Je ne me réjouirai pas du départ de Christiane Taubira ni ne participerai à aucun pot Facebook de départ. Déjà à cause de tout le mal que cette femme a fait (c’est facile de partir en bobo après avoir tout saccagé ; je n’aime pas voir les fautifs s’esquiver avant la sanction qu’ils méritent). Et surtout parce que son départ (qui sent l’excuse-bidon à plein nez : on ne part pas juste parce qu’on s’oppose à la constitutionnalisation de la déchéance de nationalité, ni à la prolongation de l’État d’urgence : faut arrêter de nous prendre pour des imbéciles) n’est qu’une auto-mise à l’abri au moment où le Gouvernement est en train de couler, n’est qu’un passage de relai avec un régime (le Gouvernement Mondial, sa politique judiciaire et sécuritaire technologisée, et sa « loi renseignement » qu’incarne Urvoas, le ministre remplaçant) différemment et aussi dangereux que cette femme.