J’entends parfois certaines personnes homos cathos (plus « homos cathos » que « cathos homos » d’ailleurs…) justifier l’amour homo en se servant de leur foi, de leur connaissance approximative de la Bible, et de leur religiosité sentimentaliste, pour masquer qu’ils ne suivent pas entièrement ce que leur demande le Seigneur. En bons commerciaux qui considèrent Dieu comme un patron dont l’entreprise serait une institution à la fois méprisable mais tout de même à respecter, ils négocient un compromis avec Lui, pour contourner l’exigence de la Croix. Ils troquent la Vérité et ce qu’ils devinent de l’Amour vrai contre un semi mensonge, un pastiche d’amour, un don amoureux moins entier. En somme, ils s’opposent à la radicalité et au don total proposé par le Seigneur.  Ils saupoudrent leur homosexualité et l’existence de leur partenaire – avec qui, assurent-ils, ce n’est pas que « sexuel » : ce ne serait même quasiment que « spirituel » ! – d’intentions divines… intentions que même Dieu ignore (« Je te rends grâce, Seigneur, de m’aimer tel que je suis, de m’accepter pleinement avec ma différence homosexuelle. Je suis même persuadé que c’est toi qui m’as voulu homosexuel, et qui m’a donné mon compagnon. » etc. etc.). Mais au fond d’eux, s’ils écoutent vraiment la voix de Dieu, ils savent ce qu’ils doivent faire. Ils savent qu’ils ne sont pas exactement à leur place. S’ils ne décident pas de se donner pleinement, s’ils ne choisissent pas le renoncement, ils s’exposent à vivre l’amertume de l’esquive du jeune homme riche de l’Évangile, celui qui a un trésor inestimable entre les mains, mais qui finit par le perdre parce qu’il veut le garder pour lui et a peur de se donner totalement à Jésus.