sont capables de citer la Bible pour faire dire à cette dernière l’inverse de ce qu’Elle proclame, et pour justifier les abus de leur idéologie relativiste du « Tout est lié ». Par exemple, dans la série nord-américaine Manifest, qui voit des « miracles » et des « signes/liens/corrélations » partout, la phrase attribuée à la Bible que les protagonistes répètent en boucle comme un mantra, c’est : « Tout concourt au Bien. ». Autrement dit, « tout serait permis » et « le mal serait équivalent ou nécessaire au bien » puisque – et le pire c’est que c’est vrai – on peut tirer du bon y compris de nos erreurs, et que d’une certaine façon, même dans le mal que Dieu a permis sur Terre (à défaut de l’avoir voulu), on peut y voir une contribution y compris des démons à l’œuvre de Salut et de Victoire finale de Jésus sur le Monde et Satan. Mais, d’une part, la vraie phrase biblique (Rom 8, 28) c’est « Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu. » (donc la primauté est bien laissée à Jésus et à l’Humanité qui l’écoutent), et d’autre part, tout ne concourt pas au Bien (il y a des actes et des entités démoniaques qui clairement coupent de Dieu, ne font pas de bien et ne conduisent pas au Bien) même si je crois volontiers que tout, selon les plans du Seigneur, participe au Bien.
 

Série Manifest (Vous allez voir des « liens » partout !)


 
 

LE CATHO-CON (progressiste ou conservateur) FAIT PAREIL…

 

LA DIFFÉRENCE FONDAMENTALE ENTRE « LIEN » ET « ALLIANCE »
 

Il existe bien une différence entre le mot « lien » et celui d’« Alliance ». Le premier est plus lié – c’est le cas de le dire ! – au mal (les démons, Satan, les liaisons dangereuses…), et le second au Bien (l’éternité, le pardon, Dieu face à l’Humanité). Même s’il y a fort à parier que l’Antéchrist récupèrera y compris le mot « Alliance » (ou l’expression biblique « Nouvelle Alliance ») pour sceller son pacte « d’Amour » (passionnel… et surtout concrètement homicide) avec l’Humanité, et donner à celui-ci une apparence divine…
 

Je commencerais par citer le passage de la Bible (Lc 13, 10-17) où Jésus libère une femme de ses liens avec le démon (et il emploie bien le terme « liens » !) : « Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. Voici qu’il y avait là une femme, possédée par un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. Quand Jésus la vit, il l’interpella et lui dit : « Femme, te voici délivrée de ton infirmité. » Et il lui imposa les mains. À l’instant même elle redevint droite et rendait gloire à Dieu. Alors le chef de la synagogue, indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat, prit la parole et dit à la foule : ‘Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat.’ Le Seigneur lui répliqua : ‘Hypocrites ! Chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Alors cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait LIÉE voici dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce LIEN le jour du sabbat ?’ À ces paroles de Jésus, tous ses adversaires furent remplis de honte, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu’il faisait. »
 

Le mentaliste Viktor Vincent


 

Via une certaine pratique de l’hypnose (favorisant les expansions de conscience, les décorporations), via la méditation transcendantale, via la radiesthésie (permettant une forme de voyance, de médiumnité et offrant des dons de guérison par magnétisme), via le channeling (spiritisme et occultisme, mentalisme, connexion avec des esprits et des « énergies cosmiques intérieures »), des personnes acceptant « de se faire canal » avec le monde invisible peuvent solliciter et s’attacher à des forces obscures, entrer en dialogue avec des entités spirituelles démoniaques prenant l’apparence d’âmes d’êtres chers disparus, d’amis ou d’anges. Et alors là, bonjour pour vous en délivrer ! N’oublions pas, comme l’explique très bien le père Verlinde, qu’il est possible à l’être humain de « créer des liens par magnétisme » avec les esprits du Monde occulte, liens parfois intergénérationnels (même s’il n’y a pas non plus d’hérédité dans le péché : attention à ne pas partir dans les thérapies perchées New Age de « réparation des liens familiaux » ou de « guérison de votre arbre généalogique » ni dans des ateliers pseudo « catholiques » et psychanalytiques de « coupure de liens » qui vous identifient excessivement aux morts ou à vos aïeux, à une continuité énergétique transhistorique peccamineuse), liens parfois extrêmement solides et difficiles à rompre, qui nécessitent la plupart du temps les sacrements de l’Église Catholique (baptême, Eucharistie, confession, etc.) voire même – beaucoup plus rarement – des prières de délivrance et des séances d’exorcisme (donc de rupture/coupure de liens).
 
 

CATHO-CON SE LIGOTE À UN LIEN QU’IL APPELLE « CHRIST » OU « RACINES »
 

Les cathos-cons sont à fond branchés sur les liens (sataniques mais d’apparence divine) qu’eux appellent « racines » ou « Christ ». Ils reprennent à leur compte les métaphores bibliques et paraboliques (le sarment de la vigne, le bon grain, l’arbre ou même l’image bateau ancré ou la maison construite sur le roc) pour justifier leur immobilisme, leur attachement crispé aux rites ou à la « Tradition » et à un passé idéalisé, leur refus de déplacement et d’ouverture du cœur. Et ces liens sont d’autant plus difficiles à couper ou à identifier comme des liens sataniques, comme des ronces ou même l’ivraie, que leurs adeptes (guidés par le Cardinal Sarah et d’autres férus de la « Chrétienté ») les appellent « Jésus » « Racines chrétiennes », « bon grain » !
 
 

Retour à la liste des codes apocalyptiques.

Chiffres (Mathématiques)

 

SIGNIFICATION SOCIALE, MONDIALE ET ESCHATOLOGIQUE DU CODE

 
 

SAINT CHIFFRE

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Ma maman était prof de maths… et je peux vous dire que 1) ce n’est pas héréditaire (j’ai toujours été absolument nul dans les matières scientifiques, et ça ne s’arrange pas avec l’âge…), 2) le bon maniement des dates n’aide pas à aimer et à trouver la clé de l’Amour (Plutôt l’inverse : plus on est calculateur ou psychorigide de la logique ou de la comptabilité, moins on aime vraiment. L’Amour, Lui, ne compte pas… ou, en tout cas, pas comme les Humains).
 

Et force est de constater qu’aujourd’hui, nous vivons de plus en plus dans un Monde qui se virtualise/numérise/s’encode, et voue un culte idolâtre aux chiffres (en particulier le 666, figure de « perfection », de « sagesse », de « partage » et de « justice équitable » aux yeux de l’Antéchrist) pour matriculer puis supprimer les Humains, et trouver la formule algébrique qui créera une nouvelle Humanité (affranchie de la souffrance et de la mort), une nouvelle Divinité mais aussi une nouvelle éternité. Ce Monde numérisé ne vous croit plus vous, mais votre avatar, votre code, votre « identifiant », vos données biométriques, votre identité numérique technologisée et bestialisée, les statistiques, les sondages, les chiffres statistiques, les « 2.0 », les algorithmes, les probas. Et gare à celui ou celle qui ne place pas sa foi dans les « saints » et « indiscutables » Chiffres !… comme l’illustre cette horrible publicité gouvernementale en faveur de la « vaccination » anti-COVID :
 

 

C’est bien triste mais c’est un fait vérifiable : les maths sont parvenues – mieux que l’Espéranto et même mieux que l’anglais ! – à devenir le « langage universel » ! Un langage apparemment intelligible par tous. Ce langage qui transcende les cultures et même les limites humaines. Nous sommes à l’ère du numérique et des algorithmes détectés par les objets connectés soumis à l’« Intelligence Artificielle ».
 

À l’heure actuelle, beaucoup de développeurs Internet, mineurs et graphistes informatiques, parlent de « faire de l’architecture de code ». Ça veut dire qu’ils projettent de créer par l’encodage, la lumière, l’électricité et l’Internet, des Cités et des Hommes. Sur la base de l’« énergie des nombres », de cartes mentales, de Rubik’s Cubes, de grilles de résolution d’algorithmes, ils calculent le code (le 666) pour ouvrir les portes de l’immortalité. Pour eux, « les nombres sont des entités spirituelles qui ont aidé à la création du Monde. […] Ils sont plus puissants que les minéraux, les végétaux, les animaux, les anges et les archanges. » (Bruno, homme spirite que j’ai rencontré le 8 octobre 2018 à Paris). Ces néo-mathématiciens prétendent substituer les chiffres (ou numéros) au Réel et aux personnes humaines. Le diable entend remplacer la Vérité et la Réalité (d’Amour du Christ) par la logique prédictive et sécuritaire des probabilités. Mais qui peut compter l’Infini de Dieu ?
 
 

DANS LA SÉRIE JOSÉPHINE ANGE GARDIEN

 

MIMI MATHY
 

Épisode 72 « Les Boloss »

Cette folie des maths est très bien illustrée par la série Joséphine ange gardien. Les concepteurs du téléfilm nous poussent à fond là-dedans. Et l’encouragement à réussir en maths vire parfois au harcèlement. Par exemple, dans l’épisode 91 « Un Noël recomposé », Gaspard (16 ans) se plaint que sa mère (Florence) l’appelle sans arrêt pour vérifier qu’il a bien potassé ses mathématiques : « Gaspard, t’oublieras pas tes révisions de maths ! »
 

Déjà, c’est assez marrant comme beaucoup de personnages secondaires de Joséphine – en général des ados – s’appellent « Mathis » (c.f. les épisodes 70 « Tango », 71 « Le Sourire de la Momie », 76 « Papa est un chippendale » et 79 « Je ne vous oublierai jamais »). Ensuite, la mise en scène du cours de maths est un leitmotiv de Joséphine. Dès le premier épisode « Le Miroir aux enfants » (le n°1), notre ange gardien fait du soutien scolaire et doit aider la jeune Alice à résoudre un problème de maths. Dans l’épisode 30 « Le Secret de Julien », Joséphine se présente comme agrégée de mathématiques pour donner des cours particuliers. Dans l’épisode 72 « Les Boloss », Joséphine s’invente un « Master de sciences de la vie » pour s’incruster dans la baraque bourgeoise de Jeanne, une jeune collégienne, et lui donner des cours de soutien…
 

De plus, les titres des épisodes de la série indiquent souvent un comptage (l’épisode 38 « Ticket gagnant », l’épisode 41 « Les Deux font la paire », l’épisode 43 « Sur les traces de Yen », l’épisode 69 « Double Foyer », l’épisode 88 « Trois campeurs et un mariage ») ou un semblant de non-comptage (l’épisode 21 « Le Compteur à zéro », l’épisode 87 « Tous pour Un »). On peut aussi constater que beaucoup de personnages de Joséphine vivent à travers les chiffres. Par exemple, dans l’épisode 54 « Chasse aux fantômes », le père de Scott était comptable de la distillerie. Dans l’épisode 74 « Tous au zoo », Clara et son mari Vincent ont travaillé ensemble dans un cabinet d’experts comptables. Dans l’épisode 97 « Mon Fils de la Lune », Théo, autiste Asperger, est très « fort en maths ». Certains personnages font même une overdose de chiffres tellement ils sont plongés dedans : « Voilà ce que je fais, assis, pendant des heures. J’étudie les statistiques du service après-vente. […] Avec tous ces chiffres qu’on s’avale toute la journée… j’ai eu ma dose ! » (François dans l’épisode 78 « Carpe Diem »).
 

Mais l’experte dans le maniement et la possession des chiffres dont les combinaisons fournissent le sacrosaint Code de création du Monde n’est autre que Joséphine. Bien souvent, pour justifier ses missions, elle s’invente d’ailleurs la couverture professionnelle de la comptable. Par exemple, dans l’épisode 20 « Le Stagiaire », à l’ANPE, elle décline son C.V. et dit entre autre qu’elle a été comptable. Dans l’épisode 96 « Trois anges valent mieux qu’un ! », elle se présente comme la nouvelle comptable.
 

Mais ce n’est pas tout. Notre ange gardien se passionne pour la preuve numérique/numérologique, pour la collecte des données. Comme la Blockchain ou une calculatrice, elle tient scrupuleusement les comptes : « La prudence est la mère de la statistique, comme on dit. » (c.f. l’épisode 9 « Le Combat de l’Ange »). Il lui suffit d’ailleurs de claquer des doigts pour faire des calculs exacts immédiats. Par exemple, dans l’épisode 48 « Les Majorettes », quand on lui demande si « elle s’y connaît en compta », elle déroule sa généalogie : « Mon père était compta. Mon grand-père était compta. Mon arrière-grand-père était compta. J’ai su me servir d’une calculette avant de savoir marcher ! » Joséphine calcule les distances sans les parcourir : comme un GPS. Par exemple, dans l’épisode 92 « L’Incroyable Destin de Rose Clifton », elle pique les cartes topographiques de Ben le shérif (« Et la carte, est-ce que je peux vous l’emprunter ? »). Notre ange gardien connaît le poids des personnes qu’elle rencontre, leurs mensurations physiques exactes. Elle pense les situations de la vie comme des problèmes arithmétiques. Elle analyse le Réel tel un robot-scanner. Son regard est un laser à reconnaissance faciale, corporelle, spaciale, mesurant la profondeur de champ, la hauteur, la physique des choses visibles. C’est particulièrement flagrant dans la scène de l’épisode 77 « Dans la tête d’Antoine » où, pour dissuader le jeune Gaspard de plonger du haut du Rocher du Diable, elle sort l’artillerie lourde des proportions qu’elle observe : « T’as vérifié la profondeur ? De toute façon, le calcul est simple, hein. Si on prend la distance entre le rocher et la mer, je pense que c’est à peu près 7m42. C’est quoi ton poids ? 55 kg. Ok. Donc si on prend ton poids, la distance entre le rocher et la mer, l’angle de pénétration dans l’eau, la vitesse à laquelle tu vas arriver à la surface, c’est-à-dire je pense à peu près 63 km/h pour un angle de 35°, ça veut dire que tu vas descendre à une profondeur de 3m72. Or, je me suis renseignée : la profondeur maximum, elle est de 2m42 ici. Ce qui veut donc dire que tu vas t’écraser au fond. C’est mathématique. » Dans l’épisode 78 « Carpe Diem », elle fournit un ordre de grandeur de taille du petit Yvan avec sa main. Elle gère aussi toute la comptabilité d’une société de e-commerce, Atlante.com : « On travaille beaucoup en ce moment. On est débordés de boulot. Des chiffres, des chiffres… […] Moi aussi, j’ai été comptable. » Et quand les investisseurs lui demandent des estimations (« Valérie Lebon, de Banque du Nord. Vous avez réactualisé les prévisions de quotation. Vous pouvez nous donner les chiffres ? »), elle s’arrange pour qu’en un claquement de doigts derrière la nuque, les statistiques tombent : « Oh beh là, bien sûr, je peux intervenir. Tenez, je crois qu’ils sont là-dedans. » dit-elle en faisant apparaître un dossier contenant tous les chiffres.
 

Joséphine donne souvent une estimation de temps à ses actions, comme une bombe à retardement ou un chrono qu’elle s’impose à elle-même et à son entourage, juste pour acheter la confiance et la patience de ses interlocuteurs, lancer un défi, un ultimatum et une dead-line de suspense à l’épisode, et surtout se réserver à elle seule le champ d’opération : « Laisse-moi 24 heures. 24 heures : pas plus. » (Joséphine s’adressant à Tom, dans l’épisode cross-over « Un Ange au camping ») ; « Ça nous laisse 15 jours pour qu’ils tombent amoureux et pour rétablir le cours des choses ! […] Debout ! Leur premier baiser est dans 4 jours ! En attendant, on est mal barrés. […] Avant les quarts de finale, il faut que Stan et Nina aient décidé de bosser ensemble ! » (Joséphine s’adressant à son ange gardien stagiaire, Ismaël, dans l’épisode 90 « 1998-2018 : Retour vers le Futur ») ; « C’est juste une histoire de 24 heures. […] Il nous reste deux heures ! On peut pas baisser les bras ! » (c.f. l’épisode 91 « Un Noël recomposé »). Par exemple, dans l’épisode 54 « Chasse aux fantômes », elle a deux jours pour résoudre l’énigme des hallucinations de Rebecca. Dans l’épisode 65 « Pour la vie », Quentin Rochebrune laisse une heure à Joséphine (avant d’appeler la police) pour retrouver la collection de pièces de monnaies volées. En règle générale, notre héroïne tient le rôle (banal, en fait) de Madame Horloge, chargée de vérifier que tout se déroule dans les temps. Par exemple, dans l’épisode 89 « Graines de chef », elle veille à la bonne observance du timing d’une concours de cuisine : elle prend soin du cadre formel, contrôle le bon respect des règles, sonne la cloche ou annonce le chronomètre : « Pour cette épreuve, vous avez deux heures. C’est parti ! Top chrono ! » Ça lui donne un côté potiche, en réalité.
 

Épisode 78 « Carpe Diem »

Joséphine se veut la Maîtresse des chiffres. Mieux que les Pages jaunes et blanches, la magie de Joséphine permet à cette dernière de connaître le numéro de téléphone portable des gens sans même avoir à le leur demander : par exemple, celui du jeune Mathis dans l’épisode 79 « Je ne vous oublierai jamais », celui du patron de Jérémie qu’elle note sur un post-it dans l’épisode 91 « Un Noël recomposé » (« Ça tombe bien : j’ai son numéro sur moi ! »). Elle l’enjoint à téléphoner immédiatement. Joséphine, c’est un annuaire téléphonique sur pattes. « T’es sûre que c’est le bon numéro ? » (Gaspard) « Sûre. » (Joséphine). Telle une Blockchain, elle sait l’intégralité des données informatiques que les utilisateurs du portable ont laissées lors de leur navigation sur la toile et le réseau de téléphonie mobile. Par exemple, dans l’épisode 84 « T’es ki toi ? », elle a accès, d’un claquement de doigts, à l’historique Facebook du portable de Mélanie. Mais le numéro magique humanisé qui dépasse tous les autres en importance, c’est sans conteste Joséphine en personne : « T’es un sacré numéro, toi. » (Mario le clown s’adressant à Joséphine, dans l’épisode 63 « Le Cirque Borelli ») ; « J’suis tombé sur le bon numéro, là, tiens ! » (Jean-Pierre se désolant de Joséphine, dans l’épisode 91 « Un Noël recomposé »).
 

Notre ange gardien a le contrôle sur le Code, sur le cryptage. Par exemple, dans l’épisode 9 « Le Combat de l’Ange », pour se trouver 10 000 F pour son stage de développement personnel, elle joue à un jeu de grattage dans un bureau de tabac, et gagne deux fois de suite ; plus tard, elle trouve la combinaison de code ouvrant magiquement les coffres-forts du gourou de la secte Germain Dieuleveut. Dans l’épisode 52 « L’Homme invisible », elle parvient à trouver le code iconographique (une toile de maître) puis la combinaison lui permettant d’ouvrir le coffre-fort du Professeur Schaeffer pour y délester son cahier de données : « Dans les films, le coffre-fort se trouve souvent derrière un tableau. » Dans l’épisode 84 « T’es ki toi ? », elle déclenche magiquement l’alarme-cambriolage de la baraque des parents d’Anthony, où ce dernier se retrouvait seul avec Mélanie et était sur le point de s’unir charnellement à elle. Les deux adolescents s’affolent et ne savent pas comment arrêter la sonnerie infernale : « T’as pas le code ?!? » (Mélanie) « Si !! Mais ça marche pas !!! » (Anthony). Joséphine apparaît soudainement à leurs côtés : « Besoin d’aide ? » Et d’un claquement de doigts, elle apporte la solution en stoppant l’alarme. En fait, Joséphine n’a même pas besoin de connaître le code puisqu’elle le possède voire même l’incarne. Elle ne s’embarrasse même pas, contrairement aux Humains, de le trouver ou de chercher le meilleur possible. Il lui appartient. C’est tout. « C’est vrai qu’ils ont inventé le digicode… ! » ironise-t-elle dans l’épisode 35 « Coupée du Monde », après être passée de l’autre côté d’un portail.
 

Et la prétention de possession/d’incarnation des chiffres par Joséphine finit par se voir et se re-marquer, notamment avec l’émergence de la Marque (numérique) de la Bête (décrite – sur la main ou le front – par saint Jean dans le livre biblique de l’Apocalypse). En effet, dans Joséphine, il est question d’un marquage d’un chiffre sur le corps. Par exemple, dans l’épisode 86 « Le Mystère des pierres qui chantent », Chanelle, 16 ans, a écrit sur son torse le nombre d’abonnés de sa chaîne Youtube : 100 000. Autre exemple : dans l’épisode 77 « Dans la tête d’Antoine », la Bête figure sur un tee-shirt : Rémy, l’ami décédé d’Antoine, apparaît dans le cerveau de son ami, habillé avec un tee-shirt marqué Phoenix, en-dessous le chiffre « 58 », au-dessus un triangle noir avec un « 8 ».
 

Dans la série, il est conféré aux chiffres une dimension mystique de Vérité transcendante, divine et géniale. Par exemple, dans l’épisode 13 « La Tête dans les étoiles », Jérôme, 15 ans, s’intéresse à l’hébreu et l’a appris en autodidacte. Il fait des calculs mathématiques à partir de la Torah afin d’étudier les signes astraux (ça s’appelle « juste » la Kabbale maçonnique, en fait…) : « Je m’intéresse à une théorie selon laquelle la Torah – c’est-à-dire la Bible juive – pourrait être déchiffrée à travers une grille numérologique. » Cette chiffrolâtrie est aussi portée par Joséphine. À en croire l’héroïne, les chiffres ne tromperaient jamais : « Regardez : les chiffres sont parlants d’eux-mêmes. » (c.f. l’épisode 96 « Trois anges valent mieux qu’un ! »). La méthode « magique » de Joséphine est accouplée à une doctrine scientifique : le mécanisme quantique. Joséphine inscrit sa morale dans la logique de la « mathématique universelle » qu’elle tient de son « illumination » angélique. Pour elle, tout est mécanique, inscrit, programmé, si bien qu’il n’y a plus de liberté humaine, mais une soumission à l’ordre physique, comptable, intensif et sentimental du Monde.
 

Quand Joséphine use des chiffres, en général, c’est pour ensorceler (par exemple, dans l’épisode 99 « Les Perchés », elle envoûte Coralie, la secrétaire du maire : « Vous connaissez ‘1, 2, 3, Soleil’ !? ») ; ou bien pour raconter un bobard en donnant à ce dernier l’apparence d’une vérité : « L’écologie, c’est la 3e priorité des Français. » (idem). Elle chiffre même ses certitudes en taux et en statistiques, pour les rendre encore plus indéniables : « Je suis pas sûre à 100 % mais à 99 % que c’est Arthur qui a fait le coup. » (c.f. l’épisode 88 « Trois campeurs et un mariage »).
 

Joséphine semble manier les chiffres, mais en réalité, pas du tout. Il n’y a pas d’approche concrète des mathématiques. C’est purement automatique et machinique. Elle obtient les bons résultats, mais ne sait pas par quel chemin de calcul elle y est parvenue. La particularité des anges gardiens de la série, c’est qu’ils sont souvent envoyés comme profs particuliers de mathématiques, mais sont particulièrement nuls pour cette compétence : par exemple, dans l’épisode 24 « Un Frère pour Ben », Joséphine est très mauvaise en calculs, même quand elle prétend faire de l’aide aux devoirs de mathématiques avec le jeune Lazlo (« Entre les fausses notes de Benji et l’écriture fractionnaire décimale-je-sais-pas-quoi, je vais craquer, moi ! ») ; dans l’épisode 90 « 1998-2018 : Retour vers le Futur », Ismaël, l’ange gardien stagiaire, fait décrocher un 2/20 en maths à Maxime, son jeune élève ! Dans l’épisode 72 « Les Boloss », Joséphine finit par avouer qu’elle est absolument nulle en maths et que « les identités remarquables, c’est pas trop son truc… ». Dans l’épisode 96 « Trois anges valent mieux qu’un ! », elle postule pour le poste de comptable dans un centre équestre. Et quand on lui demande si elle s’y connaît en comptabilité, elle bafouille : « Oh oui ! J’ai mon diplôme de comptabiliteuse… trice. » Ce n’est que du bluff. En gros, dans Joséphine ange gardien, inconsciemment, le chiffre est la marque du mensonge, ou mieux dit, de la prétention mensongère à la Vérité exacte.
 
 
 

DANS D’AUTRES ŒUVRES DE FICTION

 

Dans les œuvres de fiction du moment, le génie, c’est de plus en plus le mathématicien ou la mathématicienne. Souvent autiste Asperger, d’ailleurs : je viens de parler du personnage de Théo dans Joséphine, mais il y a aussi Al Turing dans le film « The Imitation Game » (2014) de Morten Tyldum, Timothée Brunet dans la série Demain Nous Appartient, ou encore Astrid dans la série Astrid et Raphaëlle.
 

Je vais justement me pencher sur le personnage d’Astrid Nielsen (incarné brillamment par l’actrice Sara Mortensen) dans Astrid et Raphaëlle. Cette jeune enquêtrice-documentaliste, hypersensible en même temps qu’insensible, lunaire et « dans son monde », résout toutes les énigmes policières comme des problèmes algébriques ou des puzzles que les non-autistes ne parviennent pas, avec leurs seuls neurones, à résoudre/reconstituer. Même si émotionnellement elle est bloquée et handicapée (manque d’humour, difficulté à exprimer le moindre sentiment, hermétisme et asociabilité, etc.), Astrid surinvestit en revanche son trop-plein de faculté cognitive dans la recherche du savoir et de la connaissance, dans la FACTUALITÉ des choses, et fonctionne comme un Cyborg, un androïde, un scanner qui sonde/détecte avec ses doigts extra-terrestres tentaculaires en mouvement et son instinct inné les « faisceaux d’indices concordants ou discordants ». Et le pire, c’est que ce détachement froid, calculateur et en même temps perçant, par rapport au Monde et aux autres, que cette absence totale d’émotivité, nous sont paradoxalement vendus par les concepteurs de la série Astrid et Raphaëlle comme le « Must » de la poésie, de l’Amour, et même de la divinité invisible et incomprise ! Contre toute attente, l’Homme-robot perché serait plus humain et plus aimant que l’Homme sentimental moyen. « La poésie est dans les chiffres. » déclare par exemple le futur amoureux d’Astrid, l’asiatique mathématicien et pragmatique Tetsuo Tanaka (dans l’épisode 6 « Le Golem » de la saison 2). La machine, les ordinateurs et les chiffres nous apprendraient à aimer et à être humains, nous enseigneraient la beauté et la quintessence des choses et des « différences », bien mieux que les Humains et Dieu réunis ! Voyez-vous cela… !
 

À noter, pour boucler la boucle, que l’actrice française Sara Mortensen, avant de s’ilustrer à travers son personnage « atypique » d’autiste archiviste blockchainienne, campait depuis 7 ans le rôle d’un professeur de mathématiques (Coralie Blain) dans la série-phare Plus belle la vie de la chaîne France 3. Elle avait donc déjà senti le filon que sont les maths pour notre Monde et pour la Nouvelle Religion mondiale (les civilisations précolombiennes – Mayas, Aztèques, Incas – ont mondialement le vent en poupe en ce moment, et excellaient en numérologie et mathématiques prédictives).
 
 

LE CATHO-CON (progressiste ou conservateur) FAIT PAREIL…

 

Nos gouvernants-alchimistes actuels s’imaginent qu’en théorisant le Nombre d’Or, capable de créer ce dernier, ils pourront plus largement trouver la formule mathématique/algébrique permettant de recréer la matière, c’est-à-dire l’Humanité et la Divinité (Jésus et son Église humaine catholique). Et malheureusement, de plus en plus de catholiques suivent cette numérisation de la Foi et de la Religion.
 

Moi, on m’a appris que « Dieu ne savait compter que jusqu’à 1. » (c.f. le père Philippe Desgens), et que sa logique comptable dépassait largement les comptes d’apothicaire d’un Judas (les 5 pains et 2 poissons, Jésus nous les multiplie à foison !). Or les catholiques, actuellement, sombrent de plus en plus dans le comptage. Il n’y a qu’à voir tous les articles des sites catholiques qui donnent des chiffres, des méthodes numérotées (exemple : « Comment prier en 5 points ») pour réussir telle ou telle performance spirituelle. Et plus les catholiques tradis ou progressistes se comptent eux-mêmes, ou exposent leurs propres chiffres à la hausse, plus (au contraire) ces statistiques mesurent une hausse de l’apostasie et de la perte de leur Foi, je pense ! Aujourd’hui, on nous dit que le nombre de catholiques n’a jamais été aussi élevé… alors que, dans les faits, la perte de la Foi (et pas uniquement de la pratique religieuse) n’a jamais été aussi forte. Au point que Jésus, de son vivant, s’est même demandé si, à son Retour, il trouvera un peu de Foi sur la Terre (Lc 18, 8). Je ne dirai pas, comme l’adage populaire, que « quand on aime, on ne compte pas ». Mais en tout cas, je dirais plutôt que le comptage de Dieu n’est pas celui des Hommes.
 
 

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