J’ai remarqué que l’opposition des mouvements gays aux mouvements pro-Vie dans les pays de l’hémisphère sud (Argentine, Chili, Pérou) prenait le visage du féminisme et non de l’homosexualité (exemple : #NiUnaMenos ou bien encore les féministes argentines attaquant les cathédrales). Les mouvements pro-Vie sont responsables de cette « féminismisation » homophobe des pro-gays car ils n’abordent jamais l’homosexualité et ne traitent celle-ci que sous l’angle de la famille, de l’avortement. Ils ont donc encore plus de mal à mener leur combat (le féminisme est socialement bien plus agressif que l’homosexualisme), à comprendre la primauté de l’homosexualité, et à reconnaître leur ennemi puisque ce dernier se déguise avec l’habit nataliste que leur patriarcat hétérosexuel a lui-même confectionné. Ils récoltent la monnaie de leur pièce, et surtout de leur déni d’homosexualité. Ce féminisme vient surtout de l’homophobie des catholiques.