Quand le Pape émérite Benoît XVI manque une occasion de se taire…


 

« Alors qu’on ne le soupçonnait pas, le pape émérite Benoît XVI a publié une longue tribune sur la crise que traverse l’Église. » (Aleteia, 12 avril 2019).
 

Oui. Et ça n’apporte rien. Les constats chagrins qui ne nomment pas les vraies solutions ne font que remuer la merde sans l’enlever, conforter la peur, la désespérance, et attiser la haine râleuse des catholiques anti-Église-conciliaire (anti-Vatican II et anti-Pape-François, du genre les paranoïaques de la Réacosphère tels que la blogueuse Jeanne Smits ou les amateurs de Benoît et moi). Les propos du Pape émérite Benoît XVI (que j’aime beaucoup, par ailleurs) sont instrumentalisés. Et en substance ils n’apportent absolument rien, ne nous apprennent rien de nouveau que l’on ne savait déjà. Désolé Benoît, mais là, tu as manqué une occasion de te taire (et pourtant, tu es connu pour ta sobriété et ton parler concis).
 

 

Les joies du caté

Je reviens juste du caté à Saint Médard avec une équipe de CE1 que je ne connaissais pas (leur animatrice exceptionnellement n’était pas là et je la remplaçais). Réputés remuants, je les ai pourtant trouvés adorables. Les exercices de théâtre, puis le récit de la crucifixion puis de Pâques, puis la vidéo de l’hostie qui lévite, puis mon témoignage d’effusion de l’Esprit Saint reçu à la confession, puis le film « Jésus de Nazareth » de Zeffirelli avec la scène du tombeau vide, puis la discussion sur la mort et la Résurrection, puis la monstration du Saint Suaire de Turin, puis le temps final de prière où on a récité ensemble le « Je vous salue Marie », les ont captivés. Et à l’intérieur, je jubilais d’une joie profonde. Car même le gamin le plus dur me sortait les phrases les plus profondes et inspirées. J’en suis tout retourné. Et pour ces enfants de 7-8 ans, c’est très clair, ça ne fait pas l’ombre d’un doute : Jésus existe, et Il est Dieu. Ils sont purs, ne sont pas incrédules contrairement aux adultes, ne rivalisent pas de mauvaise foi, ne mettent pas trois plombes à reconnaître que Jésus est vivant encore aujourd’hui. Ils y croient À FOND !
 

Quand on dit OUI à Jésus, plus rien ne peut nous arrêter


 

Quand on dit (ou redit, après une chute) OUI à Jésus après une confession à un prêtre catholique, plus rien ne peut nous arrêter. Je dis bien « plus rien ». Nos soucis, nos mélancolies, nos baisses de moral, nos manques affectifs, nos fatigues, et même nos désirs d’en finir avec la vie, viennent uniquement du fait que nous refusons de formuler ce « OUI » plein et joyeux à Jésus. N’hésitons pas à le reposer. Et nous verrons que, comme par magie, tous nos problèmes, nos faux problèmes, disparaîtront. Les portes des coeurs s’ouvriront autour de nous. C’est la libération concrète que je vis en ce moment. C’est pour cela que je me permets de vous en parler. C’est puissant. Je n’ai plus de tourments. J’ai redit mon « OUI ».

La esquizofrenia de los católicos respecto a nosotros, personas católicas homosexuales continentes

La esquizofrenia de los católicos respecto a nosotros, personas católicas homosexuales continentes (abstinentes por Cristo) :
 

no nos acercan nunca, no nos invitan nunca, no comparten ninguna de nuestras publicaciones, cancelan todas las conferencias que podríamos dar en su país… y después, nos alaban por detrás y a suficiente distancia para limpiarse la conciencia (con un mero tuit ensalzador) y pensar que no son homófobos. Allí estamos de mal. Hipócritas.
 

 

(Este artículo de Jóvenes Católicos, publicado hace 3 días, ha perdido su frescura y tiene más de 2 años de retraso… pero no pasa nada…)

La parole vide du Cardinal Sarah sur Radio Notre Dame


 

Le Cardinal Sarah interviewé sur Radio Notre Drame par Marie-Ange de Montesquieu : https://radionotredame.net/emissions/paroledeveque/08-04-2019/ Où est la Parole prophétique scandaleuse et risquée là-dedans? Qu’apprend-on? Rien. C’est du vide. Et la plupart des catholiques applaudit. Effrayant.
 

L’amour des pauvres et des étrangers, là, oui, c’est risqué. Tout centrer sur la prière d’oraison, le face-à-face avec son petit Christ, l’optimisme de l’Espérance, ça ne risque pas de déclencher la moindre inimitié.

El ataque en Madrid de grupos LGTB contra el obispo de Alcalá de Henares (Mons. Reig Pla)


 

Esto no ocurriría si los católicos dejaran la palabra a las personas homosexuales continentes (abstinentes por Jesús, y públicas) en vivo. Sin nosotras como defensores, les atacarán. Pero los católicos no nos quieren y no confían en nosotras.
 

Añado que me encontré frente a este obispo (Mgr Reig Pla), en Alcalá, en el 2012, en su mismo despacho (estaba con el padre Louis-Marie Guitton). También me encontré con la responsable del grupo/centro de sanación. Me vieron como un simple y amable « testigo », pero no nos hacen caso, no creen en la realidad de la homosexualidad, ni tampoco creen en la continencia/santidad dentro del marco homosexual.

La bénédiction que sont les pécheurs (Les scandales actuels dans l’Église n’ont pas que du mauvais : ils nous boostent à être impeccables)

 

Ce qu’il y a de positif avec le bordel actuel dans l’Église Catholique, dû aux scandales sexuels cléricaux d’une part, aux réactions de prêtres d’autre part qui tentent de relativiser et de paraître cools (c.f. le récent semi craquage du père Pierre Vivarès, que je connais ; les appels au calme du Padreblog et à « l’Espérance ») mais également aux forces conservatrices qui prétendent éradiquer les responsables de ces scandales et qui sont portées par le cardinal Sarah et d’autres confrères moins charismatiques (un grand nombre de catholiques annoncent d’ailleurs Sarah comme le futur Pape ; et même maintenant, il vient d’être nommé remplaçant du protodiacre en cas de Conclave, donc quasiment successeur du Pape François : la prophétie du « caput negri » – le dernier Pape – de saint Malachie s’accomplit, mais certains se servent de la double signification du « negri » pour remplacer le Pape jésuite François par le Pape noir Sarah… alors que le dernier Pape n’est que le Pape François, et non cet imposteur de Sarah), c’est que paradoxalement ce bazar nous pousse, même quand nous étions récemment grands pécheurs et dans des pratiques peccamineuses répétitives, à être irréprochables.
 

 

Car si nous ne sommes pas un minimum impeccables, où trouverons-nous la force et la crédibilité de dénoncer les faux prophètes, de leur tenir tête, et de mener le combat ? Nulle part. C’est avant tout par nos actes et le renouvellement de notre « Oui » à Jésus et Marie, pour notre paix intérieure, notre joie, et pour avancer sans honte face à Jésus, que nous devons nous efforcer à être des justes. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, notre passé de pécheurs peut nous servir et nous apporter l’humilité, notre conversion radicale peut nous apporter assurance. Aussi insensé que celui soit, les pécheurs nous aident, les Vivarès et Sarah nous poussent à la sainteté. En fait, MERCI les un peu moins pécheurs que moi !

Soutien au Cardinal Reinhard Marx (et à tous les cardinaux soupçonnés en ce moment par la Réacosphère d’être « protestantisés », « pro-gays », « pro-immigrationistes », « dangereux »… bref, « trop bons »)


 

En ce moment, les cathos tradis de la Réacosphère ne sont pas seulement en train de vendre leur âme au Cardinal Sarah. Pour tuer le temps et leur ennui/peur abyssal(e), ils s’en prennent aux cardinaux actuels qui à leurs yeux incarnent le diable en personne, pour la simple raison que ces derniers portent un nom de famille gauchisant (comme par exemple le Cardinal Marx : avec les cathos cons, ça ne va pas chercher plus loin…) ou qu’ils se montrent apparemment « trop bons » avec nous, personnes homosexuelles. En parfaits inspecteurs de l’ordre doctrinal, les catholiques tradis pharisiens agitent sous les yeux de ces « cardinaux subversifs » la Théologie du corps de Jean-Paul II comme si ces « dangereux désobéissants » la récusaient (c’est du grand n’importe quoi…), se mettent à leur écrire des ordonnances et des « lettres ouvertes » soi-disant « proposantes » ou « questionnantes » (dubias) qui sont en réalité des menaces et des avertissements.
 

(Traduction : « Rien que son nom de famille porte la marque du péché »)


 

Alors sachez, Cardinal Marx, que dans cette ambiance ecclésiale délétère et mortifère, ce ne sont pas les Jeanne Smits et autres mauvais journalistes catholiques qui vont mener la danse ; que nous catholiques de la base ne sommes pas encore tous aveugles ; et que, pour ma part, vous avez tout mon soutien. Je sais que ce n’est pas parce que vous vous refusez, par amour, à être homophobe, que vous seriez gay friendly, autrement dit un « traître », un « Judas », une « menace pour l’Église ». Bien au contraire. Quant aux rares cathos fachos, je vous suggère de lui foutre la paix et d’aller plutôt regarder tout ce qui ne va pas dans les discours de votre idole le Cardinal Sarah (car là en revanche il y a de quoi faire !).
 

 

 

 

N.B. : Les agents diviseurs côté conservateur ne se servent pas que du clivage gauche/droite ou de la bipolarité pro-LGBT/pro-ordre-naturel pour asseoir leur manichéisme anti-clérical : ça marche aussi pour les pro-migrations (soi-disant du côté de l’inconséquent et « hérétique » Bergoglio), les suiveurs du courant, les « trop gentils » qui seraient aveuglés par leur bonté (car oui, pour les cathos fachos, être bon c’est être con…), etc.

Les 4 annexes de mon mémoire de DEA « Le Sablier de Néstor Perlongher »

J’ai fait la capture des 4 sabliers que j’avais dessinés il y a 16 ans, pour décrire la cosmovision du poète argentin Néstor Perlongher dont j’avais étudiés les recueils… et ce qui est fou, c’est que j’avais déjà identifié la méthode alchimique mise en place dans la série Joséphine ange gardien.

 

 

 

 

 

Judas l’intello


 

Ça fait un moment que je dis qu’il faut revenir à la personnalité ambiguë des personnages bibliques diabolisés (c.f. mon article sur Barabbas), pour mieux s’y identifier et ensuite ne pas tomber dans les pièges qu’ils se sont tendus à eux-mêmes.
 

La figure de Judas, celui qui a trahi Jésus, devrait être un cas d’école pour nous tous, surtout en ce moment. Il a tout du copiste ou du scribe intellectuel fils-à-papa, de l’alchimiste écrivain, parlant du Peuple mais ne faisant rien de ses mains, conceptualisant comme un ingénieur rigoureux le dessin du plan de « victoire » civilisatrice qu’il projette sur le Christ.
 

Écoutez le court extrait du premier échange entre lui et Jésus dans le film « Jésus de Nazareth » de Zeffirelli (2 h 56) : « Je m’appelle Judas l’Iscariote. Je suis un lettré. Et l’État fait appel à moi pour lire et écrire en hébreu, grec et latin. Je traduis des documents. Dans notre pays, on parle de nombreuses langues. J’avoue que je n’ai jamais martelé le cuivre, ou taillé le bois, ou pris du poisson comme ces hommes qui te suivent. Mais je connais ces hommes-là. Mon père est un entrepreneur prospère, et il a dit : ‘Mon fils ne doit jamais avoir de cales sur les mains ni de poussière de brique dans les cheveux. Mon argent doit servir à faire de lui un homme instruit. Voici donc un lettré qui voudrait te servir. »