Archives de catégorie : Je l’ai dit

Tableau-Récap pour le traitement synodal de l’homosexualité

 

Voici un tableau récapitulatif de mes conseils et surtout des prévisions que je donne pour les 2 jours du Synode qui vont concerner spécifiquement l’homosexualité (20 et 21 octobre 2015). Puisse-il parvenir d’une manière ou d’une autre à sa Sainteté le Pape… (car je n’ai pas de contacts directs, et je ne compte pas trop sur l’entourage franc-mac des cardinaux francophones pour m’y aider…).
 
Capture d'écran 2015-10-19 22.41.40
 

Je vous renvoie par ailleurs à mon article « Qu’est-ce que vous voulez de plus ? » et à mon article sur la chute de Radio Notre-Dame (mais de tout le monde médiatique « catho » actuel : on peut mettre RCF, la chaîne télé KTO et l’univers de la chanson « chrétienne », dans la boucle). Enfin, pour comprendre la mini-polémique qui se passe à Courage, voici ce court résumé.

Est-ce que les cathos mesurent ce qui est en train de se passer?

 

Radio Notre-Drame, rebelote. On croyait que c’était fini, ou qu’il s’agissait d’épiphénomènes isolés… Mais pas du tout ! Entre les émissions de Louis Daufresne (qui justifient l’homosexualité – Père Joël Pralong – ou l’euthanasie – Père Gabriel Ringlet), puis les propos de Gérard Leclerc (qui couvre La Manif Pour Tous de l’accusation d’homophobie, alors qu’il y a de quoi dire !), puis dernièrement l’émission pro-gay En quête de sens de Léo Potier (hallucinante), et maintenant l’autre émission de Radio Notre-Dame L’Oeil du Prince de Christophe Mory, qui part en vrille totale en encensant la pièce Les Voeux du coeur (je vous renvoie aux deux critiques que j’ai écrites : article 1 et article 2)… Ça laisse sans voix… Même les milieux dits « catholiques », censés représenter l’Église, baissent leur pantalon (ou font comme Koz Toujours: défendent l’Union Civile). Est-ce que les cathos mesurent ce qui est en train de se passer dans l’Église ?

One-man-show de Pierre Fatus : Éloge du chaos

Capture d'écran 2015-10-17 21.00.20
 

Je ressors de voir le one-man-show L’Arme de fraternité massive ! du clown agressif Pierre Fatus. Un concentré d’antifascisme moralisant à la Sofia Aram : inquiétant. Nous nous retrouvons pourtant face à un pur produit du futur Gouvernement Mondial, prônant un totalitarisme humaniste déraciné : « Fatus est black, blanc, bi, beur, coco, catho, chinois de gauche mais athée tendance rom de droite, avec un côté musulman laïc, un peu juif gay mais toujours humain. » (Résumé dans le tract)… Et là encore, le public, au lieu d’y voir une soumission, une dispersion ou une agression, se persuade massivement d’avoir goûté à une vraie transgression révolutionnaire. La bonne intention humaniste et amoureuse se transforme sous nos yeux en matraque et en terrorisme idéologique manichéen relativiste et sentimentaliste. Au secours : y a-t-il des gens sensés dans la salle ?

 

On retrouve cette idée du projet civilisationnel de la fondation/pacification par le chaos (mot d’ordre du Gouvernement Mondial, dont la devise franc-maçonne est Ordo ab chao : « L’ordre par le chaos ») dans énormément de spectacles et de one-man-show déprimés et agressifs de nos artistes bobos actuels, de nos anars libertins gauchistes. Les 4 rocs qui fondent l’Humain – la différence des sexes, la différence des générations, la différence des espaces, la différence Créateur/créatures -, qui séparent pour mieux incarner l’Homme et le mettre en relation avec les autres, sont envisagés comme des abstractions, des dangers, des fondamentalismes « frustrés et frustrants », des communautarismes à neutraliser. Plus de frontières, plus de croyances, plus de sexes, plus de différences, plus de générations, plus de distinction de couleurs de peau, plus de politique, plus de nations, plus de familles, plus de couples, plus de riches et plus de pauvres, plus de religions ! Tout ça viré ! C’est l’idéologie de l’Humanisme intégral qui veut s’imposer à tous. C’est le chaos qui va devenir l’amour et le vrai. Pendant tout le spectacle de Pierre Fatus, le comédien déblatère sa haine de la France. Eh bien mes petits amis, le monde est de plus en plus prêt à recevoir à bras ouverts le Nouvel Ordre Mondial !
 
 
 
N.B. : Retrouvez-vous prochainement les codes homosexuels de ce spectacle répertoriés dans mon Dictionnaire des Codes homosexuels !

L’humilité, l’opium spirituel bon marché

 

Méfiez-vous de ceux qui parlent beaucoup d’humilité. Parce que l’humilité s’est toujours vécue plus qu’elle ne s’est dite (c’est d’ailleurs sa marque de fabrique !). Et parce que celui qui ne parle que d’elle, en général, est peu humble, et se sert du mot pour cacher sa propre lâcheté, sa peur, sa tiédeur, son arrivisme, son aveuglement, son manque de courage pour la Vérité, une censure qu’il veut faire peser sur les « trop bavards » qui le dérangent, son opium spirituel de « l’humilité » justement. Je reprendrai volontiers les mots de conclusion du père Billy Stangby dans le roman Le Père Elijah (1996) de Jonathan O’Brien, quand il entend dire par son pote Elijah que le président (c’est-à-dire l’Antéchrist) « dans ses discours sur la spiritualité, fait souvent référence à l’humilité comme l’une des grandes vertus » (p. 151) et qu’« il se dégage de lui une sorte unique d’humilité qui l’a impressionnée » : « Je suis toujours mal à l’aise avec les grands hommes qui parlent trop d’humilité. »

La « bonne » planque de la Famille, du Mariage et de la Différence des sexes

 

Je reçois à l’instant ce mail condescendant (d’un journaliste ?) – qui en gros me demande, à propos du Synode, de la fermer – parce que je me centrerais égocentriquement sur « mes » petits sujets « annexes » pour faire parler de moi et créer du scandale. La « fixette ». On se croirait revenu au bon vieux temps de la Manif Pour Tous quand les débats s’étaient crispés sur la Famille et l’Enfant (#horreurmalheur) pour ne pas aborder les vrais problèmes (identité, génitalité, affectivité, foi, sens existentiel/sacré du célibat…).
 

Slt,

t’as l’air d’en vouloir pas mal à ton église, et de reprocher au synode de ne pas traiter TES sujets… bref, tu fais comme plein de journalistes.

Petit rappel: le thème du synode, c’est « La mission de la famille dans le monde contemporain »…

Donc, pas le problème de la communion pour des divorcés remariés, ni l’homosexualité.

Porte toi bien 🙂
 

Alors, que répondre à ça ? (car ce monsieur ne doit visiblement pas être le seul à penser ce qu’il « pense »)
 

1) J’aime l’Église-Institution plus que tout au monde. C’est justement pour cela que je préviens du péril fort qui La menace (péril que je ne souhaite absolument pas et que je n’alimente pas, mais que je vois) et qui risque d’arriver si c’est la soupe sur la famille qui est resservie à tout le monde (« sacralité de la sponsalité du couple femme-homme dans le mariage », « sacralité de la Sainte Famille à l’image de toutes les familles humaines », « nécessité des bonnes prépas mariage », etc.). Botter en touche sur des thématiques cruciales comme le célibat consacré, l’hétérosexualité ou l’homosexualité, alors que ce sont les alibis majeurs (y compris dans la Curie) pour attaquer la famille, c’est tout simplement suicidaire. Et en général, l’enlisement du Synode sur sa thématique officielle (« la Famille » avec un F majuscule) aboutit systématiquement – il suffit d’ouvrir les yeux – au même faux débat entre Occident et Orient, entre progrès et modernité, et à la même conclusion crispée « l’Église n’a pas à changer et à se prostituer à l’esprit du monde ». Super… On avance vachement…
 

2) L’hétérosexualité, l’homosexualité et le célibat ne sont pas « mes » thématiques, mais les mots qui reviennent en premier en coulisses concernant l’Église et la famille (même quand il s’agit d’avortement, de contraception, de clonage, de Troisième Guerre mondiale et d’immigration. Le Gender est à peine prononcé). Il suffit de sortir de chez soi et d’écouter les gens réels!
 

3) Merci. Je sais lire. Je me tue à dire qu’entre l’écriteau officiel indiquant « Synode sur la famille » et la réalité, il y a un monde (et un monde réel, qui ne fera pas de cadeau). La famille n’est pas un paravent ni un cache-misère.

J’ai envie de dire aux pères synodaux : la famille n’est pas un paravent

 

« C’est incroyable comme peu de gens, je veux dire même des personnes religieuses, croient que le bonheur du célibat est possible, dit Billy. » (dans le roman le Père Elijah d’O’Brien, p. 42)
 
 
 

À l’instant, une amie me demande sur Facebook ce que je pense de cet article de Mgr de Germay. Une désinvolture – qui ne me ressemble pas – a failli ne pas me faire réagir.
 

Comme je l’ai dit, cet évêque (et le Synode en général) a apparemment juste sur la copie, mais en réalité se plante d’angle. Il se planque derrière la famille (ou « l’Espérance », l’optimisme et la « prière », à la Charles Vaugirard ou à la Koz Moujours) : or, ce n’est pas un Synode sur la famille, mais sur le célibat continent consacré (y compris dans le cas des divorcés remariés). On lit dans les propos de cet évêque que le Synode, par sécurité, va proposer un surplace peu satisfaisant. Les propos lénifiants de Tony Anatrella (uniquement centrés sur la sacralité du mariage femme-homme, et sur la mise en garde contre le danger moderniste du relativisme) ne font que le confirmer. Et Mgr de Germay sent à juste titre que ça risque de se finir en eau de boudin. Notamment concernant l’homosexualité. J’insiste : la confiance en l’Esprit Saint ne rend certainement pas aveugle. Et la famille n’a pas à devenir un paravent discursif ni une bonne planque. le mariage non plus. Une des taches d’Adam, c’est de nommer le mal caché (et non pas les maux courants, évidents et idéologisés !). C’est mortel de dénoncer l’hétérosexualité et surtout de la définir clairement, c’est-à-dire clairement comme le diable ? Moi, j’ai testé pour vous. Et je suis toujours en vie.

Officiel : Radio Notre-Dame n’est plus catholique

 

Réécoutez cette émission « En quête de sens » (sur l’homosexualité), diffusée il y a deux jours et animée par Léo Potier (mais les émissions de Louis Daufresnes traduisent la même corruption idéologique), et vous comprendrez pourquoi je vous dis que Radio Notre-Dame a cessé depuis longtemps d’être catholique. Nullité, censure et bons sentiments sont à l’honneur.
 
 
 

Je vous renvoie à l’autre émission de Radio Notre-Dame L’Oeil du Prince de Christophe Mory, qui part en vrille totale, en encensant la pièce Les Voeux du coeur, et à ces deux critiques que j’ai écrites (article 1 et article 2). Ça laisse sans voix

Elle était la seule

 

Elle était la seule qui savait véritablement me prendre, dompter la bête, accueillir l’animal blessé ou farouche que je suis, le faire sortir de la honte, lui faire « un peu » baisser les armes. Beaucoup de gens me consolent. Mais pas comme elle.

« Les Vœux du Cœur » de Bill C. Davis, une vraie pièce de Synode

 

Une vraie pièce de Synode…
 
voeux
 

Dans Les Vœux du Cœur (2015) de Bill C. Davis, le père Raymond, pourtant catholique, est en faveur de l’ordination des femmes. Et son « couple homo » (Bryan et Tom) de paroissiens cherche à le faire fléchir pour qu’il les marie… ce qu’il finira par faire : « C’est l’Amour de Dieu qui est là entre deux êtres qui s’aiment. ». Les héros homosexuels de cette pièce essaient de faire « évoluer » l’Église et d’avoir le beurre et l’argent du beurre : « Il s’agit d’une transition nécessaire. » ; « J’aime l’Église et je suis amoureux de Bryan. » (Tom) ; « On ne peut pas rajouter quelque chose à l’obéissance ? » (Tom ne parlant pas d’annuler l’obéissance à l’Église) ; etc. Ils sont même présentés/se présentent comme des croyants plus authentiques que les croyants traditionnels : « Bryan est le meilleur catholique que j’aie jamais rencontré ! » (Irène, la sœur gay friendly de Bryan, s’adressant au père Raymond) ; « J’avais tout organisé : l’avenir de l’Église. » (Bryan se prenant pour le pape) ; « Comme vous savez, on est tous les deux très croyants. On va à la messe tous les dimanches. On est des catholiques à la carte… » ; etc. Ils voient le coït homosexuel comme une célébration tout aussi catholique que les sacrements : « Pour Bryan, faire l’amour, c’est le huitième sacrement. » (Tom parlant de son amant « catho » avec qui il couche) ; « Je pense que faire l’amour c’est le huitième sacrement. » (Tom s’adressant au père Raymond) ; etc. À la fin, quand Tom met sa foi au second plan par rapport à l’acte homo, il fait son mea culpa auprès de Bryan : « Tu me pardonnes d’avoir cru en l’Église plus qu’en toi ? »
 

Toujours dans cette pièce, la chasteté est tournée en dérision par les héros homosexuels. Et même le prêtre « catholique » n’ose pas proposer le célibat continent à son « couple » de paroissiens gays, mais plutôt le compromis bancal de la « maisonnée conjugale chaste », de la « vie commune ». Toute la pièce met au pilori le célibat, et notamment le célibat sacerdotal : « C’est comment, d’être tout seul ?!? » (Tom interrogeant le père Raymond) ; « Mon père, personne ne comprend pourquoi il faut que les prêtres fassent ce vœu. » (idem) ; « Dites-moi ce que ça fait de dormir seul !! » (Bryan torturant psychologiquement le père Raymond) ; « Tu vas écouter un gars qui est assez con pour vivre en chasteté toute sa vie ? » (Irène, la sœur de Bryan, s’adressant à Tom par rapport au prêtre) ; « Voilà une manière courageuse d’assumer ses sentiments. Tous les deux, vous faites la paire ! » (idem) ; etc. Et le père Raymond est porté responsable de la rupture temporaire entre Bryan et Tom quand il les appelle à la « chasteté ». Les deux amants, au départ séduits par le discours spirituel de leur curé, se retournent contre lui : « En quoi la solitude est une chose sainte ? Moi, je me sens seul. Comment on fait pour que ça s’arrête ?? » (Bryan s’adressant au père) ; « C’est ça, la Clé du Royaume ? : mortifier le corps pour que notre âme s’élève ?!? » (Tom au père).
 

Concrètement, l’aide progressiste proposée à l’Église est en réalité une attaque. Tom et Bryan, le couple homo « catho », s’en prennent à leur curé pour le forcer à les marier. La sœur de Bryan y va plus franco : « Nique l’Église ! » Bryan refuse de parler à sa mère bigote qui met des cierges à l’église pour qu’il cesse d’être homo. C’est l’Église-Institution qui est mise au pilori : « Il faut que le père Raymond soit attaqué de tous les côtés ! » (Irène, la sœur gay friendly de Bryan) Tous les croyants pratiquants de la pièce sont présentés comme des doux rêveurs, des bébés, des gens frustrés et tétanisés par le corps, le sexe : « C’est l’Église qui vit dans un rêve. » (Irène s’adressant au père Raymond) Et le père Raymond est porté responsable de la rupture entre Bryan et Tom quand il les appelle à la « chasteté ». En revanche, la désobéissance à l’Église est montrée comme une sainteté : « Obéir, on va peut-être pas le garder, ce mot-là… » (Tom s’adressant à son amant Bryan)
 

Je vous renvoie également à l’article suivant et à ma critique de la politique de Radio Notre-Dame.