Étonnant. Ils ne se sont pas concertés, et pourtant, ils se manifestent en même temps, des 4 coins de la France, et même depuis l’étranger : je reçois en ce moment plusieurs longs mails voire des longues lettres manuscrites dont les auteurs sont des jeunes personnes homosexuelles. Entre 18 et 20 ans. Tous ces pré-adultes écartés du Synode prévu en théorie pour eux. Des lettres respectueuses, écrites sans faute d’orthographe, par des esprits brillants, drôles, pas du tout frivoles, suffisamment curieux et motivés pour avoir épluché mes livres et mon Dictionnaire des Codes homos, pas paresseux comme les adultes, préoccupés par leur Salut, en général particulièrement isolés. Que ce soient des jeunes hommes ou des jeunes femmes, je suis frappé par leur soif de pureté, leur maturité, leur courage, leur souhait de plaire à Jésus/l’Église et de comprendre l’homosexualité qui les travaille, leur quête de Vérité. Même si je voudrais éviter les effets d’annonce grandiloquents (car si ça se trouve, c’est un éphémère soubresaut de sainteté), je n’ai pas peur de témoigner qu’une nouvelle – et apparemment insensée, inespérée – génération de personnes gays et lesbiennes se lève, vit une formation à la sainteté et une conversion en accéléré. Ça me touche beaucoup et me donne de l’Espérance. Car si les adultes catholiques, dans leur majorité hostiles à mon égard et méchants, rejettent mes travaux et mes écrits, la génération montante des catholiques homosexuels, eux, les accueille, se sent en porte-à-faux avec leur propre génération, et j’ai la chance de la voir éclore de mon vivant. Oh, elle n’arrive pas toute clean, ni massive, ni gonflée d’orgueil, ni pleine d’assurance par rapport à l’avenir. Elle reste misérable, invisible. Mais elle est quand même là. Et elle se reconnaît pécheresse, faillible, et avec une connaissance très intuitive de la justesse de la continence homosexuelle et de la sagesse du discours ecclésial sur l’homosexualité, et avec la force – si ce n’est de tenir cette continence, au moins – de la désirer. Comme je ne comprends pas trop ce qui se passe, je mets ce réveil inattendu sur le compte de l’accélération des Temps et de l’imminence des Fins Dernières. Je lis ça comme des encouragements de mes petits frères à persévérer. Alors, merci les petits frères et les petites sœurs homosexuels. Je vous suis très reconnaissant. Et je remercie Jésus que vous existiez. Car, pour être honnête, avant que vous ne me contactiez, j’ignorais parfaitement votre existence.
Archives de catégorie : Je l’ai dit
Voilà à quoi se résume la vie d’une personne catholique et homosexuelle qui veut rester dans l’Église
Quand tu es homo et catho, et qu’on ne te permet pas d’être continent (puisque la continence est par définition l’abstinence pour Jésus, le don et l’analyse publics de l’homosexualité : elle est comme la sainteté, elle n’est pas personnelle, elle est un chemin et un cap et non un trophée ni la ville d’arrivée, elle n’appartient qu’au Christ, elle n’existe qu’en partage et que si elle est donnée et reçue ; sinon elle meurt dans un coffre ou dans les mains), l’unique perspective existentielle qu’il te reste (et je pense, qui est vécue par 99,9% des catholiques homos qui veulent obéir à l’Église), c’est l’abstinence sèche. Cette abstinence qui est surnommée pieusement et pompeusement « Croix », « renoncement », « Vérité », « obéissance », « sainteté », « promesse de Salut ». Cette abstinence que certains appellent à tort « chasteté » (la chasteté est la vertu universelle qui n’induit pas nécessairement le célibat, le renoncement au couple ni aux enfants ni à la génitalité ni à la sentimentalité… donc elle ne correspond pas à la condition spécifique homosexuelle), et encore plus à tort « continence » (celle-ci est nécessairement publique, joyeuse, percutante, réconciliée avec la culture et la communauté LGBT, et ouvertement homosexuelle) consiste à : 1) se contrôler en permanence sur la masturbation ; 2) se contrôler en permanence sur le porno ; 3) s’empêcher de tomber amoureux ; 4) s’empêcher de sortir avec quelqu’un et de coucher ; 5) quitter son copain si jamais on est en « couple », et de vivre une vie de célibataire « à vie » ; 6) éviter de se marier (ou alors, quand on peut se marier, tirer un trait complet sur son homosexualité et sa vie d’avant) ; 7) renoncer à rentrer dans les ordres (ou alors, quand on a réussi à passer entre les mailles du filet, faire profil bas et s’engouffrer dans une intense vie de prière) ; 8) renoncer à la conjugalité et à la joie de l’apostolat par l’homosexualité ; 9) vivre dans l’anonymat, la tristesse, la sécheresse, la double vie (le suicide, pour un catholique, est inconcevable) ; 10) s’imposer à soi-même (j’oserais même dire « s’inventer », « se rêver », « fantasmer », « singer »), sans mission ecclésiale officielle ou clairement pré-établie, un vœu, une oblature, une consécration virginale entre soi et Jésus/l’Église, un peu « à la protestante » (puisqu’aucun évêque, ni cardinal ni prêtre ni Pape n’a le courage de nous demander la continence : dans les rares cas où ils osent utiliser notre homosexualité, ils ne nous proposent qu’une abstinence, qu’un retrait, qu’une fraternité de victimes planquées, qu’une écoute impuissante…). En gros, pour l’instant, la seule porte de sortie offerte par l’Église aux personnes durablement homosexuelles, c’est une vie de vieux gars superficiellement « accompagné » (par des groupes de parole qui essaient d’éteindre ton homosexualité plutôt que de l’utiliser, qui tentent de juguler le flot impétueux de ta libido débordante, de limiter les dégâts de ton train de vie branlant et parsemé de chutes et de tentations), quasiment une vie de veuf (à 30 ans !) frustré et ponctuellement libertin. Et, pour les plus courageux, une vie de petit garçon sage effectuant inlassablement des va-et-vient entre les sites de rencontres et les confessionnaux. Merveilleux, n’est-ce pas, dans quel isolement, quelle misère et quel désarroi nous, personnes homos qui avons le petit mérite de rester dans l’Église et d’encore assister à la messe, qui avons le petit courage de rentrer dans le rôle du malade apaisé et même miraculeusement guéri par Jésus, et de supporter l’indifférence, la défiance, la culpabilisation et le mépris permanents de la plupart des catholiques à notre encontre, nous nous trouvons… Ça fait envie, hein? Voilà notre quotidien. Et le pire, c’est que je n’exagère même pas ! Et comme je comprends ceux d’entre nous qui se barrent de l’Église (même s’ils ont tort de se barrer) !
N.B. : Pour compléter, lire aussi cet article ainsi que cet autre article.
Deux épisodes de Joséphine pour expliquer le processus alchimique
Voici les deux images de l’épisode 91 d’avant-hier, sur la Coupe du monde, où l’on voit (alors que ça n’a rien à voir avec les thèmes de l’intrigue) en deux secondes l’ange-gardien Ismaël (pris pour un gay) en train de colorier une statue de Bouddha.
Par ailleurs, je vais m’appuyer sur les deux derniers épisodes de Joséphine ange-gardien (« Graine de Chef » + « 1998-2018 : Retour vers le Futur ») pour décrire avec précision toutes les étapes du processus hermétique, luciférien et franc-maçon de création alchimique de la matière, de l’Amour, de l’Humain, de la Divinité (cosmique).



Une photo, 8 attitudes : sceptique, blasé, hautain, amère, dégoûté, sombre, grincheux, inquiet
Incroyable, cette brochette des 8 chefs d’État (parmi les 72) du premier rang de la tribune à l’Arc de Triomphe, dimanche dernier, à Paris, lors des commémorations du centenaire du 11 novembre 1918. Si révélatrice des 8 états émotionnels mondiaux !
sceptique (Justin Trudeau – Canada) / blasé (Mohammed VI – Maroc) / hautain (Donald Trump – États-Unis) / amère (Angela Merkel – Allemagne) / dégoûté (Emmanuel Macron – France) / sombre (Brigitte Macron) / grincheux (Vladimir Putin – Russie) / inquiet (Peter Cosgrove – Australie)
N.B. : J’ai beaucoup aimé, aussi, la Chaîne d’Union franc-maçonne Black-Blanc-Beur effectuée par Emmanuel Macron et les élèves de Seine-Saint-Denis sur la Tombe du Soldat inconnu. Un seul mot : électrifiante.

La transidentité identitaire, bien distincte de la transidentité actionnelle visible chez certaines femmes lesbiennes (Critique du film « Girl »)
Je viens de voir au cinéma « Girl » (2018) de Lukas Dhont sur l’itinéraire auto-destructeur d’un adolescent de 16 ans qui « affaiblit son corps » d’homme (expression tirée du film) et vit sa transition pour ressembler à une femme.
J’ai pensé bien sûr aux quelques amis transsexuels de mon entourage qui, à travers un film pareil, sont témoins de leur déchéance, d’une transition dans fin, d’une souffrance muette et qui sourit crispé, qui n’exprime pas ce qu’elle ressent, qui enchaîne les « Je ne sais pas » ou les « C’est que du bonheur » alors que concrètement c’est la descente aux enfers. Avec la complicité et la complaisance sidérantes des bobos qui dénoncent mollement ce qu’ils cautionnent. Comment peut-on se mentir à ce point-là à soi-même ? J’en avais le coeur serré.
Après, ce qui m’a rassuré, c’est de découvrir que la transidentité de certaines de mes amies lesbiennes n’a quasiment rien à voir avec le désir de se transitionner ou le fait de se prendre pour un mec. Elle n’est pas, dans leur cas, identitaire mais actionnelle (désir de violer, de dominer sexuellement « comme un homme », de pénétrer une femme avec gode-ceinture et dans un scénario sado-maso de domination/soumission). Avec elles, on se situe davantage dans le registre de l’acte criminel et violent, et pas du tout celui de l’identité – transgenre ou transsexuelle ou intersexe – ni de l’opération de réassignation de sexe.

Pour ce qui est des codes homosexuels que j’ai relevés dans le film « Girl » , en voici 19. Vous pouvez les retrouver dans mon Dictionnaire des Codes homos :
Code « Poupées »
Code « Déni »
Code « Appel déguisé »
Code « Pied cassé »
Code « Miroir »
Code « Drogues »
Code « Petits Morveux »
Code « Train »
Code « Cirque (Fêtes foraines) »
Code « Personnage homosexuel empêchant l’union femme-homme »
Code « Milieu homosexuel infernal »
Code « Inceste ente père et fils »
Code « Espion »
Code « Viol »
Code « Piscine »
Code « Lunettes d’or »
Code « Momie »
Code « Ennemi de la Nature »
Code « Femme endormie »
When you are Catholic and homosexual, you are rejected by 4 categories of people, and publicly supported by absolutely no one
When you are Catholic and homosexual, you are rejected by 4 categories of people, and publicly supported by absolutely no one.
This needs to be known. When you are Catholic and homosexual, you are publicly supported by absolutely no one, and you are rejected by 4 types of people :
AS MUCH by the silent majority of homosexuals (who see you as a dangerous interiorised homophobic, a traitor towards their social acknowledgement)
AS by a large majority of Catholics (and among them, there are 3 subcategories :
1) the conservatives – who are scared of you and who judge that you are not enough of a believer, because if you really believed in God you would no longer say and feel that you are a homosexual -,
2) the indifferent – who do not understand you and who think that you act like a star and give importance to a subject that does not have one -,
3) gay-friendly progressives – who think that you are a fundamentalist because you try to defend what the Church says about homosexuality and explain how acted homosexuality is ambiguous, limited and unwanted by God).
Basically, without victimizing, here’s the picture. You’re being shot at from all sides. You are banished from society and the Church.
You scare everyone. And the worst thing is that you are told that you are isolating yourself when in practice you are the one who is being isolated.
Catholiques et musulmans, nous ne nous rejetons pas. Nous nous attirons comme des aimants !
Jésus me donne en ce moment des amis musulmans, issus du Maghreb mais nés en France. Et, mon Dieu, quelle Joie ! Quelle Révélation ! On se retrouve beaucoup dans notre foi en Dieu, nos valeurs, notre humour, notre goût de la Vérité, notre lecture spirituelle du monde et des événements. Ce sont parfois des gens lettrés qui ont un vrai respect pour l’Église Catholique, et qui me font voir les musulmans (et même l’Islam… car parfois, les deux sont trop imbriqués) autrement. Ils me font part des ostracismes réels, des rejets concrets, de la xénophobie (je ne dis pas « racisme »), dont ils font quotidiennement l’objet (écart de salaires, maltraitance, chômage, mépris, indifférence…) au nom de leurs origines ethniques et religieuses. Et ce, depuis des années. Là, je viens de passer deux heures au téléphone avec une amie d’origine algérienne, très inculturée, drôle, intelligente, spirituelle, qui me racontait le parcours du combattant qu’elle et ses proches vivent en France, un pays que pourtant ils aiment (mais ils ne se sentent « chez eux » nulle part : même au Bled, ils sont vus comme des « étrangers » et des « immigrés »). Et beaucoup de musulmans voient les catholiques comme des grands et nobles personnages, avec le plus grand respect. L’amie algérienne me disait qu’en Algérie, dans certaines zones, les musulmans se comportaient « exactement comme des catholiques », avec la même bonté et droiture. Sacrée leçon pour moi. Catholiques et musulmans, nous ne nous rejetons pas. Nous nous attirons comme des aimants ! Fascinant.

Todos Santos es insolente
¿ Sabéis cuál es la diferencia fundamental y muy sencilla que hay entre un fariseo y un católico auténtico ? Es que para el fariseo (que ha construido un culto hermético a la pureza, a la perseverancia a la manera de san Pablo, sobre la base de una interpretación literal de una sola frase bíblica : « El que persevere hasta el fin, éste será salvo. » Mateo 24,13), el verdadero santo no cae o vuelve a caer MÁS después de haber pecado gravemente, mientras que para el católico bueno, un verdadero santo AÚN comete pecados graves HASTA SU MUERTE y es santificado/redimido in extremis sólo por gracia de Jesús. El fariseo ha hecho de la santidad una exclusividad (inalcanzable), un rendimiento, un trofeo, una propiedad, una promoción por mérito, una perfección desencarnada y pura (… pero pura de la pureza mundana, humana). De ahí su « ¡ Sálvate a ti mismo ! » dirigido a Jesús cayéndose en el viacrucis (Marcos 15, 30). Y considera esta defensa de la libertad pecaminosa final de los santos (en resumen, esta defensa de la Misericordia infinita de Cristo) como una excusa de mal pagador, una mala fe, una renuncia al perfeccionismo, una incitación relativista a pecar, un rechazo de la perfección de Cristo y de la santidad… cuando es lo contrario. ¡ Bienaventurados, entonces, todos los que caemos ! ¡No por caer, sino porque la santidad de Dios nos es ofrecida gratuitamente a pesar de nuestras caídas, y que eso nos anima a jamás renunciar a levantarnos de nuevo para seguirLe !

Cuán inspirado fue san José-María Escrivá al escribir que « un santo es un pecador que sigue intentando ». Abrió la santidad a todos, incluyendo especialmente a aquellos que, dadas su vida y sus acciones, no se la merecían ; por lo tanto, a todos nosotros. La fiesta presente de Todos Santos (no la de un pasado idealizado e irreal) es el antifariseísmo por excelencia. Todos Santos es insolente.
#TodosSantos
C’est insolent, la Toussaint
Ne PAS pécher ou ne PLUS pécher, telle est la question…
Vous savez la différence fondamentale et toute bête qui distingue un pharisien d’un catholique authentique ? C’est que pour le pharisien (qui a érigé un culte hermétique à la pureté, à la persévérance, au jusque-boutisme à la saint Paul, sur la base d’une interprétation littérale d’une seule phrase biblique : « Celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. » Mt 24, 13), le vrai saint ne tombe pas ou ne tombe PLUS après avoir lourdement péché ; alors que pour le bon catholique, un vrai saint pèche ENCORE lourdement JUSQU’À SA MORT et n’est sanctifié/racheté in extremis que par la grâce de Jésus. Le pharisien a fait de la sainteté une exclusivité (inaccessible), une performance, un trophée, une propriété, une promotion au mérite, une perfection désincarnée et pure (… mais pure de la pureté mondaine, humaine). D’où son « Sauve-toi toi-même ! » adressé à Jésus chutant sur son chemin de Croix (Mc 15, 30). Et il voit cette défense de la liberté pécheresse finale des saints (bref, cette défense de la Miséricorde infinie du Christ) comme une mauvaise excuse, une mauvaise foi, un renoncement au perfectionnisme, un encouragement relativiste à fauter, un refus de la perfection du Christ et de la sainteté… alors qu’elle est tout le contraire. Bienheureux, donc, nous tous qui chutons ! Pas parce que nous chutons, mais parce que la sainteté de Dieu nous est offerte gratuitement malgré nos chutes, et qu’elle nous appelle à ne jamais renoncer à nous relever pour Le suivre !

Comme saint José-María Escrivá a été bien inspiré d’écrire qu’« un saint est un pécheur qui continue d’essayer ». Il a ouvert la sainteté à tous, y compris et surtout à ceux qui, au vue de leur parcours et de leurs actes, ne la méritaient pas, donc à nous tous. La Toussaint du présent (pas celle d’un passé idéalisé et irréel), c’est l’anti-pharisaïsme par excellence. C’est insolent, la Toussaint.

La publicité Whirlpool reprend exactement les 4 critères de la Bête de l’Apocalypse
Vous vous souvenez de ce que je vous ai dit sur la Bête de l’Apocalypse ? Elle est 4 choses :
– elle est l’hétérosexualité (culte de la Différence)
– elle a une marque (la puce électro luciférienne, le 666 sur la main et le front, le W, la Blockchain)
– elle est l’humanisme intégral (un pacifisme sans le Christ, tourné vers l’amélioration et la perfection)
– elle est centrée sur la passion (pas la Passion du Christ, mais les goûts et la volonté individuelle)
Ça se vérifie complètement dans la publicité de Whirlpool.


Ça marche aussi avec Honda :






