Archives de catégorie : Je l’ai dit

L’Église a de la marge

 

Je pensais me rendre à la messe de midi de Saint-Roch, mais comme j’allais arriver en retard, j’ai fait le compromis de m’arrêter à mi-chemin, à la messe de Saint Sauveur. Et bien m’en a pris !
 

Homélie topissime du jeune prêtre père Geoffroy de Talhouët, nette, sans bavure, ne nous permettant pas de passer entre les gouttes du texte du jour à propos de notre rapport à nos richesses qui peut nous couper de Jésus et du Salut ! L’Église Catholique a encore des putains de prêtres saints ! Ça fait plaisir !

Les bobos cathos transforment le prêtre en clergyman-tamagochi (avec « humour »)

 

Quelqu’un peut aider les Lyonnais? Parce que là, ça devient critique… mdr!! #boboscathos
 

(P.S. : Et aussi quelqu’un pour sauver Famille païenne?)
 

P.S. 2 : Il y a plein de mes codes bobos (« parler en anglais », « barbu », « le prêtre tamagochi ou entrepreneur ou working man », « pas d’humour », « folie pour le blanc », « blogueur catho », etc.) Il manque la bière, quand même… (Lisez mon livre Les Bobos en Vérité, ça urge).

Jésus en compote culturelle et le Collectif « Cri de l’enfant »

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Je vous avais prévenus que les bobos cathos et les protestants transformaient Jésus en « racines » et en « culture » (cf. mon code 38 du livre Les Bobos en Vérité) : voir le groupe « Jesus Culture ».
 
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Par ailleurs, je vous engage à vous méfier du nouveau collectif « Cri pour l’enfant » (que Frigide Barjot, comme par hasard, soutient). Je connais ses signataires, et malgré le joli ciel bleu et son horizon nataliste pro-Vie et pro-Enfant-qui-souffre, il mériterait plutôt de s’appeler « Cri pour l’amour homo »…

Tu es malheureux, un point c’est tout

Ils sont déconcertants, ces accusateurs qui nous rêvent malheureux parce qu’ils veulent nous imposer leur propre vision du bonheur. En plus, ils s’arrangent pour donner à leur condescendance et à leur censure l’apparat « éthique » de la compassion. À les entendre, ils nous souhaitent tout le meilleur du monde : « Franchement, tu me fais de la peine. Je souhaite que tu ailles mieux. » Ils s’attribuent même le beau rôle. Alors qu’en réalité, leur pitié juge. Et en plus mal, et sur la base de leurs propres fantasmes malveillants. Car ils ignorent tout de ce que nous vivons.
 

Par exemple, beaucoup d’hommes homosexuels, parce qu’ils me savent continent (eux disent « abstinent », car ils veulent assécher la continence), s’arrangent, dans le but de ne pas voir leur propre enchaînement à leurs passions, pour me rêver malheureux. Et le comble, c’est qu’ils voient leur mépris comme de la charité ! « C’est pour ton bien si je te méprise. Car TU VAS MAL. C’est pour te réveiller et que tu te plies à ma conception du bonheur d’être homo et d’aimer vraiment! » Ahurissante, la ruse du malin.

Interview de Madeleine de Jessey (Sens Commun) sur LCI ainsi que le collectif de Ménard « On ne lâche rien ! » : la même chanson

 

Le drame de Sens Commun, c’est qu’ils n’ont toujours pas compris la place première de l’homosexualité dans la Loi Taubira (= « mariage homosexuel » dans la tête des gens). Pourtant, il faut être sacrément aveugle pour nier que la bipolarité homosexualité-hétérosexualité est le fondement et l’alibi (mondial) de l’Union Civile, du « mariage homosexuel », de la PMA, de la GPA et même du transhumanisme.
 

Comment peut-on s’abuser soi-même à ce point-là ? Entre les mouvements qui courbent le dos dans la mollesse (Sens Commun, l’union des droites, La Manif Pour Tous, les programmes électoraux de Fillon, Sarkozy, Poisson, Mariton), prêts à zapper la Loi Taubira en proposant simplement sa « réécriture », ou bien ceux qui au contraire se durcissent en faisant du mot « abrogation » – qui n’est pourtant qu’un moyen – un but électoral et politique (cf. le collectif « On ne lâche rien » avec Ménard et Lochner), pas un pour rattraper l’autre. Ce sont les deux extrêmes d’un même déni de réalité et d’absence de vision des priorités. Ce seraient les moyens qui justifieraient et prendraient la place de la fin…

 

Ils confondent la réécriture de la Loi Taubira avec son abrogation, pour finalement ne tenir aucune de leurs deux promesses (car il leur sera de toute façon impossible de faire l’une ou l’autre sans laisser aborder la question de l’homosexualité par une personne homosexuelle continente). Tandis qu’ils oublient la Loi Taubira et l’Union Civile, ils passent à côté de la réalité intentionnelle, sentimentale, et de croyance de ces deux lois – l’homosexualité et l’hétérosexualité – pour ne s’axer que sur les conséquences sociales, familiales, économiques, mondiales de celle-ci. Du coup, ils s’engouffrent dans le slogan volontariste sans fond : « On ne lâche rien ! » ; « On va réécrire ! » ; « On vous promet l’abrogation ! »… mais sans s’attaquer à la source du problème. Ils croient même par défaut, à l’instar de Sens Commun, que le « mariage gay » est un mariage, puisqu’ils assurent qu’« il n’y aura pas de démariage ». Ils n’ont vraiment rien compris au « mariage gay », ces gens-là !
 

Ils n’ont même pas le courage de dire devant les caméras qu’ils s’opposent à un discours d’un candidat (tel que celui de Sarkozy), tout ça « pour ne pas donner à croire qu’ils s’opposeraient à sa personne ». Vous voyez le côté bébé et la chute (pathétique) de l’interview faite à Madeleine de Jessey sur LCI. Déférence excessive et langue de bois. Non mais franchement, avec des attitudes lâches et carriéristes comme ça, on va où ?

Le Seigneur veut, et Il y va par 4 chemins

 

Miracle à l’instant à la Rue du Bac. La messe en anglais venait de commencer. Moi, je n’y assistais pas parce que j’étais dans la file de confession, et je comptais recevoir le Sacrement de Réconciliation, puis ne pas m’attarder après dans le sanctuaire (je comprends pas grand-chose à un certain anglais oral, en plus, donc je serais parti).
 

À la fin de la confession, le jeune prêtre – avec un accent des pays de l’Est à couper au couteau – me propose comme pénitence quelque chose qui m’a surpris : de rester dans l’Église un moment, juste pour rester, et de poser une Action de Grâce. Demande d’autant plus surprenante que – une fois n’était pas coutume – j’avais fini ma confession justement par une Action de Grâce. Donc je n’ai pas trop compris la logique. Bref.
 

En sortant du confessionnal, j’ai donc obéi sans poser de question. Je n’ai pas pu faire autrement que de m’incruster à la messe en anglais, dans les premiers rangs, en cherchant intérieurement dans ma tête la raison pour laquelle le prêtre m’avait demandé de rester dans l’Église et de dire une Action de Grâce que je venais pourtant de lui formuler. J’ai cherché, cherché et encore cherché sur quoi ou sur quelle rencontre ou sur quel événement récent je pouvais bien remercier le Seigneur. « Pourquoi il m’a demandé ça, ce prêtre ? Il avait beau être étranger, il parlait quand même bien le français. Pourquoi il m’a demandé de refaire et de redire la même chose? ».
 

Eh puis tout d’un coup, j’ai compris que j’avais la réponse sous les yeux ! Eucharistie, en grec ancien, ça signifie « Action de Grâce ». Bon sang mais c’est bien sûr ! En fait, ce que le Seigneur Jésus, à travers ce prêtre, voulait me signifier en langage codé, délicatement, qu’Il souhaitait que j’assiste à la messe, sans pour autant me l’imposer et sans pouvoir faire dire explicitement au prêtre « Le Monsieur te demande d’aller à la messe » ou « Comme pénitence, je vous demande d’assister à la messe qui se tient maintenant dans la basilique ».
 

Cette discrétion, cet humour, cette délicatesse, cette finesse du Seigneur, c’est délicieux.

Méprisez le mot « homophobie » et son analyse, et ils vous balaieront en deux temps trois mouvements

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Les hommes politiques et les prêtres médiatiques qui ont méprisé l’homosexualité – et par la même occasion qui ont boudé mon livre sur l’homophobie (L’homophobie en Vérité) – s’en mordront les doigts. Le mot « homophobie » leur revient en ce moment en pleine poire et va balayer en deux secondes leur campagne pour les primaires et tout espoir d’être élu président. Ça leur apprendra à prendre l’homophobie pour un mythe, une irréalité et une insulte de la novlangue, qu’elle n’est pas, et à dédaigner la réalité que le mot « homophobie » recouvre. Leur peur de l’homosexualité et de l’Église a déjà tué leur carrière et leur crédibilité. Leur mépris des personnes homosexuelles de leurs rangs, aussi.

Macron et les prêtres : homosexualité, vous avez dit homosexualité ?

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À ceux qui me s’évertuent à faire croire que l’homosexualité est un sujet annexe, par jalousie et mauvaise foi.
 
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À ceux, chez les catholiques et les prêtres, qui noient le poisson en feignant l’ignorance, la neutralité et en se drapant dans la victimisation pour cacher leur carriérisme mondain. Les faits me donnent une nouvelle fois raison. Et leur homophobie continuera de les poursuivre comme un nuage noir. Bien fait pour eux.
 
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