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La parole reposant sur le Réel

Je m’en fous d’être le seul actuellement à dire ce que je dis sur l’homosexualité. Puisque ça me dépasse et que c’est souvent vrai, ça ne passera pas et ça abat déjà la montagne de sarcasmes et de verbiage des « intellectuels » homosexuels qui exercent une forte censure sur la réflexion sur l’homosexualité. Ma parole a largement plus de puissance que la leur. Qu’ils cherchent à me tuer ou à me faire taire, ils ne pourront rien contre elle.

L’argument homophobe de l’«homophobie intériorisée»

Quand les personnes homosexuelles pratiquantes cherchent à s’attaquer entre elles et à exercer leur homophobie (inhérente à leur pratique du désir homo, et traduisant une haine d’elles-mêmes) sans que ça se voie, elles usent en général d’une violence masquée dans le cas où l’homosexualité de leur victime n’est pas connue publiquement (cette violence s’exercera alors dans des sphères où l’anonymat est roi : internet, lieux de drague, boîtes, saunas, lieux de transit, cercles de prostitution, etc.) et d’une violence ouverte (condamnation en place publique, procès pour « homophobie intériorisée ») dans le cas où l’homosexualité de leur victime est connue médiatiquement. Pour attaquer une personne de leur propre camp, elles soutiennent qu’elle souffre d’« homophobie intériorisée », sans voir que ce même jugement est chez elles l’expression d’une homophobie extériorisée, d’une haine d’elles-mêmes projetée sur leurs semblables d’orientation sexuelle.

 

Elles parlent d’homophobie intériorisée précisément au moment où elles s’apprêtent à exercer une homophobie extériorisée sur une personnalité homosexuelle déclarée. C’est fascinant.

Petits conseils pour écrire en vérité à une personne homo de votre entourage

Marguerite Delm

 

– Écrire un mail court (très peu d’argumentation ou de développement d’explications pour se justifier d’opinions) : un vrai mail d’amour. Net et précis. Pas un mail pénible et trop théorique, ni un débat d’idées.

 

– Ne quasiment pas employer de « tu » pour que la personne ne se sente pas jugée.

 

– Ne jamais renoncer à dire le fond de votre pensée (sinon, vous ne serez pas libre ; et vous ne libérerez pas). Le vrai accueil, c’est bien l’alliance de la Charité et de la recherche de Vérité. Et c’est mieux de mettre la Charité avant la Vérité (autrement dit, de rassurer la personne sur l’amour que vous lui portez et sur l’importance de votre relation) pour ensuite lui dire ce que vous pensez de certains de ses actes. Mieux vaut d’ailleurs ne pas parler de ces actes dans un registre manichéen « bien/mal », mais plutôt privilégier le registre « bien/meilleur », avec des formules du style « Je ne suis pas convaincu que ton chemin d’amour soit le meilleur, car il est privé de la différence des sexes – différence qui, quand elle est vraiment accueillie, est la seule qui permette de vivre vraiment l’Amour dans la complémentarité, la simplicité et l’ouverture à la vie », ou bien « Je ne doute absolument pas des bienfaits de votre relation, mais je crois qu’ils seraient tout aussi attribuables à une forte amitié », ou bien « Je ne veux pas te mentir : Je crois que tu as mieux et plus grand à vivre que le couple homo, et que le chemin que tu suis te ‘satisfait’, te ‘convient’, sans te combler pleinement, malgré la sincérité de votre démarche. »

 

– Encadrer votre mail (ou votre lettre) d’humour d’auto-dérision (l’humour le plus puissant et le plus décomplexant, car le plus humble).

 

– Éviter de citer la Bible ou des arguments cathos par rapport à l’homosexualité.

 

– Confier votre lettre et sa réception à saint Joseph (ou à saint Antoine de Padoue !). Il est très bon.

Vous êtes au courant ?

Vous êtes au courant que l’accusation d’homophobie sur une personne, c’est de l’homophobie ? (Je dis ça parce que certains me présentent publiquement comme « homophobe » sur les réseaux sociaux. Donc je préfère les informer de ce qu’ils font, car visiblement, pour eux, accuser, ce serait une bonne action. Pas du tout : c’est justement un aveu qu’ils agissent en homophobes).

La femme demande, l’homme donne

La femme demande. L’homme donne.

 

(Réflexion que je me suis faite en pensant à la vierge Marie à Cana ; au fait que seuls les hommes peuvent être prêtres ; au fait qu’il y a davantage de femmes qui prient que d’homme ; mais aussi à l’acte sexuel femme-homme ; ou bien encore à une expérience récente que j’ai faite pendant que je marchais dans les rues à Paris : quand une femme fait l’aumône, je suis largement plus tenté de lui donner une pièce et de la croire dans sa demande que si c’est un homme).

Homosexualité et peur

Répondre à la question qu’on me pose souvent « D’où ça vient, l’homosexualité ? » est aussi impossible et imprécis que si on me demandait « D’où vient la peur ? » Il y a bien des peurs qui s’expliquent, qui reposent parfois sur des substrats de réalité ou d’inconscient. Mais rien ne les justifient complètement. Elles n’ont pas d’origine ni de fin précises. Cela concerne également le désir homosexuel, qui est la peur et la fuite de la différence des sexes. Ce dernier peut donc à la fois s’expliquer un peu mais jamais totalement.