Nous vivons à une époque relativiste qui diabolise la préférence… paradoxalement parce qu’elle sacralise les goûts. Et c’est un drame car on nous interdit ainsi l’accès au meilleur. Les choses et les gens devraient être blanches ou noires, bonnes ou mauvaises, s’opposer ou fusionner. Je comprends  pourquoi nos contemporains font de moins en moins de place aux débats d’idées, à l’amitié, à l’amour, à l’universel, à la recherche de la Vérité, à l’Eglise catholique : tout cela sont des expériences/expressions multiples et variées de la préférence. Certes, la préférence hiérarchise, mais n’exclut pas pour autant. Alors pourquoi la craindre comme le diable ? Elle reconnaît et crée les justes différences.