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Les 10 détails-qui-tuent du documentaire pro-PMA et pro-GPA diffusé ce soir sur France 5 dans l’émission « Le Monde en Face »

Ce soir était diffusé dans l’émission Le Monde en Face (#LMEF) de France 5 un documentaire de Laure Granjon qu’on aurait dû voir initialement le premier jour du confinement en France (comme par hasard…) mais qui a été reporté à aujourd’hui. Il est intitulé « PMA-GPA : Les enfants ont la parole ».

Ce reportage s’était donné pour mission de tirer le portrait d’enfants nés par PMA (Procréation Médicalement Assistée) ou GPA (Gestation Pour Autrui), de 8 à 20 ans, pour soi-disant leur donner pour une fois à la parole. En réalité, il avait pour but de prouver que le mythe de la « famille homoparentale dangereuse et déséquilibrée » n’avait pas lieu d’être.

Voici les 7 témoins (aux prénoms plus bobos les uns que les autres) castés : Sacha (9 ans, né par une PMA orchestrée par un couple lesbien, et ignorant son père), Jade (13 ans, née par une GPA orchestrée par un couple hétérosexuel stérile, et connaissant sa mère porteuse), Kolia (8 ans, né par une GPA orchestrée par un couple gay, et ne connaissant pas directement sa mère porteuse russe), Lou-Ann (11 ans, née d’une PMA avec donneur ponctuel orchestrée par un couple lesbien, ignorant son père), Lucie (9 ans, née par une PMA orchestrée par une mère célibataire, ignorant son père), Tom (20 ans, né d’une PMA avec donneur anonyme orchestrée par un couple lesbien, ignorant son père), Mathis (18 ans, né par une PMA avec donneur anonyme orchestrée par un couple hétérosexuel, ignorant son père).

En gros, il ne s’agissait que d’enfants ou de jeunes adultes à la généalogie amputée, et surtout privés du grand absent de ce documentaire : l’amour entre les deux parents biologiques (et la reconnaissance de la nécessité fondamentale de ce dernier). Et pourtant, je vous le donne en mille : quel était le principal message martelé par France 5 et par ce documentaire : que ces enfants VONT TRÈS BIEN (même mieux que les adultes…) et que ce SONT DES ENFANTS COMME LES AUTRES. On y croit…

Alors plutôt que de rentrer dans des grandes explications sur les dégâts du « mariage » gay (vous écouterez, pour ceux qui veulent creuser davantage le sujet, mon interview synthétique sur ce lien) et les enjeux éthiques de la PMA et de la GPA, je me suis contenté de relever 10 « détails-qui-tuent » prouvant que le portrait idyllique des victimes d’un trafic d’enfants – comment appeler la PMA et la gpa autrement ? – maquillé en « amour » et en « famille équilibrée » n’est qu’un outil de propagande gay friendly qui, en y regardant de plus près, se trahit et se fissure lui-même… Voici donc les 10 fissures que j’ai identifiées :

1 – FRANC-MAÇONNERIE :

Dans Franc-Maçonnerie, il y a « Franc » (et tous ses dérivés : honnêteté, transparence, consentement, sincérité…) et il y a « Maçonnerie » (donc tout le lexique de l’architecture et de la construction : c.f. voir mon livre Homo-Bobo-Apo). Eh bien dès l’introduction du reportage, la présentatrice de l’émission, Marina Carrère d’Encausse (pas « Carrière » mais presque ^^), a commencé par saluer la « sincérité » des témoins. Et elle a refait exactement la même chose à la fin du reportage : « Merci pour leur sincérité ». Et par ailleurs, je pense que j’ai entendu au moins 10 fois le mot « construction » dans le reportage ! On avait donc affaire à un vrai documentaire franc-maçon, à la plus grande gloire de la franchise (franchise qui n’est pas la Vérité, mais l’intention de Vérité, souvent non-suivie des actes ou de l’Amour) et de l’auto-construction de l’Homme par lui-même. Avec un vague sous-texte eschatologique luciférien, puisque la petite Lucie s’est prise à rêver qu’elle serait « inventeur » : « Quand la Terre explosera, dans 6000 ans, j’inventerai une fusée pour sauver tout le monde. » OK… En même temps, il semblerait que la gamine en question a été élevée bien comme il faut dans la nouvelle religion mondiale héliocentrique, puisqu’elle a été définie dès le berceau par sa mère célibataire comme un « soleil » luciférien : « Ma Lumière, ma vie, mon soleil, ma chérie. » (c.f. extrait d’un poème sur l’album photos de sa naissance).

2 – ENFANT-OBJET :

À plusieurs moments, même si le documentaire ne voulait montrer que l’« Amour », les enfants obtenus par PMA ou GPA étaient comparés à des objets, à des lois : « En fait, t’es mon cadeau d’anniversaire. » (Maman Sarah feuilletant avec son « fils » Sacha l’album photos de sa naissance) ; « La PMA, c’est toi mon fils ! » (idem, lors d’une Gay Pride) ; « Tout d’un coup, on se retrouve avec un petit paquet en sortant de la maternité. » (Christelle racontant à son fils Tom sa naissance) ; « Lucie a cru qu’elle allait devenir une star. » (Ève, la mère de Lucie, lors du post-documentaire). Par exemple, Lou-Ann a dit qu’elle est « née dans un bocal ». La petite Lucie s’est décrite comme un produit sorti d’usine : « Pourquoi ma maman m’a fabriquée comme ça ? Pourquoi sans papa ? » demande-t-elle à ses grands-parents. Gloups… Chassez la réalité marchande de la PMA/GPA, elle revient au galop.

3 – JE-M’EN-FOUTISME :

Les jeunes témoins filmés, pour masquer leur peine inconsciente ou leur crise existentielle/généalogique larvée, jouaient en général l’indifférence. Ils ne disaient pas, comme les jeunes des cités, qu’ils « s’en battaient les couilles », parce qu’ils s’exprimaient devant des caméras de télé, quand même… mais c’était tout comme. Ils le remplaçaient par un plus politiquement-correct « J’m’en fous » ou un « J’m’en fiche ». Étonnant affichage de désinvolture pour un documentaire qui se voulait pourtant engagé et militant pour la « juste » Cause de « toutes les formes de parentalités ». J’ai relevé au moins 5 fois les « j’m’en fous complètement » ou les « on s’en fiche ! » énoncés par des gamins boboïsés et cools avant l’heure, avant leur majorité. Je pense en particulier à Lou-Ann, Sacha, Kolia, Tom : « J’m’en fiche complètement. » (Lou-Ann) ; « On s’en fout. » (Lou-Ann) ; « Je m’en fiche complètement. Je m’en fiche. » (Sacha) ; etc. On voyait par exemple le petit Kolia pouffer d’indifférence, comme un vieux blasé. Toute cette désinvolture m’a glacé, en fait. Parce que ce documentaire traite de sujets quand même lourds (sexualité, identité, parenté, adoption, etc.)… donc qui méritent tout sauf notre indifférence ou le relativisme. Et le pire, c’est que cette distance d’indifférence était vue par les adultes présents sur le plateau-télé comme un formidable signe de « maturité » chez leurs marmots « adultisés »… C’était vraiment le documentaire du foutage de gueule… mais sincère !

Pour faire plaisir aux adultes qui leur ont menti ou qui les ont privé de l’Amour dans la différence des sexes, ou pour faire cools et adultes (exemple avec Lou-Ann, 11 ans, qui traite ses 3 « parents » comme des potes ; exemple avec Sacha, qui va défiler à la Marche des Fiertés avec ses deux « mères »). Ils singent un désintérêt décontracté (je dis « singent » car à certains moments, on voyait au contraire qu’ils étaient très curieux d’avoir des indices sur ce qui soi-disant les désintéressait tant… : le mot « curiosité » est d’ailleurs revenu plusieurs fois dans le reportage).

Par exemple, Kolia (8 ans) veut en savoir plus sur l’identité et la vie de sa mère porteuse Cristina… et dira ensuite que la vie de sa maman « ne l’intéresse pas ». Et quand on lui a demandé s’il souffrait d’un manque ou de sa situation « familiale » minoritaire, il a sorti avec détachement : « Y’a pas de différence… ». Sacha (9 ans) faisait quant à lui genre qu’il s’en foutait de ne jamais connaître son vrai père : « Ça ne ne manque pas d’avoir de papa puisque j’en ai pas. Comment je pourrais savoir ce que ça fait ? ». Sinon, l’une des camarades de Lucie a dit aussi : « C’est pas un drame d’avoir pas de père. » Et Lucie a banalisé/relativisé sa situation en déclarant qu’elle était « juste différente ». Quant au pote geek de Tom, il a décrété la nullité-neutralité de la configuration « familiale » de son ami : « Y’a pas vraiment de différence entre lui et moi qui ai grandi dans une famille de parents divorcés, mis à part l’homosexualité. » Bref, dans ce film, tout le monde avait l’air de s’en foutre de tout. Rien n’est grave. Tout est cool.

J’ai essayé de faire un maximum de captures d’écran des enfants-témoins de ce film pour que vous voyiez leur fausse indifférence, pour vous montrer combien j’ai trouvé leur discours téléphoné, appris par coeur (mais sans coeur !), et combien leur regard était morne, éteint, triste, résigné. Par exemple, la petite Lucie m’a fait de la peine parce qu’elle écarquillait parfois les yeux comme une gamine inconsciemment révoltée et traumatisée. Le jeune Tom, chauve à seulement 20 ans, ne respirait pas non plus la joie de vivre.

Et le pire, c’était le regard du petit Kolia, qui avait l’air souvent perdu, éteint, désabusé, assommé de médicaments, shooté, KO. Comme un automate qui parlait de manière machinique, en répétant son texte… mais sans y croire. Ce film, pour moi, était proche du lavage de cerveau, avec des enfants qui jouaient sincèrement mais sans conviction la mélodie du bonheur. Le seul qui ne rentrait pas jusqu’au bout dans cette comédie, et qui a osé par exemple partir du groupe de parole (insupportable) dans lequel on l’enfermait (parce que l’expressivité narcissique y était la règle : « L’important c’est que ça sorte. Livre-nous ton ressenti. Il faut communiquer. Il faut t’exprimer. On va prendre rendez-vous chez le psy. Etc. »), c’était Mathis. Même si ce dernier a fini quand même par tenir un discours corporate pro-PMA et GPA, et donc par se conformer à la pensée unique du reportage.

4 – TRISTESSE :

À mon sens, ce qui caractérisait tous les 7 témoins de ce documentaire, c’est qu’ils avaient tous l’air triste. Même quand ils riaient ou surjouaient le bonheur parfait et la bonne humeur, leur joie se traduisait par une agressivité, un cynisme. Quand je les ai vus, j’ai vraiment identifié dans leur regard une profonde tristesse. D’ailleurs, le mot « triste » ou « tristesse » est revenu une dizaine de fois. Je pense que c’est l’expression la plus récurrente du reportage, même si c’est complètement involontaire de la part de la réalisatrice et de la présentatrice, puisque leur but affiché était justement de gommer toute tristesse : Marina Carrère d’Encausse, la présentatrice du Monde en Face, a failli me faire éclater de rire quand elle a sorti au sujet de Lucie (la gamine qui, aux côtés du jeune Kolia et de Mathis, avait l’air la plus traumatisée de toute la brochette de témoins), après l’émission, que « c’est une petite fille qu’on sent très joyeuse »…

En fait, l’impression globale qui ressortait de toutes ces situations familiales amputées, c’était la tristesse. Encore plus forte du fait qu’elle n’était visiblement pas identifiée par les protagonistes du film. Et cette tristesse est le reflet d’une censure. Paradoxal pour un film qui prétend traiter de la PMA et de la GPA sans filtre… On voyait que la PMA et la GPA sont même LES sujets tabous à l’intérieur des « familles » témoignantes. Par exemple, la jeune Jade a affirmé qu’elle préférait ne pas poser de question à sa mère adoptive sur sa GPA « parce que ça la rendait triste » et que « elle aussi ça la rendait triste ».

Quant à la petite Lucie, elle sent que la tristesse de sa mère célibataire la contamine : « Ma mère, elle sait que pour moi c’est pas facile de vivre sans père, que ça peut me rendre quand même un peu triste. Elle essaie de ne pas me hurler dessus comme un papa. » Et quand son entourage scolaire et amical tente de dédramatiser ou de rigoler de son statut d’enfant bâtarde, Lucie affirme : « Ils ne comprenaient pas pourquoi ça ne me faisait pas rire. »

J’ai trouvé que dans le documentaire, le gamin dont la tristesse était au bord de l’implosion, c’était Mathis. Et on peut largement le comprendre ! Il a appris quasiment à l’âge adulte que son père adoptif n’était pas son vrai père (ses parents mi-adoptifs mi-biologiques lui ont caché la réalité pendant des années) et que son père biologique est un donateur anonyme qui a disparu dans la nature. Il y a de quoi péter un câble ! (tout comme pour les enfants abandonnés ou nés sous X). Face caméra, la mère biologique de Mathis a essayé de camoufler/tempérer la violence du drame existentiel et généalogique dont elle a été complice : « C’est compliqué pour lui… » Mais oui : Mathis – et finalement tous les gamins du reportage applaudis par leurs « parents » pour être maintenus dans le silence et la reconnaissance – ont largement de quoi traîner leurs parents adoptifs en procès (pour abandon, parricide, mensonge, trafic de mère ou de père, corruption, manipulation génétique, eugénisme, et j’en passe…) s’ils en avaient le courage, la maturité et la conscience !

5 – IGNORANCE ou DÉSINTÉRÊT :

Ça m’a marqué. Les jeunes témoins, censés savoir pour quel sujet ils étaient filmés, et aussi censés s’être un peu intéressés à la manière artificielle et tordue par laquelle ils sont venus au Monde, avaient l’air complètement largués. « Je suis née… comment on dit déjà ? Je suis née en GPA, c’est ça ? » (Jade, 13 ans) ; « J’ai oublié comment ça s’appelait… Ah oui ! Des spermatozoïdes ! C’est pas trop tôt ! » (Lucie, 9 ans). Sur le coup, ça les fait rire, cette ignorance… ça fait « mots d’enfants » accidentels… mais en réalité, les enfants en question riaient jaune. Et plus ils vont grandir, plus elle va les angoisser puis les révolter (on le constate déjà rien qu’en observant Lucie – qui pose à sa mère la question fatidique « Pourquoi mon père ne veut pas me voir ? », ou encore chez Mathis, très perturbé par son patrimoine génétique).

6 – MÉPRIS DES ADULTES ET DES PÈRES:

Ce qui ressortait de ce reportage, c’était le mépris des adultes, et plus globalement des parents biologiques et du mariage. Le meilleur exemple, c’était l’attitude dédaigneuse de la jeune Lou-Ann (11 ans), qui regardait à la fois les adultes de haut (en jouant d’ironie, de cynisme blasé, de militantisme gay friendly, comme si les adultes étaient des immatures qui n’avaient rien compris à la vie) et comme des semblables. Dans ce documentaire, les grands-parents sentimentaux étaient mis sur un pied d’égalité voire surélevés par rapport aux grands-parents de sang : « Je les considère comme mes grands-parents » dit Tom par rapport à un vieux couple d’amis de sa mère. Dans ce documentaire, il arrivait même que les adultes se méprisent eux-mêmes. Par exemple, lorsque Lucie a demandé à ses grands-parents pourquoi sa mère l’a conçue toute seule sans père, ils lui ont répondu : « Ta mère ne voulait sans doute pas s’encombrer de quelqu’un dans la vie. Parce qu’on lui a donné un mauvais exemple… Tu sais, des fois, c’est difficile quand on rencontre quelqu’un. »

Dans ce documentaire, on nous a présenté les gamins comme plus « experts » et plus objectifs que leurs « parents », que les adultes, et même que les spécialistes de l’enfance (ces derniers, pour le coup, n’ont pas eu voix au chapitre et ont été encore moins consultés que les enfants) : « Les enfants parlent beaucoup mieux que les adultes » a conclu, dans l’après-émission, le démagogique et faux scientifique Serge Héfez, seul « expert » invité.

En plus du mépris des adultes, se dégageait de ce documentaire jeuniste et gynocentré, une misandrie (haine des hommes et des pères) très marquée. C’était particulièrement visible dans le cas des enfants élevés par des « couples » lesbiens ou par des mères célibataires qui ont « fait un bébé toutes seules » (comme avec Lucie et sa mère Ève). À entendre la petite Lucie, la haine des hommes maternelle a bien été transmise : la gamine voyait les hommes et les pères comme des tueurs (elle a dit à un moment qu’elle était bien contente de « ne pas avoir de père » qui « la réveille le matin » et qui lui ferait « risquer sa vie »), comme des fainéants « qui ne font rien à la maison », comme des brutes « qui hurlent sur les enfants » (je cite), comme des tarés (« Je veux bien avoir des enfants mais je pense que j’aurai pas de mari. Je trouve que les garçons, c’est un peu toc-toc. »). Juste à un moment, le petit Sacha a avoué qu’il étouffait à cause du matriarcat parricide dans lequel il était élevé (« Y’a plein de femmes autour de moi, donc au bout d’un moment j’en ai marre ! »)… mais ça a été présenté comme une bonne boutade pas sérieuse.

7 – OBSESSION DE L’UNIFORMITÉ (Je suis comme les autres) :

Même s’ils ont étrillé le concept de « normalité » et d’« anormalité », ça se sentait que les jeunes témoins y étaient pieds et poings liés puisque l’un des leitmotiv du reportage était la phrase « Je ne suis pas différent. Je suis comme les autres ». Comme si la différence qu’ils expérimentent concrètement était un mal ou devait être absolument niée : « J’ai pas l’impression d’être différent des autres. » (Kolia) ; « Tous ces enfants vont bien. Ce sont des enfants comme les autres. » (le psychologue de comptoir Serge Héfez). Ah bon ? Vous êtes sûrs ?

8 – MENSONGE :

On dit parfois (à tort) que la Vérité sort de la bouche des enfants. Eh bien pas des enfants de ce reportage, en tout cas ! Ils ont passé leur temps à mentir, pour se conformer aux désirs/ordres tacites de leurs apprentis-sorciers de « parents ». Le plus gros mensonge qu’ils ont quasiment tous énoncé, en plus de dire que leur situation était anodine et géniale à la fois, ça a été de démultiplier leurs parents (alors qu’on n’a tous concrètement que deux parents biologiques : le reste sont des éducateurs, pas des géniteurs) : « Concrètement, j’ai 3 parents. » (Lou-Ann) ; « J’ai pas de papa. » (Lucie) ; « J’ai 3 parents. » (Tom) ; etc.

Les jeunes témoins de ce documentaire étaient capables de sortir une idée puis son exact contraire. Par exemple, Lou-Ann a révélé qu’elle était ballotée entre « 3 éducations différentes » (pire qu’une enfant de parents divorcés : c’est 1 week-end sur 2 entre sa mère sociale et son père-géniteur, et le reste de la semaine chez sa mère biologique…) mais ça ne l’a empêché pas de présenter sa situation de pigeon voyageur comme hyper simple, avec une désinvolture bobo qui n’était pas de son âge : « Pour s’organiser, c’est assez simple. » résume-t-elle, avec son air d’intellectuelle fatiguée. Et pour ce qui est de Kolia (8 ans), il a déclaré que la vie de sa mère porteuse l’indifférait… mais un peu plus tard, on l’entendait quand même dans un bac à sable demander à son ami Enguerrand « lequel, entre sa mère ou son père, était le plus gentil ». Il est donc travaillé intérieurement par son envie de savoir ce que c’est que l’amour maternel dont il a été privé.

Autre grand mensonge du reportage : Tom (20 ans) disait à la fois qu’il a été dès le départ « très fier d’être fils d’homosexuelles » mais en même temps qu’il « a très mal vécu qu’on insulte ses parents homos ». Il faut savoir… Plus tard, il a affirmé avoir très mal vécu les Manifs Pour Tous dans lesquelles « on traitait les enfants issus de PMA/GPA d’ ‘attardés’, de ‘monstres’ ». Où a-t-il entendu ça ? Même moi, en ayant assisté à plusieurs Manifs Pour Tous malheureusement, je n’ai jamais lu ni vu ni entendu de telles insultes. Ça sent de la part du jeune homme le mensonge victimisant et la diffamation à plein nez. Nouveau mensonge gros comme une maison dans le documentaire : le père adoptif de Mathis, qui s’est fait pendant des années passer pour le père biologique du jeune homme, en lui cachant qu’il a été conçu par un donneur anonyme dont ils ne retrouveront jamais la trace, a eu le culot de sortir à son fils : « Tu sais d’où tu viens. Tu connais ta famille. » Le mensonge sincère par excellence. La manipulation mentale dans toute sa splendeur ! Par ailleurs, tout le film portait sur « le regard des autres », jugé seul responsable du mal-être des personnes interviewées (c’était même le titre de « l’Acte II » du documentaire)… et pourtant, un peu plus tard, les témoins se félicitaient de ne pas lui accorder d’importance : « Peu importe le regard des autres ! » (Tom). Encore un message contradictoire du reportage.

Ceci dit, le plus énorme mensonge – ou plutôt ici non-dit – de ce documentaire, ça reste que l’Amour entre le père et la mère biologiques de tout être humain n’a jamais été abordé… alors que c’est la clé de tous les problèmes illustrés sans jamais être dénoncés ni résolus.

9 – CONSTAT D’ÉCHEC DU « COUPLE » HOMOSEXUEL :

Même si ce documentaire se voulait une preuve de la force et de la beauté des « couples » homos – à travers le faire-valoir qu’est l’enfant obtenu par PMA ou GPA -, d’un point de vue concret, quasiment tous les unions homosexuelles ayant conçu de manière artificielle leur enfant ne sont plus ensemble au moment où « leur » enfant témoignage : c’est le cas des « mères » de Lou-Ann, de Tom. Seuls les « parents » homos de Sacha puis de Kolia sont encore ensemble…

10 – GNOSTICISME :

L’un des piliers de la Franc-Maçonnerie et de la Nouvelle Religion Mondiale, c’est l’actionnisme mêlée à la gnose, c’est-à-dire au culte de la connaissance (En gros, l’Antéchrist luciférien entend remplacer l’Amour par l’intelligence). Eh bien tous les gamins du reportage obéissaient à ce gnosticisme, puisque d’une part ils parlaient beaucoup du savoir (exemple : Jade a utilisé l’expression « femmes qui ne savent pas avoir des enfants » ; Lou-Ann, du haut de ses 11 ans, jouait la grande philosophe, faisait son intéressante) et que d’autre part ils considéraient qu’une réalité n’était pas triste ou était juste à partir du moment où elle était connue d’eux intellectuellement (le fameux raisonnement faussé du « Je sais d’où je viens et qui sont mes parents biologiques donc tout va bien » ou bien du « J’irai mieux quand je saurai tout de mes origines ») : « Ça ne ne manque pas d’avoir de papa puisque j’en ai pas. Comment je pourrais savoir ce que ça fait ? » (Sacha, 9 ans) ; « Tu sais d’où tu viens. Tu connais ta famille. » (le père adoptif de Mathis s’adressant à son fils) ; etc. Le bonheur ou le malheur sont réduits au savoir, à la connaissance, à l’intelligence, et non au coeur, à l’invisible, à l’Amour incarné entre les deux parents biologiques. Des vrais gnostiques en culottes courtes !

Soirée Bioéthique aux Bernardins : les catholiques à côté de la plaque, comme d’habitude

Mgr Aupetit, amusé


 

J’ai écouté la moitié de la rencontre des Bernardingues hier soir rassemblant quelques responsables « catholiques » de la Conférence des Évêques de France concernant les lois de bio-éthiques (PMA et GPA en premier lieu) qui sont déjà passées avec le « mariage gay » en réalité. C’est affligeant de nullité. Ils se gargarisent de « bien parler », de « discerner » et de prévenir… alors qu’ils sont complètement déconnectés des intentions des lois transhumanistes que soi-disant ils dénoncent, et qu’en réalité ils ne dénoncent pas car ils ne s’attaquent pas à leur alibi intentionnel et émotionnel collectif : « l’amour », concept sucré cristallisé (c’est ainsi, je n’y suis pour rien) sur l’homosexualité. Toutes les lois transhumanistes sont fondées sur l’homosexualité (y compris la PMA, l’euthanasie et la recherche sur l’embryon). Et eux, ils se targuent de décrire le problème uniquement sous l’angle nataliste et vitaliste (donc les conséquences sur l’enfant et l’Humain), en cultivant l’entre-soi. Mais où sont-ils ?? Se rendent-ils compte qu’ils sont ridicules, inefficaces et complices ?? La prise de parole de Mgr Aupetit, par exemple, a été honteusement désinvolte (on a l’impression qu’il s’amuse de la situation, qu’il raconte un conte pour enfant, qu’il fait son beau et son intéressant, qu’il n’observe aucune gravité : il y a un décalage énorme entre le discours d’alerte et la tonalité décontractée qu’il prend. Ça m’a sidéré. Il est en pleine représentation jargonnante. Quel impact pense-t-il que ces mots légers peuvent-ils avoir? Aucun !). Ils sont à côté de la plaque et ils ne s’en rendent même pas compte.
 

Pathétique. Les éléments-clés, c’est uniquement l’homosexualité. Tous les autres concepts sont hors-sujet, puisque l’alibi principal de toutes les lois transhumanistes est l’homosexualité.

La dérive de l’idolâtrie sacramentaliste des catholiques pour le mariage


 

Concernant les Unions Civiles homosexuelles, la très grande majorité des catholiques et de leurs chefs a péché par sacramentalisme : pour préserver le sacrement du mariage homme-femme qu’ils idolâtrent (mariage transformé en fétiche, pour le coup), ils ont été prêts à troquer l’Union Civile contre le « mariage gay », pensant ainsi préserver le sacrement du mariage et partant du principe que les partenariats enregistrés n’étaient au moins pas des unions sacramentelles (cela dénote d’ailleurs dans leurs esprits d’une confusion entre mariage civil et mariage religieux), sans réaliser que le « mariage gay » est la même loi que l’Union Civile (pas au niveau du contenu au départ, mais au niveau des intentions symboliques et affectives et donc du contenu) et que finalement il flingue les mêmes sacrements qu’ils pensaient sauvegarder à travers la concession de l’Union Civile. À trop aimer le mariage, on ne l’aime plus. C’est non seulement une dérive sacramentaliste mais aussi une dérive nominaliste : combien de catholiques (et même de Papes) ai-je entendu dire qu’ils ne voulaient surtout pas lâcher le mot « mariage » et que c’était là soi-disant le seul problème du « mariage gay » ! Ils n’ont rien compris. Ils ont étouffé le mariage en l’étreignant contre eux.

Mon livre sur les thérapies de conversion arrive-t-il trop tard ?


 

Je me suis rendu ce matin muni de mon contrat d’édition chez les éditions Vérone, pour lancer la publication de mon nouveau livre traitant des thérapies de guérison de l’homosexualité et de la prochaine loi de leur interdiction… mais ils n’ont pas pu me recevoir car c’est sur rendez-vous. J’ai néanmoins eu l’éditrice au téléphone, très gentille, avec qui nous avons pris rendez-vous pour jeudi qui vient.
 

C’est en rentrant chez moi que j’ai eu la désagréable surprise de découvrir, grâce à un ami, que les auditions à l’Assemblée Nationale pour initier le projet de loi d’interdiction des thérapies démarraient cette semaine (ça a été annoncé sur France Inter ce matin…). Je ne peux pas m’empêcher de remarquer la brièveté des délais ni de penser que mon livre, même s’il est très actuel, et qu’au niveau de son contenu il reste atemporel et non-prisonnier d’un contexte (la loi d’interdiction des thérapies n’est qu’un alibi pour parler d’homosexualité), arrive tout de même trop tard.
 

En réalité, entre la loi de naturalisation des enfants nés par Gestation Pour Autrui (GPA) approuvée le 31 juillet de cette année, en plein été, dans l’indifférence générale (… alors que l’État français avait promis pendant l’approbation du « mariage gay »en 2013 que cette naturalisation n’arriverait jamais), et la loi d’extension de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) aux « couples » lesbiens qui passe en ce moment, je me dis que cet été en France a été bien meurtrier… même si là encore, le Peuple dort, et que nos rapporteurs « catholiques » publics, en ne parlant que de l’enfant, alors que toutes ces lois transhumanistes sont approuvées au nom de l’homosexualité, sont complètement complices de ces drames législatifs et symboliques qui nous sont infligés nationalement. Mon coeur saigne. J’ai « mal à » mon pays et à mon Église.
 

Demain 3 septembre 2019 aura lieu en France le Grenelle des violences conjugales de Marlène Schiappa, qui sera une excuse pour justifier les lois pro-gays par la victimisation des femmes

Il faut expressément que deux mécènes se présentent et me prêtent chacun 2000 € car le temps presse et l’agenda politique n’attendra pas

Bon, les gars et les filles, je ne vais pas y aller par quatre chemins (et désolé de parler d’argent depuis un certain temps sur mes publications, mais le cauchemar touche à sa fin) :

 

1 – Pour le tournage de Lourdes, il me manque un parrain qui se risque à me prêter 2000 €. S’il ne se présente pas, nos moyens seront limités, et c’est dommage, vu le message.

 

2 – Pour mon livre sur les thérapies de guérison de l’homosexualité, accepté à l’instant par les éditions Vérone, il me manque aussi un parrain qui m’avance 2090€ car ces éditions – qui ne fonctionnent pas à compte d’auteur – demandent quand même au départ aux auteurs de payer de leur poche (et avec l’argent que je percevrai sur chaque exemplaire vendu, je pourrai le rembourser au bout de 654 exemplaires vendus, ce qui est faisable ; et s’il se vend super bien, je peux même après rembourser mes autres parrains !). Ce n’est pas un cadeau empoisonné, mais une fleur conditionnelle qui peut être contraignante dans un premier temps.
 

Toute la question est de savoir si je me lance là-dedans, sachant d’une part que je me couvre de dettes, et sachant d’autre part (et vous le voyez déjà avec les débats calamiteux actuels à propos de la PMA, où les opposants devraient parler d’homosexualité et ne parlent que de l’enfant) que le temps presse, que la loi d’interdiction des thérapies de conversion va passer très prochainement (fin d’année 2019), et que donc je ne sais pas si on peut se payer le luxe d’attendre une meilleure proposition d’édition et de faire la fine bouche. Quand je vois que la députée lesbienne Laurence Vanceunebrock-Mialon en charge du projet de loi sur l’interdiction des thérapies de guérison est en ce moment-même en train de raconter des « paraboles » aux responsables des cultes aux auditions au Sénat pour leur prouver le bien-fondé des PMA pour les « couples lesbiens », je ne peux qu’identifier l’effet domino/la corrélation directe entre la loi d’autorisation de la PMA et la loi sur l’interdiction des thérapies. Ce sont une seule et même loi, portée par la même personne.  

Oui. Je crois qu’il faut deux mécènes prêts à mettre 2000 €. Car le timing est serré. Tout simplement. Je sais que mon livre a peu de chance de peser sur le débat. Mais qu’au moins, il arrive à temps pour le « débat » !
 

Le téléfilm dit « humoristique » de France 2 « Le mari de mon mari »

 

Ce soir, un téléfilm (dit « humoristique ») que je ne veux pas rater : « Le mari de mon mari », sur France 2. Ben oui, c’est si « drôle, cool et sympa », le mariage flingué par l’homosexualité… Les « Filles-à-pédés » larguées et dépressives, pour noyer leur souffrance et leur chagrin, jouent les meilleures amies gays friendly. Si ça, ce n’est pas pathétique…
 

 
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Appel au boycott de La Manif Pour Tous et de Marchons Enfants ! le 6 octobre prochain

La Manif Pour Tous et d’autres fumisteries d’associations Pro-Vie, regroupées sous le slogan « Marchons enfants! » (encore un nom traduisant leur fondamentalisme nataliste), organisent une manifestation le 6 octobre contre la PMA sans père. J’espère sincèrement qu’il n’y aura personne et qu’ils vont se prendre leur homophobie dans la face. Et j’appelle même au boycott.
 

La propagande sincèrement malhonnête de France 3 en faveur des « familles » dites « homoparentales » : le cas de Mickaël, Bruno, Magali et la petite Agathe


 

Il y a seulement quelques jours, la chaîne de télévision France 3 a versé dans la propagande pro-gays, non en faveur de l’adoption ou de la GPA (Gestation Pour Autrui) mais des projets de co-parentalité, et donc de la PMA (Procréation Médicalement Assistée), en brossant le portrait d’un « couple » homo des Pays-de-Loire, Bruno et Michaël, issu de ma région (d’ailleurs, il me semble avoir déjà rencontré Bruno), par un documentaire de Pascale Fourner qui s’intitule « Mes parents, ces héros ordinaires » .  

La situation, elle est « simple ». Les deux hommes ont décidé, avec la complicité de Magali, une bonne amie de Michaël, célibataire et déjà mère d’une petite fille, et émue par la paternité frustrée de son pote homo, de concevoir ensemble par fécondation in vitro une petite fille qu’ils ont finalement confiée au « couple » d’hommes, avec quelques visites de la maman biologique qui ne verra pas grandir sa fille sous son toit. Cet arrangement nous est présenté comme idyllique et merveilleux… alors qu’à certains moments du reportage, le spectateur ne peut que constater les énormes souffrances que génère ce sacrifice maternel, même si elles sont maquillées par les bonnes intentions et la sincérité des protagonistes de ce sketch « familial » sérieux. Beaucoup de « détails » clochent :
 

– À l’écran, on voit que la gamine de 7 ans, Agathe, se montre parfois « rebelle » et insolente avec ses deux « papas ». Elle exprime inconsciemment, et comme elle peut, sa souffrance de voir ses deux parents biologiques ne pas s’aimer d’Amour, et donc le manque du lien d’Amour entre son papa et sa maman (car l’amitié n’est pas l’Amour).
 

– À un moment donné du reportage, Magali, la mère biologique d’Agathe, pleure son enfant arrachée… même après avoir consenti apparemment « librement » au cadeau amical il y a 8 ans de cela. Avec le recul des années, on voit que Magali, bien que généreuse et habillant sa précipitation ou son inconscience amicale de fierté, regrette son choix de s’être séparée de sa fille. Elle dit d’ailleurs d’elle-même qu’elle a été « impulsive »… donc pas libre. On observe aussi qu’à travers son acceptation de participer à un projet de co-parentalité, elle a essayé de régler (mal) une solitude qui lui pèse toujours (elle avoue d’ailleurs, en souriant jaune, qu’elle « est toujours célibataire »). Et, par quelques phrases perceptibles à la volée, elle exprime encore son regret et son manque de sa fille : à la fin du reportage, lors d’une de ses visites ponctuelles au domicile de Bruno et Michaël, elle sort un « Ça fait longtemps. ». Et comme on la comprend ! : débarquer comme une simple amie extérieure dans la maison où grandit sa fille, même si intellectuellement son identité de vraie mère est connue… : franchement, mais quelle horreur !
 

– Plus tard, la maman de Magali (donc la grand-mère biologique de la petite Agathe), même si elle joue d’euphémismes, avoue que la configuration « familiale » (ou plutôt le pétrin) dans laquelle s’est empêtrée sa fille « a été un petit peu difficile » à avaler. Et ça l’est encore aujourd’hui. Seule la sœur de Magali, Marina, a courageusement dénoncé la folie généreuse de sa frangine, en parlant clairement d’« abandon d’enfant »… Magali, au lieu d’écouter sa sage frangine, s’est emmurée dans l’orgueil et le déni : « C’est un don mais pas un abandon. » Mais quand bien même ! Objectivement, Magali a confié son enfant à une « couple », et par conséquent ne la voit que de temps en temps, et surtout ne la voit pas grandir sous son toit. On imagine sa souffrance, ainsi que la complicité éhontée du « couple » homo qui joue la famille d’accueil parfaite alors qu’il sait très bien qu’il arrache sa fille à sa mère… Le documentaire présente Marina comme la grande méchante, fermée d’esprit… alors qu’elle a osé dire la Vérité, et a tiqué sur le mauvais choix de sa sœur. Néanmoins, les journalistes malhonnêtes de France 3 lui donne un droit de réponse. L’intéressée se sent alors obligée de mettre de l’eau dans son vin, de jouer le jeu de l’ouverture, et de dire face caméra que la distance physique entre la mère biologique et la fille entache forcément le lien filiatif, ainsi que le lien tante-nièce, et que « la nièce, on la voit moins », fatalement… Mais elle est sommée ensuite de rentrer dans le rang de la doxa pro-PMA devant sa sœur en larmes, de singer la réconciliation fraternelle. Pathétique.
 

– Concrètement, la vie d’Agathe est coupée en deux. Elle habite chez son père, et ne voit sa mère que de temps en temps. Elle hérite des conséquences réelles d’un « divorce…sans divorce ». Comment peut-elle s’y retrouver, la pauvre gamine ?
 

– L’écart d’éducation prodiguée d’un côté par Magali, et prodiguée d’autre part par Bruno et Michaël, est là, et fait souffrir les trois parties. Déjà que les familles vivant sous le même toit ont bien souvent du mal à s’harmoniser, on imagine aisément combien le manque de concertation et de cohabitation alimente le fossé dans le cas précis d’Agathe…
 

– Rien que dans le choix des prénoms affectueux que se sont attribués les deux « pères » d’Agathe, à savoir « papa » pour Michaël (le vrai père biologique) et « papou » pour Bruno (le père adoptif, ou « parent social »), ça saute aux yeux qu’il y a le papa proche et le papa lointain (le « papou » habitant en Papouasie : le père pas lointain physiquement ni intentionnellement, mais écarté de fait, de nature et de sang).
 

– Le titre du reportage (« Mes parents, des héros ordinaires ») dit en lui-même la manipulation, la perversité et le mensonge. Car ce n’est pas une phrase qu’a dite la vraie Agathe. C’est une phrase inventée par des adultes qui ensuite l’ont prêtée à un enfant en parlant à sa place, pour s’auto-idéaliser, et pour héroïsicer les parents-trafiquants (qui ont troqué l’Amour pour l’amitié désintéressé).
 

– Le discours de Bruno, le « père social » d’Agathe confine à la schizophrénie du travesti qui, une fois maquillé et déguisé, dira qu’il est lui-même et niera qu’il est maquillé/déguisé. Et si je reprends cette image du vêtement, c’est à bon escient puisque c’est Bruno lui-même qui l’utilise pour se décrire : « Je suis père. Pas un demi père. Je me suis drapé de ce costume de papa. » Alors que tout le monde sait que la paternité biologique n’est pas un rôle ou un costume interchangeable ou duplicable, que la paternité adoptive n’est pas la paternité de sang (biologique), il soutient mordicus que si, c’est la même chose ! Et ceux qui essaient de le ramener au Réel et à la raison sont des homophobes et des gens « injustes ». À plusieurs reprises, Bruno jette l’opprobre sur la loi (« Je suis père. J’ai pas envie que cette question juridique de beau-père vienne polluer ça. ») ou sur « l’injustice »… alors que le biologique n’est pas une affaire de justice, de droit, de permis ou de défendu, d’humain, mais uniquement une affaire de naturel et de surnaturel. On nage en plein délire de sincérité.
 

– Tout le reportage essaie de nous convaincre de la complicité entre Agathe et ses deux « pères »… mais un adulte-copain ou un bon éducateur ne suffit pas à faire un père !
 

– Le paradoxe des naturalistes (ceux qui vouent un culte à la Nature), c’est qu’ils la détruisent à un moment donné à force de la sacraliser et de vouloir la mettre sous verre. C’est exactement ce qu’on peut observer dans le reportage : les protagonistes et les journalistes ne parlent plus des « parents » mais des « référents » (… paternels, maternels, parentaux). Ils ne parlent plus de la « famille » mais des « valeurs familiales ». Ce glissement sémantique paraît anecdotique, mais au fond, il dit une chose très grave : une virtualisation de l’Humain, une appréhension du Réel où tout est désincarné, symbolisé, fantasmé, sentimentalisé… au détriment des êtres réels et en général des plus fragiles. Et ce, avec les meilleures intentions du monde. Dans ce documentaire, on nous lit même des jolis contes, on nous montre des dessins animés, bref, on nous infantilise.
 

Les concepteurs et participants de ces reportages pro-« familles homoparentales » pensent naïvement que le bonheur d’un enfant repose sur la connaissance de ses origines généalogiques (« L’important est qu’Agathe sache d’où elle vient. » conclut Bruno) et non sur l’union d’Amour entre les deux parents biologiques. Finalement, dans ce cas précis, au-delà des problématiques plus spectaculairement honteuses du trafic d’enfants qu’est la GPA, la plus grosse erreur de ces « couples » en projet de co-parentalité amicale, c’est de croire et de faire croire que l’amitié peut se substituer à l’Amour, alors que c’est faux.
 

 

 

La société Caliméro « C’est trop injuste ! » (vidéo de Lorie Pester promouvant la congélation d’ovocytes)


 

Hier après-midi, je me trouvais à une célébration d’entrée en Carême à l’église saint Médard organisée pour les enfants du caté âgés de 8 à 11 ans. À un moment, le père Albert Gambart a posé une question à la jeune assistance sur l’injustice (« Qu’est-ce que l’injustice ? ») qui a suscité une réaction spontanée d’une gamine : « L’injustice, c’est quand on n’a pas tous la même chose. » Cette réponse m’a laissé songeur, et même intérieurement sidéré.
 

Nos mômes, tellement manipulés par les messages égalitaristes pro-droits et pro-chances-pour-tous que nous matraque la société communiste matérialiste, ne considèrent plus l’injustice comme le fait de faire le mal. Pour eux, un fait ou une chose deviendra « injuste » uniquement du fait qu’il/elle n’appartient pas à tous de manière identique… Et donc la justice, c’est à leurs yeux le conformisme ou la possession, le fait d’« avoir la même chose » que « les autres » et d’être traités tous pareils… sans penser une seule seconde qu’on peut être maltraités tous pareils, ou bien mal agir ensemble !
 

La comédienne Lorie Pester a bénéficié du même lavage de cerveau, visiblement. Dans cette vidéo pour COSMOPOLITAN, elle se fait la promotrice de la congélation d’êtres humains (elle prône la PMA, les FIV, et surtout la congélation d’ovocytes, la cryogénie), au nom de la lutte contre la maladie (l’endométriose) et surtout au nom de la pseudo « égalité hommes/femmes », de « l’égalité des chances d’avoir un enfant » (« droit à l’enfant »/« droit d’être père ou mère ») et de la lutte contre les écarts entre les classes sociales… sans penser une seule seconde à la manière (la caution d’un trafic humain) dont elle répare ces injustices (elle use elle-même de l’expression « C’est injuste ! »).
 

Ici, une injustice grave se superpose et s’opère au nom d’une « injustice » fausse ou naturelle ou mineure ou fantasmée (car l’égalité hommes/femmes n’existe pas, et heureusement : l’homme et la femme sont différents ; car la justice n’est pas la généralisation, la dépénalisation, l’autorisation massive ni la gratuité d’une pratique mauvaise telle que la conception programmée d’un enfant seul et sans père). Cette interview de Lorie passe en plus dans l’indifférence quasi générale comme une lettre à la Poste, limite comme un joli message de prévention et de lutte contre la pauvreté, la maladie, les disparités sociales, en faveur des droits des femmes et des mères. Mais où va-t-on ?
 

En ce moment, nos contemporains, pour ne plus se voir agir et ne plus porter de jugement moral sur leurs actes, manient et déforment le concept de justice. Ils vont qualifier d’« injuste » non pas les injustices réelles ni le mal qu’ils posent, mais le fait que la société n’autorise pas à tous de poser avec eux cet acte mauvais (c.f. ma vidéo sur le « mariage gay »). Et, par une séduction émotionnelle ou une victimisation touchante, ils justifient de pratiquer les injustices dont ils se croient les poignants dénonciateurs. Je pose donc à tous cette question basique, mais que tout le monde oublie : de quelle injustice on parle ?

Les réactionnaires qui diabolisent la réaction (le cas d’Estrosi)


 

Christian Estrosi, maire Les Républicains de Nice, déclare à Paris le 20 novembre 2018 : « Blesser des millions de Français qui sont favorables à la PMA et surtout faire des références à l’eugénisme, au nazisme, me choque profondément. »
 

Atteignant le Point Godwin (toute analogie excessive et anachronique au nazisme historique) en feignant de le dénoncer chez les autres, il met sur le même plan le trafic humain qu’est objectivement la Procréation Médicalement Assistée (tri et destruction d’embryons humains) et le fait que la violence de cette pratique lui soit renvoyée, ou bien sa propre réaction indignée, ou bien encore les effets outrés qu’il prête à une foule soi-disant « blessée » qu’il victimise autant que lui.
 

Essuyer un refus, une contrariété, une entorse à sa volonté personnelle et à ses propres intérêts, ou se voir attribué une responsabilité pour une faute objective, est – c’est un comble – considéré par le despote immature, comme un crime à la hauteur – ou plus haut encore – de la gravité de son crime qu’il n’avouera pas. C’est le monde à l’envers. Et c’est le même sketch malhonnête que nous avaient servi ceux qui avaient imposé le « mariage gay » à tout le monde en trouvant dans l’opposition à leur imposition arbitraire une occasion de se faire passer quand même pour des victimes traumatisées. Le pire, c’est que ces réactionnaires – qui précisément surévaluent la réaction au détriment de l’action réelle – vont attribuer le titre de « réactionnaires » à ceux-là même qui dénoncent leur abus réactionnel. Scotchant.