L’humanisme intégral, c’est vraiment le piège. Et le Pape ne parle même pas de la crise la plus importante : la crise spirituelle.
L’humanisme intégral, c’est vraiment le piège. Et le Pape ne parle même pas de la crise la plus importante : la crise spirituelle.
Petit exercice et exemple du boboïsme « catholique » dans toute sa splendeur : j’ai reçu ce matin par mail une publicité de la revue « La Vie », sponsorisée par la Procure (« La Vie » va super bien en ce moment loool).
Qu’est-ce qui, dans cette publicité, est, selon vous, bobo catho? (parce qu’à mon avis, là, on a la TOTALE^^)
Éléments de réponse :
Je me trouvais il y a quelques semaines de bref passage à Boboland (Lyon) et je voyais de temps à autre des « couples » homos de 40-60 ans se balader par deux dans la rue de Saint Jean et non loin de la Cathédrale. Des hommes sexagénaires, à bonne distance l’un de l’autre, discrets, souvent barbus, habillés « djeune » et avec goût à la fois, sac en bandoulière, touristes mais pas beaufs. Bobos, quoi. De ces « couples » qui font des voyages leur principale activité (après viennent la cuisine, les amis, la lecture, les arts, les expos culturelles…). Le truc qui sent le renfermé alors que c’est malgré tout super aéré. Paradoxe.

En les observant, je me suis dit instinctivement : « Tout mais pas ça pour moi ! » Cette routine, cette vie de consommateurs masqués aux plaisirs raffinés, sophistiqués, exotiques, « humbles », « actifs », « humanitaires », « culturels »… nan mais quel ennui et quelle horreur ! Rien que pour ça, je n’aurais jamais pu vivre en « couple » homo, et encore moins l’afficher/l’assumer publiquement (même discrètement) ! Vu que les rares « couples » homos qui ne font pas « milieu » et qui sont fidèles choisissent en tout cas un train de vie sans Dieu, sans véritable don de sa personne aux autres, et centré sur des occupations élaborées, un esthétisme très sélectif et discrètement misanthrope, je n’aurais pas pu supporter longtemps la posture bobo, et plus profondément, le fait de faire « couple » homo en public. Très vite, je me serais senti dans une prison dorée peinte en vert ou en blanc, en train de vivre une imposture et une mascarade pathétiques. J’ai déjà connu cette impression détestable de vacuité le peu de temps que j’ai été en couple. Et je revis ce vertige dès que j’identifie accidentellement des « couples » homos planqués, universal travellers en villégiature « culturelle », au coin d’une rue. Le malaise pour eux, pour cette « solitude à deux », cette sincérité mensongère.

De prime abord, ma réaction pourrait faire très « homophobie intériorisée d’homo qui ne s’assume pas », très isolée et purement personnelle. Alors qu’en réalité, je pense d’une part qu’elle n’a rien d’une quelconque difficulté à s’assumer homo chez moi, et d’autre part que je dis tout haut ce que beaucoup de personnes homos (pour ne pas dire toutes) pensent tout bas.
Comme je l’avais déjà écrit dans un de mes premiers livres (Homosexualité intime, l’Harmattan, 2008), l’impression d’être mal assortis en « couple » homo n’est pas foncièrement une affaire de point de vue, de culture, de subjectivité, ou de personne en particulier (auquel cas vous pourriez jeter mon discours à la poubelle). C’est surtout objectif, naturel, universel, apaisé et vrai. Même les « couples » homos depuis longtemps ensemble se distendent, ont du mal à s’identifier à ce qu’ils vivent et à l’afficher, à s’émerveiller sur eux-mêmes et ce qu’ils vivent (même si, en grands groupes, ils persuaderont du contraire), tout simplement parce qu’il y a quelque chose d’intrinsèquement forcé, singé, artificiel, violent, caricatural, dans l’acte homosexuel. Sans différence des sexes, on a du mal à se projeter en couple, même quand les deux membres ressemblent à des jumeaux et ne composent pas un duo improbable de Laurel et Hardy. Un couple homme-femme, même mal assorti ou improbable, sera toujours plus probable, plus complémentaire et plus marié/mariable qu’un « couple » homo bien sous tout rapport et aux occupations fort étudiées, aux circuits non-touristiques improvisés fort programmés. La vie de « couple » homosexuel est objectivement et sincèrement gênante et invraisemblable : surtout pour ceux qui la vivent ; pas tellement aux yeux des autres. Oui. Dans l’homosexualité actée, il y a quelque chose qui ne s’agence pas, quand bien même les deux personnes le veuillent sincèrement. Je ne suis pas le seul à le sentir. Et le souligner ne remet en cause ni la valeur des personnes prises individuellement ni leur capacité à vraiment aimer pleinement et de manière plus rayonnante mais dans un autre cadre que la structure amoureuse homosexuelle.


Comme je ne suis plus invité en conférences mais que je n’en reste pas moins homo (haha), il faut bien que je m’occupe ! lol. Et en ce moment, je regarde avec délectation l’intégrale de ma série télé fétiche, Drôles de Dames (, 1976-1981), dont je ne me lasse pas.
Et je découvre avec étonnement et joie, à travers le personnage de Jill Munroe incarné par l’actrice nord-américaine Farrah Fawcett-Majors (décédée d’un cancer en 2009), combien est fidèle le Seigneur. Quand Il a élu quelqu’un, Il s’y accroche et ne le lâche pas.
Ce que je vais écrire maintenant dépasse donc le simple hommage pédaloïde du fan vers une idole. Je suis étonné de voir que les scénaristes, par petites touches et petits clins d’œil que peut-être l’actrice n’a même pas calculés, ont attribué à Farrah Fawcett toutes les (rares) références au catholicisme dans la série (Pourtant, sa collègue dans la série, Jaclyn Smith – jouant Kelly Garrett, une orpheline élevée par les religieuses – eût été plus évidemment encline à les recevoir).
Pas de hasard. Dans l’épisode 2 de la saison 1 « C’est l’enfer », elle joue la fille d’un pasteur. Dans l’épisode 4 « La Nuit de l’épouvante », Mr Brandon lui donne une médaille de la Vierge. Et dans l’épisode 17 « Une Sale Affaire », Jill tombe amoureuse d’un homme adepte du diable et avec qui elle mène un combat spirituel.
Farrah était catholique pratiquante et jusqu’à sa mort à 62 ans, elle a récité le chapelet. Elle a été enterrée à l’Église Catholique. Et je trouve ça formidable, ce continuum divin, aussi bien à la scène qu’à la vraie vie. Quand Jésus est là, il y est pour toujours.
En regardant l’émission The Voice Kids, je vois, aux auditions à l’aveugle, que l’identité masculine est beaucoup plus remise en cause, niée, difficile à identifier, que l’identité féminine des candidats. Ce déni de virilité n’est même pas une volonté méchante de la part des coachs. Certains gars, même s’ils ne sont pas homos, font très tapettes et manquent d’assurance. Cela vient du fait objectif que la féminité (par nature plus androgyne, plus passe-partout, plus indifférenciée) vient quasiment du berceau, alors que la virilité a toujours mis plus de temps à s’installer, à s’affirmer, à s’imposer. Non pas que la masculinité soit absente, surtout dans l’adolescence. Mais elle a moins de place dans notre Humanité, au départ (elle peut se rattraper par la suite… et encore…). Presque par nature, les hommes et les garçons ont une place moins confortable que les filles et les femmes en arrivant sur cette terre. Je comprends donc pourquoi l’homosexualité crispe et effraie beaucoup plus les garçons, en particulier dans l’adolescence, et par conséquent décourage beaucoup plus de la sexualité des hommes que des femmes.
Mère Teresa est canonisée aujourd’hui, c’est-à-dire déclarée sainte de l’Église Catholique. Ça ne veut pas dire « parfaite » ni « Super-héroïne » ni « angélique ». Ça veut juste dire qu’elle est particulièrement habitée par Jésus, comme nous tous en fait.
Trois anecdotes concernant Mère Teresa qui devraient nous rendre la sainteté plus accessible et nous détendre : 1) Elle a été énormément rejetée et attaquée par les castes en Inde, donc sa mission auprès des pauvres fut une succession de nuits de la foi, d’épreuves, de ratés ; 2) Mère Teresa avait vraiment un caractère de chien (il valait mieux ne pas être trop susceptible avec elle !) ; 3) Mère Teresa ne dormait que 4 heures par nuit, et était une incapable (humainement et individuellement parlant). Quand « son » œuvre a atteint une notoriété mondiale, un évêque – qui la connaissait dans sa vie d’avant et a appris qu’elle avait tout quitté pour servir les pauvres – s’était exclamé : « Quoi ? Cette sœur qui ne sait même pas allumer une bougie ?? »
Je vous avais dit que les cathos bobos (soit gauchistes, soit droite-molle, soit d’extrême droite) transforment Jésus en « racines ».
Cf. mon livre Les Bobos en Vérité (surtout les codes 38 et 39) et mon article sur les « racines ».
Vous vouliez d’un exemple de dérive bobo catho du féminisme (dont je parle au code n°39 de mon livre Les Bobos en Vérité)? En voici un parfait, avec « l’alter-féminisme ». Sur le modèle des bobos lyonnais « altercathos ». Or le vrai féminisme, c’est à l’École de la Vierge Marie. Et Point barre.

Vous vouliez d’un exemple de dérive « catho » de l’Humanisme intégral (cette crispation autour d’évidences de vérité, mais déchristianisée : le Christ remplacé par ses « valeurs »)? En voici également un parfait, que j’ai lu ce matin sur Twitter. L’exemple d’intentions de prière à la sauce « Écologie intégrale » ou « Sens Commun ».

Régalez-vous. L’Église va super bien.
Je serais curieux de savoir par quelle opération du Saint Esprit ceux qui comptent voter Jean-Frédéric Poisson s’imaginent qu’il va faire pour abroger l’Union Civile en faisant l’économie de parler d’homosexualité et sans le faire faire par des personnes homosexuelles continentes. C’est juste une fausse promesse, déjà non-tenue. C’est du populisme et de la démagogie draguant le catho et diabolisant la gauche. Derrière, du vent. L’homme politique ou le parti qui agite l’abrogation de l’Union Civile, du « mariage gay » et de la GPA, sans traiter de l’homosexualité, en considérant l’hétérosexualité et l’homophobie comme des non-sujets, et en écartant les personnes homosexuelles, sont des menteurs. Que ça leur fasse plaisir ou non. Et ceux qui votent pour eux, des hypocrites, des lâches et des résignés, qui n’ont rien compris au mariage gay.
P.S. : Conseil : Que ceux qui voudraient venir me chercher pour me faire intervenir aillent se faire foutre (au moins, ça, ils savent faire). Étant donné le marasme politique dans lequel nous nous trouvons et l’état de corruption interne de l’Église Catholique au boboïsme (y compris au PCD) et à l’extrême droite, désormais, je ne répondrai qu’à l’appel d’un Roi, le futur Roi de France.
Rentrée 2016 : Message de Najat Vallaud… par EducationFrance
Ah mais c’est énorme, ce discours de Franc-Maçonne agréée de notre « sinistre » de l’Éducation Nazionale, Najat Vallaud-Belkacem ! looool. Tout le jargon maçon (architecture, construction, fondation, pilier, progressisme, etc.) y est. C’est vraiment du lavage de cerceau. Et pas sûr que cette femme s’en rende compte.
« Fondation », « mise en oeuvre », « efficacité pédagogique », « refondation », « mise en oeuvre », « progressif », « progression », « plan de formation », « marge d’autonomie », « travail de projet », « mise en oeuvre du plan numérique », « refondation », « Nombreux ont été les chantiers engagés depuis 2012 », « Ce grand chantier s’achèvera dès les prochains mois », « votre progression », « votre engagement », « création », « recréation », « chantiers de modernisation des carrières », « transmission de valeurs de la République », « travail mené pour plus de justice et de mixité sociale », « transmettant vos connaissances », « formant des élèves », « L’École est l’un des ciments de notre Nation, un Pilier de la République », etc.
Si ce n’est pas un discours de propagande étatique et idéologique de l’humanisme intégral, qu’est-ce que c’est? ^^