Archives de catégorie : Je l’ai dit

Le lent apprentissage de devenir un homme

C’est drôle. Moi qui, pendant l’enfance et l’adolescence, m’annonçais comme un garçon fragile, qui pleurait pour un rien, j’arrive à l’âge adulte à un stade d’endurcissement et de solidité qui m’épate. Je n’ai pas un tempérament dépressif du tout. Je ne me laisse plus aller à la mélancolie. Je suis un battant. Je suis naturellement positif et vois de l’avant. Après les conférences, des hommes et pères de famille viennent maintenant me dire qu’en dépit de mon homosexualité, j’ai l’air « bien plus mecs que bien des mecs ».

Je suis bi = Entrez, c’est ouvert ! (même pour le viol)

Si je m’annonce comme « bisexuel », ce n’est ni neutre ni génial, comme donnent à penser nos mass media libertaires. C’est dangereux, car ça signifie que la personne se met en libre service sexuel. On prend le risque de s’étiqueter « fille facile » ou « garçon facile », puisqu’on se dit « ouvert à toutes les expériences sexuelles ». Pourquoi, alors, dans la tête du violeur ou de celui qui s’annonce fièrement « bi », refuserait-on aussi « l’expérience » du viol, après tout ?

 

Bonne tournure

Ça commence à prendre bonne tournure, l’écriture de mon prochain bouquin sur les bobos ! (il y a une nouvelle catégorie de bobos, pas très connue du grand public, qui est le « bobo catho » – souvent bloggueur, d’ailleurs – qui est assez marrante). Je sens que le 3ème volume de la trilogie des « … en vérité » va s’écrire plus vite que je ne le pensais ! 😉

 

On me demande d’écrire « simple »

On me demande d’écrire simple. Mais comme je m’attache à décrire aussi bien le Vrai (qui est simple) que le mal (qui n’est pas simple), je peux sembler à la fois très simple et très ambigu/compliqué. Cependant, je le dis : je ne suis fondamentalement pas quelqu’un de torturé ni de compliqué.