Des amis me signalent la publication d’articles qui sortent maintenant, en 2018, écrits par des journalistes qui parlent de moi pour dire du bien de mon livre L’homosexualité en Vérité, publié en 2012. Ça devrait me faire plaisir. Mais en réalité, ça m’accable encore plus. C’est effrayant. Les gens n’ont en librairie que du périmé de moi à se mettre sous la dent, uniquement à cause de l’abandon et de la lâcheté de la très grande majorité des catholiques et des maisons d’édition « catholiques ».
 

C’est fou. Six ans gommés comme ça. Comme si j’étais déjà mort. Comme si, entre-temps, je n’avais rien produit, je n’avais fait aucun travail, je n’avais pas existé. Je n’en reviens pas. C’est accablant non seulement pour moi mais pour les catholiques, qui refusent toujours de regarder l’Église en face (et de lire le développement de ma pensée, notamment à travers Homo-Bobo-Apo), leur homophobie en face, et qui préfèrent me faire passer pour une victime des pro-gays alors que je suis surtout une victime d’eux ! Comment est-il possible et décent de présenter un travail qui date de 2012 comme une première fraîcheur de 2018 ? Suis-je donc enterré sans le savoir ? Dégoûté. Je suis dégoûté. Et quelle honte ! Quel gâchis !