MERCI le Festival Anuncio pour cette formidable journée à Montmartre ! Ça méritait la sueur, la fatigue. C’était vraiment GÉNIAL ! À mon stand sur l’homosexualité, je me suis battu comme un lion pour réussir pendant toute l’après-midi non-stop à allier douceur et Vérité dans toutes les nombreuses rencontres que j’ai faites. Un réel défi d’équilibriste (ou de chirurgien) pour trouver les mots justes en donnant à chaque passant (parfois même des couples homos) l’amour de Jésus. Et je crois qu’il a été réussi, car même le visiteur le plus vindicatif est reparti avec la paix et le sourire.

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Parmi les rencontres les plus grandes, un couple de femmes lesbiennes belges, ensemble depuis 3 ans, pas croyantes, élevant deux enfants, avec qui je suis resté une heure à discuter ! J’étais tiraillé entre ma grande empathie envers elles (elles avaient l’air heureuses, épanouies ensemble, bienveillantes l’une envers l’autre, formant une union solide ; et elles ont fait preuve d’une belle écoute et de beaucoup d’humour envers moi) et ma soif d’exigence et de Vérité (j’entendais d’elles qu’elles n’aspiraient qu’à former un couple « banal », « comme les autres », « normal », et qu’elles concluaient en disant qu’elles vivaient un « bonheur confortable« ). Un certain bonheur était là, palpable devant moi, c’est sûr. Et elles m’ont même invité chez elles en Belgique pour le constater. J’étais vraiment enchanté de notre subite fraternité, sans jugement de personnes, et avec un enthousiasme réel, un échange en Vérité et dans le respect de nos différences de points de vue. Mais en moi-même, je me disais : « Certes, bien des couples femme-homme ou des couples homos n’arrivent pas à vivre le quart de ce bonheur confortable qu’elles ont le mérite de cultiver – pourquoi donc exiger d’elles davantage, et au nom de quoi faire la fine bouche? – MAIS le vrai bonheur est-il confortable? S’il a, à l’évidence, ses moments de repos et de confort, je ne crois pas que le véritable bonheur plein et total soit confortable. Se donner totalement au Tout Autre, c’est forcément accepter de mourir à soi-même, c’est accepter le risque et l’inconfort, c’est accepter la Croix, c’est vivre un combat, c’est consentir à être ce grain qui meurt pour ressusciter, c’est accueillir le mystère déséquilibrant de Dieu et de l’autre sexe. » En ressortant de cette conversation unique, j’ai compris qu’à cause de ma foi et de mon amour du meilleur, je ne pouvais pas me satisfaire du bien, même si ça ne m’empêche pas de reconnaître ce bien et de m’en réjouir sincèrement. Et surtout, j’ai confié à la Vierge mon exigence, en ayant conscience que j’expérimentais vraiment le déchirement joyeux de me battre en apparence pour un « détail » (mais Jésus ne se niche-t-il pas précisément dans les détails?) – car entre un bonheur confortable et un bonheur total et inconfortable, sur le moment, on voit à peine la différence, et on a l’impression de chercher la petite bête. Un fil nous tient à la perfection de Dieu. Et cette après-midi, je suis tombé sur deux « hommes riches ». Éprouvant et grand à la fois. Je ne lâche pas le meilleur que j’ai entrevu dans la continence, mais me laisse vraiment toucher par la beauté de certains « couples » homos ! C’est ma douleur et c’est ma joie aussi.