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Code n°147 – Poids des mots et des regards

Poids des mots

Poids des mots et des regards

 


NOTICE EXPLICATIVE

Dès qu’on commence à se pencher sur la question de l’« identité homosexuelle », on se rend très vite compte de l’influence excessive de la rumeur (éloignée du Réel, par définition), des regards (en général malveillants ou réifiants), et de l’insulte, sur la révélation d’une homosexualité.

 

« Les yeux sont les miroirs de l’âme » dit la formule populaire convenue. Les mots seraient aussi le reflet de la Réalité. Et en effet, dans le meilleur des cas, le regard et le verbe humains peuvent dire le Réel tel qu’Il est perçu, et parfois même L’orienter, Le façonner, créer de la relation de Vie, faire exister.

 

Mais la caractéristique du désir homosexuel, c’est qu’il sacralise tellement les mots et les regards que ceux-ci sont diabolisés, deviennent des choses, brisent la liberté individuelle ou les relations inter-personnelles, deviennent des injonctions à fusionner ou au contraire à couper radicalement avec ce qui est vu ou entendu, éloignent du Réel et donc de l’Amour.

 

D’ailleurs, à la base, le désir homosexuel, rejetant le socle fondamental du Réel qu’est la différence des sexes, s’appuie davantage sur les fantasmes narcissiques, sur un accord collectif pour croire en une utopie identitariste/amoureuse, que sur une réalité bien établie. En soi, l’homosexualité n’a aucune valeur historique concrète. Elle est avant tout suggestion, ambiguïté travaillée, déduction par rapport aux actes, aux mots, aux regards et aux comportements. Elle ne constituera jamais une vérité scientifique : les Hommes n’ont pas encore créé un test pour dire à quelqu’un s’il était homosexuel ou pas ! Les dictionnaires répertoriant des homosexualités « prouvées historiquement » se réduisent forcément à des mini-farces, brassent de manière approximative du « on dit » et des extraits de journaux intimes. Par exemple, l’homosexualité de William Shakespeare a été d’abord annoncée pour la première fois par Oscar Wilde, reconfirmée dix ans plus tard par Samuel Butler, puis à nouveau attestée par les intellectuels actuels qui se disent homosexuels. Au fond, elle n’est que le produit d’un téléphone arabe.

 

Généralement, dans les discours entendus, il ressort que les personnes homosexuelles apprennent leur homosexualité parce que quelqu’un la leur a annoncée par la rumeur. Elle est une projection, un regard, une figure soi-disant imposée par l’extérieur et validée par l’intérieur, une injure entendue sur une cour d’école. Beaucoup de personnes homosexuelles pressentent ou finissent par entendre de plus en plus distinctement ce que les autres leur murmurent (ou auraient murmuré) à l’oreille : « P’tit pédé, p’tit pédé, je le vois, tu vas devenir pédé, je l’ai toujours su… ! » Il arrive que les personnes homosexuelles se répètent inlassablement qu’elles sont homos devant leur reflet spéculaire pour qu’il rentre mieux en elles. Et la méthode Coué fait parfois son effet. Beaucoup de personnes homosexuelles finissent par intégrer qu’elles sont un ragot. « Je suis un homo (un homme oh)… comme ils disent » rappelle la chanson d’Aznavour. À les entendre, on voit bien que la « peur de passer pour un pédé » l’emporte sur l’« être réellement pédé ». Leur soumission à l’image déréalisante et haineuse, à un âge ou un moment où elles sont plus fragi