L’homophobie (que personne ne dénonce alors qu’elle est réelle) des responsables LMPT qui n’acceptent de faire s’exprimer à leur tribune que les personnes homosexuelles dont ils sont sûrs qu’elles ne parleront jamais d’homosexualité, qu’elles taperont sur le « lobby LGBT« , et qu’elles ne demanderont jamais l’abrogation du PaCS. Non, Ludovine, Albéric, même Tugdual: malgré vos bonnes intentions, vous n’aimez pas les personnes homosexuelles.
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La sexualité n’est pas aimée… même de beaucoup de militants LMPT
Misère de misère (et en plus, les gens retwittent et trouvent ça juste). La sexualité est vraiment mal-aimée et mal comprise. Elle n’a jamais été une affaire privée, ni hors-la-loi. Elle n’est ni réductible à la génitalité, ni une réalité uniquement intime et asociale. La sexualité, c’est la personne sexuée en connexion avec la vie, les lois humaines, les autres.
Les très rares personnes homosexuelles publiques de LMPT ne parlent jamais de l’homosexualité (dire « Je suis homo », ce n’est pas en parler : c’est l’afficher et la figer en slogan, en masque de censure). Elles posent des barbelés autour, défendent une conception individualiste de la sexualité, font preuve d’homophobie et aussi de sexophobie en réalité. Et pour muscler leur message inconsistant, elles feignent de se mettre en colère sur le podium officiel en tenant un discours hargneux anti-médias et anti-lobby LGBT (les deux fausses pieuvres qu’elles imitent en tous points).

Il vaudrait mieux qu’elles se taisent plutôt que de donner une telle image de l’homophobie intériorisée homosexuelle, et qu’elles réduisent le problème du « couple homosexuel acte » à la seule filiation/procréation/PMA/GPA. Toutes les personnes homosexuelles ne sont pas en couple, toutes ne sont pas en projet de mariage ni d’enfant. En revanche, toutes ont soif d’entendre parler de leur désir et des actes qu’il les enjoint à poser. Et ça, personne n’y répond ! Pas même les personnes directement concernées et qui s’érigent en porte-paroles par opportunisme.

Et la Manif Pour Tous trouve ça génial et pas homophobe d’essentialiser ainsi le désir homo en « espèce ». TOUT VA BIEN
L’homophobie est typiquement homosexuelle… ET donc typiquement hétérosexuelle
Je ne dirai pas qui (il se reconnaîtra), mais il y a ici des cathos qui ne manquent pas d’air.
À l’instant, sur un des murs Facebook d’un contact, j’explique à celui qui réinterprète mes écrits n’importe comment (il me fait dire que l’homophobie est exclusivement homosexuelle, en soutenant que les hétéros ne peuvent pas être homophobes : NON !) que l’homophobie est aussi typiquement hétérosexuelle, étant entendu que le véritable sens et la véritable origine de l’hétérosexualité EST homosexuelle et bisexuelle.
Rien de nouveau sous le soleil. Ça fait 10 ans que j’écris et défends la même chose : la lutte contre l’hétérosexualité et l’homosexualité en tant qu’étiquettes identitaires et pratiques amoureuses. Ça fait 10 ans que je répète la même chose, que je propose des slogans. Et y’en a un qui a le culot de me sortir : « t as qu’à faire des slogans, on te comprendra mieux. » J’ai envie de lui répondre : « T’as qu’à m’écouter et me lire, tu me comprendras mieux. » #gavant
Combien d’homophobie inconsciente dans les rangs « cathos » ! Et que la route est longue !
Padoue-Beach
Préparatifs de mes deux prochains voyages : le 23-25 octobre 2014 à Padoue (Italie) ; et le grand week-end des Jeunesses Franciscaines (50-70 jeunes au moins, de Bitche pour certains) les 8-9 novembre à Metz pour vraiment prendre l’homosexualité à bras le corps! (Je vous montre les slogans SNCF de mes billets de train, très axés « bienveillance »: vous savez, la dernière soupe bobo-catho-qui-déprime-solidaire-et-vert. Pardon mais j’ai ri).

Le relativisme
Le relativisme est un individualisme déguisé en respect.
Pas de témoignage sans analyse
Il me semble que la prise de parole publique sur l’homosexualité (un sujet aussi complexe et pluriel) ne peut pas reposer exclusivement sur un témoignage. Aussi émotionnel, délicat, touchant et christique soit-il. Ce témoignage doit être absolument accompagné d’une analyse qui permet d’ouvrir le propos à d’autres interprétations, ressentis, expériences que lui-même.
Sinon, à son insu, il enferme un discours dans un seul vécu, dans la sensiblerie, il impose une vie (un témoignage ne se contredit pas), il ne laisse pas libre de penser qu’autre chose peut être vécu. Je constate exactement le même phénomène enfermant quand, à propos de l’homosexualité, on a droit à l’extrême-inverse, c’est-à-dire à une lecture exclusivement analytique, froide et généraliste.
Pour laisser une grande liberté, tout en restant dans le vrai, je crois vraiment que le meilleur pour un discours sur l’homosexualité, c’est de proposer une vraie réflexion analytique, et de l’illustrer de temps en temps par des exemples relevant du témoignage de vie personnel ; mais que le témoignage de vie doit rester en arrière-plan et ne peut pas prévaloir à l’analyse. Pourquoi ? Pour la bonne et simple raison que, dans l’inconscient collectif, dans l’esprit de nos contemporains et dans notre monde actuel, l’homosexualité est un sujet trop complexe et encore trop mal connu pour qu’on puisse se permettre uniquement de dire : « J’ai changé. Il est possible d’être hétéro ; la solution, c’est ma vie ; la solution, c’est l’Église ; la solution, c’est Jésus ». À mon avis, ça peut être même catastrophique de donner la solution d’un problème sans passer par l’analyse des étapes du chemin qui permettent d’arriver au sommet. C’est aussi inutile et démotivant que de souffler la bonne réponse à un camarade lors d’un devoir de mathématiques sans lui donner la possibilité de prouver qu’il a compris le cheminement intérieur qui conduit à la solution. Je l’aide sans l’aider. Il a bon sans avoir bon.
L’Église sans Jésus
S’il n’y avait pas Jésus, ça fait longtemps que je me serais cassé de l’Église. Vraiment, je le dis avec le coeur ! Quand l’émotionnel n’est plus au service la Vérité, quand les commentateurs s’emballent sur des balades au piano antalgiques qui surjouent la sobriété, quand l’acte spirituel se fige en petits rituels cuculs et en formules apprises, je bous sur place. Oui, Jésus, sans toi, l’Église devient insupportable.
« T’as raison dans le fond mais pas dans la forme »
Ceux qui sont capables de me sortir dans la même phrase « T’as raison dans le fond mais pas dans la forme » versent dans la schizophrénie. Car si le fond est vraiment bon, ses moyens et sa manière le sont aussi (si les moyens ne concordent pas avec la bonté et la vérité du fond, on peut clairement douter de la soi-disant pureté de ce fond, en réalité…). Dans ces cas-là, qu’on ne me dise rien, ou qu’on me dise que j’ai faux aussi sur le fond… et là, pour le coup, on parle. Ces gens qui séparent fond et forme – pour en réalité ne pas nous écouter et ne pas assumer les conséquences concrètes que cette écoute impliquerait – sont les mêmes individus, tantôt lâches tantôt radicaux, capables de confondre but et moyens, et qui soutiendront que « la fin justifie les moyens », que « la Vérité n’a pas de forme », que « c’est le résultat qui compte », que « le problème de la Vérité, ce n’est pas qu’Elle existe mais c’est de La dire ». Unifiez-vous, s’il vous plaît avant de demander aux autres de le faire.
Slogan que je conseille pour la Manif du 5 octobre 2014
« ABROGATION DU MARIAGE HOMO. ABROGATION DU PACS. NON aux droits « des » homos et « des » hétéros ! RETOUR AUX DROITS DE L’HOMME! »
Prévisions météo pour la Manif Pour Tous du 5 octobre
Prévisions météo pour la Manif Pour Tous du 5 octobre 2014 : passages nuageux, averses éparses, voire petit risque d’orage à cause du frottement entre une masse nuageuse froide venue du front de gauche LGBT et du gouvernement socialiste – parlant principalement d’identité, d’amour, de mariage, de couples, d’homosexualité, d’hétérosexualité, de sexualité, d’homophobie, de solidarité (… et qui, je le rappelle, est contre le Gender, contre la PMA et la GPA, et pro-enfants, pro-familles… tout comme nous !) – et une vague qui simule d’être échaudée, et qui nous vient du sud-ouest de la France et de la région parisienne, qui en définitive se trouve être un courant d’air tiède (« Nous avons à la tête de la Manif Pour Tous des gens qui sont tièdes. » répète à deux reprises et à raison Farida Belghoul). Ce cumulonimbus rose, impressionnant quantitativement, est inconsistant au niveau des messages puisqu’il se calque exactement sur le discours de la masse d’air froid LGBT, excepté peut-être sur l’homosexualité qu’il se refuse encore et toujours d’aborder (encore que… au final, même le front gauchiste joue une identique censure homophobe à ce sujet). Les chefs de ce nuage rosé, et la majorité de leurs suiveurs, se bornent à s’enfermer verbalement et publiquement dans le trio PMA–GPA–Gender, par peur de s’adapter au langage de ses contemporains, d’aborder les questions essentielles de la sexualité, de l’identité, et à fuir sur le terrain des conséquences d’une sexualité et d’une identité pour le coup non-explicitées.
Pour dimanche, au niveau des températures, toujours pareil. Même distribution des cartes (or je rappelle, au cas où, que ce ne sont pas les cartes et encore moins les joueurs qu’il faut remettre en cause mais le principe de distribution et le distributeur) : d’un côté, amour et homosexualité (= les piques et les trèfles LGBT qui se font passer pour les coeurs et les carreaux) ; de l’autre, PMA/GPA/Gender (les coeurs et les carreaux LMPT qui se font passer pour des piques et des trèfles, afin de rester raccord et fair-play avec les joueurs d’en face). Et le mariage, entre les deux = zappé par tous ! Et le débat social sur l’homosexualité = zappé par tous aussi ! Tiens, la « Manif du mariage zappé par tous » serait un nom parfait pour la Manif du 5 octobre ! Car oui, c’est bien sur ce commun accord de l’oubli du mariage que s’harmonisent tacitement dimanche prochain les pro-droits-LGBT et les contre-droits-LGBT. C’est bien sur ce silence commun sur l’homosexualité et l’hétérosexualité que les frères ennemis se retrouvent et s’imitent. Ils jouent exactement le même jeu. Et les deux camps vont au final pâlir de leur gémellité, de leur complicité mutuelle, de leur hypocrisie et lâcheté communes, avant qu’une poignée de militants qui se regardaient en chiens de faïence pendant le défilé dominical ne se bouffent le nez entre eux. Mais cela restera des cas isolés, heureusement.
Normalement, le nuage des manifestants tout de rose vêtus, numériquement vainqueur, mais concrètement encore et toujours perdant (même s’il se rassure en se disant qu’il aura quand même « bien bataillé » et qu’il a passé un « bon moment ») se dissipera peu à peu en fin de soirée, en laissant place à quelques jolies éclaircies diffusées par les lucioles et autres bêtes veilleuses, rattrapant in extremis le ratage de l’après-midi où collectivement on s’est donné l’illusion de lutter encore et toujours contre le « mariage pour tous » uniquement du fait qu’on a parlé des « conséquences du mariage pour tous », qu’on a casé dans les discours de podium le mot « mariage » ou « Loi Taubira, on ne t’oublie pas! », et que certains se sont même risqués depuis deux semaines à parler clairement (mais pas de manière officielle ni sur les pancartes et les slogans publics : faut pas trop en demander non plus) de l’abrogation du « mariage pour tous ».
Oui : c’est déconcertant mais c’est pourtant vrai : LMPT, à cause de ses chefs et de leur manque de compréhension globale de l’Union civile et de l’homosexualité, ne s’est toujours pas (même depuis fin 2011) attaquée de front au « mariage homo » en lui-même. Elle s’est toujours rabattue sur les conséquences de celui-ci et sur l’enfant. Elle s’est toujours contentée de couper les excroissances sans chercher à couper la racine du problème. Elle s’auto-persuade encore aujourd’hui (schizophrénie, quand tu nous tiens…) d’avoir combattu et de continuer à combattre le « mariage pour tous », mais c’est faux. Combattre véritablement le « mariage pour tous » et le PaCS, ce n’est pas autre chose que combattre l’homosexualité et l’hétérosexualité.
LMPT restera donc en ce beau dimanche d’automne un nuage rose digne de sa couleur Bisounours : plein de bonnes intentions non-suivies des actes, plein d’implicites et de non-dits, une nébuleuse qui au fond a honte d’assumer clairement ce qu’elle défend et ce qu’elle pense. Au mieux elle fera pschitt, au pire elle fera des étincelles… car rien de pire qu’une foule qui ne sait pas pourquoi elle est là, qui ne s’assume pas, qui se fonde sur une exaspération, qui ne trouve pas ses mots pour s’exprimer efficacement, qui ne se reconnaît pas dans ses portes-paroles et ses messages, et qui se déçoit elle-même. Mais les étincelles ne seront pas bien méchantes, rassurez-vous (si étincelles il y a). Il n’y a seulement orage que quand un nuage froid rencontre un nuage chaud. Ça ne risque pas d’arriver avec un nuage tiède. Tout au plus on verra des averses intérieures. Et comme cela s’achève souvent dans ces cas-là, il y a fort à prévoir une nouvelle « victoire » de l’Arc-en-ciel LGBT.
Pour finir, certaines bonnes volontés (et elles sont nombreuses du côté LMPT : il faut bien distinguer les manifestants de ceux qui sont à la tête du mouvement), se rendant compte que je ne suis pas un météorologue de bazar dans mes prévisions pour le 5 octobre, se demandent : « Mais que faire pour enrayer ce mécanisme de la tiédeur ? ». Ils réclament à juste titre les vrais pères et les vrais mères qui incarnent (à leur insu d’humbles serviteurs) naturellement notre combat. Je leur répondrais : « À part Jésus, je ne vois pas trop. » Et pour ce qui est des chefs humains, de ceux qui me semblent les plus adaptés à notre combat (parce qu’ils allient Vérité et Charité comme ils peuvent), je ne vois que Béatrice Bourges, Tugdual Derville (quand il se sera réveillé), Axel Rokvam et moi-même. Quid de Farida Belghoul ? Personnellement, quand je l’écoute en interview, je la trouve très précise, souvent percutante et juste. Le problème, c’est que son discours se cantonne (comme quasiment pour tous les porte-paroles de notre mouvement sauf pour moi) aux conséquences de la loi Taubira. Farida est beaucoup moins précise et juste dès qu’elle se retrouve sur le terrain de la Loi Taubira en elle-même, donc sur les questions d’identité, de sexualité, d’homosexualité, d’amour, de foi… Et malgré les apparences, comme ses mots n’embrassent pas l’intégralité du problème, eh bien sur la durée, ils risquent fortement d’engendrer des fuites douloureuses et violences, des frustrations, des quiproquos, des incompréhensions et des haines – par exemple à l’encontre des personnes homosexuelles -, d’allumer des incendies et des révoltes plus qu’il ne les calme. C’est fortement incomplet et dangereux de ne se centrer que sur l’enfant pour lutter contre le Gender et la loi Taubira (or, c’est exactement ce que fait Farida). L’enfant n’est d’ailleurs pas taillé pour servir de bouclier humain dans ce genre de combats. C’est fortement incomplet et dangereux aussi de se fonder sur la foi en l’Islam (aussi humaniste se présente-t-elle dans la bouche de Farida). Donc en conclusion, je dis : Farida, ok pour le discours sur les conséquences de la Loi Taubira (discours qui devrait déjà être porté avec poigne par les chefs de LMPT, mais qui malheureusement ne l’est pas : Farida a donc le courage de faire le boulot qui n’est pas le sien à la base : chapeau). Même très ok. Mais méfiance à propos de son discours sur la Loi Taubira, qui est loin d’être au point.
En ultime conclusion, je vous donne ce conseil de slogan.


