Archives de catégorie : Je l’ai dit

Les personnes homos ne se rendent pas compte qu’elles détestent les enfants

Quand je vous dis que les personnes homosexuelles ne se rendent pas compte qu’elles détestent les enfants, je ne vous mens absolument pas. Plus une œuvre de fiction homosexuelle se donne pour tache de justifier l’injustifiable, c’est-à-dire de prouver que le désir homosexuel acté respecte vraiment les enfants et que les « familles homoparentales » sont des structures aussi bien que la famille traditionnelle et aimante formée d’une femme et d’un homme, plus elle (et son auteur) donne inconsciemment les preuves du contraire.
 
Louise 1
 

C’est tout à fait le cas du roman pro-PMA (Procréation Médicalement Assistée) The Girl On The Stairs (La Fille dans l’escalier, 2012) de Louise Welsh, censé nous démontrer que la narratrice lesbienne enceinte, Jane, secondée de sa compagne Petra, aiment déjà « leur » enfant et qu’elles ont un projet noble, respectueux et « éthique ». Au départ, le lecteur y croit, puisque les deux femmes en couple chantent les louanges de leur bébé, en le surnommant « notre petit génie » (p. 16) : « Il pourrait bien avoir deux têtes, Petra et moi, on l’aimera quand même. » (Jane, p. 114) Elles ont l’hypocrisie de nous faire croire que même si à travers la PMA elles ont concrètement rayé de la généalogie de leur enfant son père, elles ont fait un acte merveilleux en n’étant pas trop regardantes sur l’identité physiologique du donneur de sperme : « De toute façon, je n’aimais pas l’idée de choisir un donneur en fonction de ses attributs. Un enfant est un enfant, pas un meuble de créateur. » (Jane, p. 113) Et l’auteure du roman, Louise Welsh, parachève l’utopie en terminant son récit par une happy end et une arrivée au monde réussie du bébé.
 

Mais dans les faits et les paroles, il en est tout autrement. On découvre que l’enfant est considéré comme un objet qui pourrait être volé, qu’il est considéré comme un dû, une possession : « Je n’arrive pas à croire que tu te serves déjà de notre enfant comme d’une arme. » (Petra s’adressant à Jane, p. 69) ; « Je ne sais pas ce que j’aurais fait sans la technologie. J’aurais volé un bébé dans un landau, peut-être. » (Jane, p. 114) ; « À sa naissance, il deviendrait une personne, quelqu’un que Jane n’aimerait peut-être pas, mais pour le moment il était tout à elle. » (Jane, p. 193) ; etc. C’est l’autorité parentale des vrais parents biologiques, et non l’enfant en lui-même, que les héroïnes lesbiennes cherchent en réalité à acquérir : pendant toute l’intrigue, Jane tente en effet de retirer à son voisin d’immeuble le Docteur Mann la garde de la fille de ce dernier, Anna, adolescente de 13 ans, parce qu’elle l’estime maltraitée de lui, même si Petra essaie de faire entendre raison à sa compagne : « Petra avait raison. Anna relevait de la responsabilité d’Alban Mann, et cet enfant-ci était le sien. » (Jane, p. 100)
 

Au fond, ce roman est un concentré de pédophobie. Tout le monde s’y met, spécialement les « mamans » lesbiennes. Par exemple, Jane parle super mal à son bébé : « Calmos, fiche-moi la paix. » (p. 17) ; « Petit troll, petit gobelin. » (p. 156) ; « Elle se souciait de son petit monstre. » (p. 196) ; etc. On la sent au bord de l’avortement : « Jane comprenait ces mères adolescentes qui dissimulaient leur grossesse, espérant disparaître et emporter cette disgrâce avec elles. Il lui semblait impossible que l’enfant parvienne un jour à se frayer un chemin vers la liberté et qu’elle voie le visage de la créature qui s’était tapie en elle pendant tous ces mois. Des traits difformes de gobelin s’imposèrent à son esprit. » (p. 42) ; « Comment avait-elle seulement pu envisager d’avoir un enfant ? » (p. 229) ; etc. À un moment, elle se prend un jet de pierres par un garnement avec un lance-pierres, habitant près de son immeuble… mais le plus surprenant, c’est qu’elle l’insulte comme s’il s’agissait d’un adulte : « Salaud, salaud, salaud. » (p. 27) Elle déteste aussi les jeunes : « Les adolescents étaient une plaie. » (p. 43)
 

Les autres personnages ne sont pas plus tendres avec les enfants que la future maman : « Carsten ? Je l’aurais étouffé. C’est facile d’étouffer un bébé. Tout le monde ressent ça, c’est normal. L’important, c’est de ne pas le faire. » (Ute, la femme hétérosexuelle parlant de son fils, p. 33) ; « Tu te souviens de Greta, elle aimait boire et danser, et s’amuser ? Les bébés vous empêchent de faire tout ça. » (Karl Becker s’adressant à sa femme Heike, p. 64) ; « J’aime boire et faire de la voile plus que j’aime l’idée d’avoir un enfant. » (Jurgen, le héros gay, p. 113) ; « Espérons que ta compagne Petra a bien choisi le donneur et que ça ne sera pas un petit monstre. » ( idem, p. 114) ; etc.
 

Louise Welsh

Louise Welsh


 

Je mets ma main à couper que Louise Welsh, l’auteure de ce livre, n’a même pas mesuré qu’en défendant « l’homoparentalité », elle la désignait comme inhumaine et monstrueuse. Car dans les faits, elle l’est.
 
 

Je vous renvoie au code « Petits Morveux » de mon Dictionnaire des Codes homosexuels pour avoir la complète.

Arrête de ne parler que de ça

 

Critique de certains de mes contacts sur les réseaux sociaux : je ne parlerais pas d’autres sujets que l’homosexualité, je m’y enfermerais, je la justifierais presque, je rentrerais dans le travers que je dénonce en ne voyant le Réel qu’à travers le prisme de l’homosexualité. Ils n’ont rien compris.
 

Si ça ne les intéresse pas, je n’oblige personne à lire mes articles. Et si c’est le dénominateur commun (= l’homosexualité) à plein de sujets super variés (je passe de la sirène au coiffeur) qui les gêne, c’est leur problème et pas le mien, et c’est qu’ils ne voient pas l’universalité de ma manière de traiter du sujet. Heureusement, j’ai aussi beaucoup d’amis qui perçoivent toutes les ouvertures de mon travail. C’est pour eux que je publie mes codes. Les autres, passez votre chemin. Il y a une manière très fermée de parler d’homosexualité, et une autre très universelle et variée. Tout le monde ne le voit pas (surtout ceux qui se fixent sur le mot « homosexualité », et le traitement général social très obtus de ce dernier), mais ça n’empêche que même moi, je vois cette ouverture puisque je n’arrête pas de redécouvrir mon Dictionnaire à travers toutes les nouvelles rencontres, toutes les nouvelles oeuvres que je lis.
 

De plus en plus depuis le « mariage pour tous », je constate chez beaucoup de cathos militants un agacement croissant à l’égard du mot « homosexualité » – comme si on en avait trop parlé et trop entendu parler (grosse blague) – et aussi une forme d’homophobie – ce mot les fera ricaner – qui m’inquiète. Je me répète. S’ils trouvent que le sujet de l’homosexualité et de l’homophobie est saoulant et minoritaire, qu’ils ne me lisent pas, qu’ils ne me parlent plus – car moi, j’aime parler de ça. Et je trouve que c’est un sujet crucial pour reconnaître les souffrances de notre temps. Ils ne comprennent pas que l’homosexualité n’est pas un sujet fermé, et qu’avec moi, c’est tellement relié à Dieu et à tous les autres sujets de la terre que non, même si on en parle un jour autour d’un verre, on ne parlera pas d’autre chose. On dirait qu’ils ne voient que le sujet, le mot, et pas les personnes derrière, le monde derrière, Dieu. Ils imaginent en connaître les rouages, mais ils ne sont pas dans la relation. Pas étonnant que ça les saoule et les dégoûte. Ils n’ont pas compris le sujet, et surtout son statut de prétexte dans mon cas.

Le Synode : explosif ? Ben oui. Et heureusement !

 
papa
 

Je ne vois pas du tout pourquoi certains catholiques s’inquiètent au sujet du Synode qui se tient actuellement au Vatican. Seuls ceux qui ne croient pas vraiment en l’Esprit Saint ont peur. Mais les vrais croyants, eux, ne sont pas sans ignorer que l’Esprit Saint sait exactement ce qu’Il fait. Notamment par rapport à la problématique de l’homosexualité.

 

Accueillir les personnes homosexuelles

 

50. Les personnes homosexuelles ont des dons et des qualités à offrir à la communauté chrétienne: sommes-nous en mesure d’accueillir ces personnes en leur garantissant un espace de fraternité dans nos communautés? Souvent elles souhaitent rencontrer une Église qui soit une maison accueillante. Nos communautés peuvent-elles l’être en acceptant et en évaluant leur orientation sexuelle, sans compromettre la doctrine catholique sur la famille et le mariage?

51. La question homosexuelle nous appelle à une réflexion sérieuse sur comment élaborer des chemins réalistes de croissance affective et de maturité humaine et évangélique en intégrant la dimension sexuelle: elle se présente donc comme un défi éducatif important. L’Église affirme, par ailleurs, que les unions entre des personnes du même sexe ne peuvent pas être assimilées au mariage entre un homme et une femme. Il n’est même pas acceptable que l’on veuille exercer des pressions sur l’attitude des pasteurs, ou que des organismes internationaux soumettent les aides financières à la condition d’introduire des lois s’inspirant de l’idéologie du gender.

52. Sans nier les problématiques morales liées aux unions homosexuelles, on prend acte qu’il existe des cas où le soutien réciproque jusqu’au sacrifice constitue une aide précieuse pour la vie des partenaires. De plus, l’Église prête une attention spéciales aux enfants qui vivent avec des couples du même sexe, en insistant que les exigences et les droits des petits doivent toujours être au premier rang.
 

Les 3 points que la Curie a rédigés, même s’ils manquent de précision (dire « C’est important », « c’est un défi », c’est un peu court ^^ : c’est le mot « sacrifice » qui doit trouver explicitement la forme de la continence et de l’amitié désintéressée), rappellent les principales orientations de l’Église à propos de la question homosexuelle, ne justifient aucunement une identité ni un amour homos ou hétéros (et ça, c’est vraiment l’essentiel, le pas qu’il ne fallait pas franchir). Ils ont le mérite de souligner les enjeux d’aujourd’hui que sont l’idéologie du Gender, le « mariage pour tous », et beaucoup plus positivement l’enjeu de SAINTETÉ concernant les personnes durablement homosexuelles (cf. le « défi », « aide précieuse », « exigences », « élaborer », « important », etc.). Rien de bien nouveau sous le soleil, me direz-vous, et pourtant déjà une grande nouveauté : un ton positif, joyeux, stimulant, musclé, moins chagrin et moins misérabiliste et doloriste que dans le Catéchisme. Quelque chose me dit que le Pape et ses Cardinaux ont vraiment compris la valeur ajoutée non pas de l’homosexualité en elle-même mais des personnes homosexuelles continentes dans l’Église. Et ça, mais alors quelle JOIE ! JackPot ! LÀ, on est vraiment dans l’application de ce qu’a dit Jésus à travers saint Paul : « Ce mystère n’avait pas été communiqué aux hommes des temps passés, comme il vient d’être révélé maintenant à ses saints apôtres et prophètes dans l’Esprit : les païens sont admis au même héritage, membres du même corps, bénéficiaires de la même promesse, dans le Christ Jésus, par le moyen de l’Évangile » (Ep. 3, 5-6).

 

Et pour finir de vous rassurer, j’ai la chance de faire partie (Tugdual Derville aussi) du documentaire réalisé par une équipe de 7 pères de famille catholiques nord-américains, dressant le portrait de 5 familles à travers les 5 continents, documentaire que le Pape verra. J’ai été consulté pour la question de l’homosexualité. Donc à mon avis, l’Église, sur le sujet des unions homos, n’est pas prête de s’aligner sur la pensée du monde, et n’est pas non plus prête de stagner en eaux troubles. Alors réjouissons-nous de ce Synode au lieu de passer à côté de la Fête qu’il est vraiment !
 
 

Voir l’article adjoint.
 

La Messe des Cinglés

De retour de la messe de la dernière chance, celle de 22h à la Basilique du Sacré-Cœur à Montmartre, la dernière de Paris. Ça fait plusieurs fois de suite que je m’y rends, et j’y trouve souvent une grande force… et aussi une bonne occasion de rire, parce qu’on y voit un condensé de toute l’humanité de l’Église universelle dans tout ce qu’Elle a de beau et de misérable. C’est la Messe des Cinglés. Et j’avoue que j’aime bien : entre le mec du premier rang qui parle tout haut en devançant tout ce que prononce le prêtre, la grosse mama antillaise toujours assise à la même place et généralement super méchante avec son entourage, le type qui à la fin de la messe recule en marche arrière sur l’allée centrale tout en veillant à rester les yeux fixés sur le chœur et l’Eucharistie exposée … c’est un peu la Maison des fous ! Ce soir, il y a encore eu quelques rebondissements : un monsieur qui, au moment de la première lecture, a essayé de piquer la place du lecteur en s’avançant précipitamment (sa course a été stoppée in extremis par une paroissienne) ; puis, juste après la quête, une femme-flic qui est venue avec un autre homme embarquer une dame qui était sagement en train de prier. Enfin, un prêtre russe ou polonais (très joviale, en tout cas) célébrait la messe avec entrain. Et j’ai souri car il a fait une référence très précise à mon moment de prière (précédant la messe) devant la statue de saint Antoine de Padoue avec l’Enfant Jésus, puisqu’il a basé toute son homélie sur le fait que chaque être humain était une petite bougie. Et face à saint Antoine, à sa statue, et à la vingtaine de petites lumignons se trouvant à ses pieds, je m’étais fait exactement la même réflexion : que nous les Hommes nous étions tous des bougies qui brillaient au pied de Dieu, qui avaient un peu de la luminosité insondable du Soleil, et que Jésus, pour se rendre accessible à ceux qui ne veulent/peuvent pas sortir de leur caverne pour profiter de sa grande lumière solaire, avait, pour respecter notre liberté et nous rejoindre dans nos obscurités, consenti (Lui, le Soleil, pourtant) à devenir petite bougie avec nous. Et cette découverte nous a fait rire Jésus, Saint Antoine et moi. (Oui, je sais, moi aussi, je suis un des frappa-dingues de la Messe des Cinglés…^^)

L’intolérance des « tolérants »

C’est marrant. Depuis 2011 et le « mariage pour tous », tous mes amis qui se présentaient comme « tolérants » et « ouverts » sont précisément ceux qui ont fait le preuve de la plus grande intolérance et de la plus radicale fermeture d’esprit à l’égard de mes différences d’opinion (cherchez l’erreur…), et qui ont coupé les ponts, estimant que « j’avais changé » et que je m’étais « radicalisé » sous prétexte que je ne pensais pas comme eux voulaient que je pense. Renouvellement quasi complet de mes cercles amicaux. L’intolérance de la tolérance. La fermeture de l’« ouverture » figée en poncif. L’hypocrisie de la notion de « respect » qui n’est qu’une variante de l’indifférence individualiste, du « chacun pour soi/chacun pense ce qu’il veut ».

Africa

En me rendant en Côte d’Ivoire (mais c’est vrai aussi pour n’importe quel autre pays du Globe), j’ai perçu très vite que la soif de redécouvrir le sens profond et beau de la différence des sexes et de l’Église catholique à travers l’explication du désir sexuel qui les rejette toutes les deux – à savoir le désir homosexuel – est immense. C’est même une véritable bombe d’amour, une plaie ouverte qui crie ! L’homosexualité n’est pas du tout un sujet annexe, ni une pratique proprement occidentale, ni un fait étranger à la réalité africaine, puisqu’elle est le meilleur alibi mondial actuel (déguisé en « identité banale et éternelle », en « amour banal et merveilleux » et en « solidarité banale et merveilleuse ») pour imposer une expulsion/banalisation généralisée de la différence des sexes, différence qui fonde tout être humain et qui, si elle est accueillie, fonde également tout amour humain, que ce soit dans le mariage femme-homme aimant ou dans le célibat consacré. Alors j’ai besoin de l’Afrique, et l’Afrique a besoin de moi, en tant qu’homme et Enfant de Dieu (… et un peu en tant que personne homosexuelle).

Rendre triste avant de chercher à rendre méchant et à détruire

 

La technique de destruction du diable ne passe pas directement par le mépris affiché de la personne qu’il veut anéantir. Elle se pare souvent de compassion, de bonnes intentions, d’« empathie », de « solidarité ». En effet, le diable a d’abord pitié de la tristesse et de la méchanceté qu’il crée et impute gratuitement à cette personne (qui dans la réalité est très joyeuse… et c’est cette joie inaltérable qui fout le diable en rogne, d’ailleurs : jalousie jalousie), avant de lui attribuer sa propre méchanceté et folie.
 

J’ai remarqué ce passage intermédiaire de la calomnie infondée par la case « tristesse et plainte » particulièrement sur Twitter : les gens qui ne me connaissent pas et qui veulent décrédibiliser mon témoignage, m’inventent un passé sordide, un isolement qu’ils cultivent, une tristesse qui les chagrine tout seuls, une haine de moi-même qui n’est en réalité que la projection de leur propre haine à mon encontre : ils se croient bons de me plaindre, de me vouloir absolument triste et sans joie. Le contraire de ce que je suis dans la vie.
 

On se fend la gueule au séminaire

On se fend la gueule au séminaire

 

Et tout récemment, en regardant la série Ainsi soient-ils sur ARTE, j’ai à nouveau pu constater le même phénomène d’affaiblissement par la compassion doloriste (« Mon pauvre, tu souffres » = « Mon pauvre, je veux que tu souffres ») : les réalisateurs bobos de cette série pleurnicharde, au lieu de casser frontalement une Église qu’ils ne connaissent pas ou mal, L’affaiblissent en se donnant le beau rôle de La rendre morose, en simulant de pleurer avec Elle d’une tristesse et d’épreuves qu’ils sont en réalité les seuls à créer.

De bouddhiste à catholique en 10 minutes

 

Superbe interview cet après-midi avec un jeune chercheur français qui m’a interrogé pendant des heures sur le « mariage pour tous ». À la fin de notre long entretien, en 10 minutes, nous avons tous les deux réussi à flinguer sa propre pratique spirituelle du bouddhisme à lui (je lui disais en rigolant : « Oh ben nan, tu peux pas partir là-dedans, c’est trop bête ! ») en tombant d’accord sur le fait que le bouddhisme n’était pas vraiment aimant car il favorisait le mouvement (« humaniste », certes, mais égocentré en réalité) du Moi vers les autres, alors que le catholicisme, c’est vraiment le mouvement des autres vers Moi qui prime (le fameux « TAM » de Jean-Luc Cabes : « Toi Avant Moi ! ».). Jésus qui se fait serviteur et qui reçoit de toi. Voilà. C’est (presque) plié. #NextForConversion

La demande d’abrogation du « mariage pour tous » : la nouvelle mode LMPT ; l’hypocrisie triomphante

Non. Vous ne rêvez pas. Depuis 3 jours, les leaders de la Manif Pour Tous n’ont que le mot « abrogation de la loi Taubira » et « mariage » en bouche. Alors qu’avant, il ne fallait pas/plus leur en parler. Ils retournent leur veste, jouent les girouettes, et pour que leur amateurisme arrogant ne se voie pas, ils se félicitent entre eux de leur récent « courage » en regardant leurs selfies de manif et en faisant bruyamment la leçon à tout le monde sur les réseaux sociaux à propos de ladite « abrogation ».
 

Ça ressemble à un lendemain de cuite (… mais au Champomy).
 

Car juste après cette Manif du 5 octobre, entendre LMPT se féliciter de demander l’abrogation du « mariage pour tous » (alors que celle-ci ne figurait même pas sur leurs panneaux officiels – qui n’indiquaient que GPA/PMA/Gender – et qu’il y a encore 3 semaines ils vous regardaient comme un dangereux nazi si vous en parliez), c’est juste estomaquant. Entendre les Veilleurs parisiens ou Sens commun faire la leçon aux politiques sur la nécessité de ne pas balayer la loi du « mariage pour tous » (alors que, pas plus loin qu’à la Veillée de la Concorde du 30 août de l’année dernière, consacrée à la « Mémoire » – ironie du sort – , ils avaient déjà zappé le mariage, et plus personne ne parlait de la loi Taubira et du « mariage pour tous », en estimant qu’il fallait passer à autre chose, et que la priorité c’était le Gender et la GPA), c’est juste risible et révoltant. Voir maintenant que la plupart des membres de LMPT se gargarisent du courage qu’ils auraient à évoquer ouvertement l’abrogation du « mariage pour tous » (alors que cette demande est caduque, totalement absurde, se fige en slogan ou en vœu pieux, si elle ne s’accompagne pas obligatoirement d’une part de la demande d’abrogation du PaCS, et d’autre part du traitement du sujet de l’homosexualité), là, on touche le fond du ridicule. C’est un peu les loosers qui jouent aux vainqueurs et qui continuent leur marche aveugle en dépit du bon sens et de la conscience de leur homophobie (involontaire ?).
 

Alors bien sûr, je ne changerai pas de camp, étant donné que l’homophobie de l’homosexualité identitariste et sentimentaliste LGBT, l’homophobie de la pratique homosexuelle, ainsi que l’homophobie de l’hétérosexualité « gay friendly » (Frigide Barjot et Anal +, si vous nous recevez…), sont beaucoup plus grandes… mais ce n’est pas l’envie qui me manque ! LGBT = homophobie carabinée ; LMPT = homophobie allégée. Comme je comprends le sentiment de malaise et l’impression d’homophobie ressentie par les nombreux indécis de la loi Taubira à l’égard de nos Manifs ! Je m’en excuse (tout comme je m’en excusais déjà en 2011) et vraiment je compatis. Pardon pour les cons de ma famille (que je dois aimer malgré tout). La Manif Pour Tous n’a pas encore trouvé son vrai sens. C’est la triste réalité. Pardon.