Archives par mot-clé : homosexualité

Le véritable drame que dévoile à son insu le film « Spotlight », ce n’est pas le déni ecclésial des viols pédophiles : c’est que l’Église catholique n’a quasiment plus d’appareil critique ni de garde-fous sacerdotaux, intellectuels et journalistiques

Spotlight affiche
 

Je viens de voir le film « Spotlight » de Tom McCarthy, primé il y a dix jours aux Oscars en tant que « Meilleur Film ». Le thème : la dénonciation par des journalistes d’un quotidien nord-américain le Boston Globe des scandales de pédophilie cachés par la hiérarchie de l’Église catholique, dans les années 2000, aux États-Unis.
 

Les Experts à Boston

Les Experts à Boston


 

Bon, je confirme ce que j’avais pressenti : en plus d’être une merde bobo, c’est bien un film anticlérical et cathophobe, contrairement à ce que prétendent certains catholiques et prêtres démagos. Et je vais essayer de vous le prouver.
 
Spotlight prêtre témoignant
 

Car le scandale de ce film n’est pas qu’il obtienne la consécration oscarienne alors qu’il est nul et ennuyeux, ni même dans le fait qu’il traite du déni institutionnel des viols pédophiles opérés par des prêtres. Ça n’est pas un scoop (= que des films merdiques soient auréolés, ni qu’il existe dans l’Église catholique des horreurs étouffées par l’Institution ecclésiale). Mais la nouvelle moins réjouissante, et dont personne ne parle (parce que personne ne s’en rend compte), c’est la grande démission critique des prêtres et des journalistes catholiques, dans leur quasi majorité. C’est la corruption ecclésiale inconsciente au boboïsme. Aujourd’hui et dans les années à venir, qui va avoir la force de défendre l’Église ? Surtout quand Elle est objectivement, excessivement et injustement attaquée, comme c’est le cas dans « Spotlight » ? Pas grand monde, en fait. Où sont nos penseurs et nos critiques catholiques ? Pour la sortie d’un film anticlérical comme « Spotlight », nulle part ! Anesthésie générale.
 
 

a) Boboland :

Spotlight bobo
 

Quand je vous parle d’invasion de boboïsme y compris dans la maison catholique, je n’exagère pas. Mais comme maintenant, presque tout le monde a les pieds dans cette merde tiède verte et que celle-ci leur tient chaud, il est plus facile de la relativiser. Alors rapidement, je vais faire maintenant l’inventaire des nombreux échos que j’ai trouvés dans le film « Spotlight » avec mes 60 codes bobos de mon livre Les Bobos en Vérité, sachant que je suis certainement passé à côté de répliques importantes car la prise de notes pendant la projection du film était trop rapide :
 
Spotlight Désobéissance
 

CODE N°1 – PETITS-FILS DE 68 : Le boboïsme se caractérise par le culte de l’autonomie et de la désobéissance, l’affirmation de soi par l’anticonformisme et l’opposition à toute règle dite « institutionnelle ». On retrouve tout à fait cette rebellitude décontract’ dans le film « Spotlight ». Aucun des héros n’assume de tenir son poste à responsabilité… même les chefs ! Par exemple, Robby, le rédac-chef du Boston Globe joue le pote et le partenaire de ses employés : « Je suis plutôt coach que rédacteur en chef. » ; « Techniquement, je suis rédacteur en chef. ‘Techniquement’… » Quant au Grand Manitou, Marty Baron, c’est vraiment l’incarnation du chef qui ne veut pas avoir l’air d’être chef. Face aux juges, il joue les hors-la-loi : « J’ignore les lois ici. » ; « Je veux contester… » Tous les personnages du film croient que la Vérité s’achète à l’audace anticonformiste, au bagout : « Culoté pour un premier jour » (Robby). Et dès qu’ils se voient recadrés par une interdiction (« Il faut que tu arrêtes. » conseille par exemple Jim à son ami Robby), ils l’entendent comme une injonction à dépasser les limites. Selon eux, la véritable liberté est l’absence de limites, l’opposition, la désobéissance, l’entêtement individualiste, la transgression des règles. « Vous ferez ce que vous voudrez. Comme toujours. » (Phil s’adressant à Sacha Pfeiffer) Ils affichent leur haine des institutions, et en particulier celles de la justice : « Ça dépend du juge… » (Robby) Les avocats et les juges seraient tous véreux et corrompus par la moralité et la mafia ecclésiales. Le credo soixante-huitard du boboïsme repose intégralement sur la désobéissance. Et dans le film « Spotlight », tous les héros bobos désobéissent à un moment donné (et toujours soi-disant « pour le bien et la justice »). Le membre de l’équippe bobo le plus « révolutionnaire » (c’est d’ailleurs lui qui trouve dans les archives les preuves les plus accablantes contre le clergé), c’est le personnage de Mike. Il brise tous les codes de bienséance (il désobéit à la secrétaire de Garabedian et force la porte de son bureau), les codes professionnels (il vient en short au bureau ou interrompt ses collègues), les codes alimentaires (il mange de la mal-bouffe), il répond à son patron Robby et lui gueule dessus, etc. Le film montre l’obéissance uniquement comme une soumission et une collaboration avec l’ennemi. Les cas d’obéissance positive sont totalement évincés. Histoire de faire comprendre que l’obéissance est toujours suspecte, infructueuse et dangereuse. Et on arrive au paradoxe suivant que les promoteurs de la transgression font la morale aux ecclésiastiques par rapport à leur transgression de la différence des générations (= pédophilie). Cherchez l’erreur. Ceux qui désobéissent font la morale de l’obéissance à ceux qui ont désobéi : en effet, les pédophiles sont également anti-institutions (même si parfois ils s’en servent comme camouflage)… exactement comme les bobos. Marty Baron met un point d’honneur à « être indépendant » et à casser toutes les conventions. Les désobéissants se font miroir en croyant s’opposer.

CODE N°2 – « JE SUIS ORIGINAL ! » : Le bobo se rêve sans cesse marginal et absolument unique… sans les autres. On retrouve cette idolâtrie pour l’originalité dans le film « Spotlight » : « T’es hors limites. » (Jim s’adressant à Robby) L’inversion est absolutisée et vue comme la révolution qu’elle n’est pas : « Si on procédait à l’envers ? » (Robby)

CODE N°3 – HAINE DE LA MATIÈRE, DE L’ARGENT ET DES RICHESSES : Le bobo se la joue pauvre de gauche, alors qu’en réalité il est pété de tune et très matérialiste. On en trouve un bel exemple avec le personnage de Marty, le snob gauchiste, qui au gala de charité catholique, feint la sobriété et le dégoût des mondanités : « Pour être honnête, les soirées ne sont pas mon fort. » Bobby et lui refusent même les petits fours. Eux ne mangent pas de ce pain-là, enfin !

CODE N°4 – LE CONSOMMATEUR MASQUÉ : Derrière sa comédie du refus du matériel, le bobo a du mal finalement à se détacher de son petit confort, de ses ordinateurs et de ses affaires. C’est marquant dans le film « Spotlight ». Par exemple, Robby et Jim jouent au golf et viennent de milieux bourgeois. Les héros gravitent dans les médias, dans des bureaux et des open space où le téléphone sonne sans arrêt (comme dans les mauvaises séries nord-américaines, avec l’ambiance survoltée des commissariats de police télévisuels, des hôpitaux, pour singer la suractivité). Ils vivent au milieu des papiers, des ordis, des fichiers informatiques, au crochet de la télé et des nouvelles du JT, même s’ils prétendent faire partie des médias « alternatifs »

CODE N°5 – LA SOLIDARITÉ D’APPARAT : Le bobo se moque du charity business des bourgeois… mais lui ne fait pas mieux ! Il donne son émotion aux pauvres pour ne pas se donner lui-même. C’est exactement le cas des personnages de « Spotlight ». Ils ricanent des galas de charité catholiques (qui d’ailleurs n’existent pas dans la réalité tels qu’ils sont dépeints dans le film, mais bon…), mais eux ne font guère mieux. Leur élan vers les victimes de viol pédophile est très immature, intéressé, purement émotionnel (dans le registre hystérico-fusionnel), mercantile et voyeuriste : il répond aux exigences du business de la victimisation et du buzz éditorial. Les héros-journalistes s’accaparent LEURS victimes, en n’ayant rien à faire de leur personne (leur témoignage et la quantité d’abord !) : « On va chercher d’autres victimes. » (Mike) ; « Restons concentrés sur les victimes. » (Robby) ; « On ne tiendra compte de personne dans cette histoire. » (Robby) Cette focalisation victimiaire vire à l’hystérie identificatoire, à la transposition narcissique et égocentrique : par exemple, Mike désobéit théâtralement à son chef Robby en lui gueulant dessus, dans une crise de rébellion (voulue émouvante et poignante par les réalisateurs du film), alors qu’elle n’est qu’un transfert excessif sur les victimes : « Ça aurait pu être toi, moi, nous !!! » Est-ce que tu te rends compte, Jack ?!? On se croirait dans un mauvais soap opera. Par ailleurs, tout dans le boboïsme est centré sur l’agir (au détriment de l’être), ainsi que sur le savoir-faire, la technique, le rationalisme, la simulation d’action (solidaire), l’esprit d’équipe des executive men et des working girls. Les Experts à Manhattan qui mènent l’enquête. Comme dans les publicités pourries de ManPower, de déodorants ou de dentifrice simulant l’expertise professionnelle. On retrouve ce naturalisme professionnaliste dans le film « Spotlight » : les héros se la jouent entreprenants, hommes et femmes de terrain agissant et réfléchissant dur, sur la base d’un travail exigeant et irréfutable, esthétisant le travail d’équipe « plus fort que tout » : ils font semblant de travailler pour prouver le sérieux de leurs études et le réalisme de leurs articles affectifs. C’est de la vitrine, du simulacre de travail… mais le pire, c’est que la plupart des Nord-Américains y croient à fond, à cet esprit d’entreprise Hollywood Chewing-Gum.

De l'ACTION (comme dans Derrick...)

De l’ACTION (comme dans Derrick…)

CODE N°6 – PLUS BOURGEOIS QUE BOURGEOIS : L’ÉLITE DU BON « MAUVAIS GOÛT » : Même quand il joue au bourgeois ou au beauf, le bobo se persuade qu’il fait exception parce qu’il en aurait conscience. On voit dans « Spotlight » cette présomption d’exceptionnalité chez bon nombre des héros. Surtout avec Marty Baron (avec un nom de famille qui parle de lui-même !), qui joue à ne pas être patron : « Dis-moi où se trouve le bureau du patron. » Quant à Mike et Ben, ils se la jouent gars relax, capables de s’organiser une soirée pizza-bière tout en gardant la classe !

CODE N°7 – JARGON VULGOS-PÉDANT : Le bobo adopte en général un langage tantôt châtié, tantôt charretier, pour prouver qu’il n’est ni un beauf ni un aristo. On constate dans « Spotlight » que les personnages bobos jurent tout le temps, sortent des gros mots, et cette vulgarité confine à l’hystérie : « Je sais pas pourquoi j’ai explosé. » (Mike, l’impulsif) Le bobo simule souvent le débordement irrépressible d’émotions afin de s’excuser de ne pas les contrôler, ou bien pour « faire cool et excédé ».

CODE N°8 – PARLER ANGLAIS : Avec « Spotlight », au pays des « Ricains », travaillant en plus dans les médias, sur des postes qui louvoient entre information et publicité, on ne pouvait être mieux servi de boboïtude !

CODE N°9 – OPTIMISTE ET ESPOIR : Le boboïsme repose sur l’optimisme. Et on en trouve un bel échantillon dans « Spotlight » avec la taquinerie que le journaliste Joe, un collègue barbu de Mike, lance à ce dernier sur les bancs du tribunal : « Il n’a pas l’air optimiste. »

CODE N°12 – GLOBE-TROTTER : Rien que le titre du journal Boston Globe évoque cette mondialisation métonymique dont fait l’objet la ville de Boston, qui serait à l’image de toute l’Église catholique : il y aurait eu 249 prêtres impliqués dans des abus auprès de mineurs à Boston… donc 6% des prêtres dans le monde seraient pédophiles. C’est global ! Par ailleurs, le personnage de Mike, ainsi que Matt et Sacha, ont vraiment la bougeotte et représentent cet électron « libre » qu’est le bobo.

CODE N°13 – CANAPÉ : On retrouve quelques vieux fauteuils vintage et canapés dans le film « Spotlight ». Et plus globalement, le dilettantisme qu’il représente. Le bobo est l’ambassadeur de la cool attitude et le partisan du moindre effort : « On n’aime pas se précipiter. » (Robby) « Va voir ailleurs, j’ai du boulot. » (un collègue refoulant Mike qui vient le troubler dans son travail à l’agence de presse) ; « Tu cours au travail, toi ? » (Robby raillant son collègue essoufflé Mike, qui vient au boulot comme il fait du jogging) Aux yeux du bobo, le patron, c’est le facho et le sadomaso : « Il épuise tout le monde. » (Ben parlant de son boss travaillant tard dans les bureaux de son entreprise) Le personnage de Garabedian est une dilettante qui cache sa paresse par l’activisme laboral.

CODE N°18 – « VIVE LE VIEUX ! » : Le bobo rejette les vieux mais célèbre le style « vieux », le rétro. Et dans le film « Spotlight », la journaliste Sacha vit en effet dans un appart bohème… mais laisse tomber sa grand-mère et ne se rend plus à la messe avec elle.

CODE N°20 – CLOPE : Comme le bobo se veut cool et décomplexé, il consomme de l’« interdit » (pour cacher ses angoisses dans le paraître). On retrouve des fumeurs et des buveurs chez certains des personnages de « Spotlight ».

CODE N°21 – VILLE : Le bobo vit en général en ville, ou bien comme un citadin quand il est à la campagne. Tout le film « Spotlight » montre ce paradoxe mal résolu du « citadin qui ne s’assume pas comme tel ».
Spotlight Ville

CODE N°24 – « JE NE CROIS PAS EN DIEU MAIS JE FAIS COMME SI » : Le bobo se croit catholique pratiquant même quand il ne va plus à la messe… parce que pour lui, la foi est une question d’adhésion personnelle à Dieu, mais certainement pas une question d’Institution humaine. On en trouve plein, des cathos schizos et individualistes, dans « Spotlight » : « Je ne vais plus à l’église, sauf avec ma grand-mère. » (Sacha) ; « On ne pratique plus. On est catholiques d’éducation. » (Mike et ses collègues) ; « Je ne vais plus à la messe… mais je me sens catholique. » (Richard) ; etc.

CODE N°25 – NOSTALGIE DE LA MESSE DU DIMANCHE ET DE LA VIE COMMUNAUTAIRE : L’église/Église est désertée par le bobo, qui en garde tout de même la nostalgie (« En fait, j’adorais aller à l’église quand j’étais petit. » avoue Mike dans « Spotlight »). Elle est remplacée par l’aide humanitaire et psychologique : à la fin du film, c’est le bureau qui fait office d’église. Et les cloches sont remplacées par les sonneries incessantes des téléphones annonçant de nouveaux témoignages poignants de victimes de viol.

CODE N°27 – NEW AGE ET PSYCHOLOGIE : Au lieu d’aimer, le bobo ressent et raisonne, psychologise. C’est exactement la perversion compassionnelle qu’on observe chez les héros de « Spotlight » : avec une fausse distance et une fausse objectivité journalistique (je dis « fausse » car elle est orientée idéologiquement), ils grappillent la moindre anecdote scabreuse, épient et écrivent soi-disant « tout », écoutent comme de bonnes mères attentionnées : « Ça ne vous dérange pas si je prends quelques notes ? » (Sacha s’adressant à Joe, un homme homosexuel obèse, très anxieux et efféminé, qui a été violé par un prêtre à l’adolescence) Leurs sophismes langagiers confinent à l’infantilisation : « ‘Abuser’ ne suffit pas. » (Sacha voulant lutter contre l’autocensure des victimes qui n’oseraient pas appeler un chat « un chat » ni employer le verbe « violer ») Psychologie Magazine, j’écoute. Les personnages de « Spotlight » ne sont pas que journalistes : ils enfilent leur masque d’enquêteurs-psys, de reporters-psys. Standard téléphonique « S.O.S. Viol » j’écoute. En réalité, ils exploitent. À l’instar de Jacques Pradel. Pour dorloter leur propre misère libertine.

CODE N°28 – NI REMORDS NI PÉCHÉ : Le bobo, en général, ne sait dire ni « pardon », ni « s’il te plaît », ni « merci » (les trois mots de l’Homme priant). Il désire juste « ne rien regretter » et fuit la culpabilité (= donc la responsabilité de ses actes et l’humilité) comme la peste. C’est ce qui arrive avec les personnages de « Spotlight » : « Ne me remerciez pas ! » (Patrick) Le pardon n’a pas du tout sa place dans le film. Il faut punir, un point c’est tout ! Même quand Mike s’emporte excessivement contre son patron Robby, il ne lui formule aucune demande de pardon et n’affiche aucun remord. « Spotlight », ton univers impitoyable. Et après, ses réalisateurs osent nous parler d’acte de justice et de réparation grâce à leur film ??

CODE N°30 – CROISADE ICONOCLASTE CONTRE LES « CLICHÉS » : Comme dans tout régime totalitaire qui évacue le corps et la pensée qu’il méprise sous l’appellation d’« images », de « clichés » et de « préjugés », le boboïsme se lance dans la lutte iconoclaste. Et le film « Spotlight » joue sur cette corde du dévoilement des clichés pour mieux les détruire. Il dévoile certains stéréotypes « interdits » pour mieux en censurer/caricaturer/renforcer d’autres. L’iconoclastie se veut d’ailleurs un gage d’objectivité et de répartition des fautes. Par exemple, le rédac-chef Robby incarne la caution anti-manichéiste du film, parce que lui aussi a pris sa part de responsabilité dans le déni de la pédophilie ecclésiale (il a refusé de couvrir médiatiquement une affaire de pédophilie à ses débuts dans le journalisme). « Tous responsables ! » nous dit le film… pour occulter l’inégalité de l’attribution des fautes. Car Robby reste une exception de collabo dans son propre camp, contrairement aux prêtres qui sont tous mis dans le même panier.

CODE N°31 – SUPER-ZÉRO : Dans « Spotlight », le personnage de Mike a tout du « Super-héros raté » héroïsé. Au départ, il ne paye pas de mine : mains dans les poches, l’air de rien, cool et un peu paresseux. Mais au final, c’est lui qui est présenté comme le vrai héros. Il arrive toujours à ses fins, même quand il se mage des portes closes et des fermetures administratives. Il contourne les règles et soudoie le gardien des archives pour faire des photocopies de documents confidentiels supposément autorisés au public. Il feinte en transgressant la loi du secret, et en remplaçant celle-ci par la loi (non moins enviable) du Talion (= œil pour œil, dent pour dent).

"Spotlight" lave plus blanc que blanc

« Spotlight » lave plus blanc que blanc

CODE N°32 – LA FOLIE POUR LE BLANC : Le bobo aime bien simuler la pureté virginale en mettant tout en blanc (quitte, après, à le salir). On observe dans « Spotlight » cette monochromie aseptisée rien que dans le design seventies de l’affiche.
Spotlight barbu Baron

CODE N°33 – BARBU : Pour cultiver son style un peu wild et christique, le bobo a tendance à négliger son rasage. On retrouve dans « Spotlight » des beaux archétypes de barbus : Joe le collègue hipster de Mike, Matt le moustachu eighties, Marty Baron le cliché bobo vivant (barbu + lunettes), sans oublier dans la vraie vie Joe Crowley.

CODE N°34 – SILENCE ET PUDEUR SACRÉS : Le bobo, pour s’acheter esthétiquement une humilité et une sobriété de façade, aime bien faire l’éloge du silence ou de la pudeur, même si ces derniers sont en réalité l’expression de sa censure, de sa lâcheté, de sa timidité et de ses complexes. Dans le film « Spotlight », la promotion du silence vise effectivement le voyeurisme, la stratégie, ou l’alibi sensibleriste pour ensuite accuser et briser d’autant plus violemment le silence tant soi-disant « préalablement contenu » : « Il va falloir être encore plus discret que d’habitude. » (Robby) ; « Je devrais me taire. » (Mike) L’argument de la pudeur est également la béquille rhétorique poétisante dont raffolent en général les critiques de cinéma bobos qui n’ont à dire d’un film qu’ils veulent à tous prix célébrer quand même. Cela m’étonnera quasiment personne que le journal La Croix, top bobo chrétien, saute à pieds joints dedans : « Un film fait de finesse et de pudeur. »

CODE N°35 – LA VOIX-OFF INSUPPORTABLE : Comme dans les films à prétention réaliste et antifasciste moralisante (tels que « Imitation Game » par exemple), le film « Spotlight » est encadré, dans le générique du début et celui de fin, par une voix-off ou quelques lignes de commentaires (en général voulues « factuelles » et « choquantes »), rappelant le but et le procès d’intentions de l’œuvre : prouver que l’Église-Institution continue encore et toujours à protéger les pédophiles parmi ses prêtres et à les laisser sans impunité.

CODE N°36 – BOUGIES : Le boboïsme est fana des lumières déchristianisées et esthétisées (c’est normal : il célèbre Lucifer, l’ange de lumière). On retrouve les bougies Nature et Découvertes dans les restaurants du film « Spotlight ». Et bien sûr, le titre même du film renvoie à la lumière (« spotlight » signifie « projecteur » en anglais), une lumière pour le coup sélective, discriminante, jugeante, éphémère, puissante mais éphémère, mercantile et hollywoodienne. On est loin de la lumière d’amour qu’est Jésus.

CODE N°38 – LE BLOGUEUR CATHO (… ET SA BIÈRE !) : Le bobo, en particulier chrétien, a coutume de s’acheter une coolitude rebelle en utilisant la bière. Ça ne loupe pas avec les héros chrétiens (et plus du tout cathos) de « Spotlight » ! « Tu veux une bière ? » propose Mike à Ben ; Sacha et Phil Saviano sirotent également leur « binouze » dans un bar. Huhuhu. C’est humaniste.

CODE N°40 – DANDY QUEER & CAMP : Dans « Spotlight », le dandy négligé, la synthèse du boboïsme, c’est bien le Baron : Marty Baron ! Flegmatique et discrètement insolent

CODE N°42 – PAS D’HUMOUR : Ce qui caractérise le boboïsme, c’est qu’il se prend tellement au sérieux (même quand il prétend être drôle) qu’il perd tout son humour. Et en l’occurrence dans le film « Spotlight », on ne se pisse pas dessus. Il y a même des prêtres qui ont réussi à trouver cet électroencéphalogramme émotionnel plat « émouvant à en pleurer »… « Tu peux être chiant aussi. » (Robby s’adressant à Mike) = seule blague du film. Donc je vous préviens : faut surtout pas la louper ni dormir à ce moment-là !

CODE N°45 – PROMENADE CHORÉGRAPHIQUE : Le boboïsme a tendance à esthétiser l’errance, et en général l’errance urbaine, pour prouver de manière belle, ralentie et nostalgique, la vacuité des comportements humains. Dans le film « Spotlight », les héros bobos sont montrés justement en train d’arpenter la ville de Boston, à la découverte de « l’horreur cachée ».

CODE N°46 – SIFFLOTEMENTS, XYLOPHONES, BANJO ET PIANO : Le bobo accompagne presque systématiquement ses actions mensongères de la même bande-son. Quand c’est un « drame psychologique » qu’il souhaite illustrer, il nous ressort toujours le piano (sur tapis de violons) à la Twin Peaks ou X-Files (les séries nord-américaines pourries des années 1990). Malheureusement, entre-temps, sont arrivées les chanteuses dépressives bobos Adèle, Amy Winehouse et Lana del Rey. Et croyez-moi qu’on nous les ressert à tous les plateaux-repas cinéma, matin midi et soir ! Le film psychololo « Spotlight » n’échappe pas à la règle.

CODE N°47 – LE MONDE ENFANTIN DÉSENCHANTÉ : Le boboïsme s’affaire à dresser le portrait-hommage d’une jeunesse en général détruite par l’ignominie des adultes. C’est exactement le cas dans « Spotlight », où sont juxtaposées la féérie des chants de Noël avec la réalité du viol pédophile, le discours béat du prêtre au micro avec l’abus sexuel. Les quelques enfants montrés dans le film ne parlent jamais, sont des icônes muettes (à part quand ils sont joués par des adultes). On les observe dans la rue. Ils sont enfermés dans des cabinets d’écoute de psys.

CODE N°49 – « L’AMOUR N’EXISTE PAS. LES AMOURS ÉPHÉMÈRES, OUI. » : Bizarre pour un film qui se propose de parler de sexualité… Dans « Spotlight », il n’y a aucune histoire d’amour représentée. Juste, Sacha vit avec son compagnon. Mais sinon, la conjugalité et la différence des sexes ne sont absolument pas célébrées. Or le boboïsme repose précisément sur le rejet de la différence des sexes et de la différence Créateur-créatures (= l’Église).

CODE N°50 – « JE SUIS VIVANT » OU « J’AI AIMÉ » : Voilà le genre d’expressions hédonistes creuses que le bobo sort avec magnanimité pour se justifier de gâcher sa vie en amour. Dans « Spotlight », on en retrouve une belle dans la bouche de Sacha Pfeiffer, quand l’un de ses témoins violés lui demande pourquoi elle tient tant à dévoiler à la face de la terre les scandales pédophiles dans l’Église. Et là, Sacha-Scully nous déclame une réplique (déjà culte !) censée nous émouvoir par sa profondeur et nous convaincre par sa concision laconique : « Je suis là parce que ça m’importe. » Ça mérite la standing ovation, une phrase pareille…

CODE N°54 – « JE NE DRAGUE PAS. ET C’EST PAS SEXUEL. » Le boboïsme a coutume de réduire la génitalité à une asexualité, par hypocrisie (lui dira « par pudeur ») et sentimentalisme. C’est exactement ce qui se passe dans le film « Spotlight ». Et les bobos trouvent ça « très fort », ce côté « violence sexuelle encore plus dure et plus vraie parce que suggérée ». Épate-bourgeois cinématographique que la mise en abîme et la suggestion.

CODE N°57 – LE MARIAGE (OU PAS) : Dans « Spotlight », aucun des héros n’est montré marié. Et certains même revendiquent leur rejet du mariage, comme par exemple Mitch Garabedian, qui a décidé de ne pas s’embarrasser d’une femme, d’enfants et qui ne vit que pour son travail.

CODE N°58 – « FAMILLE, TU ME SAOULES ! » : Non seulement le boboïsme n’aime pas la différence des sexes, mais il expulse également la différence des générations (= rapports adulte-enfant ou père-fils). « Spotlight » en est la parfaite illustration : Marty dénigre le Cardinal Law, Mike insulte son supérieur Robby, Robby bafoue l’autorité paternelle de son ami Jim (confortablement installé dans sa résidence pavillonnaire éclairée pour Noël), etc. Et les mots à l’égard de la famille ne sont pas tendres : « Mon père, c’était un vrai enfoiré ! » (Patrick) Même la famille locale et sociale est présentée comme une veuve noire : « S’il faut un village pour élever un enfant, il faut aussi un village pour l’agresser. » (Garabedian)

CODE N°59 – « L’ENFANT, MON OBJET ET MON POTE » : Dans « Spotlight », les héros bobos sont quasiment tous célibataires et sans enfants. L’enfant est regardé à distance, comme un pote muet (quand il reste physiquement avec son corps d’enfant), comme un alter ego dont on exploite médiatiquement le précieux témoignage (quand il a atteint l’âge adulte après son viol). Les véritables enfants passent à la trappe. Y compris dans la fiche technique du film et la distribution des rôles principaux… alors que c’est quand même un film en hommage aux enfants, à la base…

CODE N°60 – BOBO HOMO : Le boboïsme, par son vœu d’un monde sans limite, « libre » et affranchi de la différence des sexes, se fait régulièrement le promoteur d’une bisexualité que, par ailleurs, il ne voudra jamais nommer ni étiqueter. On observe cette gay friendly (et cette asexual/libertine !) attitude dans le film « Spotlight », qui prend clairement la défense de l’homosexualité tout en la censurant. Les héros et les réalisateurs du film mettent à l’abri leurs amis homos de la présomption de complicité pédophile en brandissant l’épouvantail dissuasif du « #pasdamalgame entre homosexualité et pédophilie » : « La crise n’a rien à voir avec le fait d’être homosexuel. » ; « Rien à voir avec le fait d’être gay. Ces prêtres ont violé des enfants. » (Phil Saviano) Ah bon ? D’où tirent-ils cela ? Moi qui ai étudié les liens non-causaux (mais pourtant bien réels !) entre homosexualité et pédophilie, j’enterrerais un peu moins vite qu’eux le dossier ! Les bobos tapent sur l’Église qui n’aurait rien dit sur la pédophilie, alors qu’ils font de même en taisant la violence pédophile de certains actes homosexuels. En effet, un certain nombre de violeurs pédophiles se prétendent souvent « homosexuels » alors qu’ils sont concrètement pédophiles, pour ne pas être identifiés/arrêtés. Les bobos accusent l’Église d’avoir fermé les yeux sur les viols pédophiles venant des prêtres tout pendant qu’ils couvrent les viols perpétrés dans l’hétérosexualité et l’homosexualité, en promouvant/banalisant l’homosexualité, en censurant toute réflexion sur l’homophobie, et en confondant l’hétérosexualité avec la différence des sexes. Bonjour l’hypocrisie !
 
 

b) Un film clairement anticlérical :

Spotlight méchant prêtre
 

Pour faire « open » et « pas coincé », et surtout pour temporiser la vague de nouvelles contestations et de nouveaux scandales que pourrait réveiller un film pareil, un certain nombre de catholiques ont décidé de la jouer fine, lèche-cul et mielleuse, en affichant sur Internet et dans tous les réseaux sociaux le drapeau blanc du « Ce film n’est pas anticlérical ». C’est bien gentil (comme dirait le chanteur)… mais ils se foutent de la gueule de qui ?
 

Je veux bien relever au hasard certaines expressions employées dans « Spotlight » et vous allez me dire si elles ne sont pas anticléricales ! « un clergé dégénéré » (Robby) ; « un putain de Pape » (Mike) ; « Je pense que nous avons les moyens de nous attaquer à l’Église. » (Mike) ; « Toi aussi, tu en veux à l’Église ? » (Ben s’adressant à Mike) ; etc.
 

Regardons les choses en face. L’enquête de la brigade anti-prêtres-pédophiles n’est pas humaniste ni altruiste : elle est purement idéologique. Les protagonistes du film veulent carrément éradiquer un « Système » : « On ne tiendra compte de personne dans cette histoire. » (Robby s’adressant à son collègue Mike) ; « C’est ce qui est prévu par le système. » (Eric Macleish parlant de l’Église)
 

Avec le discours des héros de « Spotlight » et les intentions affichées des réalisateurs, on se trouve bien face à une idéologie. L’idéologie de l’accusation compassionnelle. Le propre de toute idéologie, c’est qu’elle met un thème ou une vérité au-dessus de la personne qu’il/elle est censé(e) servir. « Ces sujets sont la raison d’être de notre travail. » (Marty) L’Église catholique et ses fidèles sont complètement déshumanisés.
 

Marty Baron, le grand chef de l’équipe journalistique, ironise sur l’autorité dont s’arroge l’Église vaticane, et ne nomme même pas le Pape et ses cardinaux. Pour lui, la gouvernance du catholicisme s’appelle « En-haut » : « C’est venu d’en-haut. » Il fait fi de la rencontre avec les ministres du Christ et avec le Christ. Il veut juste couper la tête de l’Église. Il ne voit pas l’humanité de l’Église, mais uniquement un appareil, une machine infernale, une pyramide indéboulonable : « On doit se concentrer sur l’Institution. Pas les individus. » Il dépersonnifie/déshumanise complètement l’Église pour la diaboliser et justifier son éradication complète : « On s’attaque au système. » Car non : il ne s’agit pas, pour la bande de reporters, d’aider l’Église à faire son nettoyage d’hommerie. Au nom d’un nécessaire nettoyage ecclésial (qui, je le rappelle, ne peut passer que par la reconnaissance des fautes, mais aussi le pardon et la miséricorde), ils veulent carrément passer l’Institution au karcher !
 

Il ne s’agit pas, dans le film « Spotlight », de démontrer qu’il y a des cas avérés de pédophilie, ni même de s’intéresser véritablement aux victimes. Il s’agit (et là, c’est beaucoup grave) de généraliser l’accusation et la condamnation pour pédophilie à TOUT le système religieux. Par exemple, Robby passe son temps à appliquer à TOUS les prêtres ce qui n’est le fait que de certains (même si émotionnellement, nous sommes tous concernés par le viol pédophile, aussi minoritaire soit-il) : « Toi et tous les autres » (Robby s’adressant à son ami Jim) ; « Ce prêtre pédophile n’est pas un cas isolé : C’est tout le système. » (Robby) Avec « Spotlight », on atteint un degré de paranoïa anticléricale qui saute aux yeux, quand même.
 

L’ensemble des héros du film encouragent à désobéir à Dieu et à ses ministres, rien qu’en montrant l’horreur pédophile qui se cachent derrière ceux qui prétextent l’obéissance à l’Église pour justifier l’injustifiable (= le viol) : « Comment dire non à Dieu ? » (Phil) La plupart des protagonistes de « Spotlight » expriment leur dégoût haineux de l’Église-Institution : « J’ai arrêté d’aller à l’église avec ma grand-mère. C’était trop dur. J’étais assise là et je me suis mise à penser à Joe Crowley ou à un autre et je… Je me suis mise en colère. » (Sacha) Les prêtres sont même rendus responsables d’avoir odieusement brisé la belle relation naissante entre les bobos et Dieu, d’avoir massacré un rêve de gosse. « En fait, j’adorais aller à l’église quand j’étais petit. » avoue Mike en pleurs.
 
Spotlight bobo barbu
 

L’anticléricalisme du film se dégage particulièrement du leader du groupe de journalistes, Marty Baron. Roi du cynisme, il ironise sur « la soi-disant ‘Puissance de Dieu’ ». Il regarde de haut les clercs… même quand il est accueilli dans leur salon ou à leurs galas de charité. Il tourne en dérision le cadeau du Cardinal Law : « Le Cardinal m’a offert un Catéchisme de l’Église catholique. » souffle-t-il cyniquement à l’oreille de Robby. Il refuse ce qu’il juge comme « la grande mascarade de la mondanité catholique ». En fait, il n’a rien compris de l’Église véritable, qui est les pauvres et que Jésus a toujours défendue.
 

Les héros bobos libertins/frustrés sexuels du film n’ont pas accès à la compréhension de la beauté de la chasteté sacerdotale, du célibat continent. Selon Richard, par exemple, « l’obligation d’abstinence » créerait les abus sexuels dans l’Église. Et Maureen, la vieille « bonne du curé » qui sert le thé au Cardinal Law dans son salon rutilant et cosy, est vraiment filmée comme la concubine cachée.
 

Le message de « Spotlight » n’est pas du tout bienveillant ni adjuvant vis à vis de l’Église. Tout le contraire. Celle-ci serait la Grande Méchante : « L’Église continue de s’en prendre à moi. » (Richard) D’ailleurs, les bobos chrétiens nord-américains nous font bien comprendre, en traçant une ligne manichéenne entre le « camp du Bien » (c’est-à-dire eux) et le « camp du mal » (c’est-à-dire les catholiques), qu’il va falloir faire le bon choix : « Sois du bon côté. » (Robby menaçant son ami Jim)
 

À les entendre, l’Église serait une mafia qui broie les personnes et les âmes, qui serait infiltrée partout, qui feraient disparaître les documents et les preuves qui pourraient La compromettre : « Ils contrôlent tout. » (Garabedian) ; « L’Église va tout enterrer. » (Mike)
 

Ils atteignent le Point Godwin avec Mike qui fait l’amalgame entre la collaboration de l’Église catholique aux côtés des pédophiles avec la soi-disant collaboration de l’Église catholique aux côtés des « bons Allemands ». Aaaah… l’Allemagne nazie… je me disais que ça faisait longtemps qu’on n’en avait pas entendu parler, tiens…
 

Quoi qu’en disent les commentateurs cathos qui voient dans « Spotlight » un acte de charité et une occasion de questionnement ecclésial exceptionnels (rien que ça !), les personnages du film, eux, sont beaucoup moins charitables et dans la démarche du dialogue/du pardon. Non. Eux, ce sont les Justiciers qui veulent venger légalement les victimes ! Pas de pitié pour les croissants ! Zéro amour des bourreaux ou des ennemis. « Ne remerciez pas. Coincez ces enfoirés. » (Patrick, victime d’un viol par un prêtre à l’adolescence) Au lieu de permettre la rencontre entre les agressés et les agresseurs, au lieu d’être une main tendue, « Spotlight » innocente totalement les victimes, diabolise totalement les bourreaux, pour qu’ils ne se rencontrent qu’au tribunal ou entre les barreaux d’une prison : « Ces types sont des prédateurs. » (Mike)
 

Nos héros bobos s’expriment comme des méchants de dessins animés : « On les tient. » (Mike) Et personne ne semble entendre cette voix vengeresse de Gargamel, bien moins drôle que celle de Gargamel d’ailleurs, puisqu’elle est dite sincèrement.
 

Selon les réalisateurs, l’Église mentirait, minorerait l’horreur voire la justifierait. Elle aurait abusé de « sa clause de confidentialité » (gage de la confiance, de la confidentialité, du secret). Et le travail de reconnaissance, d’humilité, et de nettoyage qu’ont fait Jean-Paul II, Benoît XVI, et maintenant François, que dalle ! Les bobos n’écoutent pas et préfèrent s’hystériser sur le peu qu’ils savent des victimes du passé. « L’Église a discrédité le phénomène. » (Mike) ; « C’est officiel. » (Matt) Le commentaire du générique final laisse entendre que le Cardinal Law, qui n’a pas dénoncé les prêtres pédophiles de son diocèse à temps, coulerait des jours heureux à Rome, sous le giron du Vatican, en toute impunité. Ça aussi, ce n’est pas du tout de l’anticléricalisme, peut-être ?
 
Spotlight Cardinal Law
 

Sans parler des scènes totalement improbables de semi aveu inconscient de pédophilie (cf. l’interrogatoire insensé et cousu de fils blancs entre la journaliste Sacha Pfeiffer et le père Ronald Paquin)
 

Comme l’écrit très justement un ami : « La pédophilie est une triste et scandaleuse réalité dans l’Église. Pas moins (mais pas plus non plus, merci de nous en faire le crédit…) que dans d’autres institutions. Mais plus scandaleuse car elle est le fait de certains hommes qui ont revêtu le Christ. Maintenant, la question est de savoir quelle est la finalité d’un tel film. A-t-il pour but d’éviter que de tels scandales se reproduisent, avec un regard bienveillant sur l’Église ou est-ce une énième tentative pour discréditer l’Église… ? » Je lui réponds avec assurance que non. Ce n’est pas parce qu’un film dénonce à juste titre la pédophilie de certains prêtres qu’il en devient bon et « excellent » comme l’affirment certains cathos du web. Ce n’est pas parce qu’un film dénonce les crimes de pédophilie qu’il les dénonce bien, pour les bonnes raisons, et qu’il devient juste et vrai. La qualité d’un film ne se mesure pas à ses « bonnes » intentions mais dans ce qu’il dit et fait. Et en l’occurrence, ce que « Spotlight » dit et fait, même s’il se base sur un substrat de réel (à dénoncer), est faux, exagéré voire carrément violent et irrespectueux.
 

« Spotlight » fait beaucoup plus de mal à l’Église que de bien. D’une part parce qu’il caricature l’Institution de manière vraisemblable (mais pas du tout réaliste), façon « docu-fiction d’investigation scientifique » (Compléments d’enquête ou Faites entrer l’accusé), si bien que les non-catholiques seront tentés de croire tout ce qu’il avance, sans le recul nécessaire. D’autre part parce qu’on a de quoi douter qu’une personne éloignée de l’Église ait envie de se rapprocher de Celle-ci après avoir vu ce film. Si on veut « dés-évangéliser », c’est sans doute un excellent moyen. C’est peut-être aussi un « bon » film pour faire prendre conscience à des séminaristes de la gravité de tels faits dans les fonctions qu’ils auront à occuper. Pour le reste, « Spotlight » décourage les gens de faire confiance au Vatican, et menace le reste des croyants qui Lui font encore confiance, mais qui seraient des « collabos qui s’ignorent ».
 
 

c) Certains prêtres A-DO-RENT visiblement l’anticléricalisme (No problem) :

Putain, c'est trop cool d'être anticlérical

Putain, c’est trop cool d’être anticlérical


 

C’est déjà ahurissant qu’un film qui est, dans son contenu et dans sa forme, aussi maigre qu’un épisode télé des Experts à Manhattan, arrive à gagner l’Oscar du Meilleur Film à Hollywood. On voit bien que cette récompense est idéologique : à l’instar de la Palme d’Or de Cannes décernée à la « Vie d’Adèle » (une daube sans nom), le monde journalistique et cinématographique applaudit l’intention, le parfum de scandale, les idées, prêtés au film, mais ne récompense pas du tout le film en lui-même, en soi très banal, sans réelle profondeur, et bourré de caricatures.
 

Mais ce qui est encore plus ahurissant, c’est que ceux qui se font gifler par le film rentrent dans la danse de leurs bourreaux, les remercient avec des étoiles dans les yeux, voire pleurent même avec eux. Là, on a de quoi halluciner. Y a-t-il quelqu’un de sensé dans la salle ? Y a-t-il un journaliste de la presse chrétienne qui sait regarder un film et l’analyser ? Quand je vois l’absence d’esprit critique d’Aleteia, de La Vie, de Famille Chrétienne, de France Catholique, du Figaro, du Padre Blog (frôlant l’hystérie de la pleureuse), du Suisse Romain, du Beta ECDQ, de Aleteia le Retour (ils récidivent dans l’auto-flagellation !), de Radio Vaticana, d’Église catholique, de Radio Notre-Drame, et même d’Égalité et Réconciliation (qui pompe sur France Catholique). Seul Causeur sort timidement du lot.
 

Oui, Cardinal O’Malley, « Spotlight » est un film « important », comme vous dites. Mais pas pour la raison que vous croyez. La nouvelle la plus inquiétante, à mon avis, que nous apprend à son insu « Spotlight » concernant les médias et la Curie cathos, c’est que nous n’avons plus d’appareil critique. Nos journalistes et nos critiques catholiques dignes de ce nom n’existent plus, ne savent plus commenter ni analyser une œuvre, sont corrompus à l’esprit du monde et au boboïsme.

 

Plus que la qualité du film « Spotlight » en elle-même (s’il ne s’agissait que du film, je n’aurais sans doute pas pris la peine d’en faire un article), j’avoue que c’est surtout la réaction démagogique, bourgeoise épatée, et pas du tout courageuse, de toute une partie du clergé français qui a motivé mon billet. À un moment donné, je me suis même demandé quand s’arrêterait le cortège dithyrambique des cyber-curés snobs. Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’anticléricalisme fait les choux gras de certains prêtres médiatiques. Le crime profite même à ceux qui sont visés par lui ! Il ne vient pas que de l’extérieur : l’anticléricalisme provient surtout de l’intérieur de l’Église car il est applaudi en qualité de « claque qui fait du bien à l’Institution ». C’est très étonnant de constater ces élans sadomasochistes internes. Au lieu de dénoncer les attaques objectives qui sont faites à leur Église à travers un film de mauvaise qualité, les prêtres médiatiques collaborent avec leurs ennemis, feignent le débordement d’émotions, félicitent les haineux, s’arrangent pour trouver le film « excellent » et « salutaire », jouent les convertis qui « soudain comprennent/réalisent » et qui battent leur coulpe à la place de leurs collègues, parlent de toute autre chose (du thème du film et non du film en lui-même ; ou bien de la polémique autour du film et non du film). Mon Dieu, kyrie eleison. Ces prêtres savent-ils réfléchir et interpréter une œuvre au-delà de son décorum médiatique ? Savent-ils faire abstraction du qu’en dira-t-on ? Savent-ils qu’on peut faire de très mauvais films avec d’excellentes thématiques et bonnes intentions ? Savent-ils que la dénonciation du mal ne tue pas ? Sont-ils attachés à la Vérité et aiment-ils vraiment l’Église ? Je leur pose sérieusement la question. Car en soutenant un film pareil, j’en doute.
 

Acteur jouant Mike

Acteur jouant Mike


 

Ceux qui devraient défendre l’Église baissent leur culotte devant le boboïsme et rentrent dans son chantage à la culpabilité. Eh bien moi, en regardant « Spotlight », je suis autant attristé pour les victimes des actes pédophiles que je suis triste devant un certain clergé boboïsant et une certaine presse dite « catholique ». J’attends de vrais prêtres ! J’attends de vrais journalistes catholiques ! Et force est de reconnaître qu’ils se font rares. Alors on va arrêter de jouer aux cons ou aux polis qui remercient ceux qui les attaquent, les calomnient, les culpabilisent, les caricaturent. Le chantage aux sentiments et aux actes isolés, l’exploitation de la souffrance et de la violence de certains, l’utilisation de la compassion pour se venger de toute l’Église, ça suffit ! Catholiques, réveillez-vous !

 

Enfin, je suis navré de devoir le dire : même si je ne me réjouis absolument pas de ce qui arrive en ce moment au Cardinal Barbarin concernant le scandale de pédophilie dans son diocèse de Lyon, ni de ce qui arrive à Mgr Aillet par rapport à ses prises de position contre l’avortement, je ne peux que constater que ça n’arrive pas par hasard. De même, si le Pape François se fait récupérer aussi facilement par Virginie Tellenne (alias « Frigide Barjot ») à propos de l’Union Civile, c’est bien qu’il y a une brèche et un manque de clarté dans le discours ecclésial par rapport à l’homosexualité, l’hétérosexualité, et la sexualité en général. Les attaques contre l’Église sont permises par Dieu et par un contexte. Si ce n’est déjà largement fait, l’Église catholique va très prochainement se faire tacler sur les points de sexualité (pédophilie, adultère, célibat continent, et homosexualité en première ligne) parce que ses pasteurs n’ont pas osé en parler en Vérité, et que beaucoup ne gèrent pas leur propre sexualité. Je ne fais que prévenir d’une évidence.

L’homosexualité expliquée à un ado de 11-17 ans (133 questions-réponses courtes)

collégien
 

Voici une sorte de suite à L’homosexualité en Vérité, que j’ai écrite en deux jours, entre hier et aujourd’hui (7 et 8 février 2016, juste avant mon départ), pour répondre de manière synthétique à toutes les questions qu’un jeune adolescent de 11-17 ans peut se poser sur l’homosexualité. J’ai essayé de rédiger maximum 3 phrases pour chacune des 133 interrogations. J’ai conscience que certaines phrases comportent encore des mots qui ne sont pas à la portée de tous les collégiens/lycéens français, mais bon, cela prouve que mon travail est aussi destiné aux formateurs à l’affectivité des jeunes. Un outil utile et aussi en PDF libre (PDF ado). Il peut être complété par mes 20 conseils à destination des enseignants.
 
 
 

1 – C’est quoi la sexualité ?

Bien avant d’être un sentiment, un acte génital ou un enfant, la sexualité c’est la différence des sexes (différence homme-femme). En latin, le mot « sexualité » vient du verbe secare qui signifie couper. La sexualité, c’est ce qui nous a coupés dès la naissance pour que nous devenions incomplets mais aussi, pour le coup, complétés par l’Amour vrai à l’âge adulte.
 

2 – Pourquoi c’est difficile de parler d’homosexualité ?

Parce qu’actuellement, si on en parle, on risque soit de passer pour « un » homosexuel, soit de passer pour « un » homophobe. Donc quasiment tout le monde se tait !
 

3 – Pourquoi ça vaut le coup d’en parler quand même ?

Seules les personnes bien dans leur sexualité ou pas homosexuelles pratiquantes sont à l’aise pour en parler en Vérité. S’intéresser à elle devient une preuve que tu ne l’es pas, ou que tu l’as dépassée. Surtout si tu es un jeune homme ! L’homosexualité ne fait peur qu’aux personnes homos (refoulées et machos). Alors vas-y !
 

4 – Est-ce qu’on naît homo ?

On ne sait pas. La mémoire humaine ne remonte pas assez loin. Tout ce qu’on sait, c’est que si l’homosexualité est génétique, elle n’est pas que cela : le cas des vrais jumeaux, dont l’un est homo et l’autre pas, alors qu’ils ont le même patrimoine génétique, le prouve.
 

5 – L’homosexualité est-elle naturelle ?

Notre nature profonde, c’est la différence des sexes et la différence Créateur-créatures (nous sommes homme ou femme, et Enfants de Dieu. Point). Donc le rejet de celles-ci, qu’est l’homosexualité, n’est pas naturel, même si le ressenti homosexuel ne ressemble pas à un choix et paraît physiologique, se traduit corporellement.
 

6 – L’homosexualité, qu’est-ce que c’est ?

C’est une attraction érotique pour une personne de ton sexe. Et plus profondément, c’est la peur de la différence des sexes. Peur de ne pas être un « vrai homme », une « vraie femme », peur de l’autre sexe et de la sexualité en général. Et si elle se pratique, cette peur crée des violences, des blessures. Ce n’est pas simple de vivre l’amour sans l’Humanité qu’est la différence des sexes.
 

7 – D’où vient l’homosexualité ?

On ne sait pas non plus. Il y a des peurs fondées sur des faits réels (souvent violents) et des peurs fondées sur des fantasmes et une manière hypersensible de vivre les événements. Il n’y a donc pas de causes précises de l’homosexualité.
 

8 – Si l’homosexualité ce n’est pas un choix, pourquoi ce serait un mal, alors ?

Parce qu’on peut porter des blessures qu’on n’a pas choisies. Ce n’est pas une raison pour dire qu’elles n’existent pas, qu’elles sont bien ou banales, ni pour s’y adonner par la suite.
 

9 – Pourquoi l’homosexualité serait une blessure ?

Parce les personnes homosexuelles la décrivent comme ça. Dans les fictions et leurs témoignages (y compris ceux qui veulent donner une image positive de l’homosexualité), elles se représentent avec une balafre, un visage coupé en deux, une cicatrice. Cf. le code « Moitié » de mon Dictionnaire des Codes homosexuels).
 

10 – En évoquant l’homosexualité comme une blessure, ne stigmatise-t-on pas davantage les personnes homos en les transformant en « malades » ou en « malheureux » ?

Tu sais, on est tous malades au niveau de la sexualité. Mais ce n’est pas en évacuant la différence des sexes que ça va s’arranger. Et ce n’est pas en affirmant que les personnes ne souffrent pas qu’elles cessent de souffrir et qu’on résout leur problème.
 

11 – Pourquoi les actes homos sont une « abomination » selon la Bible ?

Parce que Dieu ne veut pas que les êtres humains rejettent la différence des sexes qu’Il a créée pour eux, qui est à Son image et qui est la seule qui leur permette de vivre un amour vrai, plein et joyeux. La Bible a compris que le rejet de la différence des sexes, concrètement c’est le viol, donc c’est effectivement abominable. J’ai, parmi mes amis homos, 90 d’entre eux qui m’ont révélé avoir été violés. L’homosexualité n’a rien d’anodin.
 

12 – Puis-je comparer l’homosexualité à un handicap ?

Complètement. Un handicap, c’est un manque objectif (ici, la peur de la différence des sexes et le manque de la différence des sexes). Il est une réalité qui n’a pas été choisie, qui fait souffrir et qui limite la personne qui le porte, sans la condamner et la juger elle. Le reconnaître ne permet que de dévoiler d’autres chemins de bonheur possibles et de s’adapter vraiment à ce que vit la personne.
 

13 – Est-ce que l’homosexualité, ça peut m’arriver un jour ?

Oui. Mais ça n’arrive pas du jour au lendemain. Pendant l’adolescence qui est un moment de construction et d’hésitation, il est fréquent de connaître des interrogations d’ordre bisexuel. Mais l’homosexualité structurelle et durable à l’âge adulte est rare.
 

14 – À 10 ans, puis-je savoir si je suis homo ou pas ?

Non. Tu ne peux pas. Tu es trop jeune. Ce n’est pas au moment où ta sexualité se construit que tu peux affirmer que l’édifice est solide et définitif. Même à 99 ans, tu ne pourras jamais dire « Je suis un homo à 100% ! ».
 

15 – Comment on s’aperçoit qu’on est homo ? Comment on peut le savoir ?

Ça n’arrive pas du jour au lendemain. Il n’y a pas de test ni de vaccin pour déceler ça, parce que l’homosexualité n’est pas une espèce humaine, ni une réalité palpable. C’est un désir souvent évolutif et qui s’estompe avec la maturité. On peut sentir qu’il est durable à travers les rêves, la direction de nos regards, nos goûts fixés par les magazines et la télé. Mais il reste un fantasme qui ne nous définit pas entièrement.
 

16 – Est-ce qu’on peut être homo à vie ?

Oui. Mais en général, étant donné que la sexualité de chacun est un mystère et un chemin libre, elle peut évoluer et ne se fige pas sur une attraction ressentie à une époque donnée de sa vie. L’important est de ne pas te laisser étiqueter « homo », « hétéro » ou « bi », et de te laisser vivre les amitiés sans drague jusqu’à 20 ans.
 

17 – Peut-on changer d’orientation sexuelle ?

Oui. La sexualité est un terrain bien plus vaste que tu ne l’imagines. Et je connais bien des personnes qui se croyaient homos et qui ont finalement dépassé leur peur d’adolescence par des rencontres qui les ont transformées. Elles ont aussi été transformées par l’expérience du mariage, de la paternité/maternité ou du sacerdoce. D’un point de vue terrestre, rien n’est définitif en matière de sexualité, à part ta sexuation femme ou homme.
 

18 – Si je ne peux pas changer d’orientation sexuelle, suis-je condamné à ne jamais aimer ?

Si Dieu permet que tu sois durablement homosexuel, c’est forcément pour quelque chose de grand. C’est forcément pour un Amour plus grand que le couple humain.
 

19 – Je me sens différent des garçons de mon âge. Je n’ai pas les mêmes goûts, les mêmes centres d’intérêts. Je me sens plus en sécurité dans des milieux féminins.

Sois sans crainte. Les goûts n’indiquent pas une homosexualité. D’autant plus aujourd’hui, où les adolescents sont de plus en plus orientés vers des caricatures de masculinité, des caricatures de féminité, des modèles hypersexués et asexués à la fois.
 

20 – Mes camarades de classe me traitent de « pédé ». Je dis quoi ?

Je leur souris en me disant intérieurement que s’ils en parlent, c’est que ce sont eux qui sont mal avec leur sexualité et avec l’homosexualité. Et je les bénis par ma joie et mon humour qui désarmeront leur méchanceté.
 

21 – Mes camarades me disent que je suis homo parce qu’ils me sentent différent. Ont-ils raison ?

Bien sûr que non. On est tous différents. La différence n’est pas un critère d’homosexualité. Ne te laisse jamais dicter qui tu es et quelle personne tu dois aimer, par des gens formatés qui te jugent sur l’apparence et qui ne te connaissent pas.
 

22 – Je ne suis pas bon en sport, je suis mal à l’aise dans les vestiaires, je suis mal dans ma peau, j’ai peu d’amis. Cela fait-il de moi un homo ?

Bien sûr que non. Ce n’est pas parce que tu n’es pas un macho ni un mec « cool » que tu n’es pas un vrai homme. Aies confiance. À l’âge adulte, la roue tourne.
 

23 – J’ai aimé le film « Le Secret de Brokeback Mountain » et il m’a troublé. Est-ce que c’est révélateur ?

Non. Ce film et plein d’autres du genre sont efficaces et arrivent à émouvoir presque tout le monde. Tu n’es pas une exception. Garde en tête que ces histoires amoureuses, aussi belles et vraisemblables, ne sont pas réalistes. Le couple homo est beaucoup moins idyllique !
 

24 – Il m’arrive de trouver les personnes de mon propre sexe belles. Est-ce signe de bisexualité chez moi ?

Non. Il est normal de trouver l’être humain beau et attirant, même quand il est de notre sexe. Et dans les moments où on ne va pas bien, il est normal d’avoir envie d’être davantage cajolé et consolé, d’être touché, même si c’est par une personne de ton sexe. Il ne faut pas érotiser systématiquement ce qui n’est qu’humain et passager.
 

25 – Pourquoi je n’essaierais pas l’homosexualité, pour être fixé ? pour savoir si c’est mon truc ou pas ?

Parce qu’il y a plein d’expériences humaines possibles. Mais toutes ne nous sont pas profitables. Et l’expérience homosexuelle (émoi, baiser, toucher, coucherie, vie commune) blesse et perturbe énormément. Tous mes amis homosexuels ont mal vécu leur initiation homo (cf. le code « Première fois » dans mon Dictionnaire des Codes homosexuels) et vivent mal leur pratique homo.
 

26 – J’ai embrassé un garçon (ou j’ai été embrassé par un garçon) et ça m’a plu, ça m’a grisé et attendri. Suis-je homosexuel ?

Avoir du plaisir ou des sentiments pour une personne de même sexe, c’est en réalité facile et très mécanique. Ça n’a rien d’un scoop. C’est donné à tout le monde. Ça ne veut rien dire de qui tu es profondément. Et aimer, c’est bien plus que simplement d’éprouver un sentiment, une excitation ou une émotion agréable.
 

27 – C’est quoi l’Amour ?

C’est se donner pleinement à la différence des sexes et à Dieu.
 

28 – Je me sens bi…

La bisexualité, loin d’être une identité, une ouverture ou une saine curiosité, est l’expression que tu te sens perdu. En plus, cette indéfinition est dangereuse car elle rime en général avec « libertinage », « double vie », « incapacité à se situer et à s’engager en amour », et une possible exploitation : « Je suis ouvert à toutes les expériences et avec n’importe qui. Entrez, c’est open bar ! ». Fais attention : tu n’es pas une prostituée.
 

29 – Je suis de ceux qui veulent rester ouverts et qui pensent que l’amour n’est pas une question d’orientation sexuelle, mais une personne unique, une histoire singulière, au-delà de l’homosexualité. Je peux tomber amoureux d’un gars ou d’une fille. Peu importe. Du moment que je suis heureux comme ça et que c’est de l’amour avec cette personne. Ai-je tort ?

Oui. Car l’accueil de la différence des sexes est la condition incontournable de l’expérience de l’Amour vrai.
 

30 – Un camarade m’a dragué. Est-ce signe d’une ambiguïté homosexuelle chez moi ?

Non. On peut susciter des émotions qu’on n’a absolument pas calculées. Le diable prend un malin plaisir à s’introduire dans tout ce qui chez nous est beau et fragile : la jeunesse, la beauté physique, l’amitié, le plaisir, l’innocence, etc. Ne te laisse pas impressionner par la vulnérabilité de l’Amour.
 

31 – À qui puis-je parler de cet incident sans être jugé ?

Parles-en à un prêtre, à ton père ou à une personne de confiance qui saura te conseiller.
 

32 – L’homosexualité masculine est-elle différente de l’homosexualité féminine ?

Non. La peur de la différence des sexes est humaine, universelle et a les mêmes caractéristiques, qu’elle soit ressentie par un homme ou par une femme.
 

33 – Les filles me font peur en amour. Je ne les vois que comme des bonnes copines ou des dangers sexuels.

Je comprends. C’est ta génération qui veut cela. Ne te laisse pas troubler par les filles prédatrices qui cherchent à se rassurer par la séduction alors que ce n’est pas de leur âge. Toutes les filles ne sont pas des pétasses.
 

34 – Est-ce que, si je me marie ou sors avec une fille malgré ma tendance homo, je prends un gros risque et me mens à moi-même, mens à cette fille ?

Tu prends un gros risque. C’est vrai. Mais parfois, la prise de gros risque se révèle extraordinaire car tu dépasses tes peurs, et c’est ça le vrai Amour (pas d’Amour sans risque, sans combat, sans surmonter ses peurs). L’homosexualité n’est pas ta « vérité profonde » et ne le sera jamais. Toutefois, la prise de gros risque peut être grave, surtout si la Vérité n’a pas été faite. L’important est de ne pas jouer avec les sentiments de l’autre, et de rester vrai, sans te réduire à ton homosexualité, sans la sous-estimer non plus.
 

35 – Pourquoi il y a plus de garçons que de filles qui se ressentent homos ?

Parce que l’homosexualité, quoiqu’on en dise, c’est plus une affaire de mecs, de porno, de pulsions, d’attaque mondiale généralisée contre la masculinité et la paternité, d’angoisse de la castration, de peur de l’impuissance sexuelle, que de sexualité féminine. La sexualité féminine est davantage orientée vers une bisexualité évasive.
 

36 – C’est quoi la différence entre l’homosexualité masculine et l’homosexualité féminine ?

C’est la différence des sexes.
 

37 – Pourquoi certaines filles vont à l’homosexualité ?

Même s’il ne faut pas tomber dans la caricature sexiste « lesbienne = mal baisée », je ne connais pas de fille qui soit allée à la pratique lesbienne pour une raison positive et vraiment librement. En général, les femmes lesbiennes ont été maltraitées ou se sont senties maltraitées par un homme. C’est la peur, la violence ou le sentiment de violence qui les a conduit au lesbianisme.
 

38 – C’est quoi la différence entre l’homosexualité et la transsexualité/transsidentité ?

L’homosexualité concerne les sentiments plus qu’une remise en cause de son genre sexué, alors que la transsexualité, au contraire, concerne vraiment un trouble de l’identité. Les deux phénomènes restent quand même liés par le rejet de la différence des sexes.
 

39 – Je voudrais changer de sexe.

Réconcilie-toi avec toi-même d’abord, et vois l’affreuse mutilation qu’est l’opération de changement de sexe, et que les mass médias nous cachent.
 

40 – Je me sens fille alors que je suis né garçon. Dois-je me faire opérer ?

L’opération chirurgicale de « changement de sexe » est lourde, aussi bien financièrement que psychologiquement. Chez les personnes transsexuelles, qui s’imposent une « transition » sans fin, une mutilation irréversible et une vie de drogués piqués aux hormones, le taux de suicides est élevé. La réconciliation avec soi-même et son genre sexué coûte moins cher, et libère davantage.
 

41 – Je pense au suicide à cause de mon homosexualité.

L’homosexualité est un vrai handicap : c’est logique que ça te déprime un peu. La relation homo est compliquée, insatisfaisante et violente : c’est logique que ça te décourage. Mais apprends à voir le beau Sens caché de ce que tu n’as pas choisi. Si tu savais comme Dieu t’aime, même avec ton homosexualité ! Tu veux te suicider ? Ok. Fais-le. Mais avant, promets-moi de venir à ma rencontre.
 

42 – Dois-je faire mon coming out (= sortie du placard) ?

Oui, s’il a des chances d’être compris, et que tu ne t’imposes pas une pratique homo après. Non, s’il risque d’être mal compris et t’enferme dans une identité et une pratique qui ne sont pas toi.
 

43 – Si mes parents pleurent ou réagissent mal suite à mon coming out, c’est qu’ils sont égoïstes ?

Non. C’est qu’ils sont tristes que tu risques de passer à côté du bonheur d’être aimé en Vérité et d’être parent.
 

44 – Je vis dans un milieu très hétéro et homophobe où je ne pourrai jamais dire que je suis gay (et encore moins évangéliser). C’est mort. Dois-je absolument prendre le risque de dévoiler mon homosexualité ?

Non. Si tu ne peux pas bien en parler, pas la peine d’en parler du tout.
 

45 – Je me sens homo et j’ai envie de le dire à mon meilleur ami. Mais j’ai peur de le perdre…

Si tu ne le dragues pas et que tu lui parles de ton homosexualité sans laisser entendre que tu vas la pratiquer (avec lui), ça le rassurera et tu ne le perdras pas, sois sans crainte.
 

46 – Je suis homo mais pas gay.

Il n’y a pas de différence entre « homo » et « gay », quoiqu’en disent ceux qui veulent créer artificiellement deux milieux homos différents – un décent et un dépravé – pour ne pas voir qu’ils sont le même, et pour se donner bonne conscience. Le « milieu homo », c’est le désir homosexuel. Où que tu sois.
 

47 – J’ai chopé une MST (Maladie Sexuellement Transmissible). Qu’est-ce que je fais ?

Tu vas voir un médecin. Et surtout, tu ne déprimes pas. Si Dieu l’a permis, c’est pour que tu fasses de cette maladie (parfois irréversible) la chance de ta vie grâce à Lui. Ça a un sens, et un Grand Sens. Réjouis-toi !
 

48 – Pourquoi je ne peux pas m’en foutre, du sujet de l’homosexualité ?

Parce que la souffrance et la violence d’autrui ne t’indiffèrent pas. Parce que nous sommes tous concernés par la différence des sexes (et son rejet à travers l’homosexualité). Parce que l’homosexualité est devenue un enjeu géopolitique mondial de premier plan.
 

49 – Est-ce que l’homosexualité est une réalité majoritairement occidentale ?

Non. Elle est extrêmement présente dans les continents qui la rejettent, même si elle prend des formes un peu différentes (tourisme sexuel, prostitution, ascension sociale et politique, inceste, clandestinité bisexuelle, imitation secrète des modes de la télé mondialisée, etc.). Je suis allé en Côte d’Ivoire, au Liban, en Martinique, donc je sais de quoi je parle !
 

50 – Est-ce que l’homosexualité vient surtout de la modernité ?

Le désir homosexuel, non (il a eu de tous temps, depuis le péché d’Adam, la tentation de la fusion entre personnes de même sexe). L’homosexualité, oui. En tant qu’« identité » (espèce humaine), et « amour » (couple), elle est une réalité très récente, qui date d’un siècle et demi seulement : 1869.
 

51 – Pourquoi la société actuelle promeut l’homosexualité ?

Parce qu’elle se robotise, se virtualise, se déshumanise et se déchristianise. Elle fait semblant de mettre l’Homme au centre mais pour l’angéliser et le vider de son enveloppe corporelle sexuée.
 

52 – Y a-t-il un lien entre homosexualité et Islam ?

Oui. Le dénigrement misogyne des femmes, l’importance excessive de la virginité avant le mariage, les mariages sans amour, les violences sexuelles, le machisme religieux, l’inceste dans les familles, le tourisme sexuel, la séparation très marquée des sexes, la promiscuité communautaire, tous ces ingrédients participent de la bisexualité dans la culture religieuse de l’Islam.
 

53 – Pourquoi on voit l’homosexualité partout aujourd’hui ?

Parce que le diable veut détruire la différence des sexes (qu’il ne possède pas puisqu’il est ange). Et que la meilleure manière qu’il a trouvé de le faire, c’est de la gommer dans les textes de loi, les écrans de ciné, et de présenter à tout le monde ce gommage comme un formidable « progrès », une révolution d’« amour ».
 

54 – Qui est le lobby LGBT et pourquoi est-il si influent ?

Le lobby LGBT n’est puissant que parce qu’il est le lobby hétérosexuel, qui défend toutes les altérités au niveau de la sexualité, y compris l’homosexualité, la bisexualité et la différence des sexes procréative sans amour.
 

55 – Pourquoi l’homosexualité gêne encore socialement ?

Parce que l’Humanité et l’Amour sont fondés sur la différence des sexes. Nos contemporains devinent la violence de l’expulsion de la différence des sexes en amour. C’est donc sain qu’ils s’opposent à l’homosexualité.
 

56 – Pourquoi beaucoup de personnes homos aiment Mylène Farmer, Madonna, Rihanna, Barbara ?

Parce que ces chanteuses incarnent sublimement le fantasme de viol qu’est le désir homosexuel. Mylène Farmer évoque toujours le viol dans ses chansons. Madonna a avoué en 2015 qu’elle avait été violée à l’âge de 19 ans. Lady Gaga, la même chose, cette année 2016.
 

57 – Pourquoi l’homosexualité ne serait pas de l’Amour ?

Parce que l’Amour authentique, rayonnant et comblant, c’est l’accueil de la différence, et en particulier de la différence des sexes qui fonde tout être humain et qui nous permet de nous donner entièrement, sexuellement. Qu’on soit marié ou célibataire. Quand on rejette la différence, c’est qu’on n’aime pas.
 

58 – Je connais des couples homos durables, équilibrés, supers et heureux… et je crois que c’est possible…

Si tu en connais en dehors de tes écrans de télé, il va falloir que tu me les présentes de toute urgence, alors ! Car moi, j’en connais un rayon en matière de « couples » homos. Et à ce jour, je n’en ai pourtant jamais croisés de « joyeusement stables ».
 

59 – La relation homo, ce n’est pas rien, quand même. Ne vaut-il pas mieux que la personne homo la vive quand même, même si ce n’est pas l’idéal, plutôt que de rester seule toute sa vie ?

La solitude, ce n’est pas le bagne. Et côté sentiment, à vouloir juste le « bien » ou le « correct » en renonçant au meilleur, on passe totalement à côté de sa vie, de l’Amour vrai, et on ment à son partenaire. Je crois que parfois, il vaut mieux être un célibataire tout donné aux autres, quitte à en souffrir un peu, plutôt que de souffrir beaucoup plus de vivre un amour qui n’en est pas un.
 

60 – Quelle est la différence entre un couple homo et un couple femme-homme aimant, ou entre un couple homo et un célibataire consacré ?

Le couple homo est parfois bien, et satisfait rarement. Tandis que le couple femme-homme aimant et le célibataire continent obéissant sont toujours le meilleur et comblent souvent.
 

61 – Pourquoi les couples homos, ça marche moyen ?

Parce qu’ils sont un mélange de fausse amitié (on connaît l’insatisfaction et la complexité des « amitiés amoureuses ») et de faux amour (on connaît l’insatisfaction et la complexité des « amours platoniques », sans différence des sexes, où se vit en réalité une « sexualité sans sexualité »). Bonjour les dégâts ! … et les envies d’aller constamment voir ailleurs !
 

62 – Je n’aime pas assez mon copain pour rester avec lui, mais l’apprécie trop pour le quitter. Qu’est-ce que je fais ?

Quitte-le quand même, en le préparant en douceur et en dialoguant. Vous n’avez rien à faire ensemble, à part l’amitié désintéressée. Vraiment. Et tu l’as toujours su, au fond.
 

63 – Pourquoi je tombe toujours sur des mecs malhonnêtes ?

Personne n’est un connard en soi. Il n’y a que la pratique homo qui rend les deux personnes de même sexe sortant ensemble malhonnêtes et tricheuses, alors qu’elles sont individuellement sincères et capables d’aimer vraiment.
 

64 – Je suis insatisfait en couple et je suis insatisfait seul. C’est quoi le plan B ?

Je ne suis pas sûr que tu sois fait pour le couple, ni que tu te sois vraiment laissé le temps de goûter au célibat. Peut-être même que le célibat vraiment vécu et tout donné aux autres, c’est carrément ton désir le plus profond. On n’est pas tous fait pour le mariage et pour le couple.
 

65 – Est-ce que je trouverai l’Amour un jour ?

Oui. Si tu ne réduis pas l’Amour au « couple ». L’Amour vrai rejoint personnellement tout être humain et ne le lâche jamais. Il t’attend.
 

66 – Pourquoi est-il préférable de ne pas parler de « couple » homo mais d’unions ?

Parce que la conjugalité, ce qui se marie et se complète, cela ne peut se trouver que dans la différence des sexes. Deux hommes ou deux femmes ne formeront jamais « un couple » ou « un mariage ».
 

67 – Il y a des unions homos qui s’entendent mieux que bien des unions hétéros. Pourquoi je serais plus méfiant avec les unes plutôt que les autres ?

Tu dois être méfiant avec les deux : les « couples » homos et les « couples » hétéros. Pas un pour rattraper l’autre.
 

68 – Pourquoi dénoncer l’hétérosexualité ?

L’hétérosexualité est une caricature forcée de la différence des sexes, de la sexualité. L’Église ne l’a jamais défendue, d’ailleurs. Elle n’a toujours promu que la sexuation femme-homme, et non une humanité divisée entre « homos » et « hétéros ». L’hétérosexualité, c’est le diable déguisé en différence des sexes.
 

69 – Pourquoi l’Union Civile pose problème ?

C’est la première loi mondiale qui s’est basée sur l’hétérosexualité, justement, sur l’orientation sexuelle des personnes et non plus sur leur humanité. On a glissé des Droits de l’Homme aux « droits des homos et des hétéros ». Avec l’Union Civile, l’amour est devenu un contrat, ou une affaire de pratique génitale et de sentiments (comme si nous étions des animaux et des anges). Le PaCS (Pacte Civil de Solidarité) n’a vu l’être humain que sous l’angle des sentiments amoureux asexués. C’est donc une loi très grave.
 

70 – Si les couples hétéros n’existent pas, je dis quoi à la place ?

Tu peux dire « couples femme-homme aimants » ou bien « personnes attirées par le sexe complémentaire ».
 

71 – Comment aider les personnes homos de mon entourage ?

En leur disant la Vérité sur ce qu’elles vivent, avec exigence, douceur, sourire et humour. Elles te le revaudront. Tant de gens leur mentent « pour leur bien », mais les ignorent et ne leur donnent pas de solutions à leur insatisfaction amoureuse permanente !
 

72 – Faut-il s’éloigner du « milieu homo » ?

Oui, du point de vue de la pratique homosexuelle. Non du point de vue de l’amitié et de l’étude du désir homosexuel. Plus une personne comprendra sereinement et convivialement comment fonctionne son attraction sexuelle, plus elle s’en libèrera sans se renier elle-même.
 

73 – Quelle association bien pour les personnes homosexuelles existe ?

De solide, je ne connais que Courage International mais si elle est encore incomplète car elle n’assume pas la proposition du célibat continent.
 

74 – Pourquoi l’association Le Refuge ne convient pas ?

Même si elle prétend lutter contre l’homophobie, cette association censure toute personne qui explique les mécanismes de l’homophobie. Pire, elle enferme les individus dans une identité et une pratique homosexuelles qu’ils ne sont pas. Elle nourrit donc les problèmes qu’elle prétend résoudre.
 

75 – Mon meilleur ami me dit qu’il est gay. Qu’est-ce que je dis ?

Tu l’aides à redescendre sur terre. Avec humour et fermeté. Et surtout, tu ne te réjouis pas de son homosexualité. Tu ne te réjouis que du fait qu’il ait le courage et la sincérité de t’en parler.
 

76 – Mon meilleur ami est gay et je suis amoureuse de lui. Je lâche l’affaire ?

À toi de voir quelle est ta marge de manœuvre et quelle est la profondeur de sa blessure homosexuelle. Touche-la. C’est pas compliqué. Une blessure, ça se tâte, ça se touche, ça s’examine. À l’impossible, nul n’est tenu (et cette maxime marche dans les deux sens !).
 

77 – Les gars homos sont-ils plus proches des filles, en général ?

C’est la légende qui veut ça. Mais dans les faits, la misogynie (= haine des femmes), le mimétisme jaloux, l’amitié intéressée, sont très marqués dans l’homosexualité. Les hommes homos mettent la femme sur un piédestal pour la tenir à distance et l’utiliser, plus que pour l’aimer.
 

78 – Mon meilleur ami me présente son copain. Qu’est-ce que je fais ?

Reconnais la sincérité et la réalité de ce qu’il vit (à défaut d’en savourer la Vérité), et aide-le, dans la bienveillance et la patience, à en reconnaître les nombreuses limites.
 

79 – J’aimerais dire la Vérité sur l’homosexualité à une très bonne amie lesbienne, mais je ne veux pas qu’elle le prenne mal. Comment je fais ?

C’est simple. Tu lui montres qu’elle compte pour toi, tu l’écoutes longtemps, tu la remercies que la Vérité sur l’homosexualité vienne d’elle. Enfin, si tu peux, tu lui parles cash.
 

80 – Mon papa est parti avec un homme. Qu’est-ce que je fais ?

Tu essaies de continuer à l’aimer malgré tout, sans te venger de son choix ni le justifier, mais au contraire en l’aidant à comprendre que l’homosexualité n’est dans sa situation qu’un alibi pour exprimer une détresse et des problèmes bien plus profonds (dépression, angoisse, insatisfaction dans le couple de tes parents, isolement, crise professionnelle et amicale, etc.) qui dépassent largement l’homosexualité.
 

81 – Je pense qu’en tolérant davantage le coming out et l’amour homo, l’homophobie reculera et les couples homos vivront vraiment heureux. L’homosexualité n’est pas un problème, mais c’est uniquement le fait qu’on en fasse un problème qui devient problématique.

Non. La pratique homosexuelle, même privée, pose quand même problème. L’homophobie ne vient pas foncièrement de l’extérieur et n’est pas qu’une question de regards, de construction culturelle infondée. Elle repose sur des faits et sur une violence intrinsèque à l’homosexualité.
 

82 – C’est quoi l’homophobie ?

C’est la peur du même, la peur de l’homosexualité, la peur et l’attaque des personnes homosexuelles. C’est aussi la croyance en l’identité homo et la pratique homo. En effet, tous les actes homophobes connus sont posés par des personnes homosexuelles (même celles qui jouent les hétéros) et ont lieu dans des cadres de pratique homosexuelle ou de coming out. Cf. le code « Homosexuel homophobe » de mon Dictionnaire des Codes homosexuels.
 

83 – Je ressens une gêne face à l’homosexualité. Suis-je homophobe ?

Non. Au contraire. Ce serait ton absence de gêne qui serait homophobe. Car l’expulsion, en amour et en identité, de la différence des sexes, c’est objectivement violent. Tu as raison d’être gêné. L’indifférence gay friendly ne rend pas service aux personnes homosexuelles.
 

84 – Si je pense que l’homosexualité se guérit, ça veut dire que je suis homophobe ?

Non. Ça veut dire que tu as reconnu l’homosexualité telle qu’elle est – une blessure identitaire et une violence amoureuse – et l’action libérante et aimante de Dieu et de l’Amour sur chaque être humain, quels que soient ses actes et ses souffrances.
 

85 – Attaquer une personne homosexuelle, est-ce de l’homophobie ?

Oui, bien sûr. Tout comme c’est de l’homophobie de défendre la pratique homosexuelle sans dénoncer sa violence.
 

86 – On me traite d’homophobe. Comment je dois réagir ?

Tu dois accueillir cette accusation comme une Vérité : oui, on peut tous avoir peur de soi-même et du semblable. Ensuite, tu peux demander à ton agresseur ce qu’il met derrière ce mot. Ça l’amènera à déplacer le débat sur les faits réels et à quitter le jugement de personnes. Enfin, tu peux donner ta propre définition de l’homophobie, et remercier joyeusement ton interlocuteur de la perche tendue.
 

87 – J’ose parler du lien entre homosexualité et souffrance, homosexualité et violence, homosexualité et insatisfaction. Et on me traite d’homophobe. Qu’est-ce que je dis ?

Tu peux répondre que la vraie homophobie, c’est d’ignorer la souffrance réelle des personnes homos qu’on prétend défendre. Il suffit de regarder un peu notre parcours (identitaire, affectif, sexuel, scolaire, amical, familial, amoureux, social et professionnel), de s’intéresser un peu à nous, pour comprendre que l’homosexualité c’est douloureux et compliqué. Même quand nous sommes entourées et accueillies. Nous, personnes homos, parlons souvent de notre blessure.
 

88 – Pourquoi les seules personnes qui s’attaquent aux personnes homos sont elles-mêmes homosexuelles ?

Parce que l’homophobie, c’est étymologiquement la peur du semblable (« homo », en grec, signifie « même »). Dès qu’un acte homo est posé, les deux personnes impliquées rejettent systématiquement la différence des sexes, donc se rejettent elles-mêmes puisqu’elles sont toutes deux issues de la différence des sexes.
 

89 – Que puis-je faire pour lutter contre le Sida ?

Défends la fidélité et condamne la pratique homosexuelle, hétérosexuelle, bisexuelle et libertine.
 

90 – Que puis-je faire contre l’homophobie ?

Rencontre les personnes homosexuelles, intéresse-toi vraiment à nos souffrances et aux violences que nous vivons, et ne pratique plus l’homosexualité.
 

91 – La Manif Pour Tous est-elle homophobe ?

Oui. Même si beaucoup de manifestants ne le sont pas, et que les leaders de cette organisation se sont défendus de toute homophobie. Par son refus de parler d’homosexualité et de laisser les personnes homosexuelles en parler en priorité, par sa justification de l’Union Civile et de « l’amour homo », LMPT a fait preuve d’une homophobie inconsciente et dramatique pour notre combat.
 

92 – Quelle a été la plus grosse erreur de La Manif Pour Tous ?

D’avoir négligé la primauté de l’homosexualité dans les débats, et d’avoir négligé la force du témoignage par la personne (homosexuelle, en l’occurrence). Les intervenants du mouvement n’ont pensé qu’à leur gloire perso, ont renié Dieu et l’homosexualité. Ils n’ont pas compris que le Gender était l’hétérosexualité.
 

93 – Pourquoi tant de manifestations contre le mariage gay ?

Les êtres humains, mariés ou célibataires, ne veulent pas que la différence des sexes – qui est le roc principal de notre identité et de notre amour – soit banalisée dans les textes de lois. La banalisation de la différence des sexes fragilise et menace toute la planète. N’ayons pas peur des mots.
 

94 – La grande majorité des personnes homosexuelles voulaient-elles du « mariage gay » ?

Non. La plupart considéraient le mariage comme une prison bourgeoise hypocrite hétérosexuelle et voulaient juste qu’on leur fiche la paix. Quelques mois avant l’approbation de la loi Taubira, elles ont changé d’avis par peur de passer pour des homophobes et des traîtres à leur propre camp.
 

95 – Pourquoi c’est une majorité de personnes hétéros qui ont voulu le « mariage gay » à la place des personnes homos ?

Les personnes qui se présentent comme « hétéros » se sont servies des personnes homosexuelles pour se venger secrètement du mariage traditionnel et religieux dont elles se contrefichent, parce qu’elles en ont fait une expérience ratée et douloureuse.
 

96 – Je ne vois pas pourquoi m’opposer au « mariage gay » vu que les hétéros ne font pas mieux…

Les hétéros ne sont pas une référence d’amour vrai. Le seul modèle que tu dois suivre, c’est uniquement les couples femme-homme qui s’aiment… et ils sont plus nombreux que tu croies.
 

97 – Il y a des problèmes plus graves et urgents à régler que le « mariage gay » (le chômage, la crise, les guerres) et il serait temps de passer à autre chose, vous ne croyez pas ?

Non. Un monde qui banalise et nie son socle d’Humanité qu’est la différence des sexes, s’autodétruit. La banalisation de la différence des sexes engendre la négation de tout individu, la destruction des familles et du mariage, et renforce le chômage, les inégalités sociales. La crise économique que nous vivons maintenant est le résultat direct de la banalisation de la sexualité par le « mariage pour tous ». Tout est lié. La Loi Taubira est responsable du chômage.
 

98 – Les couples homos peuvent fonder une famille et donner de l’amour à un enfant, comme tout le monde. Pourquoi me priverais-je de faire le bonheur d’un orphelin, ou des progrès techniques qui me permettent de transmettre la vie ?

Parce que tu dois à l’enfant que tu souhaites l’amour entre ses deux parents biologiques. Sans cet amour, il souffrira affectivement et identitairement. Regarde les désastres des divorces. Tout enfant a besoin, pour se construire, de savoir de quel amour incarné et complémentaire il est né. Sinon, c’est un drame.
 

99 – De quoi les enfants qui grandissent dans des couples homos manqueraient-ils ?

De l’amour entre leur vrai père et leur vraie mère de sang.
 

100 – Mes voisines de pallier (en couple lesbien) s’entendent bien. Et mon pote Jérémy vit avec ses deux « mamans » et ça se passe très bien. Elles sont trop sympas.

Et alors ? En quoi ça prouve l’« amour homo » ? Bien sûr qu’un « couple » homo peut vivre de certains bienfaits de l’amitié et tenir parfois plus solidement que bien des couples femme-homme. Bien sûr que deux personnes homosexuelles peuvent élever correctement un enfant. Bien sûr qu’il y a beaucoup de personnes homos individuellement sympas. La vraie question, c’est « Est-ce le meilleur et est-ce de l’amour ? » Je réponds non.
 

101 – Mon parrain ou mon oncle ou mon frère ou un ami m’invite à son « mariage » homo. Qu’est-ce que je fais ? J’y vais ?

Il ne m’appartient pas de te dire ce que tu dois faire. L’important est que ton choix soit guidé par l’amour de la personne dans la Vérité. Si ta Charité est couronnée de Vérité (en gros, si tu dis ce que ta foi te commande), la justesse de ta décision en découlera.
 

102 – Ma mère m’impose sa copine comme deuxième maman (ou bien mon père m’impose son copain comme deuxième papa) et je le vis mal.

Je comprends, et c’est légitime. On t’a volé l’amour entre ton père et ta mère. On t’a même peut-être carrément volé ton vrai père ou ta vraie mère (dans le cas de la PMA – bébé-éprouvette – ou de la GPA – Gestation Pour Autrui). C’est injuste. C’est tellement injuste que tu serais en droit de traîner Erwann Binet, Christiane Taubira ou Najat Vallaud-Belkacem en procès. Alors personne ne te demande de simuler avec la copine de ta mère un lien de parenté artificiel.
 

103 – Que dit l’Église catholique au sujet de l’homosexualité ?

Elle condamne les actes homos parce qu’Elle aime les personnes homosexuelles et qu’Elle ne veut pas leur mentir, nier leurs souffrances et leurs péchés, ni qu’elles s’auto-détruisent.
 

104 – L’homosexualité est-elle diabolique ?

Les personnes homos, non. L’acte homosexuel, oui. Car il rejette la différence des sexes, et donc la personne qui le pose. Je te renvoie aux codes « Amant diabolique » et « Se prendre pour le diable » de mon Dictionnaire des Codes homosexuels).
 

105 – Les personnes homos risquent-elles d’aller en enfer ?

Oui si elles pratiquent leur homosexualité. Le rejet de la différence des sexes, c’est le rejet de Jésus et de son Église. Or l’enfer n’est pas autre chose que le rejet de Dieu. Te voilà prévenu !
 

106 – L’Église est-elle homophobe ?

L’Église, non. Les gens d’Église, en général, oui, car ils ont peur de l’homosexualité, peur des personnes homosexuelles, et font de l’homosexualité un « non-sujet » (au nom d’un humanisme spirituel et d’une recherche puriste de vérités positives), au lieu d’en faire une occasion joyeuse de sainteté, de Miséricorde, de Bonne Nouvelle universelle, au lieu de faire connaître à tous la libération qu’est la verbalisation du mal et l’intégration des pécheurs dans le plan de Salut divin.
 

107 – Les cathos sont-ils majoritairement contre l’« amour homo » ?

Non. Au contraire. Malgré leur réputation médiatique, ils sont à 90% « pour », et en faveur de l’Union Civile. C’est bien ça le drame. Ils sont d’une homophobie sidérante.
 

108 – Comment va me recevoir un prêtre si je lui parle de mon homosexualité ?

En général, très bien, même s’il existe des curés cons… mais c’est de plus en plus rare.
 

109 – Pourquoi aller me confesser ?

Parce que la confession (sacrement de réconciliation) efface carrément tes péchés sur ton Livre de Vie. Les démons, au purgatoire, ne pourront plus t’accuser sur les mauvaises actions que tu as avouées à un prêtre.
 

110 – Que devrait proposer l’Église catholique à la personne durablement homosexuelle ?

Bien plus qu’un simple accompagnement (convivial et spirituel) : carrément une vie, une vocation, une consécration spécifique, un don entier de la personne homosexuelle.
 

111 – L’Église doit-elle instaurer une pastorale spécifique pour les personnes homosexuelles ?

Oui. La condition homosexuelle, parfois durable pour un certain nombre d’entre elles, est une réalité d’Église. L’Église ne peut pas laisser sur le banc de touche tous ses fidèles concernés par la question. Elle a le devoir de leur faire connaître leur péché et de les y éloigner. Elle a le devoir de leur proposer Grand, de leur proposer le Royaume et la Sainteté.
 

112 – Une personne est-elle excommuniée (= écartée) par l’Église catholique si elle pratique son homosexualité et est en couple homo ?

Absolument pas. L’Église aime tout le monde, indépendamment des actes que chacun pose, et préfère même les pécheurs ! Elle existe surtout pour eux ! Une personne homosexuelle (même en couple) peut recevoir le baptême, et le sacrement de confession. Pour la communion, c’est autre chose.
 

113 – Pourquoi l’Église catholique devrait oser parler du thème de l’homosexualité ?

Parce que c’est Elle qui en parle le mieux. Ceux qui défendent l’homosexualité n’y connaissent rien, je te assure.
 

114 – Pourquoi le silence sur l’homosexualité pendant le Synode en 2015 au Vatican est dramatique et préoccupant ?

Parce qu’il traduit à la tête de l’Église un manque de foi en la beauté du célibat continent, en la présence réelle de Jésus dans l’Eucharistie, et en la sainteté de tous les célibataires (homos ou divorcés remariés) qui se trouvent hors-mariage et hors-sacerdoce.
 

115 – Pourquoi l’Église catholique a-t-elle du mal à parler du thème de l’homosexualité ?

L’Église n’a pas de mal à en parler. Seuls les gens d’Église ont parfois du mal, parce que soit ils croient secrètement en « l’amour sans différence des sexes », soit ils pratiquent carrément le rejet de la différence des sexes et l’homosexualité en secret.
 

116 – Pourquoi y a-t-il autant d’homosexualité parmi les prêtres ?

Parce que certains prêtres ont cherché sincèrement à fuir leur peur de la différence des sexes dans le sacerdoce. Mais ils ne sont pas si nombreux. Et ceux qui ne s’adonnent pas à leur homosexualité sont de grands saints.
 

117 – C’est quoi le problème des associations protestantes d’accompagnement des personnes homosexuelles ?

En général, elles sont désincarnées. Elles partent du principe que Dieu peut agir dans la vie de l’individu sans la tendance homosexuelle, alors que souvent, Il se sert de celle-ci.
 

118 – Quel est le chemin de vrai bonheur pour une personne durablement homosexuelle ?

C’est le don entier de sa blessure homosexuelle aux autres et à l’Église, sans la pratiquer. C’est la continence (= abstinence pour Jésus), la fraternité, l’amitié, le service, l’explication de sa tendance homosexuelle, et l’évangélisation. Parfois même le mariage ou le sacerdoce.
 

119 – Homosexuel et catholique, est-ce compatible ?

Oui grâce à la continence. Non sans la continence. On ne peut pas se donner pleinement à l’Église (qui est la différence des sexes) et vivre un « couple » (même supposé « chaste » et « pratiquant catho ») qui rejette la différence des sexes, donc l’Église. On ne peut pas se donner pleinement à deux maîtres si opposés.
 

120 – Y a-t-il pour une personne durablement homosexuelle un autre chemin de bonheur que le couple ?

Oui. La continence (qui n’a pas la sècheresse de l’abstinence) permet la joie de la fraternité, de la mission, du combat pour la Vérité, de l’apostolat, de l’évangélisation, de la vocation d’Église, de la sainteté.
 

121 – Pourquoi devrais-je arrêter de regarder du porno ?

Le porno t’enlève de la joie car tu te donnes à une image qui défigure la beauté de la sexualité. Et il t’enferme sur toi-même. Beaucoup de garçons, en regardant du porno même hétéro, en viennent à se poser la question de l’homosexualité. C’est fréquent. J’ai reçu de nombreux témoignages allant dans ce sens.
 

122 – Comment arrêter la masturbation et le porno ?

En exerçant ta liberté. Si tu veux que ça s’arrête du jour au lendemain, sans douleur et sans effort, ça s’arrêtera, et pour toujours. Il suffit juste de le décider fermement, sans théâtre ni caprice. Personne ne peut se masturber à ta place ni ne peut te forcer à le faire. Si tu retombes, c’est exclusivement de ta faute. Et une fois que tu arrêtes, tu sors de la honte et de la tristesse éternelles. Allez arrête tout de suite.
 

123 – Je suis un chaud lapin, très tactile, très câlin, très romantique, qui ne sait pas rester seul et qui adore embrasser. Comment pourrais-je renoncer au couple et être continent ?

Ne te fie pas aux apparences. Les « boules d’émotivité » les plus sensibles et fragiles dans certaines situations se révèlent les plus fortes dans d’autres cadres. C’est mon cas. Nos pulsions, nos lieux de tentation et nos fragilités, bien orientés, peuvent devenir le moteur de sainteté et de force qu’on rejetait et qui nous faisaient jadis tomber quand on s’y adonnait ! Derrière le libertin se cache un grand ascète qui s’ignore. C’est parce que tu es libertin que tu peux être continent !
 

124 – Quels apports donnent les personnes homosexuelles à la société ?

Le grain de fantaisie et de folie qui détend l’atmosphère, un regard acéré sur le monde, la désinhibition et la décomplexion sociale, l’amitié, la beauté de la fragilité et de la dissidence offertes fraternellement, le jeu avec la différence des sexes, la sensibilité qui peut nous rapprocher des autres.
 

125 – Les personnes homos sont-ils plus sensibles et créatives que les autres ?

Non. Il ne suffit pas d’être blessé pour devenir sensible, génial et artiste. La souffrance peut nous rendre plus proche et réceptif à celle des autres, tout comme elle peut nous enfermer dans la destruction et l’autodestruction.
 

126 – Quels apports donnent les personnes homosexuelles à l’Église ?

La preuve humaine de l’Universalité de l’Amour de Dieu, de la Miséricorde et de l’Humour divins, de la préférence de Jésus pour les pécheurs et les fragiles, de la force évangélisatrice qui transcende nos faiblesses humaines sans les nier.
 

127 – Peut-on être homo et saint ?

Oui. Car c’est par nos fêlures données à Dieu que la lumière de Jésus passe le mieux, de manière plus éclatante, originale et décalée !
 

128 – C’est quoi les richesses de l’homosexualité ?

C’est l’humour et la convivialité dans la vulnérabilité. Une personne blessée sexuellement, mais qui se donne quand même aux autres sans s’adonner à sa fragilité, ça met tout le monde à l’aise, ça décomplexe. Sa blessure homosexuelle offerte devient une porte où tous les blessés de la vie ont envie d’entrer.
 

129 – Les personnes homos sont-elles plus proches des pauvres, des gens qui souffrent ou qui sont tristes ?

Si elles reconnaissent et accueillent humblement leur blessure, beaucoup d’entre elles peuvent alors comprendre encore mieux ceux qui souffrent et les rejoindre. Nous, personnes homosexuelles, sommes des évangélisateurs de première catégorie.
 

130 – Pourquoi le cocktail homosexualité-foi dépote ?

Parce qu’il est inattendu, réel, drôle, et démontre que Dieu appelle vraiment tout le monde, même ceux qui le rejettent ou qui sont des handicapés sexuels.
 

131 – Que je me sente homo ou pas, je pense de toute façon que Dieu m’aime comme je suis et qu’il me destine à une grande vie.

Il n’y a pas de doute là-dessus ! Je le crois aussi dur comme fer.
 

132 – J’aimerais faire un cadeau à mon ami homo. Vous avez une idée ?

Envoie-lui ce questionnaire court et facile à lire.
 

133 – Mon ami homo ne croit pas en Dieu. Comment je lui parle de vous ?

L’homosexualité ouvre tous les cœurs. Et sa combinaison avec la religion intrigue beaucoup plus de personnes homos qu’on ne croie. Les athées seront les premiers à nous évangéliser s’ils se convertissent.

Le discours fallacieux de Jean-Marc Veyron-Lacroix sur l’homosexualité

 

C’est un sacré bonimenteur, ce Jean-Marc Veyron Lacroix. Il invente des gros mensonges qui paraissent crédibles aux yeux du public puisque personne ne peut en vérifier l’irréalité : il accuse par exemple les personnes homosexuelles croyantes d’ « imposer l’abstinence » (ce qui est faux) et d’ « avoir dégoûté de la foi les autres personnes homosexuelles » (sur quoi et sur qui se base-t-il? Moi, jamais on ne m’a reproché ça, bien au contraire), il défend l’Union Civile comme nécessaire, il extrémise ceux qui ont le courage de la cohérence que lui ne veut pas avoir (il met d’ailleurs sur le même plan le non-choix de sa tendance homosexuelle avec le soi-disant « non-choix » de sa pratique homosexuelle, alors que ce sont deux choses bien distinctes), il caricature la continence en abstinence et la foi en intégrisme, il remplace la différence des sexes par l’hétérosexualité (Face au public de Sens Comique, il déclare texto : « On n’a pas choisi d’être homos… Vous non plus, vous n’avez pas choisi d’être hétéros.« ). Bref, ce n’est pas parce qu’on est homosexuel qu’on parle d’homosexualité. C’est bien ce qui transparaît dans le discours des témoins Homovox (Xavier Bongibault, Jean-Marc Veyron Lacroix, Clément Borioli, Jean-Pier Delaume-Myard, etc.), qui jamais ne parlent d’homosexualité, qui censurent toute analyse sur l’homosexualité, qui s’acharnent contre le « lobby LGBT » qu’ils décrivent comme minoritaire (parce qu’ils en adoptent secrètement les pratiques et parce qu’ils n’ont pas compris que le lobby LGBT était tenu par les promoteurs de l’hétérosexualité), et qui donnent aux autres l’illusion de parler d’homosexualité simplement parce qu’ils la traitent sur le registre du témoignage émotionnel et du déterminisme tuant le débat (« C’est comme ça, c’est pas un choix, y’a rien à dire, c’est parce que vous me demandez de l’analyser que j’en souffre »). Ces témoins homosexuels font beaucoup de mal à notre combat, sont d’une grande homophobie (ils tapent sur le « lobby LGBT », sur le « milieu », sur leur propre homosexualité, et empêchent toute analyse) et d’un anticléricalisme sous-jacent (qui, pour le coup, dégoûte les personnes homosexuelles de la foi, justement). Bien que la Manif Pour Tous et Sens Commun puissent leur trouver du courage, je crois qu’ils n’ont que le courage de trahir (ET les pro ET les anti-mariage pour tous).

 


Jean-Marc / Homovox – Sens-Commun par jeanfrancois-iung

Ènième preuve de l’homophobie au sein de l’Église catholique (Tribune de l’Observatoire sociopolitique de Fréjus-Toulon)

Capture d'écran 2016-01-28 11.06.40
 

Je tombe sur un compte-rendu d’avertissement contre la campagne gouvernementale contre l’homophobie qui arrive dans les établissements scolaires français, compte-rendu rédigé par « l’Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon ». Vous n’avez pas voulu m’écouter. L’homophobie est le dossier qui, s’il n’est éclairci et affronté, causera la perte de beaucoup de pays en Europe et dans le monde.
 

Désespérant.
 
Capture d'écran 2016-01-28 10.01.43
 

Pas tant la campagne en elle-même que la réponse des catholiques.
Vous faites comme d’habitude face aux mots et aux réalités qui vous font peur : vous ne vous y confrontez pas, les montez en épingle (cf. la diabolisation du mot « Gender », sans le reconnaître comme l’hétérosexualité, en plus !), vous vous drapez dans la victimisation et l’accusation généraliste du nominalisme (« La novlangue, c’est nul et ça n’a pas de sens ! » ; « La déformation du Réel par les mots, c’est pas bien : revenons au sens des mots ! » ; « L’homosexualité et l’homophobie, c’est pas le sujet de fond »), vous vous fermez au dialogue, vous forcez ceux qui n’ont pas vos moyens intellectuels de rentrer dans VOS définitions au lieu de comprendre que c’est vous qui devez vous mettre à la hauteur de compréhension des autres sur leurs mots à eux, vous imposez une censure sur les grands enjeux de société et les néologismes actuels (« hétérosexualité », « homosexualité », « homophobie ») en disant que ce sont des « non-sujets » et que le problème est ailleurs. Vous êtes pitoyables, mes frères « intellectuels » catholiques. C’est aussi à cause de vous (et pas seulement des libertaires) et de vos incohérences que la France va si mal en ce moment !
 
Capture d'écran 2016-01-28 10.02.01
 

Vous n’avez pas lu un traître mot de L’homophobie en Vérité, mon livre que vous avez méprisé comme vous méprisez la réalité (violente) des personnes homosexuelles. Vous n’avez que mépris pour le mot « homophobie » alors qu’il pourrait vous sauver ! (j’explique d’ailleurs dans L’homophobie en Vérité que le mot « homophobie » est parfait, et dans ses deux acceptions : « phobie de soi-même ou du semblable » et « phobie/attaque de l’homosexualité et des personnes homosexuelles »). Vous vous contentez de faire du mot « homophobie » un piège sémantique, une insulte infondée, une diversion, un non-sujet, une fausse piste. Vous n’avez rien compris. Au passage, je me permets de vous rappeler que la phobie du mot « homophobie » est la première des homophobies, puisque l’homophobie EST l’homosexualité (= l’identité et la pratique homosexuelles). Et de surcroît, en décrétant que l’homophobie est un non-sens et une irréalité, vous passez à côté de LA solution pour lutter contre le « mariage pour tous », la GPA, et beaucoup de violences sociales de la sexualité, car c’est en regardant ce qu’est vraiment l’homophobie (en actes, et dans ses mécanismes) qu’on reviendra vraiment aux PERSONNES homosexuelles et à la beauté de la différence des sexes.
 

Capture d'écran 2016-01-28 10.01.17
 

Lamentables journalistes catholiques qui méprisez mon livre L’homophobie en Vérité (vous devriez pourtant bien vous rendre compte qu’aux manettes de l’Europe, et au niveau politique, c’est sur ce mot que réside le chantage et l’efficacité de la propagande pro-gay le plus redoutable !). Lamentables sont les gens d’Église qui décrètent, comme le Cardinal Sarah que l’homosexualité est un hors-sujet (au nom d’un humanisme intégral et spirituel de bon aloi, en plus ! : « La personne n’est pas que sa tendance sexuelle : ce qui compte, c’est l’identité femme-homme, c’est la sexuation, c’est l’identité d’Enfant de Dieu. » ; « L’emploi et le traitement des mots et des réalités contemporaines est une corruption au monde occidental et au libéralisme économique. » Cf. la navrante tribune de Mgr Aupetit dans Paris-Match). Lamentables êtes-vous, gens d’Église qui décrétez que l’hétérosexualité ne doit pas être nommée ni dénoncée en tant que système (du fait – et c’est vrai ! – qu’elle travestit la différence des sexes et donc la sexualité… mais si on en fait un non-sujet ou un mot tabou, on rentre dans le jeu du boboïsme libertin qui ne verbalise pas le mal pour mieux le relativiser !), que l’homophobie est à la fois un non-sujet et une pieuvre rhétorique de la « dictature LGBT » (cf. le discours insipide de Ludovine de la Rochère et de Jean-Pier Delaume-Myard, qui étouffent l’analyse de l’homosexualité parce qu’ils défendent secrètement « l’amour homo »). Lamentables intellectuels cathos qui ne saisissez pas la chance qu’est l’étude et l’explication des termes qui sont dans la bouche de beaucoup de nos contemporains. Lamentables chercheurs « chrétiens » qui vous fermez sur vos petits concepts humanistes étriqués, qui méprisez l’époque moderne (en épinglant, comme des papys, le « relativisme » et la « perte du sens des mots »… alors que c’est vous qui fuyez le sens des mots !), qui déclarez forfait, qui jouez le jeu de la censure dont vous faites l’objet, qui fermez la porte aux vrais témoins des sujets tabous pour lesquels vous êtes moins légitimes à parler. On n’est pas prêt d’entendre dans l’Église une conférence sur l’homophobie ! On n’est pas prêts de voir dans l’Église catholique des gens courageux et capables de penser ce qu’ils dénoncent ! Surtout en matière d’homosexualité. Déjà, bien rares sont les penseurs de qualité de la sexualité (à part Michel Boyancé, Marguerite Peeters, Inès Pélissié du Rausas, Valérie Ternynck, Victor Larger, pour ne citer qu’eux) dans le monde catholique…
 

Parce qu’en réalité, il y a tellement d’homophobie dans l’Église (= peur de l’homosexualité et des personnes homosexuelles… sans compter les attaques directes et indirectes à l’encontre des personnes homosexuelles), tellement de refus d’écouter et de dialoguer sur le sujet, tellement de peur de la sexualité en général, tellement de peur de verbaliser les maux de notre temps, que le chemin est pour l’instant bloqué. Le comble, c’est que les chirurgiens qui traitent vraiment de l’homosexualité, de l’hétérosexualité, de l’homophobie, et qui connaissent les solutions, sont jugés dangereux, extrémistes, voire homophobes et méprisables. C’est le monde à l’envers ! Le boboïsme tantôt désespéré et victimisant, tantôt relativiste, tantôt agressif et méprisant, a gagné quasiment tous les rangs de l’Église. Tu me parles d’homosexualité ? C’est pas le sujet ! Tu me parles d’homophobie ? C’est pas le sujet ! Tu me parles d’hétérosexualité ? C’est pas le sujet ! Tu me parles de boboïsme ? C’est pas le sujet. Tu me parles des fins dernières et de l’Antéchrist ? C’est pas le sujet et tu y vas trop fort ! Tu me parles d’Union Civile ? Non, c’est que le mot « mariage » qui pose problème, et les conséquences sur les enfants. Restons dans notre petit jargon pourri mais qui fait bien et catho (mais pas trop catho non plus, pour rester « ouvert » et « stratégique ») et qui ne fait pas avancer les débats : Bienveillance, Engagement, Chasteté, Miséricorde, Espérance, Sexualité, Unité, Charité, Sainteté, Écologie, Valeurs, Bien Commun, Racines, Abrogation, Identité, Mariage, Vie, Famille, Transmission, Humain. Bla bla bla bla des censeurs pharisiens. Où est le dialogue dans l’Église ? Qui va oser sortir de l’homophobie catholique ordinaire et du confort de l’intellectualisme victimisant ?

 

P.S. : En bonus, la réaction de l’auteur (Sabine Lefaivre) de l’article que j’ai dénoncé ce matin, et qui ne comprend toujours pas où est le problème dans sa censure homophobe sur l’homophobie : il y a de quoi tomber des nues devant l’étroitesse rhétorique des VigiGender! Zéro remise en question.

Capture d'écran 2016-01-28 13.17.48
Capture d'écran 2016-01-28 13.28.24
Capture d'écran 2016-01-28 13.38.04

Les contradictions manifestes de La Manif Pour Tous

 

En lisant la nouvelle interview que la responsable de La Manif Pour Tous a accordée pour France Catholique, que j’ai décidé d’en faire une étude de texte et de montrer aux leaders du mouvement qu’ils se contredisent et se trompent de cap.
 
Capture d'écran 2016-01-18 17.16.44
 
 

J’ai commenté en vert chacune des phrases de l’interview de la responsable de la Manif Pour Tous, pour que vous compreniez ma réaction.
 
 

« Avant de parler des régionales, je voudrais rappeler que LMPT vise deux objectifs  : d’une part, empêcher le saccage de la famille par la majorité au pouvoir  ; » C’est fascinant, cette extériorisation du problème sur la gauche et ce partisianisme politicien binaire. Parce que les politiciens et les gens de droite ne saccagent pas la famille, peut-être ? Parce que le saccage par la famille venant de la droite serait plus enviable ? De surcroît, ledit « saccage de la famille » n’est pas dénoncé en lui-même, ni même décrit. Autre absurdité : la focalisation nataliste sur la famille, entendue principalement comme cellule familiale procréative et non d’abord comme « mariage (d’amour, procréatif ou non) »… alors qu’en réalité, le couple femme-femme est la première famille ; alors qu’en réalité, le mariage est la différence des sexes ; alors que la première souche de la famille est l’individu sexué seul. Les leaders LMPT ne s’intéressent qu’aux derniers maillons de la chaîne de la différence des sexes, à savoir leur sacrosainte Famille : pas à la personne, pas à l’amour, à peine au couple et au mariage, et beaucoup trop à l’enfant. Ils n’obéissent qu’à une logique de nombre, de quantité et d’urgence plus que d’essentiel. En n’allant pas à la source du problème du « mariage pour tous », qui est celle de l’identité, du rapport de chacun à la différence des sexes, et de la sexualité de chaque être humain, en ne s’intéressant qu’au bout de la chaîne, ils nous font croire qu’ils ne s’appesantissent pas sur le passé, qu’ils vont de l’avant, qu’ils sont dans le progrès. En réalité, LMPT se justifie de ne pas arracher le mal à la racine. C’est terrible.
 

« d’autre part, préparer la mise en œuvre d’une politique ambitieuse pour la famille et pour l’enfant. » On retrouve systématiquement chez les leaders LMPT ce discours artificiellement emphatique qui le rend électoraliste, publicitaire, plus que véritablement politique et simplement combattif. À l’instar de L’Avenir Pour Tous, mais reprenant d’autres techniques de vente, LMPT est un outil de com’ plus qu’un groupe qui a quelque chose à dire. Les leaders LMPT jouent les communicants, les rabatteurs, les speakers, mais ils ne sont ni vrais ni hommes politiques.
 

« Au cœur de cette politique, il y a bien entendu le retour au mariage homme-femme et au respect de la filiation père-mère-enfant. » Ici, on voit clairement que l’ambition de LMPT est purement hétérosexuelle (et donc, rejoint, dans l’excès inverse, la logique libertaire et familialiste du lobby LGBT). Les leaders de LMPT font du mariage une affaire de procréation uniquement. Et paradoxalement, en n’abordant pas l’Union Civile et l’homosexualité, ils déconnectent amour et fécondité. Ils font de la différence des sexes un bien en soi, ils la figent en schéma froid et sans amour, puis ils la cristallisent (toujours sans amour) en triangle papa-maman-enfant nataliste et procréatif. C’est exactement la rigidité familialiste promu par l’idéologie hétérosexuelle : dans celle-ci, la différence des sexes est célébrée en elle-même et figée en poncif. Idem pour la famille. Les leaders LMPT s’obstinent à ne pas lire et à ne pas comprendre l’idéologie hétérosexuelle, même s’ils ont juste compris qu’il fallait éviter le mot « hétérosexualité » (mais ils ne savent toujours pas pourquoi). Ils ont fait de l’hétérosexualité un « non-sujet », alors que l’hétérosexualité est l’unique pilier (avec l’homosexualité) du « mariage pour tous ». Par ailleurs, ils parlent du respect de la filiation père-mère-enfant : le premier des respects pour la famille serait déjà de la reconnaître comme fragile, non systématiquement procréative, aimante et de voir son origine personnelle, individuelle. Ce qu’ils ne font pas. La famille, pour eux, c’est un protocole productiviste à respecter. Leur raisonnement est lamentable et tout aussi hostile à la vraie famille que le « mariage pour tous », au final.
 

« Ce sont des enjeux d’humanité et de civilisation puisqu’il s’agit aussi bien de tenir compte du fait que l’humanité est homme et femme que de la nécessité de protéger le plus vulnérable, l’enfant, cette réalité et ce principe étant fondamentaux pour notre civilisation. » Les leaders LMPT, là encore, se contentent de figer la différence des sexes en herbier, sans parler du lien d’amour entre l’homme et la femme. Cette élision est typique de la pensée hétérosexiste. L’idéologie hétérosexuelle est incapable de défendre explicitement l’amour dans la sexuation, et encore moins l’amour divin (dans le célibat ou le couple femme-homme stérile et aimant). Elle est fondamentaliste dans le sens où elle fait de la différence des sexes un diktat vidé d’amour, un principe nataliste, productiviste. Toujours avec ce débordement compassionnel, misérabiliste et hystérique sur la « vulnérabilité de l’enfant » (l’enfant est transformé en idole sacrificielle sur son piédestal), sur la « bienveillance et le souci pour les plus fragiles », afin de contrebalancer l’absence d’amour et d’émotion qui caractérisait son discours sur la différence des sexes et sur la procréation. Et toujours avec ce débordement hystérico-religieux sur le devoir, sur l’ordre, sur le principe de réalité, sur le binarisme excessif (typiquement conservateur, manichéen et archaïque, au final) entre « civilisation » et barbarie. Terrifiant.
 

« C’est par la famille que se transmettent de génération en génération culture et valeurs. En bref, promouvoir la famille est essentiel pour l’avenir de la civilisation. » Tout le discours hétérosexuel est fondé sur la « transmission » (pâle redite du discours de François-Xavier Bellamy), sur l’Humanité vue comme une chaîne de filiation droite et hiérarchique, sans écueil, totalement idéalisée, vidée d’amour et d’épreuves. Top crédibilité… En plus, les leaders LMPT se transforment en machine à vomir du slogan de la « morale laïque » du Gouvernement Mondial (droitiste comme socialiste), en ressortant tous les mots qui « font bien » (« valeurs », « respect », « avenir », « essentiel », « culture », « bien commun »…) mais qui n’abordent pas les véritables problèmes. C’est de la langue de bois politicienne.

 

« Les élections régionales s’inscrivaient dans le calendrier électoral qui emmène la France vers la présidentielle, les législatives et les sénatoriales (partielles), échéances qui pourraient constituer le moment d’obtenir une nouvelle politique pour la famille. Ces régionales étaient une étape avant des élections nationales. Telle est la première raison de l’intérêt accordé à cette échéance par La Manif pour tous, mouvement social incontournable dans la vie publique, voulant obtenir que les politiques se positionnent dans le sens de l’intérêt général. » On voit ici les intérêts électoralistes, carriéristes, des leaders LMPT. Les élections régionales ne sont qu’un prétexte pour eux pour viser plus haut, vers les présidentielles. Ils font exactement comme les militants de L’Avenir Pour Tous : ils mangent à tous les râteliers politiques pour se justifier d’être indispensables sur l’échiquier politique et médiatique… alors qu’en réalité, La Manif Pour Tous est un mouvement qui tourne en rond depuis son origine puisqu’il a profité du mariage pour ne jamais le défendre, puisqu’il n’a jamais dénoncé l’homosexualité ni l’hétérosexualité (les deux bases idéologiques de la Loi Taubira), puisqu’il n’a jamais eu d’autre but que lui-même. Rien que le titre absurde de « Manif Pour Tous » l’illustre : ce mouvement (maintenant parti politique) vise tout et rien, tous et personne, et a remplacé le fond par la forme (la manifestation a toujours été un moyen, pas un message). En plus, le nom « Manif Pour Tous », trouvé par Virginie Tellenne alias Frigide Barjot, est un pastiche sincérisé du « mariage pour tous », un mimétisme stérile et ambigu, une gigantesque fumisterie, quand on y pense.
 

« La deuxième raison est le rôle puissant des régions. Elles ont des compétences très larges et le budget correspondant. » Ludovine de la Rochère sait très bien que « La Manif Pour Tous » est à l’article de la mort, étant donné sa déconnection par rapport aux véritables problèmes soulevés par l’Union Civile et l’hétérosexualité, étant donné la démobilisation et le désintérêt croissants des militants par rapport à la Loi Taubira. Alors, pour pomper des sous à droite à gauche afin de camoufler la défaite qu’est son mouvement, afin d’éviter le naufrage de sa carrière politique naissante, elle flatte les régions, cire les pompes des hommes politiques, fait de la politique politicienne à la Frigide Barjot (juste avec plus de classe et moins de vulgarité… mais sinon, ce sont des sœurs jumelles). Et le combat de Ludovine de la Rochère ressemble davantage à une activité économique et à une recherche de sponsoring qu’à un combat spirituel et moral.
 

« Les régions peuvent promouvoir une culture individualiste et familiphobe ou au contraire une culture respectueuse de la famille, de l’intérêt supérieur de l’enfant. » Le récent terme « familiphobe », utilisé uniquement par les familialistes hétérosexuels d’ailleurs, mais qu’on n’entend jamais dans les médias et dans la bouche de la majorité des Français, m’a toujours semblé une « trouvaille » ringarde avant d’être née et d’avoir eu la possibilité d’exister. En plus d’enfoncer notre combat contre l’hétérosexualité dans la victimisation, le mot « familiphobie » est mimétique d’un terme qui en revanche n’a jamais fait l’objet d’une étude par la « Manif Pour Tous » alors que pourtant il aurait pu sauver son combat : c’est « homophobie ». Mais comme LMPT est véritablement homophobe, dans le sens strict du terme (= peur de l’homosexualité, peur des personnes homosexuelles, censure de tout discours sur l’homosexualité et l’hétérosexualité), il n’est pas étonnant qu’elle se contente timidement d’imiter le phénomène de chantage émotionnel nommé « homophobie » en créant grotesquement l’adjectif-doublon « familiphobe », sans aller chercher plus loin le sens des mots et sans chercher à comprendre ce qu’est véritablement l’homophobie, sans comprendre non plus l’immoralité de son exploitation des peurs. Par ailleurs, j’ai remarqué que les leaders LMPT, et tous ceux qui font de l’enfant un étendard militant (quitte à le rendre puissant en accentuant sa fragilité), ont tendance à infantiliser le public auquel ils s’adressent. Ce discours de bourgeoise maternante est inefficace et humiliant.
 

« La plupart des régions financent, depuis des années, les actions LGBT, les gay-prides, des expositions pro-genre ou encore des campagnes de communication subversive, violant la conscience des enfants et la responsabilité éducative des parents. Cela doit cesser ! » Quand j’entends les leaders LMPT, j’ai l’impression de voir des bourgeois qui « se fâchent tout rouge » mais qui en réalité ne savent pas se fâcher, car ils n’ont pas le courage de la Vérité. En même temps qu’ils singent la colère, ils sont tellement dans la retenue, dans la sauvegarde des bonnes manières et des belles apparences, dans la recherche du consensus et du « plaire à tout le monde », que je n’y crois pas une seconde. Leur cinéma est ridicule. Quand ils diront des choses intelligentes et sortiront de leur rôle d’hétérosexuels outrés, je commencerai à les croire. Mais de toute façon, dans ce combat contre le « mariage homosexuel », leur place de leaders est illégitime et non primordiale. Personne n’ose le leur dire, mais moi je le dis. Pour lutter contre l’hétérosexualité et l’homosexualité, seule une personne homosexuelle est compétente et crédible.
 

« J’ajoute que les décisions prises par les régions ont un impact concret sur la vie des familles, même si la famille, en tant que telle, ne fait pas partie des compétences régionales. La région intervient dans la gestion des lycées (subventions diverses, événements, transports, une partie du personnel, bâtiments…), la formation, l’emploi, l’apprentissage, la sécurité, etc. La Manif pour tous est donc intervenue dans cette campagne pour y imposer l’enjeu de la famille. Et, alors que personne ne l’y attendait, cet enjeu a bien été présent et ce, aux deux tours. Si cela s’explique par la mobilisation des militants de La Manif pour tous depuis trois ans, l’organisation de meetings dans presque toutes les capitales des nouvelles régions à l’occasion des régionales en a été le vecteur. » Écoutez les leaders LMPT : « L’enjeu de la famille », « Cet enjeu a été bien présent » « La mobilisation en a été le vecteur » : ce sont des phrases qui ne veulent absolument rien dire. C’est du vent. C’est de l’intention, du slogan, mais concrètement, il n’y a pas de sens ni de réalité derrière.
 

« Pour ces meetings — intitulés Questions pour un Président de région — nous avons invité tous les candidats têtes de liste régionale. Ces meetings ont été lancés à Bordeaux le 30  octobre et les derniers ont eu lieu à Paris et à Nantes le 28 novembre, soit une semaine avant le premier tour des régionales. » Loin d’être une action, le tour de France électoral de la « Manif Pour Tous » est une posture passive et démagogique d’interrogeant. On pose des questions plus qu’on énonce des convictions et des Vérités. En plus, la reprise, pour le titre, de l’émission Questions pour un Champion, marque encore le côté « has been » et « à côté de la plaque » de LMPT, une fois de plus enfermée dans l’image, le mimétisme télévisuel, le passé et l’inaction (inaction qui se donne des allures d’engagement moderne, d’actions « coup de poing »). C’est pathétique.
 

« Le principe de ces meetings était simple : une petite dizaine de questions — toujours les mêmes — ont été posées à chaque candidat par un journaliste politique. Ces questions concernaient leur conception de la politique et leur vision de la famille, leur projet pour la région et leurs propositions en lien avec la famille et, enfin, la question des subventions versées par la région. » Je connais des militants LMPT honnêtes qui se trouvaient dans l’assistance de ces meetings lèche-bottes. Ils m’ont dit combien les questionnaires soumis aux politiciens étaient figés, polis, suintaient la démagogie et l’hypocrisie, étaient caractérisés par la peur (d’exprimer la Vérité, de nommer les réels problèmes et les solutions, de vexer les invités de marque, de sortir du cadre-cocon familialiste), n’abordaient jamais les questions qui fâchent (hétérosexualité, homosexualité, homophobie, Islam, Union Civile), étaient langue-de-bois. Quel invité politique, concrètement, tous bords politiques confondus, aurait été assez stupide pour dire qu’il était « contre la famille et contre l’intérêt supérieur de l’enfant » ? Personne. Quel candidat (même du FN) aurait été assez inconscient pour s’aventurer verbalement en dehors de la thématique sage de la « Famille », et se serait risqué à vraiment traiter des problématiques qui font débat et qui cristallisent les tensions y compris à l’intérieur de LMPT et de l’Église catholique, à savoir l’homosexualité et l’Union Civile, au risque de faire couler sa propre campagne aux régionales ? Personne. Ludovine de la Rochère, m’a-t-on rapporté, était livide quand elle a entendu l’équipe d’Abrogation Sans Concession (la seule association issue de la Manif Pour Tous, et qui a l’honnêteté de dénoncer clairement l’Union Civile comme nœud du « mariage pour tous », car c’est vraiment la Vérité) scander, en plein meeting QPPR, sa demande d’abrogation complète de la Loi Taubira par l’abrogation de l’Union Civile. Les leaders de LMPT sont vraiment l’archétype de l’hôtesse bourgeoise qui reçoit dans son salon une Jet Set politique que jadis elle n’avait pas l’honneur de côtoyer, et qui maintenant la flatte autant qu’elle lui cire les pompes. Ils ne veulent surtout pas faire de vagues. Ils ne veulent surtout pas de débats. Ils créent un simulacre de combat, un simulacre de débat. En réalité, tout comme les leaders de La Manif Pour Tous, ils ont enterré notre combat contre le « mariage pour tous » dans la mondanité et la langue-de-bois. Au lieu d’en sourire, ils devraient se cacher de honte et céder leur place.
 

« Le public a systématiquement répondu présent à ces meetings qui ont fait salle comble : les familles ont très bien compris qu’il s’agissait d’événements exceptionnels puisqu’elles avaient la possibilité d’entendre des candidats têtes de liste (et non l’un de leurs colistiers) de plusieurs partis politiques. En outre, pour élargir l’audience et donc l’impact de ces réunions, les vidéos intégrales de tous les meetings ont été mises à disposition sur le site officiel www.les-regionales.fr » Voilà. Vous avez ici l’illustration du discours démagogique, ampoulé et intéressé des publicitaires.

 

« Les candidats de gauche, en effet, ne se sont pas déplacés, tout comme Christian Estrosi (LR) et Marine Le Pen (FN), les deux seuls candidats des droites et du centre à n’être pas venus. En ce qui concerne La Manif pour tous, au contraire de presque toutes les institutions, partis, intellectuels, etc., nous n’avons pas besoin de la caution de la gauche pour faire la preuve de notre large audience et de notre crédibilité. Je pense que c’était surtout regrettable pour les candidats de gauche et pour notre démocratie. » « Large audience » : regardez-moi ça ! Jamais la « Manif Pour Tous » n’a été aussi impopulaire qu’aujourd’hui en France. Elle fatigue même ces quelques irréductibles résistants restants, rincés de tant de temps et d’argent perdus, fatigués d’entendre toujours les mêmes rengaines LMPTistes qui tournent en boucle (« L’enfant n’est pas une marchandise ! » ; « Abrogation de la Loi Taubira ! » ; « Abrogation de la GPA ! » ; « Stop Gender ! », etc.).

 

« Les candidats de gauche ont, une fois de plus, «  oublié  » qu’une bonne partie de leur électorat est attaché à la famille et considère même que celle-ci ne peut être fondée que sur le couple homme-femme et la filiation père-mère-enfant. Je pense en particulier à l’électorat populaire et issu de l’immigration qui, jusqu’en 2012, votait systématiquement à gauche. Aujourd’hui, la gauche a perdu ce vote, précisément à cause de la loi Taubira, de l’idéologie du genre et de toutes les autres attaques contre la famille. » Voyez ici la bêtise des leaders LMPT et de tous ceux qui ont fait, de par leur éducation et leur soumission à leur famille de « pensée », de la gauche le camp du « mal » et de la droite le camp du « bien ». Ils draguent l’électorat de gauche tout en continuant d’un autre côté à le mépriser, en pratiquant un « manichéisme positif » ou un « sectarisme politicien positif » ou un populisme compassionnel. Là encore, ils balancent des mots-épouvantail (« Gender », « Loi Taubira », « GPA », « PMA ») qu’ils se gardent bien d’expliquer. Parce qu’ils en sont pour le moment tout simplement incapables.

 

« Plus généralement, les candidats de gauche ont «  oublié  » que les Français plébiscitent largement la famille, et encore davantage les jeunes. » Les leaders LMPT s’entendent-ils parler ? La problématique de la famille est le cadet des préoccupations des jeunes d’aujourd’hui, davantage centrés sur l’amour, le sexe, l’identité, l’amitié, l’affectivité et la sexualité bisexuelle, les loisirs et la spiritualité, que sur les réalités du mariage et de la famille. Par ailleurs, je me tue à leur répéter depuis longtemps : la « famille », la « Vie », l’« enfant », ne sont pas des noms efficaces pour défendre notre combat. En face, les pro-loi-Taubira défendent également la « famille », la « Vie », l’« enfant », le « bien commun de tous » ! En revanche, si nous luttions véritablement contre les problèmes qui crispent notre société (l’Union Civile, l’hétérosexualité, l’homosexualité, l’avortement, les contraceptifs…), en les nommant explicitement, si nous luttions vraiment pour les bonnes solutions (le Christ, l’Amour, la Vérité, la verbalisation du mal, le mariage ou le célibat consacré…), nous ne nous cacherions pas derrière les paravents de la famille et de l’enfant, paravents auxquels de moins en moins de personnes croient.
 

« Néanmoins, je sais que plusieurs candidats de gauche étaient tentés de venir, mais ils n’ont pas osé. La gauche qui gouverne actuellement est en effet très idéologue et intolérante : elle ne supporte pas le dialogue avec ceux qui ne sont pas d’accord avec elle et qui, en outre, la renvoient à la réalité de notre humanité, réalité dont elle ne veut pas entendre parler. » Les leaders LMPT, loin de s’éloigner de la pensée unique, et de dépasser celle-ci par la Vérité, reprennent à leur compte tout le jargon socialo-bien-pensant, fondé sur la notion de « dialogue », de « tolérance » et « intolérance », d’« idéologie ». C’est du niveau collège (ou FN) : « Ben bravo, hein. C’est ceux qui parlent de tolérance qui sont les plus intolérants ! C’est celui qui dit qui y est ! » Quelqu’un pour relever le niveau ?

 

« Dans ce contexte, ces candidats n’ont pas assumé de répondre aux Questions pour un président de région, sauf deux d’entre eux — l’un PS, l’autre écologiste — qui l’ont fait par écrit. Les lignes commencent donc à bouger. Il faut être patient  ! » C’est une tradition chez les leaders LMPT, de maquiller leur lâcheté en vertu, en « patience » ou en positive et optimiste attitude.
 

« À propos des positions exprimées par les uns et les autres – Debout la France, Front national, Les Républicains et quelques partis régionaux —, je ne dirai pas que les partis se sont retrouvés proches les uns des autres en termes de positions, tout simplement parce que c’est plutôt une question de personnes : en effet, au sein de chaque parti, il y a des différences notables d’un candidat à un autre. Si vous prenez les propos de Dominique Reynié et de Laurent Wauquiez sur le mariage, ils sont littéralement opposés, ou encore ceux de Marion Maréchal Le Pen et de Wallerand de Saint-Just sur le planning familial, idem. » « C’est une affaire de personnes. » Je ne sais pas pourquoi… ce langage #pasdamalgames me fait penser au discours bobo de l’architecte Otis.
 

 

Encore une fois, par démagogie, langue de bois, peur de dire le fond de sa pensée (si pensée il y a…) et refus de vexer, les leaders LMPT jouent en fond de terrain, pratiquent le relativisme politique… pour ne pas affronter en réalité le clivage intégrisme/progressisme qu’ils craignent tant, car au fond ils sont tétanisés par la présomption d’homophobie ou de fascisme ou de conservatisme qui pèse sur eux (en partie à raison). Rien d’étonnant qu’ils citent ce qui, à leurs yeux (et surtout aux yeux des mass médias), représente « les extrêmes » (Dominique Reynié et Laurent Wauquiez ; ou encore Marion Maréchal Le Pen et de Wallerand de Saint-Just), pour ensuite se placer confortablement sur le fauteuil rouge de la « neutralité », du « juste » milieu, de l’accueil écoutant, poli et « religieux » (mais pas catholique, faut pas déconner).

 

« Avant d’en venir aux candidats qui m’ont paru crédibles dans leurs positions et surtout leurs engagements, je voudrais faire part de ma joie d’avoir entendu – pour la première fois – des politiques de ce niveau (présidents de conseils régionaux, députés, anciens ministres…) s’exprimer longuement sur la famille. De fait, les médias ne les interrogent presque jamais sur ces questions et eux-mêmes n’en parlent pas volontiers. C’était nouveau et ô combien réjouissant… même si la marge de progrès est considérable ! » Je ne vais pas me répéter sur la démagogie caressante et bourgeoise, qui jette des fleurs à tout le monde, et surtout à ceux qui peuvent servir ses intérêts carriéristes futurs.

 

Au fond, obtenir une réflexion avancée et des positions affinées et assumées, ce sera la prochaine étape ! Les leaders LMPT, c’est vraiment les speakerines qui, face à l’absence de résultats concrets, de vraies victoires et de Vérité, répèteNT sans arrêt : « Ça va venir ! Ça va venir ! C’est déjà là ! Oh ! Regardez ! », sans vraiment se donner les moyens de changer, de faire avancer les choses. Car dans les faits, ils sont les rois de la langue-de-bois, de la rétention d’informations, de la censure des sujets cruciaux, de l’invention de fausses solutions (présentées comme de « grandes avancées » révolutionnaires), du personnalisme politique. La dictature souriante de l’aristocratie bobo catho.

 

« Nous avons constaté, en effet, que la plupart n’étaient pas très à l’aise sur ce sujet  : les mots étaient parfois répétitifs, les analyses sommaires, etc. » C’est sûr que si vous leur posez des questions tout aussi répétitives que leurs réponses, et les lancer sur des thématiques annexes et polies (« la famille », « l’enfant », le « Gender », la « GPA », les « racines ») pour éviter d’avoir à vous/les confronter aux vrais problèmes, vous ne risquez pas de récolter de la part des candidats que vous interrogez autre chose qu’un miroir de votre propre lâcheté !

 

« Certains candidats tournaient autour du pot : ils n’arrivaient pas à être concrets dans leurs réponses. Il n’était pourtant pas difficile de l’être sur la question des subventions, par exemple, qui supposait aussi bien d’exposer des principes (le respect de l’intérêt général notamment) que des cas concrets (la LGBT, l’Institut Émilie du Châtelet qui assure la promotion de l’idéologie du genre, etc.). Je pense que les réponses floues étaient dues, selon les cas, au manque de réflexion ou à la peur de sortir du ‘politiquement correct’ ». C’est l’hôpital qui se moque de la Charité. Les leaders de LMPT sont les premiers à ne jamais parler et définir le lobby LGBT (qui est en réalité l’idéologie hétéro-bisexuelle reposant sur l’Union Civile), sont les premiers à ne pas parler d’argent (mais à le quémander/ponctionner à tous en ce moment), sont les premiers à ne pas dire ce qu’est véritablement le Gender (à savoir, en réalité, l’hétérosexualité)!
 

« Nous avons observé aussi que bien peu savaient expliquer ce qu’est la politique. » Parce que les leaders LMPT, qui ne font pas de politique mais de la politique politicienne (la vraie politique écoute le Peuple, ose la Vérité et le service, s’adapte aux réalités de son temps), prétendent nous faire des leçons de politique ???
 

 

« Pour tout vous avouer, j’avais souhaité commencer par cette question parce que je rencontre beaucoup d’hommes et de femmes politiques et j’ai constaté qu’ils ne sont pas toujours au clair avec la finalité de la politique. Il y a cependant eu quelques très belles réponses. » Ludovine de la Rochère se garde bien d’expliquer véritablement ce qu’elle met derrière son expression « finalité de la politique ». En général, dans le jargon lmptiste, ça rime souvent avec ce genre de formules convenues : « bienveillance », « protection des plus faibles et des plus pauvres », « service du bien commun », « valeurs », « essentiels », etc. Blabla politicard de catholiques de droite qui n’assument ni l’Église catholique, ni la Vérité (quitte à ce qu’Elle divise), ni les réalités de leur temps, ni les probables conflits, ni le Christ (remplacé discrètement par les « valeurs humanistes » qu’Il porte).
 

 

« Quant aux candidats crédibles, il y en a eu heureusement plusieurs. Si l’on prend l’exemple de Laurent Wauquiez ou de Marion Maréchal-Le Pen, ils m’ont paru, tous les deux, crédibles parce qu’ils ont été engagés dans nos manifestations, parce qu’ils ont réitéré avec force leur souhait de revenir sur la loi Taubira en affirmant leur soutien au mariage homme-femme et à la famille fondée sur la filiation père-mère-enfant, et enfin parce qu’ils m’ont paru capables d’être des leaders et donc de mettre en œuvre ce qu’ils défendent. » C’est une blague ? Qui, de Laurent Wauquiez ou de Marion Maréchal-Le Pen, a eu le courage de revenir sur l’Union Civile et l’hétérosexualité, seuls et uniques supports du « mariage gay » ? Aucun ! Wauquiez, par exemple, a l’hypocrisie de la plupart des catholiques d’ailleurs : il se dit contre le « mariage pour tous » mais pour l’Union Civile (alors que ces deux lois sont la même réalité intentionnelle et législative : justifier « l’amour homosexuel » en tant qu’« amour universel », et retirer nationalement à la différence des sexes son statut de fondement d’existence humaine et de condition primordiale et universelle d’Amour), il se dit contre la GPA et pour l’« amour » homo, il défend la famille mais croit en son pire ennemi l’hétérosexualité, il chérit les causes dont il dénonce les conséquences. Qu’est-ce que ça veut dire ?? Et surtout, quand est-ce que « La Manif Pour Tous » reconnaîtra sa schizophrénie qui consiste à soutenir ces hommes politiques tenant ce double discours sur l’homosexualité ? Quand est-ce que les leaders LMPT auront l’humilité de ne pas se laisser corrompre par le mot « abrogation » ?? C’est honteux, cette compromission !

 

« Je sais bien que même lorsqu’ils se déclarent favorables à nos propositions, les politiques sont souvent considérés comme opportunistes. C’est possible mais, en tout cas, des propos ont été tenus. Ils engagent désormais ceux qui ont été élus présidents et conseillers. » Quelle pharisaïsme ! Les leaders LMPT non seulement identifient l’hypocrisie de leurs interlocuteurs, mais en plus, ils ne la dénoncent même pas et la présentent malgré tout comme une avancée, un progrès ! Comment osent-ils ???
 
Ludo Valérie Pécresse
 

« Valérie Pécresse, à peine élue, n’a eu de cesse de minimiser le rôle de ses colistiers PCD et d’insister sur l’impossibilité, selon elle, d’abroger la loi Taubira… De fait, Valérie Pécresse est ambiguë et contradictoire et ce, depuis longtemps. Dès le début de sa campagne pour la région Île-de-France, elle souhaitait intégrer des candidats ‘LMPT-compatibles’ sur sa liste, malheureusement pas par conviction semble-t-il, mais parce qu’elle était convaincue que c’était stratégiquement nécessaire. C’est pourquoi elle a intégré aussi bien des candidats PCD que Sens commun et d’autres de la société civile identifiés comme ‘LMPT-compatibles ’, ou ‘Family-friendly’ si vous préférez… » Parce que Ludovine de la Rochère se croit plus cohérente que Valérie Pécresse, en se taisant sur l’Union Civile (et en s’y « opposant » tacitement mais jamais explicitement), en se taisant toujours sur l’hétérosexualité et l’homosexualité ??
 

« Je me réjouis qu’elle nous considère comme incontournables, c’est un début, mais on est très loin du compte évidemment ! » Voilà : comme d’habitude, les leaders LMPT arrondissent superficiellement les angles, excuse les « retards » (« Monsieur le Président est en réunion, mais il est à vous dans quelques secondes. »), diffèrent la Vérité pour, en réalité, s’excuser de ne pas La rechercher.
 

« Comme beaucoup de politiques, elle est impressionnée par le lobby LGBT et ses amis journalistes. Elle n’assume donc pas ses choix, alors même qu’ils sont encore minimalistes. Elle se dit opposée à la PMA ‘sans père’ et à la GPA, mais n’a pas le courage d’aller contre la loi Taubira. » Parce que Ludovine de la Rochère a eu le courage d’aller contre la Loi Taubira (reposant exclusivement sur l’homosexualité et la croyance en « l’amour hétérosexuel » et en « l’amour homosexuel ») ? Absolument pas ! Elle fait la leçon alors qu’elle est très mal placée. Elle m’a même empêché de parler d’homophobie (ma participation à une université d’été de LMPT pour parler de mon livre L’homophobie en Vérité a été anecdotique, alors qu’elle aurait dû être primordiale ; mon livre n’a d’ailleurs pas été promotionné), elle m’a empêché de parler d’homosexualité et d’hétérosexualité (mon allocution au podium du Champs de Mars le 13 janvier 2013 a été accidentelle, et j’ai dû forcer les barrières sinon, on ne m’aurait jamais laissé passer ; on m’a d’ailleurs coupé le micro pendant tout le cortège), elle m’a empêché de dénoncer l’Union Civile (cette opposition à l’Union Civile est fascisée par Frigide Barjot, et pas du tout assumée par Ludovine de la Rochère). C’est très grave, ce qu’ont fait Frigide Barjot et Ludovine de la Rochère. Elles ont opéré un gâchis monumental. Elles ont torpillé notre mouvement et promotionner le « mariage pour tous » et la GPA sans que personne ne s’en rende compte. Et par homophobie gay friendly, en plus !

 

« Notre mobilisation, précisément, doit faire sortir les politiques et plus généralement les leaders d’opinion de cette domination culturelle de la gauche libertariste. » Encore faudrait-il que les leaders LMPT eux-mêmes en soient sortis, de cette « domination culturelle ». La victimisation fait des ravages ! Et que dire de leur emploi de l’expression « gauche libertariste » ? Parce qu’ils s’imaginent que la droite n’est pas libertaire, peut-être ??
 

« Les positions de Valérie Pécresse sont aberrantes à double-titre  : d’abord parce que la PMA et la GPA vont inéluctablement avec la loi Taubira, ensuite parce qu’on dirait qu’elle ne sait toujours pas ce que signifie le mot ‘abrogation’ ! » Et les leaders LMPT ne le savent pas davantage ! Si ils pensent que le mot « abrogation » est magique et qu’il se suffit à lui-même pour ne pas revenir sur l’Union Civile (par le traitement explicite de l’hétérosexualité et par le témoignage primordial des personnes homosexuelles), ils ne l’ont pas compris non plus, je signale !

 

« Abroger une loi, c’est la supprimer, non pour le passé (l’abrogation n’est pas rétroactive), mais pour l’avenir. » Qu’est-ce que c’est que cette phrase et ce raisonnement ? C’est de la poésie taubiresque, sans doute… Les sophistes n’auraient pas fait mieux.

 

« En France, des lois sont abrogées quotidiennement. Lorsque le Parlement vote de nouvelles normes de construction, il abroge la loi précédente. Pour autant, on ne modifie pas toutes les constructions précédant la nouvelle loi pour les mettre aux nouvelles normes : celles-ci sont valables uniquement pour les constructions ultérieures. Ainsi, abroger la loi Taubira ne signifie aucunement ‘démarier’ comme semble le croire Valérie Pécresse au micro de France Inter, soit par incompétence — ce que j’ai du mal à croire —, soit pour écarter le sujet sous un mauvais prétexte. » Ah bon ? Mais qui parle de « démariage » ? Uniquement ceux qui, comme Ludovine de la Rochère, rentrent dans l’esprit du monde et s’imaginent que le « mariage homosexuel » est un « mariage ». Alors qu’il n’est pas un « mariage » puisque le mariage EST la différence des sexes !

 

« Une telle affirmation est d’ailleurs grave puisqu’elle conforte cette idée fausse et rend donc plus difficile l’acceptation de cette abrogation par ceux qui hésitent. » Ce sont les leaders LMPT qui sont autant dans l’erreur que Valérie Pécresse. Une loi se supprime par la racine, et non par ses feuilles ou ses conséquences, ni par morceaux. Et toute loi a des racines, une unité. En l’occurrence, la racine de la Loi Taubira, c’est la croyance en la bipolarité hétérosexualité-homosexualité (qui travestit les Droits de l’Homme en « Droits des homos et des hétéros » puis en « Droits des Amoureux, ni homos ni hétéros »), puis, sur le papier, l’Union Civile. Ludovine de la Rochère parle du « mariage pour tous » comme d’un fantôme en suspension. C’est dramatique. Pourquoi fait-elle cela ?
 

« Quant à l’union civile, que certains voient comme une alternative à la loi Taubira quand celle-ci sera abrogée (tôt ou tard !), c’est un sujet complexe à double titre. D’abord parce que le terme est en réalité flou. Est-ce une institution (comme le mariage) ou un contrat (de droit privé donc) ? Devant qui est-elle célébrée (tribunal, notaire ou maire : ce n’est pas du tout la même chose) ? Quels droits et devoirs ouvre-t-elle ? etc. » Ludovine de la Rochère joue sur les mots et se cache derrière la posture interrogative pour nier la réalité intentionnelle du « mariage pour tous » et de l’Union Civile, ou bien pour cautionner encore une fois l’esprit du monde qui sépare de manière abusive et artificielle « vie publique » et « vie privée », dans le seul but final de mieux relativiser et légitimer l’intimité sentimentale de l’homosexualité (donc l’Union Civile). Comme à leur habitude, les responsables LMPT pratiquent la langue-de-bois, en complexifiant un débat qui est déjà complexe, par la formulation d’un timide « non » à l’Union Civile tout en la cautionnant par le non-dit.

 

« D’autre part, selon la définition juridique qui serait celle de ladite union, le risque est que la Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH) considère qu’il y a discrimination et qu’elle n’oblige à la considérer comme l’équivalent du mariage, donc ouvrant droit à l’adoption et à la PMA ‘sans père’. Dans ce cas, ce serait un retour à la case départ ! » Ludovine de la Rochère, ici, nous fait le même coup qu’Albéric Dumont que j’ai eu récemment au téléphone. Albéric, en effet, m’appelait pour me reprocher non pas ce que j’écrivais concrètement sur l’homophobie (mot qu’il n’a toujours pas compris, d’ailleurs ; et il m’a avoué que dans le fond, concrètement, il n’avait rien à redire à mes propos et qu’il était d’accord avec mes livres), mais l’image négative que ça pouvait donner à la Manif Pour Tous et les retombées judiciaires que l’emploi du mot à l’encontre de LMPT pouvaient induire contre eux. Ces gens-là, tétanisés par l’image, leur réputation, et la présomption/inculpation d’« homophobie », sont capables de la plus grande couardise. Ils prétendent lutter contre « toute forme d’homophobie » (c’est dans les mots de présentation de leur mouvement), mais en réalité, c’est faux : ils luttent, tout comme Alain Escada de Civitas ou comme Frigide Barjot, contre la « présomption d’homophobie ». L’homophobie, en elle-même, ils s’en contrefichent ! Ils considèrent même que c’est à la fois un argument diabolique et une irréalité, un non-sujet, un piège de la novlangue, une insulte gratuite. Les attaques réelles, les censures (qu’ils cautionnent) et les violences faites à l’encontre des personnes homosexuelles, les mécanismes de ces attaques, ça leur passe complètement au-dessus ! J’entends d’ailleurs dans les propos de Ludovine de la Rochère encourageant à ne pas revenir sur l’Union Civile un chantage et une compromission par rapport à la présomption d’homophobie : « Il ne faut pas demander l’abrogation de l’Union Civile : elle est politiquement incorrecte, elle n’est pas stratégique, elle nous ferait perdre le peu de victoires contre la GPA que nous avons déjà acquises, elle nous ferait passer pour des fachos ou des intégristes ou des homophobes, et EN PLUS, maintenant, elle est condamnable pénalement par la CEDH. Donc la ferme. » Au lieu d’avoir le courage de dire la Vérité et de dénoncer la vraie racine de la GPA et du « mariage pour tous », Ludivine de la Rochère rentre complètement dans l’esprit légaliste du monde qui donne à la présomption d’homophobie (et non à l’homophobie) tous les pouvoirs. C’est de la collaboration en bonne et due forme !
 

« J’ajoute, enfin, que selon la définition donnée à cette union, on peut, ou non, retomber dans le piège de l’idéologie du genre. Il est donc déraisonnable de lancer le sujet n’importe comment ! » À nouveau, chez les leaders , c’est la rhétorique lâche du « moindre mal » qui se fait passer pour de la prudence, de la diplomatie, de la sagesse et de la tactique.
 

« En tout cas, pour le moment, nous vivons ‘sous le régime’ de la Loi Taubira et ce n’est pas avant 2017 que la question de l’alternative se posera. » Bis repetita : discours lénifiant de la patience, du report, de l’action différée. Et ce discours finit par considérer la Loi Taubira comme une réalité, et une réalité importante. C’est faux. Le « mariage homosexuel », tout solidifié par le marbre qu’il soit, est une irréalité. Et l’Union Civile n’est qu’un fantasme, un bout de papier.

 

« C’est pourquoi La Manif pour tous met toute son énergie à dénoncer la loi Taubira et ses conséquences : c’est incontournable pour revenir au mariage homme-femme, c’est-à-dire pour obtenir l’abrogation de la loi. » Dénoncer les conséquences dont on chérit les causes, c’est de la perte d’énergies, de la corruption, du mensonge. Les leaders LMPT font miroiter à leurs militants de bonne volonté une abrogation qui n’arrivera jamais sans un retour sur l’Union Civile, sans une dénonciation et une étude sérieuse de l’hétérosexualité, sans un leadership principalement homosexuel.
 

« Quant à l’alternative envisageable le moment venu, c’est-à-dire quand l’abrogation de la loi Taubira deviendra possible, le collectif de juristes Famille et République, partenaire de La Manif pour tous, y travaille. De son côté, La Manif pour tous – au cours de ses deux dernières Conventions nationales – a défini les critères qui lui permettront de se positionner, le moment venu, par rapport aux alternatives proposées. Autrement dit, chaque chose en son temps ! » Ce sont des mots mais il n’y a rien derrière. Car les Conventions nationales n’ont tout simplement pas compris la Loi Taubira. Sans discernement et sans Vérité, le temps et la patience n’y changeront rien.

 

« Je me réjouis, pour les enfants et les familles, du référendum en Slovénie il y a 10 mois, et de la victoire du ‘non’ à l’ouverture du mariage à et l’adoption pour deux hommes ou deux femmes. J’ajoute qu’un pays qui prend des décisions aussi importantes en tenant compte de la réalité humaine se constitue des assises autrement plus solides et pérennes que des pays dont les décisions sont purement idéologues. Je me réjouis donc, plus largement, pour tout le peuple slovène ! » Les leaders LMPT, une nouvelle fois, n’ont pas compris le corrélation entre l’Union Civile et le « mariage pour tous », et que le référendum slovène est une fausse victoire. Tous les pays, sans exception (y compris ceux qui avaient dit « non » au « mariage pour tous » par voie référendaire) qui ont adopté l’Union Civile finissent par retourner tôt ou tard cette carte en « mariage homosexuel ». Car l’Union Civile fait en sorte que le sentiment amoureux justifie quasiment toute union humaine, et donc homosexuelle. L’Union Civile, c’est une bisexualité commercialisée, un libertinage sentimental et un contrat symbolique qui fait bien plus que ce qu’il indique sur le papier. C’est un mariage déguisé, et la passerelle du « mariage pour tous ». L’Union Civile est le « mariage pour tous ». Dans tous les cas !
 

« Ce qui est intéressant avec ce référendum, c’est que l’on constate à nouveau que lorsque le peuple est consulté, il répond la plupart du temps que le mariage concerne spécifiquement le couple homme-femme. Ainsi, aux États-Unis, lorsque des États ont organisé des référendums sur le mariage de deux hommes ou de deux femmes, le résultat a été défavorable à ce projet. Hélas ! cela n’a pas empêché la Cour suprême d’imposer finalement le mariage gay. » Mais quel aveuglement monumental… !!
 

« Dans bien des pays, dont la France, on a constaté à maintes reprises que les élus ne sont pas représentatifs du peuple sur ces sujets-là. De fait, quand La Manif pour tous a commencé à mobiliser en novembre 2012, nous avons très vite constaté qu’il fallait intégrer à nos slogans des appels à respecter la démocratie. La gauche, d’ailleurs, est connue pour être défavorable aux consultations de type référendum. » Ce qui est dit est faux. La gauche est justement connu pour faire des simulations de référendums à gogo et de consultations démagogiques de « collaboration participative » (même si je ne nie pas que les référendums nationaux, de droite comme de gauche, sont rares parce que coûteux, et que ça fait très longtemps qu’ils n’existent plus dans le monde et au sein des États « démocratiques » dignes de ce nom… et ça, ça n’a rien à voir avec une histoire de gauche !).
 

« Contrairement à ce qu’elle prétend, la gauche n’est pas démocrate ! » La droite non plus.
 

« Il y a eu bien d’autres exemples, hélas ! Dans le processus de vote de la loi Taubira  : les consignes de vote données aux parlementaires socialistes, le scandaleux vote à main levée du Sénat, l’accélération du calendrier parlementaire par François Hollande quand il a vu que les sondages basculaient contre le projet de loi Taubira, mais aussi le traitement odieux des opposants au projet de loi par les forces de police… » Et le traitement honteux par LMPT des personnes homosexuelles opposées à la Loi Taubira, on en reparle ?
 

« Nos élus sont pétrifiés face au lobby LGBT, celui-ci maniant l’accusation d’homophobie dès que ses revendications rencontrent une résistance. » Là encore, c’est l’hôpital qui se moque de la Charité ! Je n’ai jamais vu, à part avec Frigide Barjot, de personne plus tétanisée par la réputation d’homophobe que Ludovine de la Rochère.

 

« À cela s’ajoutent bien sûr les délires égalitaristes et utopiques de certains politiques de gauche, Christiane Taubira, Najat Vallaud-Belkacem et Erwan Binet en tête. » Les leaders de LMPT peuvent parler ! Les « délires égalitaristes » de nos opposants n’ont rien à envier aux délires familialistes et unitaristes de LMPT ! Si d’un côté ils étaient obsédés par l’Amour et l’Égalité, de l’autre ils sont obsédés par la Nature (culturelle) et l’Unité. Je ne sais pas ce qui est le mieux !

 

« Sens commun me paraît être une excellente initiative, quoiqu’elle soit à l’évidence difficile à mener. Mon regret, à vrai dire, c’est qu’il n’y ait pas encore des ‘Sens commun’ dans tous les partis politiques. Il y a eu une tentative de ‘Front commun’ au sein du FN, mais elle a été refusée puisqu’il n’y a pas, officiellement, de courants au sein du FN. ‘Debout les familles’, en revanche, vient d’être créé au sein du parti Debout la France. » Rien d’étonnant que Ludovine de la Rochère soutienne Sens Commun, spécialiste de l’opportunisme politique, qui rassemble des gens qui n’ont pas le courage de parler d’hétérosexualité, d’homosexualité et d’Union Civile, et qui sont davantage préoccuper de draguer les hommes politiques de droite pour s’assurer une carrière (… pardon… pour défendre leurs « convictions profondes », leurs « valeurs », le « bien commun », et désamorcer « l’entre-soi » : jargon insipide maison) que de s’occuper sérieusement des problèmes urgents de notre pays.
 

« Au-delà des partis, je milite tant que je peux pour que, dans toutes les composantes de la société, les défenseurs de la famille deviennent actifs. L’éducation, la formation, les universités et les grandes écoles, les médias, les syndicats… sont autant de lieux stratégiques dans lesquels il faut agir ! » Voilà. Comme dirait François-Xavier Bellamy ou le père Pierre-Hervé Grosjean, « il faut s’engager ». C’est important. Pourquoi c’est important ? Parce que c’est « très fort ». Eh puis voilà.

 

« En ce qui concerne l’élection présidentielle, nous préparons actuellement les actions pour l’étape préalable des primaires. L’enjeu est considérable. Organiser les bonnes actions et au bon moment, est crucial. Et bien sûr, la mobilisation sera essentielle vis-à-vis des politiques pour obtenir la prise en compte de ce que nous défendons, pour changer leurs réflexes ‘politiquement corrects’ ». « C’est crucial », « C’est important », « C’est essentiel ». Euh… pourquoi ? « Parce que c’est crucial, c’est important, c’est essentiel. » Et pourquoi ? « Parce que c’est crucial, c’est important, c’est essentiel. » Et pourquoi ? « Parce que c’est crucial, c’est important, c’est essentiel. » Et pourquoi ? « Parce que c’est crucial, c’est important, c’est essentiel. » Et pourquoi ? « Parce que c’est crucial, c’est important, c’est essentiel. » Et pourquoi ? « Parce que c’est crucial, c’est important, c’est essentiel. » Et pourquoi ? « Parce que c’est crucial, c’est important, c’est essentiel. » Et pourquoi ? « Parce que c’est crucial, c’est important, c’est essentiel. »…
 

« Au-delà de ces actions à visée politique, le combat est d’ordre culturel. » Ben oui. C’est les Veilleurs, et c’est François-Xavier Bellamy, et c’est Fabrice Hadjadj (ou bien peut-être Gandhi et Martin Luther King, je ne sais plus) qui l’ont dit.
 

« Le mal-être français – et même occidental – est immense. Il est la conséquence d’une perte de repères, qu’ils soient historiques, anthropologiques ou spirituels. » Perroquetland.
 

« Il s’agit donc de faire bouger les mentalités de nos contemporains. » Oui. C’est Tugdual Derville qui l’a dit : je crois que la solution, c’est de RÉVEILLER LES CONSCIENCES. (On va aller loin avec ça…)
 
Capture d'écran 2016-01-19 14.57.32
 

« Autant de raisons pour lesquelles La Manif pour tous a mis clairement le cap sur 2017 pour faire gagner la famille. » Les célibataires, on s’en moque. Les couples non-mariés ou stériles ou séparés, aussi. Les personnes homos… ça existe ça ?
 

« Nous avons montré, depuis trois ans, que nous ne lâchons rien et que nous obtenons des victoires politiques : reculs successifs sur la PMA ‘sans père’ et sur la GPA, renoncement à la généralisation des ABCD de l’égalité, retrait du désastreux projet de loi ‘Familles’ de Dominique Bertinotti, recul sur l’adoption pour les couples pacsés et concubins… » Faut-il rappeler à Ludovine de la Rochère que depuis le départ, notre mouvement enchaîne les défaites et perd tous ses combats ? L’Union Civile est passée, le « mariage pour tous » est passé, la PMA et la GPA sont en train de passer, l’euthanasie aussi. Nous prend-on pour des aveugles ? Les leaders LMPT vont-ils se remettre un poil en question un jour ??

 

« Le lobby LGBT et ses alliés, en conséquence, ne cessent de chercher des alternatives à la voie législative, pour avancer sur ces sujets. Mais nous sommes plus que jamais déterminés à poursuivre nos actions pour gagner ! » Oui. Il suffit de se rendre au Parlement Européen à Bruxelles pour voir que le lobby LGBT a une majorité écrasante et une longueur d’avance qui est colossale, pour comprendre que le triomphalisme des leaders LMPT est un volontarisme sans fond et sans recul.

 

« La Manif pour tous a-t-elle une stratégie par rapport aux catholiques ? » Oui. Elle les humilie, leur demande de se travestir et de taire leur foi, elle croit en Jésus mais Le cache comme une honte, n’a pas compris que sans le Christ au centre aucune action ne tient et aucun mouvement ne peut rester dans l’Unité, la Force et l’Amour. La « Manif Pour Tous » est un mouvement bobo et anticlérical qui s’ignore
 

« En ce qui concerne l’Église, je ne dirai pas que nous sommes dans une stratégie, mais plutôt dans un dialogue qui se fait de mille manières. » On rappelle Otis.
 

 

« Il nous est ainsi arrivé d’adresser un courrier d’informations – par exemple sur l’ABCD de l’égalité – à l’ensemble des évêques, des dirigeants d’établissements privés catholiques, de l’UNAPEL, des mouvements de jeunes… ce que nous avons fait aussi à l’attention de représentants d’autres religions et d’instances non confessionnelles. Nous avons pu, ensuite, échanger avec nombre de destinataires de cette note. Mais la France est un pays de tradition catholique — n’en déplaise à François Baroin — et ce dialogue se fait donc majoritairement avec le peuple catholique et ses clercs, prêtres et évêques. » C’est bien : les évêques et les fidèles catholiques sont CONSULTÉS. C’est hyper sympa. Ils sont PARTENAIRES (du moment qu’ils ferment leur gueule et qu’ils ne récupèrent pas le logo de la « Manif Pour Tous » : marque déposée ! Les leaders LMPT tiennent à leur copyright !). Affligeant.
 

« Cela est d’autant plus vrai que l’Église est la première institution du monde par l’expertise, l’expérience et le temps consacré à ces enjeux. Certes, tous les catholiques ne partagent pas notre combat, mais cela ne nous empêche pas d’aller de l’avant, avec les encouragements du Saint-Père, qui m’a reçue au printemps 2014. » Aaaah… Cette chère selfie avec le Pape (… pour lui faire dire tout ce qu’on veut… et surtout tout ce qu’il ne pense pas) !
 

(Cette photo n'est pas un montage)

(Cette photo n’est pas un montage)


 

« J’ajoute que, lors du Tour de France que j’ai fait au printemps 2015, au cours duquel je suis allée dans 25 villes en 5 semaines, j’ai été très souvent interrogée, à la fin de ces conférences, sur l’attitude de l’épiscopat. Ma réponse a toujours été la même : d’abord, bien des évêques, dans leur diocèse, soutiennent explicitement le mariage homme-femme et la famille, même si leur communication n’est pas reprise et connue au niveau national. D’autre part, le rôle des évêques n’est pas le militantisme en tant que tel  : l’action militante est plutôt le rôle des laïcs, comme l’a fortement rappelé le pape Benoît XVI. » Ben oui. Séparation de l’Église et de l’État ! Séparation du pouvoir spirituel et du pouvoir temporel ! D’ailleurs, je crois qu’on est tous d’accord pour dire que Jésus n’a jamais fait de politique (ce qui est, en réalité, archi-faux), que les évêques ne sont ni humains ni citoyens, que les fidèles catholiques doivent s’engager en politique mais ne pas faire de politique en Église… Pauvre schizophrénie de nombreux catholiques qui n’ont rien compris à Jésus, à ce qu’est vraiment la noblesse de la politique et de la sexualité !
 

« Autrement dit, avant de voir ‘la paille dans l’œil’ de certains de nos frères-évêques, regardons d’abord ‘la poutre’ qui est dans le nôtre… » C’est peu de le dire !
 

« Si chacun se lève pour assumer ses responsabilités, c’est déjà une grande et bonne nouvelle pour l’avenir ! » Les leaders LMPT, comme des communicants dignes de ce nom, savent que, pour ne pas passer pour des insensés ou des destructeurs (alors qu’ils ont fait un beau travail de sape de notre combat jusque-là), il convient de finir leurs interviews par une phrase de conclusion bien vaseuse et bien « positive » (et crypto-biblique sans trop que ça se voie). Que leur appel à assumer leurs responsabilités ne soit pas de la jolie formule. Et si c’est le cas, qu’ils comptent sur moi pour leur rappeler leur hypocrisie, leur fausse humilité, et leur irresponsabilité. Car visiblement, ils ne s’en rendent pas compte.
 
 
 
 

P.S. : Et Famille Chrétienne qui ne comprend rien non plus à l’Union Civile…

Famille Chrétienne toujours engluée dans son orgueil

 

Ils ne comprennent rien à rien à l’homosexualité et au mariage gay, à Famille Chrétienne (cf. l’article suivant).

 

Ils ne font toujours pas le lien entre le « mariage gay » et l’Union Civile (l’hétérosexualité), ou bien tombent dans le panneau de dissocier schématiquement les personnes homos et les personnes gays. C’est effrayant. Les journalistes catholiques n’écoutent rien de ce que je dis. Quel orgueil monumental de leur part.

 

Non seulement la Slovénie ne tient pas bon mais son référendum est un bouclier en carton. Tant qu’on ne comprend pas que le « mariage gay » EST l’Union Civile, et que le pilier idéologique de l’Union Civile est l’hétérosexualité, on s’enlise dans la bêtise, la collaboration de ce qu’on condamne, et les fausses espérances.

La langue de bois KTO

 

Ils sont quand même exceptionnels à la chaîne « catholique » KTO…
 

 

Émission « VIP. » Ils déroulent le tapis rouge à Dominique Fernandez, écrivain homosexuel (ça c’est pas le problème) mais homosexuel notoire, militant (mais anti-étiquettes), anticlérical jusqu’au bout des ongles. Et pourtant, rien. Pas un positionnement. Pas une once de recherche de Vérité. Et la journaliste « catho », Emmanuelle Dancourt, s’extasie comme une bourgeoise snobinarde qui n’a rien à dire et qui fait de l’esbroufe, qui se cache derrière des éloges dithyrambiques pour masquer qu’elle ne se positionne absolument pas moralement face à l’idéologie anti-fasciste moralisante de son invité, alors qu’elle en aurait, en tant que catholique, le devoir. Elle se marre et se félicite d’inviter un bouffeur de curés, et pourtant elle devrait avoir honte de sa langue-de-bois.
 

Dominique Fernandez et Emmanuelle Dancourt se mettent en plus tous les deux à féliciter l’évêque le plus impopulaire et le plus « gay friendly » que je connaisse : Mgr Claude Dagens (il a même interdit à ses fidèles et à ses religieux d’aller manifester contre le mariage homosexuel). « On l’aime beaucoup, Monseigneur Claude Dagens. » La complaisance et la censure de KTO par rapport à l’homosexualité (« C’est quelque chose d’assez intime. »), la pédanterie bobo (je ne compte plus le nombre de fois où Emmanuelle Dancourt utilise l’adjectif maçonnique « lumineux » : il ne manque plus que « jubilatoire »), me navrent et me débectent.

 
 
 

P.S. : Pour les sceptiques parmi vous qui penseraient à tort que le mot « bobo » est un « fourre-tout de la mauvaise foi et du mépris », je vous engage à regarder à nouveau l’émission, mais aussi à lire le code « Ville européenne » dans mon livre Les Bobos en Vérité, ainsi que l’appui tacite des bobos à l’homosexualité (Emmannuelle Dancourt aurait éludé le sujet si son invité ne l’avait pas abordé accidentellement en fin d’émission).
 

Bon, l’avantage de ce genre de talk shows qui ne disent rien (à part « C’est lumineux », « J’adooore » et « C’est très intéressant »), c’est au moins que j’y ai entendu deux nouvelles références pour mon Dictionnaire des Codes homos : l’une pour le code « Dilettante » (D. Fernandez parle très souvent de l’ennui et avoue qu’il « ne sait même pas planter un clou »), l’autre pour le code « Infirmière » (D. Fernandez brosse un portrait terrifiant des infirmières en général). Comme dirait Alain, c’est déjà ça…

Noachisme, matrice spirituelle du boboïsme

(cf. le rajout du lendemain d’avoir posté cet article)
 

Rien à voir avec Yannick Noah ou la chanteuse israëlienne Noa. Quoique…
 
Pourquoi j'ai mangé mon père
 

Cela faisait un moment que je voulais vous écrire cet article sur le noachisme, c’est-à-dire la « religion naturelle » fomentée par le Gouvernement Mondial, que moi j’appelle le boboïsme, et qui est d’inspiration juive. Je dis bien « d’inspiration juive » car elle n’est pas mise en place par les véritables Juifs, c’est-à-dire les Juifs bibliques, nos pères dans la Foi, et formant le Peuple élu. Comme le souligne Pierre Hillard – dont je ne cautionne pas toutes les thèses –, « le noachisme s’applique aux non-Juifs »), donc aux infidèles du judaïsme, à savoir les Juifs contemporains, talmudiques, sionistes, croyant au retour d’un « messie » qui sera l’Antéchrist.
 

Tout ce qu’on voit en ce moment, en politique, dans les médias et dans les discours de nos contemporains, est emprunt de noachisme, même si peu connaissent le mot. Le noachisme n’est pas même pas un phénomène « à venir ». C’est déjà là depuis longtemps, et en expérimentation depuis les années 1990. Avec la richesse de l’actualité d’aujourd’hui et la profusion de clins d’œil au noachisme, j’aurais même largement de quoi de faire un journal télévisé eschatologique hebdomadaire dédié à l’avancée de la fin des temps, et au décryptage des signes des temps, tellement c’est le feu d’artifice ! Je me contenterai pourtant de cet article à travers lequel je vais sauter d’une thématique apocalyptique à une autre, pour vous expliquer un peu ce que je vois. Vous y retrouverez dans les grandes lignes ce que j’ai dit différemment dans mon article sur l’Antéchrist, sur le Gouvernement Mondial, sur la puce électronique et bien sûr à propos des bobos (cf. mon livre Les Bobos en Vérité).
 

Le noachisme ne prétend pas éradiquer tout de suite le catholicisme. Il est dans le mimétisme de ce dernier, mais veut le rétrécir au lavage, en procédant à une refonte rejetant la Sainte Trinité et la divinité du Christ (car pour lui, le catholicisme est polythéiste, idolâtre, dangereux et diviseur étant donné que Dieu est Un et Trois à la fois : Père, Fils et Esprit). Selon cette Franc-Maçonnerie « d’inspiration juive », il s’agit de construire une nouvelle civilisation de la Paix, du Progrès, de l’Unité, de la Nature, qui sera selon toute vraisemblance une synthèse du capitalisme et du socialisme, et qui conduirait l’Humanité vers un nouveau Jardin d’Éden sécurisé. Le noachisme est censé s’étendre au monde entier, est démocratique en apparence, a à sa tête un despote à la fois « roi » et « prêtre » (l’Antéchrist), entouré d’une nomenklatura privilégiée. Dans son univers rationalisé et aligné aux « besoins naturels », la famille et le mariage sont censés avoir disparus. Au sein de la civilisation noachide, on pratique l’eugénisme et l’euthanasie. À l’unification politique et économique que met en place le noachisme s’ajoute celle des religions remplacées par un culte unique, celui de la « religion naturelle » dite « de Noé » (« Noachisme » vient de Noé, d’ailleurs). Cette espérance du bonheur purement terrestre reposant sur l’idée du « Progrès », que nous retrouvons dans le marxisme et le libéralisme, est en contradiction complète avec le catholicisme. La religion trinitaire catholique, considérant le passage sur terre comme une série d’épreuves et surtout comme le passage de la mort de Dieu-Homme (Jésus) et de son humanité à la Vie, a une espérance céleste. Les catholiques ne visent pas l’établissement de la divinité sur la terre ni un pouvoir politique glorieux construit de mains d’Hommes prophétiques… contrairement aux Musulmans, aux Juifs talmudiques et aux bobos positivistes.
 
nature canapé
 

Le plan noachide, en résumé, c’est de virer tout ce qui est extérieur à l’Homme et qui le limite, le « bride » :

– pour d’une part que l’Homme concentre toute institution humaine extérieure à lui dans une banque de données subcutanée (la puce électronique) ou gravée invisiblement au laser sur lui,

– pour d’autre part que l’Homme s’imagine se sauver Lui-même et attribue cette performance à un Dieu universel œcuménique, 100 % naturel et technique, qui instaurera son règne sur terre (l’Antéchrist : en gros, le sosie du Messie Jésus-Christ).
 

Le noachisme, c’est ni plus ni moins le culte de l’autonomie universelle, de l’individualisme de masse, apparemment « altermondialiste », « altruiste », « écologique », « humaniste » et « spiritualiste ».
 
 

Quand je dis que le noachisme veut « virer tout » ce qui entoure l’Homme, je dis bien TOUT. Même, en dernière instance, le corps de l’Homme ! (ça, c’est la surprise finale du « chef » antéchristique… Le serpent qui se retourne contre son maître). Mais tout d’abord, il passera par la neutralisation de toute altérité relationnelle extérieure à l’être humain, de toute institution à laquelle il faut se soumettre ou se référer (rappelons que la puce condense la carte d’identité, la carte vitale, la carte bancaire, internet, ses clés et codes, etc.), de tout ce que les bobos honnissent et qui leur est présenté comme « négatif » :

– virer les riches. Selon les bobos, ils seraient une engeance à détruire.
Haine des riches
Noé 3.0

– virer la politique et les dirigeants visibles. Presque plus personne ne croit aux partis politiques. Seul un homme providentiel à la Justin Trudeau (Canada), qui ne semble avoir ni ambition politique ni soif de pouvoir, trouve grâce aux yeux des bobos et possèdera le profil de l’Antéchrist que la majorité humaine acceptera.
Haine des politiques
Trump

– virer les frontières nationales… pour que l’utopie du « monde sans frontière et sans race » puisse s’actualiser.

– virer la guerre. Le terrorisme est en ce moment en train d’épuiser universellement et moralement toute velléité de combat, d’autodéfense, de conflit et de force. Et ce n’est que le début…

– virer les pères et virer la loi, la Parole, la norme sociale. L’anti-norme veut devenir la norme.

– virer la police et les forces de l’ordre, l’armée. Les policiers et les militaires sont actuellement la cible de nombreuses attaques. Le service militaire tombe en désuétude. Maintenant, on nous invite à nous faire justice à nous-mêmes et à être notre propre arme. Cet armement individuel prend la forme du désarmement des armes blanches ou à feu, de la désertion pacifiste, et surtout de l’auto-sécurisation de ses biens et de son corps. Tu t’armes en te protégeant, en technologisant ton indifférence au mal !
Attaque militaires 1
Haine des militaires 2

– virer l’argent. Bientôt il n’y aura plus de monnaie (tout se fera par transfert bancaire informatique), il n’y aura plus de banques (le dollar et Wall Street sont à l’article de la mort), il n’y aura plus d’économie capitaliste apparente. Chacun devient, dans l’idée, le patron de sa propre banque, et même sa banque.

– virer le terrorisme, l’État Islamique, la religion. Le plan sioniste vise l’éradication de la Libye, de la Syrie, de la Russie, de l’Arabie Saoudite. La laïcité, absolutisée et comprise comme une absence de préférence religieuse collective, est actuellement présentée comme la solution à la radicalisation religieuse.

– la souffrance, la mort, la maladie. L’Euthanasie, l’avortement, la contraception, les médicaments, les suicides, le trafic d’organes, la GPA, sont totalement banalisés aujourd’hui.
 
 

Mais ce n’est pas tout. Ce ne sont pas seulement les réalités humaines « négatives » que le noachisme entend évacuer. Même les institutions qui étaient extérieures à l’Homme et qui étaient jadis valorisées vont être bazardées… car jugées « pas assez naturelles », « pas assez nouvelles », « pas assez personnelles », « trop contraignantes » et « trop liberticides ».

– virer l’amour. Avec ton casque 4D, ton film porno, ta poupée gonflable, ou ta banque de sperme, tu te fais l’amour à toi-même ou un enfant tout seul, ou avec qui tu veux.

– virer la famille. Jamais les enfants n’ont été autant rois et autant maltraités et tués qu’aujourd’hui, avec notamment l’avortement, le « mariage pour tous », et la PMA/GPA.

– virer les différences (de plus en plus vues comme des « inégalités », des « discriminations », des atteintes à l’unité et à l’égalité… même si le culte pour « l’Autre » va aller jusqu’à son paroxysme… et l’Autre, c’est le diable) et virer les clichés/préjugés (de plus en plus vus comme des « irréalités » et des « mensonges »).

– virer les médias. On instille en nous une méfiance croissante envers la télé, internet, les réseaux sociaux. On nous fait croire que l’Homme sera son propre média, sera à la source de sa propre image, sa propre information. Tu jartes les journalistes et la télé et internet : tu es ton propre journaliste, ta propre source de renseignement.

– virer l’art et la culture. Jamais les chanteurs n’ont été autant célébrés et autant persécutés qu’aujourd’hui : l’industrie du disque a coulé et les CD ont disparu pour se virtualiser, les intermittents du spectacle sont éradiqués, les chanteurs même connus ont envie de quitter le navire du show business… et leur plainte paraît tellement paradoxale que peu de gens la trouvent crédible : « Si c’est comme ça, ben fuck la vie d’artiste. Je sais que ça fait cliché de dire qu’on est pris pour cible, mais j’veux l’dire juste pour la rime. » (cf. la chanson « J’me tire » de Maître Gims) ; « J’préfère m’éloigner de la Radio activité. » (cf. la chanson « Singing My Song » de Pascal Obispo). Tout le monde peut maintenant faire son propre disque et se passer des chanteurs. Beaucoup de fans veulent prendre la place de leur singer favori, de leur sportif ou de leur danseur, et n’auront bientôt même plus besoin de se déplacer à leur concert ou à leur stade. Les salles de concert, ça commence à craindre. Et puis il y a Youtube, l’Appli The Voice et la possibilité de faire son disque soi-même et sa choré soi-même (avec le « bracelet d’activité » Fitbit) ! Idem pour le cinéma : Pedro Almodóvar a annoncé il y a peu la mort imminente des salles de cinéma… mais je crois qu’il peut étendre le faire-part de décès aux présentateurs, cameramen, photographes, écrivains (maintenant, tu peux publier ton livre sur Amazon pour pas un rond), réalisateurs, blogueurs, restaurateurs, etc.

– virer la sexualité. Jamais la génitalité et la différence des sexes n’ont été autant consommées et menacées qu’aujourd’hui.
ordi sexe

– virer la différence des générations. Ça devient le narcissisme « écolo » (cf. la publicité de Évian).

– virer l’éducation. Jamais les profs n’ont été autant maltraités qu’aujourd’hui. On les agresse ou on les dresse en surveillants, gentils animateurs et diffuseurs de la pensée unique (je suis bien placé pour le dire ! On m’a viré de telle manière à ce que je croie que c’est moi qui me suis viré tout seul). Le savoir est devenu une tare ou un danger. Maintenant, les cours se numérisent, les élèves sont censés avoir leur tablette, leur Apple Watch (montre), et bientôt, ils n’auront plus à subir les « mauvais cours », les « mauvaises influences » et le « harcèlement scolaire » entre élèves puisqu’ils pourront s’instruire tout seuls sans prof et loin de l’école !

– virer le savoir. L’Homme a la prétention de se cultiver en consultant sa « propre » interface, son encyclopédie perso interne et participative. Wikipedia avait démocratisé le savoir encyclopédique en le collectivisant. À présent, l’individu et sa voix deviennent leur auto-référence de savoir.

La connaissance ne vient plus des autres. Elle se possède et se partage égoïstement, comme une compétition de « moi je sais et pas toi ! ». Ok Google.

– virer l’entraide et la santé. Maintenant, tu envoies ton chèque (tant qu’il reste des chèques), tu « likes » de loin, tu te prends en photo avec une bougie, et basta. Et côté santé, tu te soignes toi-même : les médecins sont traînés en justice et ont une pression de malade s’ils ratent leurs opérations, les pompiers (corses) sont attaqués, les hôpitaux sont au bout du rouleau dans bien des endroits. Récemment, pour me rendre de Pau à Bilbao, j’ai fait un covoiturage avec une thérapeute non-croyante qui me disait qu’elle « ne croyait qu’en elle-même » et qui se soignait toute seule, par le magnétisme, les techniques d’hypnose et des exercices de développement personnel. Elle a même créé un atelier de thérapie avec ses autres amis « thérapeutes » New Age. Une femme extrêmement blessée. Le symptôme d’une époque à elle toute seule.

La Reine des Neiges

La Reine des Neiges

– virer la foi. Jamais comme aujourd’hui la spiritualité n’a été autant en vogue depuis que le monde a perdu le véritable Sens de la Vie – le Christ – et pourtant, jamais les religions dans leur ensemble n’ont été aussi impopulaires et attaquées en tant qu’origine des guerres.

– virer la nourriture. Jamais on n’a autant consommé, et pourtant, jamais la nourriture n’a été autant menacée et décriée qu’aujourd’hui : la planète n’a plus de réserves pour alimenter l’Humanité toute entière, la famine s’étend et à cause des bouleversements climatiques on ne pourra quasiment plus rien faire pousser, le pain et le vin disparaissent. Prochainement, ça va craindre de se nourrir, de boire de l’eau et d’aller faire ses courses au supermarché. Les gens ne se nourrissent plus de la terre et ne connaissent plus l’origine de ce qu’ils mangent. Les agriculteurs sont de plus en plus acculés au suicide.
 
 

L'Âge de glace

L’Âge de glace


 

Une fois que par la puce il aura intériorisé en lui toutes ces institutions humaines soi-disant « mauvaises chez les autres et bonnes en lui », tout le bien et le mal (l’arbre de sa connaissance et de sa créativité), l’être humain pense qu’il aura bien fait et pourra dans son monde extérieur laisser toute la place à la Nature et La célébrer comme une déesse (Gaïa) capable de le régénérer de l’intérieur jusqu’à l’immortalité. Il commence déjà, face à l’extinction de l’Humanité qui se profile, à instaurer par la technique (quel paradoxe) la « religion naturelle » du Gouvernement Mondial, à se prendre pour la Nature qu’il porte aux nues (et au nu ! cf. l’émission de télé-réalité Adam recherche Ève sur D8 en 2015), à réunir les échantillons de son Arche de Noé (cf. le « coffre fort de l’apocalypse » construit en Norvège en 2008), à bâtir ses musées d’Histoire Naturel et de l’Homme, à élever ses « Tree of Life » et ses « City of Love » baignés d’or et de lumière, à se brancher avec ses pairs (cf. la récente pub pour les hauts parleurs sans fil entre deux femmes d’une roof party qui se draguent et veulent « se brancher » l’une à l’autre).

Le jargon de la lumière et de l’architecture est signé la Franc-Maçonnerie et est omniprésent dans notre culture mondialisée.

Par exemple, lors de son discours de 31 décembre 2015 pour formuler ses vœux aux Français, le président François Hollande nous a félicité d’avoir su, malgré les épreuves qui ont frappé notre Nation, « trouver en nous-mêmes l’énergie » pour rebondir et bâtir ensemble le « chantier » du « vivre-ensemble » et de la résistance au « terrorisme » : « Nous devons utiliser cette énergie qui a surgi de nous-mêmes. » (8’20).

Il faut dire, aussi : la Tour Eiffel, « éclairée à l’énergie humaine » lors de la COP 21 avait donné le coup d’envoi. La technologie, déguisée en « Nature » et en « Énergie de Vie », arrive de plus en plus à conquérir le cœur des Hommes. Et il semble maintenant quasiment impossible d’arrêter sa course. Seuls Marie et Jésus y parviendront, je crois. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas limiter les dégâts.
 
 
Arche Avatar
 

Le noachisme bobo prétend construire une Arche de Noé faite de mains d’Homme. Il nous dit à l’oreille : « Tu te fais tes propres réserves. Tu archives tout ce que tu crois que l’Humanité naturelle recèle. Tu te recrées ta propre légende, ta propre histoire. Tu te reconstruis ta propre cosmogonie, ta propre régénération, ta propre immortalité, ton propre Salut. La solution est en toi, dans tes cheveux, dans ta main, dans ton cœur et dans ton cerveau, dans ton magnétisme, dans la gestion de tes émotions, dans ton animalité. »
 

Raiponce (Avec Eugène qui réclame le même pouvoir de la main à sa thaumaturge)

Raiponce (Avec Eugène qui réclame le même pouvoir de la main à sa thaumaturge)


 
Nike for of nature
 
Nike Be a force of Nature
 
Nike Force of Nature
 

En ce moment, beaucoup de spots publicitaires encouragent l’Homme à penser qu’il est un animal comme un autre, qu’il est un élément indispensable d’un « Tout cosmique naturel » avec lequel il va fusionner, qu’il est une force de la Nature (en termes savants, cela s’appelle le panthéisme naturaliste), qu’il peut exploiter toutes les potentialités de son corps (par la danse, par le magnétisme de sa main, par la puissance de sa raison et de sa concentration, par la sophrologie, par la force énergétique insoupçonnée de ses cheveux ou de ses pieds ou de ses sens, etc.), qu’il peut développer en lui une intelligence artificielle « naturelle », qu’il peut reconstruire la Nature par ses propres moyens et en puiser toutes les ressources sans jamais les épuiser comme avant (cf. la pub des Laboratoires Gallia).

« I am Nature » dit la WWF.

Je pense également à la récurrente calligraphie vintage des fleurs et des feuillages qui s’impose de manière massive dans les publicités et les clips actuels. J’appelle ça « l’effet haricot magique », cette invasion virtuelle et esthétique du méchant lierre « Nature » dans notre champ visuel.
 
haricot magique
 

Les bobos francs-maçons noachides se nourrissent, comme l’écrit Bernard Marchadier à propos du Prince dans la préface aux Trois Entretiens de Soloviev, de l’« utopie d’une post-Histoire », du rêve de « sortir de l’Histoire » (p. 8) : « Le Prince est déjà un post-moderne par sa volonté de se déclasser, par son rêve de dépolitisation, par son aspiration à sortir de l’Histoire, à vivre dans l’utopie d’une post-Histoire, qui n’est évidemment qu’une préhistoire imaginaire, un super-primitivisme, un pacifisme idéologique. » On retrouve ce mélange futuristo-préhistorique du super-primitivisme maçonnique bobo dans le récent vidéo-clip « Adventure of a Lifetime » de Coldplay (avec les singes virtuels qui dansent), ou encore dans les analogies abusives faites actuellement entre les Hommes et les bonobos.

 

Voyage d'Arlo

Voyage d’Arlo


 

En lien avec cela, il est facile d’observer la lubie croissante pour la panmythologie (thème que je développe plus longuement dans mon article sur l’Antéchrist) qui, sur la base d’un évolutionnisme darwiniste maçonnique (« l’homme descend du singe »), tend à faire croire que l’Homme va trouver le secret de l’origine de sa propre création dans ses fouilles archéologiques, techniques, sensorielles, artistiques et ésotériques. Je pense par exemple au fanatisme scientiste actuel pour la mystérieuse construction de la pyramide de Kheops, pour les cubes, pour les mythologies pré-christiques telles que l’Égypte ancienne. Je pense aussi à l’exposition Osiris à l’Institut du Monde arabe, à la récente publicité TF1 sur l’appli de reconnaissance vocale OK Google (la question sur le pharaon roux Ramsès II, ou encore sur les macaques), à l’intérêt grandissant pour les jungles virtuelles (la série des films en 3D « Avatar » de James Cameron), à la passion pour une préhistoire en images de synthèse (le film d’animation « Le Voyage d’Arlo » où l’homme devient animal et l’animal devient homme, toute la série des « Jurassic Park » et de « L’Âge de glace », le film « Pourquoi j’ai pas mangé mon père » de Jamel Debbouze, le film « Oups… j’ai raté l’Arche », etc.). Le but de la manœuvre est de confondre l’Humanité et la Nature pour imposer leur improbable synthèse sous forme de nouvel Éden sans le Christ.
 

 


 

 

À plus ou moins long terme, l’horizon inavoué du Gouvernement Mondial noachide, c’est de créer une République Unique qui n’en portera pas le nom (sa verbalisation prend même la forme de l’innocent questionnement) afin que son unité artificielle et totalitaire soit nourrie par l’illusion d’indépendance de ses membres révoltés et anticonformistes.

.

Le dessein du noachisme, c’est également de parvenir à la Nouvelle Alliance entre Dieu et les Hommes mais sans le Christ, sans la Seconde Alliance qui doit faire passer l’Humanité par la Passion christique et l’humiliation de la Croix, et finalement sans les Hommes. Le plus triste, c’est qu’aujourd’hui, pas mal de cathos s’abaissent au noachisme sans même s’en rendre compte (cf. la start-up Noé 3.0 à Lyon : l’expression Web 3.0 est utilisée en futurologie pour désigner l’étape à venir du développement du World Wide Web : le « Noé du Futur », en quelque sorte ; le Fiat Lux au Vatican). Ils n’évangélisent pas : ils font de la communication (ce qui est très différent). C’est le clairon qui sonne bien, mais vide et sans Vérité.
 

Fiat Lux au Vatican

Fiat Lux au Vatican


 
Capture d'écran 2016-01-03 15.31.37
 
Laudato-si
 
Écologie humaine 2
 

Voilà à quoi ressemble, je crois, les Rameaux du Pape François : au sceptre-roseau donné au Christ à sa Passion pour le moquer (et l’efféminer?).
 
Écologie Humaine 1
 
Limite
 

En réalité, l’émancipation technico-naturaliste du noachisme vend à l’Homme une fausse indépendance, car la créativité personnelle de l’être humain, même si elle semblera affranchie de toute influence institutionnelle extérieure, se greffera forcément sur une invention qui l’a précédée et qui a échappé à la liberté et à la conscience humaines (« Nous avons inventé la surface pro. Maintenant, à vous de réinventer tout le reste. ». L’autonomie que donnera la puce n’est qu’un simulacre de liberté, qu’une dépendance masquée à un Ordinateur central (appelé « la Bête » et situé probablement à Bruxelles ou aux États-Unis ou dans je ne sais quel lieu caché de la surface du globe).

 

Alors comment faire pour enrayer le mécanisme du noachisme et prévenir efficacement nos contemporains du danger qui se profile et que peu semblent pourtant identifier ? Les constats et la révolte ont leurs limites, voire même sont souvent contreproductifs. Il ne suffit pas de dénoncer les paradoxes de l’idolâtrie du noachisme et leurs conséquences concrètes. Car là aussi, il y a un grand risque, dans notre dénonciation clinique des faits et surtout des intentions du noachisme (car tout le relevé que j’ai fait plus haut est – je l’espère – davantage une prospection d’un projet antéchristique que l’actualisation de ce projet), de nourrir inconsciemment ce que nous récusons (« Le problème, c’est le chômage » ; « Le problème, c’est la GPA et le mariage gay » ; « Le problème, c’est les médias. Je me désinscris de Facebook ! », etc.). Car le Gouvernement Mondial cherche à ce que nous chérissions les causes dont il est l’auteur, par l’aversion que nous éprouvons pour leurs conséquences. Par exemple, même des études en apparence factuelles, analytiques et alternatives, peuvent, par leur manque d’Espérance, rentrer dans le jeu du système mondialisé qu’ils critiquent.

Je m’en rends compte avec le documentaire « Le Temps de cerveau disponible » traitant de l’influence néfaste de la télé de Jean-Robert Viallet. Le Gouvernement Mondial vise à susciter la détestation des médias pour mieux les enfouir discrètement sous forme de puce en tout Homme en la lui vendant comme une chaîne anti-système médiatique et en se servant de son dégoût. Il nous faut donc sortir des simples constats hargneux ou défaitistes pour rentrer dans une démarche plus active mais aussi plus étroite d’Espérance.
 
Capture d’écran 2016-07-09 à 09.03.10
 

Dans le même ordre d’idées, je sens également un décalage quand j’écoute les rares chercheurs qui se sont penchés depuis bien plus longtemps que moi sur le Gouvernement Mondial et la puce : beaucoup semblent avoir été gagnés par la paranoïa complotiste, contaminés par leurs recherches au point d’être rendus fous et aigris par leur expertise. Je ne veux pas finir comme ça. Et surtout, je crois que sans la foi en l’amour de Jésus, sans la Miséricorde et sans l’Espérance, ça ne sert à rien de travailler sur les fins dernières. C’est plus anxiogène et pathogène qu’autre chose. Je ferme la parenthèse. Mais je crois vraiment qu’il ne suffit pas de voir et d’identifier les phénomènes. Il faut avant tout et surtout aimer le Christ. C’est la seule et unique porte de sortie.
 

Coldplay

Coldplay

Le tweet de Noël d’Erwann Binet

L’apostat feint de louer Jésus (en ne Le citant jamais, en Le remplaçant par Son « message », Son « esprit » ou les « valeurs » qu’il Lui prête) et d’être catho sans l’assumer ouvertement. Meilleur exemple de cette fin d’année : le tweet de Noël d’Erwann Binet.
 
Capture d'écran 2016-01-01 14.52.02
 

Binet, député socialiste, est le rapporteur officiel de la loi Taubira (mariage homo) qui, je le rappelle, ouvre au trafic d’enfants et à la banalisation nationale de la différence des sexes (différence qui est « juste » le socle de l’existence humaine et de l’Amour humain…). Et le pire, c’est que le salaud, même après son massacre, joue au mec pieux, catho, avec des étoiles dans les yeux, et qu’il est sincère. Et nous, on continue de se faire traiter d’« arriérés » si on ose simplement rappeler l’inhumanité du « mariage pour tous ». La sensationnelle hypocrisie des gens se disant « hétéros gays friendly »…

Ma réponse « Synode et homosexualité » sur Boulevard Voltaire (Bonus ici : article en intégralité)

Vous pouvez lire ma tribune sur l’homosexualité (cliquez sur le rouge) dans Boulevard Voltaire, en réponse à l’article de la militante féministe Élise Elisseievna « Église et homosexualité : la Tentation Lyssenko ».
 
Capture d'écran 2015-10-21 00.08.24
 
 

Par ailleurs, voilà, ci-dessous, la version intégrale et non-tronquée de l’article :
 

L’intérêt pour ce que dit vraiment l’Église sur l’homosexualité… plutôt que pour la « tentation Lyssenko »

 

Dans son récent article, la militante féministe Élise Elisseievna nous parlait de la tentation Lyssenko à laquelle l’Église catholique aurait succombé pendant cette deuxième partie du Synode romain sur la famille, traitant ces jours-ci de l’homosexualité. Pour ceux qui ne savent pas ce que c’est, la tentation Lyssenko (à ne pas confondre avec l’agence de crédits Sofinco, attention…), c’est de faire de la science une idéologie voire une religion, et, dans le cas de l’Église catholique, de « naturaliser la Bible ». J’aurai envie de demander à Élise : quel est le rapport entre la théorie de Lyssenko et l’Église catholique ? Personnellement, je n’en vois aucun… à moins d’un détournement caricatural du « Croissez et multipliez » de la Genèse. Car en aucun cas l’Église ne dit que l’homosexualité est une essence biologique, et ne la condamne du simple fait qu’elle ne serait pas conforme à la « loi naturelle » ni « procréative ». Le postulat de l’auteure part déjà d’un fantasme personnel. Elle n’a pas compris ce que dit l’Église sur le lien entre mariage et fécondité.

 

Le catholicisme « obnubilé par la procréation » est majoritairement une légende noire créée de toutes pièces par les libertins sentimentalistes qui n’accueillent paisiblement ni le mariage, ni la différence des sexes, ni la maternité, ni la beauté du célibat, une pure projection de fantasmes personnels, comme le montrent les propos de l’actuel Pape Benoît XVI (encore Cardinal Joseph Ratzinger à l’époque) dans sa Lettre aux évêques de l’Église catholique sur la collaboration de l’homme et de la femme dans l’Église et dans le monde (2004) : « Même si la maternité est un élément fondamental de l’identité féminine, cela n’autorise absolument pas à ne considérer la femme que sous l’angle de la procréation biologique. Il peut y avoir en ce sens de graves exagérations, qui exaltent une fécondité biologique en des termes vitalistes et qui s’accompagnent souvent d’un redoutable mépris de la femme. […] Ce n’est pas en se contentant de donner la vie physique que l’on enfante véritablement l’autre. La maternité peut trouver des formes d’accomplissement plénier même là où il n’y a pas d’engendrement physique. »

 

Ensuite, dans le titre racoleur choisi par la journaliste, il est facile d’identifier ce besoin très bobo de sortir le nom d’un scientifique – aussi peu connu que la théorie qui lui est attribuée – pour en foutre plein la vue et se donner l’air de psychologiser le débat de manière profonde et érudite, à l’instar de ceux qui se réfugient derrière les adjectifs « kafkaïen », « pavlovien », « dantesque », ou derrière leur « Point Godwin », leur « Complexe œdipien » et leur « Syndrome de Stockholm », pour se justifier de tomber dedans mais « pas comme les autres »… car bien sûr, au passage, ils vouent Freud et son école psychanalytique à la géhenne ! La tentation de Lyssenko (faire de la science une vérité totalitaire et un alibi dogmatique pour ne pas penser), ce n’est pas l’Église catholique qui y succomberait, mais précisément l’auteure du précédent article.

 

Mais venons-en au sujet de l’homosexualité. Contrairement à ce que dit Élise Elisseievna, l’Église catholique ne considère pas les actes homosexuels comme une abomination du fait qu’ils s’opposeraient au schéma de couple et de famille de l’hétérosexualité. D’ailleurs, l’Église n’a jamais défendu l’hétérosexualité : Elle ne défend que la différence des sexes couronnée par l’amour, que celle-ci soit vécue dans le mariage ou dans le célibat. Et la Curie s’oppose encore moins aux actes homos du fait qu’ils sont stériles biologiquement parlant. Trouvez-moi un prêtre qui condamnerait les coïts homos au nom de l’absence d’enfants et en brandissant l’argument de la « loi naturelle » : vous aurez du mal ! Non. L’Église s’oppose aux actes (sentimentaux compris) homosexuels parce que ceux-ci rejettent, plus ou moins consciemment, la différence des sexes. Et que sans l’accueil de cette différence fondatrice de notre existence et de notre personne, il n’y a pas d’amour possible. Il n’y a même pas d’amitié vraie possible. L’amour, c’est l’accueil de la différence des sexes. Cela n’a rien à voir avec une obligation à se marier ou à procréer, ni avec une idéalisation de tous les couples intégrant la différence des sexes : il existe des couples femme-homme qui incorporent celle-ci, mais qui ne l’honorent pas. On le voit suffisamment autour de nous, et même dans l’Église ! Cette vérité inconditionnelle de l’accueil de la différence des sexes pour qu’il y ait de l’Amour concerne déjà tout rapport humain (amitié, existence, célibat) et toute amitié.

 

Ce qui est très énervant avec des articles tels que « l’Église catholique et la Tentation Lyssenko » qui, comble du comble, se donnent la forme de la « parole d’expert », c’est qu’ils font dire à l’Église ce qu’Elle n’a jamais dit, mais en plus, ils se servent d’une part de vérité pour ensuite lui prêter des gros mensonges. Certes, à propos de l’homosexualité, les textes de l’Église catholique ne sont pas encore suffisamment étayés. Mais pas dans le sens que l’auteure le prétend. En effet, l’article d’Élise Elisseievna sous-entend que l’essentialisme spiritualiste (ou le présupposé nataliste sacralisé) qu’adopterait l’Église la conduirait, au bout du compte, vers une homophobie, malgré sa distinction – jugée implicitement hypocrite et inefficace – entre la personne homo et l’acte génital, entre la personne homo et sa tendance, et malgré son appel scolaire à la « charité » et au « non-jugement » : « Les textes de l’Église catholique sur l’homosexualité ne sont pas suffisamment clairs pour éviter la répulsion envers les homosexuels. »

 

Si les textes de l’Église catholique ne sont pas suffisamment clairs, ce que j’admets volontiers (je m’époumone suffisamment en ce moment pour me faire entendre de la Curie !), c’est principalement sur deux points qu’Élise Elisseievna n’identifie pas du tout, soit parce que cette auteure justifie l’hétérosexualité – en la confondant avec la différence des sexes – soit parce qu’elle méprise le célibat. À mon avis, c’est les deux. Dans les débats sur l’homosexualité, le premier point sur lequel l’Église manque de clarté, c’est effectivement l’hétérosexualité, qui n’est pour l’instant pas encore condamnée clairement en tant que diable déguisé en différence des sexes. Le deuxième point, c’est au sujet de la forme concrète que prend la « chasteté » demandée aux personnes durablement homosexuelles, à savoir le célibat continent. La Curie romaine est tétanisée à l’idée d’avoir à renvoyer toutes les personnes à l’orientation sexuelle profondément enracinée à la joie et à l’exigence de leur propre célibat sacerdotal (mais, en plus, sans le sacrement de l’ordre !), tétanisée de proposer un célibat que bien des célibataires consacrés n’expérimentent pas et auquel ils croient de moins en moins. En effet, c’est bien beau de dire « On vous accueille et on ne vous juge pas »… mais ensuite, quel chemin vocationnel concret de Vérité et de Sainteté est proposé aux personnes homos, à part les concepts flous d’« amitié » et de « chasteté » ? L’Église n’a pas encore trouvé sa précision et son audace pour annoncer la couleur de la Croix spécifique offerte aux personnes durablement homosexuelles. Mais ça, l’article d’Élise Elisseievna ne le signale pas du tout. Au contraire, il se contente de traîner insidieusement l’Église en procès d’homophobie inconsciente et bien-intentionnée, tout en cultivant l’amalgame entre chasteté et virginité (or la chasteté des couples mariés n’est pas la continence) ou entre amitié et amour. Désolé, mais c’est malhonnête. J’aurais préféré l’expression d’une prière à l’Esprit Saint pour inspirer les cœurs des participants d’un Synode qui n’est pas terminé.
 

Philippe Ariño, essayiste

 
Bd Voltaire photo Église