Circonspect par rapport à la « messe annuelle avec les animaux » à saint-Roch hier

Vous savez combien je suis sensible à la thématique du spécisme et de l’antispécisme, a fortiori à l’aube de la publication de mon livre sur la Singularité en tant que Marque de la Bête décrite par saint Jean dans l’Apocalypse.
 

Et hier, à l’église saint-Roch à Paris, s’est tenue la « messe annuelle avec les animaux », célébrée par le père Horowitz (que j’aime beaucoup, par ailleurs), en compagnie de nombreux maîtres venus principalement avec leur chien (les autres animaux étaient acceptés, mais la race canine était en écrasante majorité). En soi, le côté folklorique et atypique de la démarche ne me choque pas. Je suis le premier à déplorer l’exclusion des animaux sages lors des messes. Et je suis même prêt à entendre (à grand renfort de références à saint Roch ou à saint François d’Assise) que le respect et la vénération des animaux est très chrétienne, et pas du tout sacrilège.
 

Mais là, j’ai senti que c’est trop. Ça m’a gêné. J’ai même senti le glissement luciférien de la démarche : 1) les animaux présentés, dès le début de l’homélie, comme nos « anges gardiens » ; 2) l’omission hallucinante de « la résurrection de la chair » par le père Horovitz lors du credo (preuve de la désincarnation angéliste de cette messe : en la fête du Corpus Christi, ça la fout mal…) ; 3) la proposition incongrue du « tapis des émotions », où chacun des fidèles « pouvait y laisser sa Marque, sa patte », pour citer textuellement le célébrant… 4) Et pour finir, je ne peux que déplorer l’attachement démesuré, excessif, régressif, de nombreux catholiques à leur animal de compagnie (au détriment, il faut le reconnaître, des Humains et de Dieu).
 

Voilà. La Marque de la Bête s’installe progressivement dans l’Église. À pas de loup, j’ai envie de dire. Et c’est toujours signé.