Voyez le pouvoir phénoménal insoupçonné de l’homosexualité. Le problème concernant Alexandre Benalla, le garde-du-corps de Macron, n’est pas tant son statut de privilégié (ou de favori), ni ses passe-droits, ni les violences qu’il a commises en toute impunité et sur le dos du contribuable, ni les hypocrisies de Gérard Collomb (qui fait semblant de ne pas le connaître). Pas du tout. Le vrai problème, c’est l’homosexualité, et par conséquent le dévoilement du mensonge du président à ce sujet. La preuve de tout ça, c’est la peur – donc l’homophobie – manifeste d’Emmanuel Macron, qui essaie par son silence estival d’étouffer l’affaire, et qui surtout ne sait pas quoi faire pour cacher sa Julie Gayet barbue, pour sauver l’imposture de son mariage avec Brigitte, et plus globalement la supercherie de sa présidence. Je suis donc très curieux de savoir comment Macron va pouvoir se dépêtrer de cette situation et se débarrasser de la présence d’un bodyguard entachant sa réputation, ses clichés, et dévoilant au grand jour son (leur commune) homophobie.
 

 

Il est fort possible que Benalla et Macron soient amants. Mais nous ne risquons pas de le savoir. Ça va se passer de la manière suivante : les médias et les proches du président, en panique, font tout pour se focaliser sur la personne de Benalla et le présenter comme un escroc pas assez sévèrement puni par la loi française, comme le « bourreau » de la « victime Macron » (Benalla aurait dupé Macron, aurait « trahi » sa confiance présidentielle) histoire de dédouaner/blanchir Macron in extremis. Ils n’ont pas d’autre choix. J’ai parfois vu le cas, notamment dans les sphères cathos, de manichéisation d’un acte homosexuel, visant à diaboliser l’une des deux personnes impliquées dedans, pour victimiser, virginiser et déshomosexualiser l’autre personne (« Le pauvre, il a été manipulé par un pervers, à l’insu de son plein gré… »). Je pense que c’est ce qui va se passer dans l’affaire Benalla-Macron. Benalla sera diabolisé, transformé en pervers et en traître-manipulateur de Macron. Ou mieux : la bastonnade de manifestants fera diversion sur la proximité Macron-Benalla. On nous parle déjà d’un « complot pour écorner l’image du président ».
 

 

 

N.B. : Par ailleurs, je précise à ceux qui prêtent à mon article des idées qu’il n’a pas que ma théorie dans cette affaire n’est pas de dire qu’ils sont amants. Elle est de dire que Macron est terrorisé par la présomption d’homosexualité (donc qu’il est potentiellement homo). Je n’ai jamais dit que Benalla était homo : ça, je n’en sais pertinemment rien.