Archives de catégorie : Je l’ai dit

Nativité de la Vierge : en beauté

 

Jeudi soir, je me suis retrouvé à un Café-Philo en plein Paris. Avec des gens majoritairement agnostiques. Le débat était « Qu’est-ce que la beauté? ». Je voyais que les réflexions tournaient toutes autour de la création de beauté par son propre ressenti, mais que c’était le discours nombriliste et narcissique qui l’emportait. La beauté n’est pas vue comme un DON qui nous dépasse et qui nous met face à notre pauvreté/petitesse de créatures face à Dieu.
 

Puis, pour inverser la vapeur, j’ai osé prendre sur moi, en disant devant tout le monde que pour moi, la beauté, c’était Jésus et Marie. Eh bien l’accueil a été tellement unanime que l’ensemble des participants – une douzaine de personnes – m’a remercié « de la beauté de ce que j’avais exprimé » ! haha. Ça s’est fini au resto tous ensemble. Que des belles rencontres, et finalement, un dialogue de toute beauté car en Vérité et en Jésus.
 

Bon Anniversaire, Vierge Marie. Reine de Beauté. Miss Monde.

Le Bobo Catho croit qu’il FAIT le Christ

bobos-cathos-construction
 

Le Bobo Catho (cf. code n°38 des Bobos en Vérité) considère qu’il construit le Christ de ses propres mains, qu’il Le restaure, qu’il le relooke, qu’il doit Le rendre plus médiatique pour mieux Le diffuser (exemple : les dernières images du clip « Changer de vie » de Grégory Turpin ; le prochain Congrès Mission). Ça part d’une bonne intention, mais en réalité, c’est une totale inversion des valeurs, du rapport à Dieu, et une corruption au monde franc-maçon (fondé sur l’agir, la solidarité et la construction/reconstruction).
 
capture-decran-2016-09-08-a-09-35-52
 

Par ailleurs, le Bobo Catho ne défend pas Jésus mais le transforme en « racines » (que ce soit les Alains Soral et Escada ou Jean-Frédéric Poisson) et cela est dramatique. Il pense à l’utilité et non à la Vérité. Ceci explique pourquoi Famille Chrétienne se met à défendre François Fillon et « Sens Commun », par exemple, et que La Manif Pour Tous, en dépit du bon sens, continue à ne pas parler de la base – la bipolarité homosexualité-hétérosexualité – sur laquelle reposent toutes les lois qu’elle dénonce.
 

À cause du mépris des catholiques pour les mots (« hétérosexualité », « homosexualité », « homophobie », « bobo », « Jésus », « catholique »…) qu’ils devraient pourtant étudier et aimer, à cause de leur endurcissement et de leur refus de regarder leurs bobos en face justement (pour jouer les fiers), on se retrouve dans une grande confusion qui s’annonce mortelle et inévitable.

Confession au Sacré-Coeur

 

Confession au Sacré-Coeur à l’instant. Jamais vécu confession pareille avant. Un prêtre génial de 60 ans, inhabituel dans les lieux apparemment, qui m’a donné des conseils inoubliables (« Le Padre Pio disait que les deux ailes pour aller au Ciel – complémentaires de la Charité – sont la PURETÉ et L’HUMILITÉ. Il faut les deux. La pureté sans l’humilité, c’est de l’orgueil, du puritanisme. » ; « Le but de tout catholique, c’est la sainteté, c’est de rendre les autres heureux et de donner du bonheur. » ; « C’est dès maintenant qu’il faut se contrôler, travailler et s’exercer à la sainteté. Sinon, on arrive Là-haut comme l’élève qui se pointe à l’examen sans en avoir foutu une: dur dur. »), il a pris le temps pour moi (alors qu’il n’y en avait pas et que ça attendait derrière moi), il m’a cité plein de références de saints (Jeanne d’Arc, Thérèse de Lisieux, Mère Teresa, François d’Assise, Saint Louis, Jésus, Marie, et a insisté sur Saint Michel Archange), il avait envie que l’échange ne se termine pas et de me parler encore et encore (si bien que j’ai vraiment pu sortir les merdes qu’il y avait dans le fond du fond de mon sac, et que je pensais oublier). Il m’a donné une vraie pénitence en lien avec ma filiation à la Sainte Vierge.
 

Gâté j’ai été ! Je vous le dis: le Christ m’a lavé les pieds ce soir. Et maintenant, j’ai envie de courir partout lol … et de retourner à la Basilique pour la messe de 22h. Et je prierai spécialement pour ceux d’entre vous qui êtes particulièrement tristes ce soir.

Petit test sur le boboïsme catholique, avec La Vie

 

Petit exercice et exemple du boboïsme « catholique » dans toute sa splendeur : j’ai reçu ce matin par mail une publicité de la revue « La Vie », sponsorisée par la Procure (« La Vie » va super bien en ce moment loool).

 

Qu’est-ce qui, dans cette publicité, est, selon vous, bobo catho? (parce qu’à mon avis, là, on a la TOTALE^^)

 
Capture d’écran 2016-09-06 à 08.26.38
Capture d’écran 2016-09-06 à 08.26.25
Capture d’écran 2016-09-06 à 08.23.29
Capture d’écran 2016-09-06 à 08.26.53
Capture d’écran 2016-09-06 à 08.27.24
 

Éléments de réponse :

Le côté naturellement pathétique et mal assorti du « couple » homo

couple homo touriste s
 

Je me trouvais il y a quelques semaines de bref passage à Boboland (Lyon) et je voyais de temps à autre des « couples » homos de 40-60 ans se balader par deux dans la rue de Saint Jean et non loin de la Cathédrale. Des hommes sexagénaires, à bonne distance l’un de l’autre, discrets, souvent barbus, habillés « djeune » et avec goût à la fois, sac en bandoulière, touristes mais pas beaufs. Bobos, quoi. De ces « couples » qui font des voyages leur principale activité (après viennent la cuisine, les amis, la lecture, les arts, les expos culturelles…). Le truc qui sent le renfermé alors que c’est malgré tout super aéré. Paradoxe.
 
couple homo thaï
 

En les observant, je me suis dit instinctivement : « Tout mais pas ça pour moi ! » Cette routine, cette vie de consommateurs masqués aux plaisirs raffinés, sophistiqués, exotiques, « humbles », « actifs », « humanitaires », « culturels »… nan mais quel ennui et quelle horreur ! Rien que pour ça, je n’aurais jamais pu vivre en « couple » homo, et encore moins l’afficher/l’assumer publiquement (même discrètement) ! Vu que les rares « couples » homos qui ne font pas « milieu » et qui sont fidèles choisissent en tout cas un train de vie sans Dieu, sans véritable don de sa personne aux autres, et centré sur des occupations élaborées, un esthétisme très sélectif et discrètement misanthrope, je n’aurais pas pu supporter longtemps la posture bobo, et plus profondément, le fait de faire « couple » homo en public. Très vite, je me serais senti dans une prison dorée peinte en vert ou en blanc, en train de vivre une imposture et une mascarade pathétiques. J’ai déjà connu cette impression détestable de vacuité le peu de temps que j’ai été en couple. Et je revis ce vertige dès que j’identifie accidentellement des « couples » homos planqués, universal travellers en villégiature « culturelle », au coin d’une rue. Le malaise pour eux, pour cette « solitude à deux », cette sincérité mensongère.
 
Couple homo sac
 

De prime abord, ma réaction pourrait faire très « homophobie intériorisée d’homo qui ne s’assume pas », très isolée et purement personnelle. Alors qu’en réalité, je pense d’une part qu’elle n’a rien d’une quelconque difficulté à s’assumer homo chez moi, et d’autre part que je dis tout haut ce que beaucoup de personnes homos (pour ne pas dire toutes) pensent tout bas.
 

Comme je l’avais déjà écrit dans un de mes premiers livres (Homosexualité intime, l’Harmattan, 2008), l’impression d’être mal assortis en « couple » homo n’est pas foncièrement une affaire de point de vue, de culture, de subjectivité, ou de personne en particulier (auquel cas vous pourriez jeter mon discours à la poubelle). C’est surtout objectif, naturel, universel, apaisé et vrai. Même les « couples » homos depuis longtemps ensemble se distendent, ont du mal à s’identifier à ce qu’ils vivent et à l’afficher, à s’émerveiller sur eux-mêmes et ce qu’ils vivent (même si, en grands groupes, ils persuaderont du contraire), tout simplement parce qu’il y a quelque chose d’intrinsèquement forcé, singé, artificiel, violent, caricatural, dans l’acte homosexuel. Sans différence des sexes, on a du mal à se projeter en couple, même quand les deux membres ressemblent à des jumeaux et ne composent pas un duo improbable de Laurel et Hardy. Un couple homme-femme, même mal assorti ou improbable, sera toujours plus probable, plus complémentaire et plus marié/mariable qu’un « couple » homo bien sous tout rapport et aux occupations fort étudiées, aux circuits non-touristiques improvisés fort programmés. La vie de « couple » homosexuel est objectivement et sincèrement gênante et invraisemblable : surtout pour ceux qui la vivent ; pas tellement aux yeux des autres. Oui. Dans l’homosexualité actée, il y a quelque chose qui ne s’agence pas, quand bien même les deux personnes le veuillent sincèrement. Je ne suis pas le seul à le sentir. Et le souligner ne remet en cause ni la valeur des personnes prises individuellement ni leur capacité à vraiment aimer pleinement et de manière plus rayonnante mais dans un autre cadre que la structure amoureuse homosexuelle.
 
couple homo bobo
 
couple homo maria

Farrah Fawcett-Majors (Drôles de Dames), l’Élue de Jésus

Épisode 2

Épisode 2


 

Comme je ne suis plus invité en conférences mais que je n’en reste pas moins homo (haha), il faut bien que je m’occupe ! lol. Et en ce moment, je regarde avec délectation l’intégrale de ma série télé fétiche, Drôles de Dames (, 1976-1981), dont je ne me lasse pas.
 

 

Et je découvre avec étonnement et joie, à travers le personnage de Jill Munroe incarné par l’actrice nord-américaine Farrah Fawcett-Majors (décédée d’un cancer en 2009), combien est fidèle le Seigneur. Quand Il a élu quelqu’un, Il s’y accroche et ne le lâche pas.
 

Épisode 4

Épisode 4


 

Ce que je vais écrire maintenant dépasse donc le simple hommage pédaloïde du fan vers une idole. Je suis étonné de voir que les scénaristes, par petites touches et petits clins d’œil que peut-être l’actrice n’a même pas calculés, ont attribué à Farrah Fawcett toutes les (rares) références au catholicisme dans la série (Pourtant, sa collègue dans la série, Jaclyn Smith – jouant Kelly Garrett, une orpheline élevée par les religieuses – eût été plus évidemment encline à les recevoir).
 

Épisode 4

Épisode 4


 
Épisode 4

Épisode 4


 

Pas de hasard. Dans l’épisode 2 de la saison 1 « C’est l’enfer », elle joue la fille d’un pasteur. Dans l’épisode 4 « La Nuit de l’épouvante », Mr Brandon lui donne une médaille de la Vierge. Et dans l’épisode 17 « Une Sale Affaire », Jill tombe amoureuse d’un homme adepte du diable et avec qui elle mène un combat spirituel.
 

Documentaire "Farrah's Story"

Documentaire « Farrah’s Story »


 

Farrah était catholique pratiquante et jusqu’à sa mort à 62 ans, elle a récité le chapelet. Elle a été enterrée à l’Église Catholique. Et je trouve ça formidable, ce continuum divin, aussi bien à la scène qu’à la vraie vie. Quand Jésus est là, il y est pour toujours.

Pourquoi l’homosexualité concerne plus les hommes

 

En regardant l’émission The Voice Kids, je vois, aux auditions à l’aveugle, que l’identité masculine est beaucoup plus remise en cause, niée, difficile à identifier, que l’identité féminine des candidats. Ce déni de virilité n’est même pas une volonté méchante de la part des coachs. Certains gars, même s’ils ne sont pas homos, font très tapettes et manquent d’assurance. Cela vient du fait objectif que la féminité (par nature plus androgyne, plus passe-partout, plus indifférenciée) vient quasiment du berceau, alors que la virilité a toujours mis plus de temps à s’installer, à s’affirmer, à s’imposer. Non pas que la masculinité soit absente, surtout dans l’adolescence. Mais elle a moins de place dans notre Humanité, au départ (elle peut se rattraper par la suite… et encore…). Presque par nature, les hommes et les garçons ont une place moins confortable que les filles et les femmes en arrivant sur cette terre. Je comprends donc pourquoi l’homosexualité crispe et effraie beaucoup plus les garçons, en particulier dans l’adolescence, et par conséquent décourage beaucoup plus de la sexualité des hommes que des femmes.

Mère Teresa, la sainte accessible

M.-Térésa
 

Mère Teresa est canonisée aujourd’hui, c’est-à-dire déclarée sainte de l’Église Catholique. Ça ne veut pas dire « parfaite » ni « Super-héroïne » ni « angélique ». Ça veut juste dire qu’elle est particulièrement habitée par Jésus, comme nous tous en fait.
 

Trois anecdotes concernant Mère Teresa qui devraient nous rendre la sainteté plus accessible et nous détendre : 1) Elle a été énormément rejetée et attaquée par les castes en Inde, donc sa mission auprès des pauvres fut une succession de nuits de la foi, d’épreuves, de ratés ; 2) Mère Teresa avait vraiment un caractère de chien (il valait mieux ne pas être trop susceptible avec elle !) ; 3) Mère Teresa ne dormait que 4 heures par nuit, et était une incapable (humainement et individuellement parlant). Quand « son » œuvre a atteint une notoriété mondiale, un évêque – qui la connaissait dans sa vie d’avant et a appris qu’elle avait tout quitté pour servir les pauvres – s’était exclamé : « Quoi ? Cette sœur qui ne sait même pas allumer une bougie ?? »