Archives de catégorie : Je l’ai dit

« Homophobie » est en soi un mot homophobe

Homophobie est en lui-même un mot homophobe par le flou qu’il impose sur le mot « homosexualité » qu’il reprend à son compte (en préfixe) et qui condense désir-acte-personne. Il confond personne et acte, ou personne et désir. Et réduire une personne à sa tendance sexuelle, c’est très réducteur, inhumain et donc homophobe pour les personnes qui ressentent le désir homo, même si c’est dans le but « louable » de les victimiser.

L’homosexualité : le mot anesthésique et magique

Lors des soirées des Veilleurs, j’ai remarqué qu’il suffisait, pour transformer en agneaux tout un groupe de perturbateurs s’approchant initialement pour provoquer notre groupe, de prononcer au micro plusieurs fois dans la même phrase le mot « homosexualité » et de se présenter comme homo. C’est con et docile, hein, le troupeau des pro-mariage-pour-tous ? Homosexualité = foin et opium du Peuple

Le bloggueur catho

Question du jour : Faut-il nécessairement être un ours, pas sympa, imbu de sa personne, narcissique-mais-pas-trop, et sûr de sa « modération » ou « pondération », pour être un bloggueur catho (prêtres compris dans le lot) ? Faut-il se la jouer obligatoirement perso et prendre une posture de « premier de la classe » qui n’ouvre la bouche que pour critiquer négativement ou nuancer et briser des élans, pour surfer sur le web sur son yacht christique ? Je pose la question. Il y a peut-être une Charte et je ne suis pas au courant…

Je n’ai plus de sexualité parce que je ne nique plus ?

On me traite d’homophobe uniquement parce que je n’aurais plus de sexualité. Or, d’une part, l’absence de génitalité n’est pas l’absence de sexualité (j’ai toujours un rapport au monde en tant qu’être sexué ; je vis 24h/24 avec ma sexuation, et c’est plutôt fécond) ; et d’autre part, ceux qui m’accusent de ne pas avoir de sexualité vivent-ils vraiment la leur ? Ils ne vivent pas leur sexualité puisqu’ils nient leur sexuation et la différence des sexes, et ne privilégient que la plus réduite de ses dimensions : la génitalité.

Le lent apprentissage de devenir un homme

C’est drôle. Moi qui, pendant l’enfance et l’adolescence, m’annonçais comme un garçon fragile, qui pleurait pour un rien, j’arrive à l’âge adulte à un stade d’endurcissement et de solidité qui m’épate. Je n’ai pas un tempérament dépressif du tout. Je ne me laisse plus aller à la mélancolie. Je suis un battant. Je suis naturellement positif et vois de l’avant. Après les conférences, des hommes et pères de famille viennent maintenant me dire qu’en dépit de mon homosexualité, j’ai l’air « bien plus mecs que bien des mecs ».

Je suis bi = Entrez, c’est ouvert ! (même pour le viol)

Si je m’annonce comme « bisexuel », ce n’est ni neutre ni génial, comme donnent à penser nos mass media libertaires. C’est dangereux, car ça signifie que la personne se met en libre service sexuel. On prend le risque de s’étiqueter « fille facile » ou « garçon facile », puisqu’on se dit « ouvert à toutes les expériences sexuelles ». Pourquoi, alors, dans la tête du violeur ou de celui qui s’annonce fièrement « bi », refuserait-on aussi « l’expérience » du viol, après tout ?

 

Bonne tournure

Ça commence à prendre bonne tournure, l’écriture de mon prochain bouquin sur les bobos ! (il y a une nouvelle catégorie de bobos, pas très connue du grand public, qui est le « bobo catho » – souvent bloggueur, d’ailleurs – qui est assez marrante). Je sens que le 3ème volume de la trilogie des « … en vérité » va s’écrire plus vite que je ne le pensais ! 😉