La continence n’est pas autre chose qu’une bonne diète quand on a trop mangé ou que la peur nous paralyse. Loin de se réduire à une sèche abstinence ou à un concept spirituel évasif (« la Chasteté », « l’Amour d’amitié », « la Sainteté »), la continence ne peut apporter que du bien, que du repos réparateur, que de la liberté, que du soulagement, que la responsabilité enthousiasmante d’un régime/sevrage positif. Comme on est mal quand on agit par peur et sans regarder ses blessures ! Comme on est mal quand on vit l’indigestion et qu’on bouffe trop ! Comme on est mal quand on n’est pas à sa juste place en amour ! Je ne vois pas comment certains peuvent voir dans la continence un suicide (d’amour, de personne, de plaisir, de sexualité, un suicide social), une homophobie, une démarche triste et liberticide. Au contraire, la continence est justement la condition de la reconnaissance de l’homosexualité, la condition de la Paix et du don de l’homosexualité au monde entier, la condition de réconciliation du sujet homosexuel avec toute sa personne et avec Dieu. Si on est durablement homosexuel et qu’on peut difficilement prétendre au mariage heureux ou au sacerdoce heureux, elle est même le cadre qui assure aux personnes homosexuelles la vocation du célibat consacré, le Salut et le Bonheur éternels.
Archives de catégorie : Je l’ai dit
Les Pro-Life jurent leurs grands dieux qu’ils ne sont pas homophobes
Les Pro-Life jurent leurs grands dieux qu’ils ne sont pas homophobes, me regardent comme un odieux personnage qui les insulterait, ferait son caprice et créerait du scandale, jouent les offusqués (« Nan mais enfin, est-ce que nous avons une tête d’homophobes ? Nous luttons contre toute forme d’homophobie, et ce, depuis le départ ! »). Évidemment, s’ils ne parlent que de l’étiquette « homophobe », à savoir la présomption d’homophobie, s’ils ignorent les implications concrètes du concept, là c’est sûr que personne ne veut la porter, cette étiquette, pas même ceux qui pratiquent réellement l’homophobie!
Maintenant, soyons un minimum honnêtes (et le forum #UnDeNous ou #OneOfUs d’hier à Paris ne fait que le confirmer). Que ce soit dans les rangs de La Manif Pour Tous que dans toutes les associations (d’obédience chrétienne, même si elles ne l’assument pas) pro-Vie luttant en faveur des personnes concernées par l’avortement, l’euthanasie, la contraception, la GPA, l’adoption, etc., il faudrait être aveugle pour ne pas voir l’interdiction générale de parler des sujets de sexualité : hétérosexualité, homosexualité, homophobie, en première ligne, puis Union Civile, amour et sexualité, génitalité. Bref, tout ce dont les gens de l’extérieur parlent et ont besoin.
Interdiction et peur généralisées aussi de parler du sujet central qui motive toutes ces lois néfastes : l’homosexualité. Interdiction et peur de laisser parler les personnes homosexuelles. Alors qu’en plus, tout le monde, même les leaders LMPT, devinent que c’est le sujet incontournable. Et l’hétérosexualité est la cheville ouvrière tacite des pro-LGBT qui n’ont plus qu’à se la couler douce et à nous laisser faire notre prêchi-prêcha sans fin sur « La Vie ». Mais par jalousie, par arrivisme, par peur, par homophobie, les fondamentalistes pro-Life s’arqueboutent sur l’Enfant, la Famille, la GPA, les concepts (transhumanisme, dignité humaine, lois du marché et matérialisme, etc.), et la métaphore (la Vie, l’Humain, l’humanisme intégral). Et comme ils sont pétris de bonnes intentions, ils ne se voient même pas agir.
Vous n’allez pas me dire que vous ne voyez pas cette homophobie, quand même ? C’est tellement évident que, dans un monde humain et un minimum rationnel, je ne devrais même pas à avoir à m’en justifier de la dénoncer. Ce sont eux les culottés… mais ils préfèrent dire que c’est moi parce que je suis isolé et donc facilement attaquable. Quand je vois l’actuel endurcissement et l’homophobie des pro-Vie, je comprends tant tous ceux qui ont été blessés par les Manifs Pour Tous !
L’homophobie, sujet encore plus tabou et méprisé que l’homosexualité (Était-ce possible?)
On n’est pas autorisé, aujourd’hui, à parler d’homophobie (même quand, comme moi, on en a décrit les mécanismes, écrit des livres, et qu’on ne le balance pas comme une insulte ou gratuitement pour discréditer son interlocuteur à peu de frais). Parler d’homophobie, c’est pire encore que l’homosexualité. Encore plus tabou. C’est le lever de boucliers dès que le mot sort : ceux qui ne sont pas homos, en général, ricanent, méprisent le terme, se sentent insultés, traînent en procès de manque de charité, et le prennent à la fois comme l’insulte qu’elle n’est pas (car l’homophobie, ce sont des faits bien précis) et comme une irréalité de la novlangue ; quant à ceux qui sont homos, en général, ils ne comprennent pas que la véritable homophobie est leur coming out et leur « couple » ou pratique sentimentale et sexuelle (ils s’esclaffent de rire eux aussi en entendant que l’homophobie puisse être qualifiée de « gay friendly », alors que cet apparent paradoxe a tout son sens factuellement). Pris entre deux feux, celui qui, en parlant d’homophobie, sera pris au sérieux, respecté pour son étude (hyper utile pour la société et utile pour les victimes d’homophobie et leurs agresseurs), aura bien de la chance. Mon livre L’homophobie en Vérité, pourtant plus que jamais d’actualité, a été boudé et méprisé avant d’être sorti. À de rares exceptions près (les exceptions sont les personnes qui ont vraiment fait l’effort de comprendre le sujet ou qui ont souffert d’actes homophobes), le traitement de l’homophobie, et l’homophobie elle-même, ne m’ont attiré que de l’inimitié, de la mauvaise foi, de l’isolement, de la part de ceux qui ne veulent surtout pas s’entendre dire qu’ils puissent basculer dans l’homophobie un jour. Homophobie : sujet ingrat. Sujet encore plus tabou que l’homosexualité… alors que c’est exactement la même chose, en plus !
« Mystère d’iniquité » en tant que Béatitude
Hier, à l’église Saint-Roch à Paris, le père Philippe Desgens a à nouveau fait un sermon qui m’a pacifié complètement le coeur. Il s’est centré sur le Christ, et également sur la notion de « Mystère d’iniquité » en tant que béatitude. « Heureux ceux qui ont faim et soif de la Justice. Ils seront rassasiés. » C’était brillant.
La prostitution bobo dans l’Église
« Heureux celui que le Seigneur trouvera en train de veiller. »
Dom Jean-Baptiste Chautard, le moine cistercien, était visionnaire sur la grave dérive bobo que nous vivons actuellement dans l’Église catholique (cf. les codes 38 et 39 dans mon livre Les Bobos en Vérité) quand il écrivait en 1907 dans L’Âme de tout apostolat que « malheureusement dans l’Église, il y a beaucoup de canaux, mais peu de réservoirs ».

En croyant bien faire et transmettre les bons messages, les bobos cathos d’aujourd’hui (barbus et lunettés) se transforment en réalité en outils de com, en publicistes, en agences de designers, en ingénieurs du spirituel, en dir com, en starts-up, en communicants, en organisateurs d’événementiel, en relais technicistes diversifiés des slogans mondains les plus modernistes et progressistes… au détriment de la Vérité, du contenu des messages, de l’humilité, de l’âme de l’Esprit Saint. Même si c’est pour rendre service aux prêtres et à Jésus, dans le fond. Je ne crois pas que ça rende vraiment service à la Vérité.

Il suffit de regarder la vidéo promotionnant la start-up chrétienne Progressif Media. Tout le jargon de l’humanisme intégral sans le Christ, sans le catholicisme, sans la Croix, sans la Vérité, sans les messages polémiques risqués et vrais, s’y trouve : Jésus est remplacé par ses « valeurs », le catholicisme est remplacé par le « christianisme » (« organismes chrétiens »), le foi devient un bien de consommation et de communication (« stratégie », « innovation », « communication », « être connecté »), l’iconoclastie est valorisée (« briser les stéréotypes ») alors qu’elle est en soi le support des régimes totalitaires, l’humanisme intégral athée mais spiritualiste est célébré (« créer du lien » ; « L’Humain au Coeur »; « Nous sommes en mission », « changement de regard », etc.) à la plus grande gloire du subjectivisme relativiste et du consumérisme (« répondre aux besoins », « phénomènes », « concerts », « les mentalités évoluent »), le savoir-faire prévaut sur le savoir-être (« opérationnel », « moyens », « développement », « enjeux »), l’Institution-Église en tant qu’appareil de pouvoir et Jésus en tant que Super-Héros prennent le pas sur l’Église des pauvres et le Christ en Croix.

Je vous le dis : nous filons en ce moment un très mauvais coton. La forme ne doit pas passer au-dessus du fond, au-dessus de l’identité pauvre et vraie de Jésus et de son Église. Le péché de Judas, c’est bien d’avoir essayé de vendre son Christ, de le transformer en médias.
Programa mexicano terrible : Promoción del « Amor 2.0 »
Programa mexicano terrible : Promoción del « Amor 2.0 »
El dogma de la « Diversidad », de la « Apertura » y de la « Igualdad » impide a la presentadora hablar verdaderamente de la homosexualidad. ¡ Qué censura ! (Y lo digo como homosexual). No defiende el matrimonio, sino la heterosexualidad, la bisexualidad, el sentimentalismo, la asexualidad. ¿¿¿ Cuándo van a escucharnos???
Y encima, nos están justificando los divorcios, diciendo que una mujer se tiene que conformar con la noticia de la homosexualidad de su marido (trabajo de « luto » : ¡ qué vergüenza !). Y el joven consejero va a difundir su mensaje relativista en las escuelas…
Mettez vos lunettes pour voir la quenouille sur Google aujourd’hui
Non. Je ne rêve pas ! La quenouille est bien un symbole Google franc-maçon ! Aujourd’hui, Google fête les 105 ans de la naissance de Clara Rockmore. Ceux qui ne voient pas la quenouille sur ce Doodle et regardent mes analyses avec scepticisme, ouvrez les yeux s’il vous plaît. Mettez vos lunettes ! 🙂
Spotlight ou le sujet de Spotlight
Finalement, il va falloir que je trouve du temps pour aller voir le film « Spotlight ». Parce qu’il y en a (et beaucoup de prêtres catholiques sur les réseaux) que je vois jouer les indignés face à la pédophilie, et donc les démagos, en écrivant leur dégoût de la pédophilie, en battant leur coulpe de prêtres face à leurs corelégionnaires criminels, ou même en soutenant que ce film ne serait non seulement pas anticlérical mais « nécessaire » et finalement « pro-catholique ». On va se calmer. Faut-il leur expliquer la différence (pourtant basique) entre le thème d’un film et le film en lui-même ? Car aucun de ces critiques laudatifs ne parle du contenu du film ni du film en lui-même. Ils ne font que s’exprimer sur « les actes pédophiles posés par des prêtres » en général. Ce n’est pas cela, critiquer un film avec objectivité, je regrette… Ce n’est pas parce que l’intention morale d’un film (= dénoncer la pédophilie) est juste qu’elle ne peut pas faire un mauvais film : la qualité d’un film ne se mesure pas à ses bonnes intentions. Nous manquons aujourd’hui de journalistes qui analysent véritablement ce qu’ils voient, qui donnent du sens aux faits. Nous en avons en revanche beaucoup, même dans le milieu médiatique chrétien, qui s’imaginent que décrypter un film, c’est dévoiler leurs propres goûts (j’ai aimé/je n’ai pas aimé), disserter sur les sensations, impressions ou intentions (les leurs/celles des autres), s’appuyer sur les effets plutôt que sur les faits. Ils font de la culturalité mondaine et étouffent le sens anthropologique des oeuvres. Ça ne va pas.
Je me moque de ce que ce film « m’apporte ». Je me fous du « comment il peut bousculer ma foi ». Je m’en contrefiche même qu’il puisse m’aider à prier davantage pour nos prêtres. Là n’est pas la question. Ce qui m’intéresse, ce n’est ni les intentions ni les effets ni les impressions ni les interprétations qu’on peut coller sur le film, mais le film en lui-même (fond et forme). Sortons de la perspective consumériste, individualiste et humaniste intégral.
La suite de la critique sur ce lien.
Pas de lynchage de Frigide Barjot mais une remise en question EN ÉGLISE
Pour l’affaire d’hier, il n’y a pas à juger/lyncher Virginie Tellenne, mais à se remettre sérieusement en question EN ÉGLISE. Des 30 interlocuteurs français du Pape hier, ils étaient quasiment tous pro-Union Civile (ou « pour » par omission et en ne disant rien dessus). Ça fait froid dans le dos, quand même.
D’ailleurs, c’est fou de ne pas faire le lien entre la revendication d’amour de l’Union Civile et la filiation biologique. Autrement dit, de croire qu’une « Union Civile sans droits vers la filiation » puisse seulement exister, ou même qu’une revendication d’ « abrogation » (de la GPA, du mariage pour tous) puisse être viable sans la dénonciation de l’Union Civile par l’explicitation de l’hétérosexualité et l’homosexualité. Ça me dépasse.
Si Virginie Tellenne (alias Frigide Barjot) a foncé dans une brèche, c’est que la brèche existait déjà (même chez le Pape, qui n’a pas l’air de savoir pourquoi il doit s’opposer à l’Union Civile). Il suffit de regarder comment LMPT me voit comme un ennemi simplement parce que j’insiste sur l’abrogation de l’Union Civile, et comment elle essaie de proposer une Union Civile bis avec le Partenariat de Vie Commune (PVC), pour comprendre que Frigide Barjot n’est non seulement pas seule mais elle est entourée de 90% des cathos.
Le Pape dirait oui à l’Union Civile
Aux dires de Virginie Tellenne, le Pape François validerait vraiment l’Union Civile. Si tel est effectivement le cas, je serais très inquiet pour notre Église. J’ai suffisamment étudié la gravité de l’Union Civile pour l’assurer.
Si en revanche, il sera prouvé que le Pape a fait l’objet d’une instrumentalisation abusive dont Virginie Tellenne s’est fait par le passé la spécialité, on pourra considérer que ce qu’elle a fait est très grave.




