Archives de catégorie : Je l’ai dit

Élie s’invite à la Transfiguration


 

Je reviens de la messe de ce midi à Saint-Roch (Paris). L’homélie du père Brière, c’était du Feu! Incroyable. Je n’avais jamais entendu un commentaire de la Transfiguration pareil!
 

Le prêtre a commencé en nous disant qu’il comptait nous « balancer une Étincelle » et qu’il n’analyserait pas le récit de la Transfiguration en lui-même – pour éviter que nous nous placions en spectateurs béats et émerveillés de l’Événement comme si nous nous trouvions au cinéma – mais qu’il nous parlerait uniquement de la présence mystérieuse du prophète Élie à côté de Moïse : « Et pendant qu’il (Jésus) priait l’aspect de son visage changea, et son vêtement, d’une éclatante blancheur. Et voici que deux hommes s’entretenaient avec lui : c’étaient Moïse et Élie qui, apparus en gloire, parlaient de son départ, qu’il allait accomplir à Jérusalem. » Il a tout centré sur Élie. Choix étonnant (normalement, on attend pour la Transfiguration que ce soit Jésus le centre).
 

Ça n’a pas loupé ! L’homélie nous a bel et bien touchés tous comme une flèche enflammée en plein coeur! Si Moïse est le garant de la Loi et de l’Institution, Élie, c’est le prophète surgissant à l’improviste dans la Bible. C’est le prophète de malheur (il provoque la sécheresse, il se plaint contre Israël). Il est solitaire, violent (il égorge les 450 prophètes de Baal : 1 Rois 18. Rien que ça!), zélé (« Zelo zelatus sum pro Domino Deo Exercituum. » = Je suis rempli d’un zèle jaloux pour le Seigneur Sabaoth). Il se fait nourrir par les corbeaux. Il va vers les étrangers. Élie c’est le Feu, c’est le Fou de Dieu. « Le prophète Élie se leva comme un feu, sa parole brûlait comme une torche. » (L’Ecclésiaste 48,1). Il souhaite même se suicider en se laissant mourir au désert. Il est celui qui nous invite à tout quitter. C’est l’homme vif et insupportable, qui vient bousculer les apôtres au jour de la Pentecôte. C’est lui qui inspire Jean-Baptiste. C’est le disciple qui s’adoucit seul à seul avec Dieu. C’est l’homme de prière. Il redonne vie au fils de la Veuve de Sarepta. Avec Élisée, ils offrent une grande descendance au monde.
 

L’homélie du père Brière était prophétique car il nous a rappelé l’avènement prochain des « deux témoins » annoncés par le livre de l’Apocalypse : un fou brûlant et un sage docteur de la Loi. Il nous a montré que la Transfiguration est proche et qu’Élie va arriver pour notre temps. D’ailleurs, Élie est, selon les prophètes bibliques, l’annonciateur du Messie à la fin des temps. Les gens dans l’assistance – pourtant réduite – étaient je crois littéralement transfigurés par Jésus à travers Élie! Chaud bouillant, Jésus!!^^

La puce électronique ouvertement promotionnée au JT de TF1

La puce (ou traceur) montrée à l’écran et sur le bras


 

Voilà. À l’instant sur le Journal Télévisé de TF1, ils viennent carrément de faire la promotion de la puce électronique. Ils sont partis de l’existence des Assistants Numériques Personnels : ces robots qui nous assistent et nous conseillent (pour trouver une place de parking, pour réserver un resto, etc.), qui sont appelés « compagnons » ou « meilleur ami », et qui miment l’intelligence humaine (humour, parodie de personnages hollywoodiens) pour se rendre acceptables, attractifs, intimes, fidèles.
 

Puis TF1 nous vante un « monde sans clés » (soi-disant parce qu’on les perdrait tout le temps ou qu’elles déformeraient nos poches et nous encombreraient). Ils nous disent d’abord qu’à la place de la clé métallique, nous en avons déjà une sur nous sans le savoir : notre téléphone portable. Et que dans un futur proche, la clé sera notre doigt (empreintes digitales), puis la reconnaissance de notre iris ou de notre voix (on ouvrira sa porte de maison d’un coup d’oeil ou en un mot), puis la puce électronique sur notre bras (un détecteur). C’est dingue. La puce électronique, qui est la marque de la Bête décrite dans l’Apocalypse, est maintenant promotionnée sur la chaîne de télévision française n°1 ! Nous y sommes, mes amis. Ce n’est plus un mythe.
 

Par ailleurs, Emmanuel Macron a été bien accueilli sur le plateau du Journal d’Anne-Claire Coudray. Son discours est particulièrement antéchristique : Macron continue de défendre l’Europe comme entité internationale (il prône – je cite – « l’Europe qui protège ») ; il défend le « processus » en soi (il parle de son « projet progressiste », possède tout le jargon du libéralisme absolu : « la cohérence », « le renouvellement », « l’exigence ») ; il suit à la lettre le boboïsme hétérosexiste qui absolutise les différences… pour gommer la différence des sexes et la différence Créateur-créatures (il prétend – je cite – « défendre la différence complète et radicale »… sous couvert « d’alternance » et d’ « égalité ») ; il instaure tacitement la Blockchain (il a parlé de « construire une cellule nationale de renseignement » pour ficher tout le monde et sous couvert de « lutte contre le terrorisme », de « protection » et de « transparence » égalitaire) ; et surtout, il défend (de manière plus subtile que Hamon) le Revenu Universel qui n’est autre que la puce (il a parlé du « Revenu Universel de retraite », des « points retraite », d’une suppression progressive des cotisations, de la « suppression de tous les régimes spéciaux pour un régime unique », de la création d’un « système transparent et juste où chacun acquiert de nouveaux droits »). Bref, Macron est bien plus futé et pervers que Hamon. Il impose sans nommer ce qu’il impose. Et il fait croire à un progrès solidaire qui rend libre. Terrible.
 

Moi qui séchais le visionnement des JT, maintenant, j’essaie de n’en louper aucun.

Le Chant des Colibris : très poétique… et surtout très antéchristique et maçonnique

Écoutez-les, les bobos promoteurs de la Nouvelle Religion Naturelle de l’Antéchrist, qui jouent les oiseaux-prophètes, qui défendent le revenu universel (« revenu de base »), qui promeuvent l’humanisme intégral ( = l’Homme qui se sauverait par ses propres actes de solidarité et de créativité, et par sa gnose ou connaissance). En réalité, ces pseudos « rebelles » anti-Système et écolos tiennent mot pour mot le langage de la Franc-Maçonnerie antéchristique. « Nous avons besoin de déployer des trésors de créativité, de solidarité, d’intelligence. » ; Ils proposent une religion laïque sans le Christ, qui prêterait presqu’à rire si elle n’était pas sincère : « Nous appelons à aimer, à embrasser, à chanter. » (vidéo « L’Appel du monde de demain » du collectif Chant des Colibris)
 

 

Attention. C’est du lourd : « travailler sur soi-même« , « prendre conscience« , « trouver du sens« , « regarder qui on est« , « s’aimer et se respecter soi-même et les autres« , « recherche d’authenticité« , « se fier à son intuition« , « Retrouver son propre pouvoir« … Niveau 6e. La Génération Bébés Najat Vallaud-Belkacem. On est quand même arrivés dans le creux de la vague. La suprématie du dieu « Intuition », de la subjectivité individuelle. L’individualisme de masse qui se fait passer pour bon et divin.
 

Forum Wahou : encore et toujours la langue-de-bois de la « positivité de la sexualité » dans laquelle s’enlisent les formateurs catholiques français à l’affectivité

Ils ne nous ont pas encore fait : « Le corps (ou la sexualité), Témoin d’une Espérance »… mais ça ne saurait tarder.
 

Avec le Forum Wahou, on retrouve typiquement l’exemple de ce que je dénonce chez les catholiques actuels : le discours langue-de-bois et pseudo dynamique de la POSITIVITÉ DE LA SEXUALITÉ. Les méta-vérités apprises à la Inès de Franclieu, comme je le décris dans mon livre Homosexualité, la Priorité niée (cf. chapitre sur l’affiche VIH de Robert Ménard). Un attachement crispé, maladif et faussement souriant à « la beauté », à « la joie (du don total) », à « la Bonne Nouvelle », à la « complémentarité des sexes », au mot « sexualité » en lui-même… pour ne pas nommer le mal (« homosexualité », « hétérosexualité », « homophobie », « bisexualité », les mots des jeunes de notre temps en somme). Les formateurs catholiques à l’affectivité s’enlisent dans la positive attitude infantilisante, refusent de se mêler à la novlangue, en s’agrippant sous les jupons du Pape Jean-Paul II et sa Théologie du Corps (certains amis prêtres me disent à raison que le rapport de la majorité des catholiques français à la Théologie du Corps est « pornographique » !), en se targuant d’être dans la Vérité vraie, dans le dynamisme de la positivité, de la modernité et de la sacralité corporelle, dans l’énergie du militantisme catho « sans concession » et « Nouvelle Génération », dans la joie de ceux qui ont des gueules de Ressuscités quand ils parlent d’Amour et de Sexualité… alors qu’en réalité, ils ne rejoignent pas le cœur et l’esprit de nos contemporains, bloqués par l’hétérosexualité et l’homosexualité. Ils ont apparemment la bonne réponse, mais ils ne rejoignent pas les gens dans leur système de pensée, affectif et émotionnel, de croyance. Ils ne leur présentent pas les bons témoins, pensant que parler d’homosexualité remplacera les personnes homosexuelles, que parler de sexualité et de différence des sexes remplacera l’étude de l’hétérosexualité et de l’homosexualité. Ils n’ont toujours pas compris que l’hétérosexualité était le vrai nom du Gender. C’est l’hémiplégie de l’humanisme intégral (ou, ce qui revient au même, du spiritualisme intégral). La paralysie intellectuelle et « miséricordieuse ». Par sécurité, par obéissance scolaire à la « Vérité stricte », par peur de verbaliser le mal et les mots qui gênent, par pudibonderie. Combien de temps ce cirque va encore durer ?
 

Tu mens, Emmanuel

Celui qui s’annonce comme l’Emmanuel

 

Non. Tu ne le dirais pas. Tu ne l’aurais pas dit. Tout simplement parce que le coming out, ce n’est pas (et ça n’a jamais été) dans l’air du temps (sauf peut-être dans les années 1990, et encore…), et que le mythe de « l’identité homosexuelle » a toujours avancé masqué. Donc tu mens, Emmanuel. D’autant plus dans le contexte mondial boboïsé qui entend supprimer toutes les étiquettes LGBT « homo », « hétéro », « bi » au profit de « l’Amour ».

La propagande ahurissante et censurante des Kiss Cams en faveur d’une homosexualité qui ne dira pas son nom mais qui s’imposera à tous


 

À présent, « l’amour homosexuel » est promu comme un « amour sans étiquette », qui ne s’appelle plus homo, un amour qui ne doit plus être nommé, mais qui tacitement doit être à tout prix montré à tous, y compris aux plus fragiles. Le nommer et l’expliquer sera bientôt puni légalement, et est déjà qualifié de discriminant. Il est aligné sur les autres « amours » (couples mixtes et interraciaux, amour parental ou filial, couples interreligieux, amour des personnes handicapées, amour des personnages fictifs, amitiés, etc.). Derrière cette injonction à la diversité, à la liberté et à l’anti-norme, il y a en réalité une censure faite à l’étude et à l’énonciation de l’homosexualité, une fausse improvisation (car ces vidéos sont des montages avec des figurants triés sur le volet et pas du tout pris par surprise), une manipulation de masse, une intrusion dans la vie des gens (sauf que cette surveillance intrusive qui enferme les gens dans des cœurs prend la forme de l’amour universel, de la selfie narcissique flatteuse, du clip bobo émouvant), une dilution des lois et des limites de l’Amour vrai (à commencer par la plus importante : la différence des sexes ; et en finissant par Jésus et Marie). Ces vidéos prônent un amour désincarné, prônent l’homicide et le déicide. Au nom de « l’amour » (angéliste et squelettique). Alors par pitié, n’applaudissez pas.
 

Catholiques, vous ne pourrez pas faire sans nous, personnes homosexuelles en chair et en os


 

Voilà ce qui est en train de se passer : par manque de considération de la primauté du témoignage par la personne (homosexuelle en l’occurrence), par manque de considération de l’importance de l’Incarnation dans les mots, par manque de confiance faite aux personnes homosexuelles continentes, par manque de courage des témoins homosexuels catholiques qui se cachent, le message de l’Église Catholique sur l’homosexualité, même s’il dit apparemment la Vérité (par écrit, dans le « respect des personnes », avec les nuances, dans des prospectus équilibrés, etc. etc.), n’est pas reçu, et pire, alimente les quiproquos, nourrit une révolte populaire croissante qui va très vite exciter les foules (qui malgré tout, ont besoin de comprendre, de réponses, de rencontres réelles, de témoins crédibles, de personnes homosexuelles réelles) à un point incontrôlable. L’homosexualité n’est pas un petit sujet. Et les personnes homosexuelles, nous ne sommes pas des petits témoins, des options. La guerre gronde. Et la persécution anti-catholique s’habille en rainbow et en jeunesse (la majorité des jeunes d’aujourd’hui sont dressés contre les catholiques, nourris aux mots « tolérance », « égalité » et « discriminations »). Je vous aurai prévenu d’une évidence.
 

 
 
 
P.S. : Pour compléter, une citation de Asger Jorn, très éclairante sur l’anti-fascisme moralisant :
 

« Notre combat pour l’Europe partout » : le programme antéchristique de Macron

 

Comme je l’avais déjà souligné dans mon article sur l’Antéchrist, l’européisation du monde est l’autre nom de la mondialisation antéchristique. L’Européen, c’est l’Homme Nouveau à la botte de l’Antéchrist. C’est le Gouvernement Mondial. Ceci est clair dans le discours d’Emmanuel Macron, qui veut de « l’Europe partout » (7’10). Il ne parle pas de l’Europe historique, réelle, mais d’une Europe fantasmée, d’un universalisme idéologique centré sur la volonté (lui dit « projet ») et l’émotion individuelles. Il s’agit de l’orgueil antéchristique.
 
 

N.B. : Dans le roman Le Père Elijah (1996) de Jonathan O’Brien, l’Antéchrist est « un homme distingué dans la cinquantaine. » (p. 20). Il ne porte pas de nom. Il est appelé « le Président ». Et pour cause : il occupe la fonction de « nouveau président pour la Fédération des États Européens » (p. 20), sorte d’Amérique européenne.
 

N.B. : Dans le Court Récit sur l’Antéchrist (1900) de Vladimir Soloviev, « ‘L’homme-qui-vient’ est élu à la quasi unanimité président à vie des États-Unis d’Europe. On le nomme Empereur romain. En un an les fondements de la monarchie universelle, au sens propre du mot, sont établis. » (pp. 166-167) L’Antéchrist écrit un livre qui plaît à presque tout le monde et que la planète entière s’arrache : La Voie ouverte vers la paix et la prospérité universelle. C’est l’auteur de ce best-seller que le lobby franc-maçon pousse, sans difficulté, à la présidence des États-Unis d’Europe (prélude à l’hégémonie atlantiste de l’OTAN). Chez Soloviev, l’Assemblée constituante internationale de l’Union des États d’Europe se réunit à Berlin. S’il reste toujours des conflits, ils n’opposent plus des nations entre elles, mais des partis politiques et sociaux. L’Antéchrist joue sur l’amalgame entre européanité et universalité (autrement dit, l’adjectif « européen » devient synonyme de « Citoyen du Monde ») pour instiller « l’esprit européen global » (L’Homme politique, Trois Entretiens, p. 99), imposer l’« égalitarisme indifférencié » (idem) et construire « le monde civilisé, ou européen, qui croît peu à peu et s’agrandit pour finalement embrasser tous les peuples en retard sur ce mouvement historique et les inclure dans un unique ensemble pacifique, international et solidaire. L’instauration de la paix internationale éternelle. » (Monsieur Z., pp. 123-124)