T. : Ce qui compte c’est de savoir si tu as été heureux quand tu as été gamin, pas de savoir si tes parents sont tes parents biologiques, ça ne m’importe pas du tout.

Moi : Je ne crois pas. L’important n’est pas de savoir intellectuellement qui sont tes deux parents biologiques, ni même de les voir, ensemble ou séparément. L’important seulement, c’est que nos deux parents biologiques s’aiment. Et si cette importance est niée et n’est pas protégée par la loi, c’est le début de l’anarchie et de grands troubles dans une société.

T. :  Non. Si des parents biologiques décide de plus s’aimer on appelle ça un divorce et ce sera de leur propre chef.

Moi : Que ce soit de leur propre chef ou pas, c’est toujours un drame humain pour l’enfant

T. : mais il y a des famille ou il n’y a pas de papa ou de maman et tout va bien

Moi : Demande à ces « familles » là : c’est très dur

Moi : (c’est moins dur quand le lien d’amour a été préservé entre les deux parents biologiques, malgré la disparition d’un des deux)

Moi : C’est le lien d’amour entre les deux parents biologiques (en tant que condition la meilleure pour aimer et pour faire exister un être) qui est balayé par la loi Taubira

Moi : alors qu’il est essentiel et fécond

Moi : (je viens de perdre ma maman. Je peux te dire que même l’absence n’entache pas l’amour entre mes deux vrais parents)

Moi : Tout être humain a besoin de savoir de quel amour incarné il est issu. Sinon, c’est dur : identitairement et amoureusement. La loi Taubira méprise ce fait et ce besoin.

T. : ben justement c’est con, ça va faire « j’ai réponse à tout et j’ai tout vu » mais mon meilleur ami n’a pas de papa, il va bien ^^

Moi : la question n’est pas que celle de la présence corporelle

Moi : Un enfant peut connaître intellectuellement ses deux parents biologiques, savoir qu’ils existent. Il peut aussi vivre sans la présence de l’un des deux. La question est celle de l’amour entre ses deux parents biologiques.

T. : héhé je sais pas, quand je lis tes définitions sur la famille, le couple homo, j’ai le sentiment que ce que tu dis doit être une évidence, que c’est une chose réelle et établie, du coup je suis pas du tout d’accord avec ça ^^

T. : ah si le couple homo t’a satisfait sans te combler je dirais (non pas de blague vaseuse!) que tu devrais plutôt persévérer au lieu de rentrer dans les ordres ^^ M’enfin, après ça me regarde pas, je dis ça comme ça ^^

Moi : lol. Que j’énonce des croyances, je ne le nie pas. Que je le fasse de manière fermée, c’est autre chose. Je pense toujours faire preuve de nuance et de doute.^^

Moi : Persévérer ?lol Avec qui (à part avec Dieu) ?

T. :  ben oui! rencontre un beau garçon avec qui tu vivras une belle vie! et qui sait, tu te marieras peut être et tu auras peut être des enfants ^^

T. : ah ben je peux pas répondre au « avec qui » ! je peux même pas y répondre pour moi, alors pour toi????

Moi : lol. Le problème n’est pas la valeur des garçons avec qui je suis sorti ou pourrais sortir, ni même de ma propre valeur. Il y a plein de mecs homos adorables, et moi je suis adorable aussi. Pour autant, L’éjection de la différence des sexes en amour sera toujours là.

Moi : (non, je ne pourrai jamais avoir d’enfant de l’homme que j’aurais aimé. C’est faux^^)

T. : mais l’éjection c’est toi qui te la créer. Ce n’est ni anormal, ni contre nature ni rien du tout! c’est la vie, c’est tout ^^ Tu aimes un mec et il t’aime en retour, mais aimez vous bordel! Tu tombes amoureux d’une fille, elle est amoureuse, aimez vous!

T. : ben c’est là que l’adoption entre en jeu! et que nos plus grandes divergences vont pointer le bout de leur nez ^^

Moi : Ce n’est pas moi qui la crée. Elle est générale dans toute union homo

T. : alors, oui, effectivement se ne sera pas de ton sang, mais se sera un enfant que tu auras aimé, éduqué, élevé, engueulé, amené au ciné, chez ses amis, récupéré torché à une fête, et il t’appellera papa!

Moi : looool: mais oui, lol, le rouleau compresseur de « l’Amour » ! Et le réel, t’en fais quoi?

T. : mais non elle n’est pas générale! je me suis jamais dis quand je suis en couple, il faut que je me force ou bien que ce que je vis est contre nature! je vis mas vie

Moi : Mais qui te parle de « contre-nature »

T. : je fais quoi de quoi en réel??? ^^ J’ai compris

Moi : La question n’est pas là.

Moi : Tu nies le sang et le réel et l’éjection de la différence des sexes dans les « couples » homos sous prétexte de dire « L’important c’est d’aimer ». Eh bien non, le Réel est là!^^

T. : non je ne nie rien du tout, je conçois la différence, mais la différence ne veut pas dire que éjection. Après nier le sang et le réel, ouais si tu veux je peux dire que je le nie parce que pour moi ce qui compte c’est de savoir si tu as été heureux quand tu as été gamin, pas de savoir si tes parents sont tes parents biologiques, ça ne m’importe pas du tout.

Moi : Donc tu la nies. Ainsi que l’éjection de la différence des sexes et ses conséquences concrètes

Moi : L’important n’est pas de savoir intellectuellement qui sont tes deux parents biologiques, ni même de les voir, ensemble ou séparément. L’important seulement, c’est que nos deux parents biologiques s’aiment

Moi : C’est cette condition d’amour entre les deux parents biologiques qu’a enlevée la loi Taubira

Moi : Et qu’enlève tout couple homo qui se forme

T. : mais oui mais tu peux pas contrôler les sentiments des gens! même un couple hétéros! si ils divorcent on doit égorger les gosses pour pas qu’ils soient malheureux de voir leurs parents se séparer?

Moi : Tu ne peux pas les contrôler mais tu peux les guider et les aider à les contrôler

T. : non tu ne peux pas!

Moi : (l’hétérosexualité et l’homosexualité, c’est le même détournement de la différence des sexes)

T. : comment tu ferais pour dire à un couple avec deux enfants qui sont sur le point de se séparer de ne pas le faire?

Personne n’est forcé!

Moi : Il y a des accompagnements géniaux pour ça

Moi : Les gens ont besoin d’aide. Ça n’a rien d’un forcing

Moi : On peut responsabiliser les gens tout en respectant leur liberté

T. : Ok, j’en suis sur, et comment ces accompagnements géniaux pourrait régler une séparation d’un couple parce que le mari bat sa femme et à cassé le bras d’un des gosses?

T. : Mais la vraie liberté, c’est de pouvoir se dire, je n’ai plus de sentiment, je ne peux pas continuer à vivre avec cette personne, pour lui et pour moi, il vaut mieux qu’on se sépare!

T. : au lieu de se dire, mon dieu je ne tiendrais pas plus longtemps avec lui, qu’est ce que j’ai fait pour mériter ça, je ne le supporte plus!

T. : après sa finira par des crises, des hurlements, des tentatives de suicide etc., et je sais de quoi je parle, mes grand parents aura dû divorcer il y a fooooooooooort longtemps! maintenant c’est à peine si ils s’adressent la parole, mon grand père grogne quand sa femme lui parle, et ma mère et sa sœur auraient vraiment préféré le divorce!

 

Moi : oh lala. Le scénario catastrophe. Je crois que la vraie liberté, c’est déjà d’y croire

Moi : et d’aider les gens à croire en l’amour dans l’accueil de la différence

T. : ah ben le scénario papy et mamie, c’est un vrai scénario! pour te dire, j’y vais même plus bouffer tellement ils me prennent la tête à faire la gueule!

Moi : Il y a des réconciliations possibles (au lieu de penser au pire et de devancer les réparations de ce pire)

Moi : Les tiens, peut-être, mais pas les miens ^^

T. : ben oui, ben dans ce cas, il y a des enfants qui vivront très bien le fait que les parents divorcent, et des enfants qui vivront très bien de ne pas connaitre leurs parents biologiques et des enfants qui seront heureux d’avoir deux papas qui s’aiment ^^ Non ?

Moi : je ne crois absolument pas à cette légende. Les enfants de parents divorcés vivent toujours un drame

T. : Ben vivre un drame, ouais, ça doit pas être la joie à la maison mais je pense que c’est mieux que de voir ses parents se déchirer petit à petit. il vaut mieux enlever le sparadrap d’un coup!

Moi : Je ne vois pas en quoi le fait qu’il y aurait pire enlève le drame

Moi : Enlever le sparadrap n’ôte pas la blessure

T. : mais il vaut mieux savoir que ses parents vive un nouvel amour dans un nouveau cadre que de savoir que ses parents se haïssent cordialement!

Moi : Là, tu pars d’un présupposé négatif, ou du moins pire. Je crois que le mieux, c’est que les parents se réconcilient.

T. : et toi tu pars d’un présupposé positif, je crois que le mieux c’est que les gens doivent être heureux, et si la séparation peut les aider, qu’ils le fassent!

T. : par contre

Moi : je pense en effet que tout est une question de foi au meilleur (et non une absence de foi qui se décline en « foi pour le moins pire »): la foi au meilleur, ça, ça élève !

T. : je suis tout à fait d’accord avec la réconciliation, il faut essayer! c’est important de savoir ce qui cloche, mais si la réconciliation ne fonctionne pas, il se passe quoi?

Moi : Essaie-t-on, avant de dire « si ça marche pas »?

T. : moi je suis un peu plus terre à terre ^^ je veux juste que les gens soient heureux, un divorce, c’est pas une fin de vie! c’est une renaissance!

T. : enfin, je le vois comme ça

T. : non, mais c’est à toi que je pose la question ^^ si une réconciliation ne fonctionne pas, tu prévois quoi?

Moi : Si on ne la propose pas, cette réconciliation (notamment à travers les lois), comment peut-on espérer qu’elle arrive? Si nos gouvernants broient du noir, et que nous les laissons faire, c’est sûr que nous ne sortirons pas de l’engrenage

Moi : Moi, je mise sur le fait qu’elle fonctionne

Moi : Tout est une question de foi et de faits

T. : la réconciliation elle existe on le sait, les juges des familles le savent, c’est toujours proposé, ainsi que par les avocats et les notaires!

Moi : (c’est pareil pour le couple)

T. : non tu peux pas dire a va fonctionner parce que j’ai la foi!

Moi : Non : beaucoup de gens ne le savent plus!

T. : ça va fonctionner ou pas, on peut pas savoir

Moi : En grande partie, c’est la foi qui permet de créer et de durer. Qu’on le veuille ou non.

Moi : Non, mais on peut le désirer et y croire

T. : meuh si ils le savent! avec le nombre de transmissions de patrimoine que j’ai signé chez différents notaires avec différents avocats, je te promets, ils le savent!

T. : mais la foi en quoi? en l’amour? en l’homme?

Moi : ils le savent? Tu parles aux gens de temps en temps? Plus beaucoup de personnes croient en l’amour et au pardon

Moi : Ils divorcent ou se séparent à la moindre contrariété

Moi : Bien sûr, la foi en l’amour et à la réconciliation

T. : ah non mais là c’est toi qui est d’un présupposé négatif!

Moi : Non. Je suis réaliste

T. : c’est faux! tu ne peux pas juger de pourquoi les gens se séparent, tu ne vis pas dans leurs couple, dans leurs familles, dans leur tête!

Moi : De tous les gens que je côtoie, pas un ici ne croit en l’amour et en la fidélité (il n’y a quasiment que les cathos)

T. : ah ben je peux te donner des pseudos! et j’en fais partie!

Moi : Je ne les juge pas : je dis ce que traduit leur acte de séparation = un manque de foi en l’amour et au pardon

Moi : (Toi, tu ne crois pas en l’amour : on en a déjà parlé)

T. : je crois en l’amour et en la fidélité et pourtant, le contact avec le très haut me donne des cloques!

Moi : Tu crois en l’amour en tranches

Moi : et soumis à la subjectivité individuelle

T. : je crois pas du tout en l’amour en tranche!

Moi : Mais l’Amour, ce n’est pas ça

Moi : Si, puisque tu le réduis au ressenti de chacun : ça, c’est de l’amour tranché

T. : beuh par amour tranché tu entends l’amour pour une seule personne?

Moi : j’entends plein de choses. Et notamment l’amour égocentré ou subjectiviste/relativiste

Moi : Et cet amour ne peut pas durer, car forcément, il suit la courbe de notre ressenti et du sentiment qui fait dents de scie

T. : oui quand j’aime un garçon, je n’aime que lui, mais si je perd les sentiments, je stoppe ^^

Moi : C’est bien ce que je dis : l’amour auquel tu crois est entier DANS L’INSTANT et selon des sensations individuelles. Mais il ne correspond pas à un engagement de vie (sauf si ça te « tombe dessus » et si « ça arrive par chance ») ni à une décision ni à une volonté ni à une Espérance ni à une foi en Dieu.

Moi : C’est au petit bonheur la chance. Mais où est ta liberté là-dedans ?

T. : ben il correspondra à un engagement à vie quand j’aurais trouver l’homme pour qui j’aurais les sentiments les plus forts!

Moi : Tu attends que l’amour s’impose à toi. Alors que l’Amour n’est jamais totalitaire s’Il veut rester aimant

T. : après non, une foi en dieu, non, je ne suis pas du tout croyant donc ça c’est pas possible ^^

Moi : Les sentiments, ce n’est pas forts ni fiables. Par définition, s’il n’y a pas la volonté et la foi qui les dépassent, ils passent.

T. : donc en gros, tu es pour les mariages arrangés dès la naissance c’est ça? ^^

Moi : lol

Moi : Je suis pour une alliance entre sentiments et volonté/liberté

Moi : Pas l’un sans l’autre

T. : non on peut pas obliger la volonté!

Moi : Non. Mais on peut la proposer : ça s’appelle la liberté

T. : mais euh non, on peut pas ^^ tu dis quoi? vas avec lui il est gentil, t’apprendras à l’aimer?

T. : ^^

T. : je reviens, je repars en rdv!!!

T. : à tte peutiot!!! ^^

Moi : Eh bien du coup, tu ne dois pas garder grand monde !lol. Car il arrive toujours un moment où tes sentiments baissent, ou la déception arrive. Si tu ne suis que la courbe de tes sentiments, c’est vite vu !^^

Moi : il n’y a plus de liberté ni d’engagement ni de combat pour rester

T. : ben le dernier avec qui je suis resté, j’ai essayé de sauver les meubles pendant plus de 6 mois, j’y ai perdu pas mal! J’ai repris du poids, j’ai perdu confiance et beaucoup d’argent aussi. Ben là je me dis que j’aurais dû le larguer bien avant! ça m’aurait évité beaucoup d’ennuis ^^

Moi : Je ne te dis pas que tout volontarisme est juste.

Moi : C’est la volonté pour la Vérité qui prime.