Réécriture ou abrogation : mensonges toutes les deux

 

Réécriture (Fillon) ou abrogation (Poisson) de la Loi Taubira = faux débat. Car l’une comme l’autre sont des promesses en l’air, des slogans sans fond, si les hommes politiques qui les lancent ne parlent pas d’homosexualité (car la Loi Taubira EST l’homosexualité : je n’y peux rien !) et ne la laissent pas traiter par les personnes homosexuelles continentes elles-mêmes. J’irai donc dire à Jean-Frederic Poisson à son meeting du 12 novembre prochain que même lui est un menteur et que sa fausse promesse d’ « abrogation », à elle seule – et bien plus encore que l’accusation d’antisémitisme – a le pouvoir de flinguer sa campagne présidentielle. Car l’homophobie, de nos jours, ne pardonne pas.

Besoin vital

 

Je prends la route pour Cholet pour passer la Toussaint avec papa.
 

Je suis tout heureux du 4e dîner que j’ai organisé hier chez moi avec encore des gars pêchés sur les sites de rencontres gays. Même si je me suis désinscrit cette nuit du site, je ne regrette pas mon immersion de quelques mois dedans : ces soirées sont des purs moments de Grâce. Et il y en aura sûrement d’autres. Sans messianisme ni idéalisme excessifs (car tout ça ne m’appartient pas et me dépasse), sans possessivité ni présage de ce que les relations seront amenées à devenir, la vingtaine de personnes que j’ai recrutées et moi vivons une communion insolite, expérimentale, risquée, savoureuse.
 

Encore hier soir : regards pleins, plaisir unanime d’être ensemble, confidences profondes et gratuites, blagues grivoises, écoute fraternelle (en total décalage avec la logique du site), aurevoirs sur le pas de la porte avec l’expression de la conviction qu’on va se revoir et qu’on est spécialement contents de « s’être trouvés ». Reconnaissance mutuelle quasi biblique (même si on ne peut pas se l’avouer comme telle) exprimée dans une accolade fraternelle et une marque appuyée d’une préférence partagée : « Toi Noé/toi David/toi Andrew, tu sais que je t’aime déjà fort ? Tu as compris que t’es mon vrai pote et qu’on va se revoir? » Déclaration marrante, en plus, parce qu’elle parodie son insistance. J’ose parler de coups de foudre fraternels. Et même si ça paraît pas juste de faire de l’homosexualité le dénominateur commun d’une pareille fraternité offerte par Dieu, j’y crois, j’en ai besoin, et je la découvre vitale. Et pas qu’à mes yeux.

Le magnifique mea culpa d’une « fille à pédé »

Je viens de recevoir ce mail d’une « fille à pédés » repentie, dans lequel les mots sont tellement justes, à leur place, que je ne peux m’empêcher de vous le livrer tel quel, en changeant le prénom de celle qui l’a écrit et avec son accord. Son discours peut faire tellement de bien aux femmes et aux hommes de notre temps ! :
 

Bonjour cher Philippe,

j’espère que tu vas bien et te remercie encore pour ce blog.

A propos du code du dictionnaire concernant les FAP, me sentant concernée, je te livre ici le résultat de mes réflexions à propos de ma jeunesse égarée : il y a plusieurs décennies, à la fin des années 80 quand j’avais autour de 20-25 ans (je suis née en 1967) je me suis sentie attirée par le milieu « gay » et ses boites, je suis devenue une FAP.

Souvent je réfléchis à cela maintenant que je me suis (re)convertie à la foi catholique. Cette période de ma vie a été la pire et la source de très profondes souffrances. Les péchés blessent d’abord Dieu et le prochain mais ils blessent aussi le pécheur.

Or notre époque encourage le péché et entretient des conditions de rencontres, des erreurs et des mensonges dans le couple homme-femme qui peuvent rapidement pousser une jeune fille vers la fréquentation de gays. J’ai cru y trouver une « solution » à un malaise qui est, je pense, un malaise de civilisation.

C’était mon cas, d’abord il y avait la sexualité « libérée » et la mixité qui n’arrangent vraiment pas les relations homme-femme. Des garçons du collège et du lycée j’ai surtout subi la grossièreté, le harcèlement, parfois la violence et surtout les remarques cruelles sur le physique des filles.

Plus tard, obligée de faire des études pour gagner ma vie toute seule (le féminisme était passé par là) je me suis vue confinée dans un univers très féminisé (classes prépas littéraires) et de par les troubles alimentaires graves que j’avais traversés un peu auparavant ‘anorexie puis boulimie et obésité) j’avais un corps peu attirant. La sexualité « libérée » ne me paraissait pas du tout propice à combler mes aspirations typiquement féminines (engagement, mariage, alliance entre amour et sexualité)dont toute une éducation féministe m’avait de toutes façons dissuadée.

De nos jours, notre société devenant de plus en plus féminisée, mixte au collège, encourageant la contraception et le salariat féminin (qui demande implicitement le contrôle de la fécondité, d’où aussi des critères de beauté féminine a-féconds, maigreur extrême, etc.) les jeunes filles et jeunes femmes sont dans un univers où il devient STATISTIQUEMENT rarissime de trouver à l’âge où la fécondité est hormonellement la plus forte (20 ans) un mari selon les piliers du mariage chrétien ( fidélité, indissolubilité du mariage, accueil de la vie, don total de soi…) c’est-à-dire l’homme qui va effectivement combler les aspirations féminines les plus profondes( mariage et engagement) . On trouve, au « mieux » un concubin provisoire ( qui peut vous larguer du jour au lendemain), au pire un séducteur ou carrément une aventure sans lendemain ou rien du tout. Le plus souvent c’est à la fin de ses études que la fille se met « sérieusement » en ménage après plusieurs liaisons qui se sont pour la plupart mal terminées. C’est lucratif pour les « psys », certes.
Bref, le bonheur c’est pour la fille d’aujourd’hui le parcours du combattant et des hommes « bien » il n’y en a pas pour toutes…

Il faut souvent galérer, passer par des régimes, des thérapies, des échecs. On ne nous éduque pas selon l’idéal chrétien, on ne nous donne plus ces repères-là qui sont pourtant une protection efficace contre l’amour faux et qui donneraient le moyen de discerner.

De leur côté, les jeunes hommes privés de figures paternelles et qui ont eu leur « overdose » de femmes durant l’enfance (féminisation des métiers de l’éducation, divorces des parents, mixité à l’école…) développent souvent une fois adulte une tiédeur et une désinvolture face à l’amour qui désespère les jeunes filles (d’où ce phénomène de la « femme qui aime trop » concomitant à la révolution sexuelle). Le taux de chômage, la précarisation, font reculer le moment où un jeune homme va envisager réalistement de pouvoir fonder une famille. Et souvent, ayant déjà été dans l’enfance et l’adolescence l’otage narcissique de sa mère (divorcée, délaissée…) il n’a plus rien de ce style à donner à la jeune fille qui, elle, attend au contraire écoute, compréhension, empathie.

De surcroît la banalisation de la contraception donne aux hommes un choix bien plus larges de femmes possibles et rend inutile la nécessité de convoler pour avoir accès au plaisir. Ceci fait stagner les jeunes hommes et les adolescents dans une vision de la sexualité déconnectée de l’amour : ils veulent surtout faire des expériences mais ne pas s’engager. Ce qui fait beaucoup souffrir les filles.

Aujourd’hui elles sont nombreuses à être, comme Bridget Jones, des célibataires actives professionnellement et toutes seules… La sociologue Eva Illouz analyse très bien ce phénomène post-moderne dans un essai remarquable « Pourquoi l’amour fait mal ».

Rien d’étonnant, donc, à ce qu’une partie des filles ( jeune, j’étais dans ce lot) soit tentée d’aller fréquenter les gays qui vont dans un premier temps leur donner l’illusion d’être intéressantes, l’accès à des relations respectueuses avec le sexe masculin ( pas la drague « lourde » au bal HEC, par exemple) courtisables, aimables, et l’illusion de relations profondes basées sur la communication entre hommes et femmes. Elles y trouvent souvent l’ami de coeur qu’elles ne trouvent plus dans l’homme post moderne.

Et ensuite elles se cassent les dents sur la frustration, évidemment.

Mais cela n’a rien d’étonnant dans un contexte comme le nôtre.
 

Si j’avais donc un essai à écrire à ce sujet (cela reste dans mes projets) je l’intitulerais « Pitié pour les FAP » (allusion au « Pitié pour les femmes » de Montherlant).

Je pense avoir été dans le péché à cette époque de Faperie.

Je me demande quelle est réellement ma part de faute et de responsabilité car toute une culture ( et ma famille gay-friendly militante aussi) m’avait poussée vers cela et m’entretenait dans l’ignorance. Notre civilisation laicisée et « libérée » entretient beaucoup d’idées fausses sur l’Eglise catholique et j’ai été pour beaucoup victime de ses mensonges. Mais c’est aussi parce que les mensonges de la post-modernité flattaient mes propres illusions.

La réalité m’a très cruellement appris ce que signifie la « sexualité libérée » et ce que c’est , réellement, que d’être une FAP.

Je me demande si un essai sur ce sujet trouverait des lecteurs. Pour ce qui me concerne, c’est seulement la lecture d’auteurs catholiques (Tony Anatrella, Georges Habra, Saint Jean-Paul 2…) qui m’a ouvert les yeux sur ce qu’est l’Amour en vérité (et même au début je me disais qu’au regard de ce qu’est devenue depuis 40 ans notre civilisation, c’était presque « trop beau pour être vrai » !!!).
 

Loué soit Dieu qui m’a sortie de ce péché.

Loué soit Son Amour !

Longue vie à ton blog et merci pour ta très grande lucidité.

Amitiés

Céline
 

La dictature des PARCE QUE

Le meilleur moyen d’imposer son idée à quelqu’un sans se remettre en question, en lui lavant le cerveau, ou de juger une personne en lui donnant l’impression – quoi qu’elle réponde – que c’est de sa faute ou qu’elle a intérêt même à ne pas répondre, c’est de lui poser des questions binaires (à « choix » multiples bien stéréotypés et manichéens) en introduisant un « PARCE QUE », une causalité qui en réalité est souvent elle-même un procès d’intention abusif, une caricature, un préjugé figé invisible, un jugement du groupe de personnes qu’elle est censée défendre, un mensonge cachant la Vérité.
 

 

Cette publicité d’Always (qui a le talent d’être à la fois féministe et misogyne… en plus bien sûr de misandre et sexiste) en fournit la parfaite illustration. Mais ça marche aussi pour le racisme des campagnes anti-racistes, pour l’antisémitisme des campagnes sionistes, pour l’homophobie des campagnes gays friendly, pour l’iconoclastie qui finalement crée d’autres clichés encore plus rigides que les anciens clichés soi-disant « cassés ». Si le « parce que » n’illustre pas une Vérité mais s’avance comme Vérité lui tout seul, on tombe forcément dans ce genre d’injonctions paradoxales, de chantage aux sentiments de la dictature multiculturaliste.
 
refuge

Le pardon des péchés, c’est maintenant (fin de l’Année de la Miséricorde : 20 novembre)

Il nous reste moins d’un mois pour être pardonné par un prêtre et par Jésus pour l’Eternité : avortement, pratique homo, alcool, médisances, refus d’aimer, mépris des pauvres, plans cul, infidélités, orgueil, colère, meurtre, corruption, etc. Car le 20 novembre, c’est la fin de l’Année de la Miséricorde. Après, viendra le temps moins cool de la Justice (car il n’y a pas d’Amour sans Justice). Profitons-en. Notre âme est immortelle et si nous ne la lavons pas, nous vivrons de sa saleté pour l’éternité. Profitons aussi d’avoir encore quelques prêtres pour nous restaurer dans la pureté de Jésus et de Marie , étant donné qu’il n’y en aura bientôt plus beaucoup.
 

J’imagine la dérision que susciteront mes lignes d’avertissement aux yeux des hédonistes qui ne se considèrent pas pécheurs. Mais ceux qui au fond d’eux sont élus de l’Amour de Jésus se reconnaîtront et se bougeront les fesses (à la messe lol… et au confessionnal). 😉

Musée de l’Homme à Paris : Temple de l’Humanisme intégral antéchristique (Partie 2)

Retrouvez la première partie sur ce lien.
 

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Comme par hasard, une exposition sur les Améridiens vient clore le Musée de l’Homme, et tout est centré sur la main.


 
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Prends ton avenir en MAIN !


 
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Délire super-primitiviste et écolo : l’Humain ultra-technologisé parviendrait à recréer et redevenir grâce à la Science une tribu primitive.


 
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Mythe du Beatus Ille, du « saint sauvageon » créé de toutes pièces par les Illuminati des Lumières


 
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Vive l’Humanisme intégral (Formules tautologiques : « Le chemin, c’est le chemin ! » ou encore « L’Avenir, c’est l’Avenir ! »)


 
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… avec Gérard (déguisé en Maître-Loup dansant la danse de la pluie)


 
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… et Jocelyne (déguisée en demi-déesse foufoulélé) (et attention : philosophe !)


 
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Wakatépé Baboune


 
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Répétez…


 
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après…


 
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nous…


 
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Vous…


 
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êtes…


 
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des…


 
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oppresseurs.


 
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Devenez…


 
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les oppresseurs de vous-mêmes…


 
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en vous victimisant…


 
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et en vous identifiant à des victimes lointaines. Bande d’Occidentaux néo-nazis !


 
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Nous ne formons tous qu’un conglomérat de peuples qui ne sont au fond qu’une seule tribu.


 
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Sur les écrans de télévision du Musée de l’Homme, diffusant des documentaires sur les Amérindiens (le Peuple choisi pour devenir LA référence du Peuple Universel Nouveau, régénéré), le visiteur se rend compte que le scientisme soi-disant pragmatique et terre-à-terre des idéologues naturalistes se métamorphose peu à peu en théisme anticlérical, en Religion naturelle.


 
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Les humanistes nous parlent l’air de rien du Pow Wow, groupe mystique qui célèbre la Terre et l’Homme minéralisé, animalisé, naturalisé, énergétique (il puiserait son énergie de la Terre-Mère, Pachamama)


 
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Ils nous prônent la force des incantations des tribus primitives.


 
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Encore et toujours cet évolutionnisme (vers le passé)


 
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L’idée d’une Religion Naturelle Universelle est très présente dans leur discours.


 
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L’Homme précolombien ou améridien…


 
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qui ressemble à l’Antéchrist (qui se définit comme « paradoxal », « blessure », « Homme invisible meurtri et coupé en deux », jusque dans ses masques)…


 
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serait le symbole universel de l’Homme Nouveau, mi-bionique mi-originel.


 
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Le bobo est très branché rituels, mais en les vidant de sacré et de Jésus. « Chez le bobo, tout est rituel, rien n’est sacré. » Il est capable de nous défendre le rosaire.


 
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Haaaaa! Je me disais aussi : ça manquait de canapés… (cf. code bobo n°13 « Canapé » dans Les Bobos en Vérité)


 
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À nouveau, l’être humain est réduit à une puissance énergétique (venue des plantes). La Force de Vie.


 
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L’Avenir… tu parles d’un but… (Il n’y a que pour Frigide Barjot et pour les progressistes qu’il en est un)


 
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La Religion Naturelle de l’Antéchrist


 
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Encore le processus mis à la place du but ou de l’origine


 
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L’Arche jusque dans l’architecture des bâtiments


 
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Credo de l’Humaniste athée : croire en l’Homme et à son processus de transformation


 
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Quête de l’immortalité par la recherche archéologique du passé et de la Nature curatifs


 
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Justification de la santé connectée


 
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La Nature est mon atelier : Discours typiquement maçonnique. Selon la Franc-Maçonnerie, l’Homme parviendrait à se reconstruire lui-même par la Nature et ses recherches technologiques-spirituelles sur Celle-ci. Dangers du naturalisme panthéiste (l’Homme transformé en Nature cosmique), de l’anthropomorphisme (plante à l’image de l’Homme), du zoocentrisme (plante à l’image de l’animal) et du fitocentrisme (se mettre dans la peau d’une plante et lui attribuer une sensibilité)


 
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La BlockChain : l’Arbre de la Connaissance de l’Antéchrist, bref la puce électronique (L’Empire Richard Branson)

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Je vous en supplie. Vous devez absolument écouter ces 4 minutes sur l’Antéchrist et la puce électronique, que j’ai entendues « par accident » dans mes écouteurs hier &16 octobre 2016) en marchant sur le chemin de la messe à Saint-Roch (Sachant que certains d’entre vous n’arrivent pas à l’écouter sur I-Tunes, j’ai retranscrit en intégralité l’interview ci-dessous en fin d’article). Étonnamment, c’était sur France Info, juste avant midi. Le journaliste Patrick de Saint-Exupéry y parle de l’Empire invisible de Richard Branson, un multimilliardaire blond, ancien patron de Virgin, possédant une île paradisiaque dans les Caraïbes (Necker Island), et qui a programmé le hold-up mondial que nous allons connaître d’ici peu, c’est-à-dire la Blockchain (ce que j’essayais de vous expliquer maladroitement dans l’article suivant) : ce processus informatique qui permet de suppléer à l’humain, et qui DÉSINTERMÉDIALISE tout (banque, école, notaire, politique, médias, Église, etc.) pour isoler l’être humain avec lui-même à travers une technologie invisible (de la taille d’une puce autocollante quasi invisible). La Blockchain, Patrick de Saint-Exupéry la décrit dans « Nous les Césars du Monde » dans la Revue 21. Alors s’il vous plaît, toute votre attention sur mon article. Le visage du Gouvernement Mondial antéchristique devient de plus en plus net. Et ce ne sont pas uniquement des cathos qui le dénoncent. Donc vous pouvez me croire !
 

 

P.S. : J’attire enfin votre attention sur le logo de la communauté d’Ethereum (Blockchain), qui rejoint exactement ce que j’ai décrit sur mon article sur le triangle, le V, le X et le W.
 

Ethereum DecentralizedAutonomous Organization (La décentralisation et l'autonomie sont les mots d'ordre du boboïsme)

Ethereum Decentralized Autonomous Organization (La décentralisation et l’autonomie sont les mots d’ordre du boboïsme)


 
 
 
 

Présentatrice : « Nous retrouvons au micro de ‘France Info’ Patrick de Saint-Exupéry, rédacteur en chef de la ‘Revue 21’. On s’intéresse aujourd’hui à Necker Island. C’est une île perdue au milieu de la Mer des Caraïbes. Un paradis fiscal qui appartient au milliardaire Richard Branson. Dites-nous tout. »

Patrick de Saint-Exupéry : « Richard Branson, c’est une légende. Quelques mots suffisent. ‘Virgin’. Voilà. c’est le propriétaire de Virgin. La musique, les disques, cet Empire qui s’est étendu avec les avions. Le Low Cost. C’est aussi une star avec son côté un peu playboy, avec ses longs cheveux blonds. C’est un homme qui sait faire parler de lui. Il a inscrit son histoire avec, entre autres, une provocation qui reste un concert des Sex Pistols devant Buckingham. Et ça a marqué les esprits à l’époque. Donc c’est un homme qui joue de la provocation, mais intelligente. C’est un homme qui est devenu multimilliardaire et qui est doté aujourd’hui de puissance de frappe extrêmement importante. C’est un homme qui est au cœur de ce qu’on appelle la modernité en marche. »

Présentatrice : « Et avec son argent, il a acheté une petite île qui fait partie des Îles vierges sur laquelle il a installé – certes c’est un paradis fiscal – une espèce de club des grands noms de la finance du monde entier ( ?) »

Patrick de Saint-Exupéry : « Oui. Il s’est créé son propre État. On est au milieu des Caraïbes. L’île s’appelle Necker Island. Il a fait construire sa résidence à Bali qu’il a ensuite fait déménager sur cette île pour l’installer. L’eau est à 30 degrés. Il fait tout le temps beau. On boit du champagne. On navigue entre le sexe et l’alcool revendiqués. Il a hébergé Lady Di sur cette île. Il reçoit ceux qui vont lui être utiles pour inscrire ses affaires dans la marche du monde. C’est donc un lieu très privilégié où se retrouvent quelques ‘Happy Few’ qui ensemble… et quand je dis ‘quelques Happy Few’, on a des conseillers de Clinton, on a des banquiers, on a des financiers, des investisseurs… »

Présentatrice : « Des hommes de l’ombre, vraisemblablement ( ?) »

Patrick de Saint-Exupéry : « C’est des gens qui ne sont pas très connus mais ce sont des hommes d’influence. Leur nom ne vous dirait rien. Si je vous dis comme ça ‘Hernando de Soto’, a priori, vous avez du mal à visualiser. Mais Hernando de Soto a été salué par Bill Clinton, l’ancien Président américain, comme le meilleur économiste de tous les temps. C’est un homme qui peut téléphoner en direct à Vladimir Poutine, et Poutine décrochera. Voilà le niveau d’influence ! Et donc voilà, Branson rassemble tous ces gens autour de lui, dans cette île. Il les accueille. Et puis on est dans une ambiance très feutrée. Et ils construisent l’avenir que vous découvrirez dans quelques années. Ils essaient de projeter leurs envies. »

Présentatrice : « Et alors justement, dans ‘La Revue 21’, vous parlez d’un mini-Sommet, comme ça, organisé autour de la Blockchain, et de la façon dont ce concept pourra révolutionner le monde demain ou après-demain. C’est quoi exactement la Blockchain ? »

Patrick de Saint-Exupéry : « La Blockchain… Alors déjà, le principe du récit, c’est l’auteure, Hannes Grassegger, qui s’est rendue sur l’île. Et donc elle raconte ce Sommet de la Blockchain qui s’est déroulé il y a un an. Quel est le principe ? C’est tout simple. C’est au travers d’un moyen informatique on désintermédiarise tout. C’est-à-dire le notaire, les actes de propriété, … on n’a plus besoin d’intermédiaires. »

Présentatrice : « C’est-à-dire que l’usager est lui-même le banquier, lui-même le notaire… ( ?) »

Patrick de Saint-Exupéry : « Absolument. Au travers d’un processus informatique. Mais voilà. Il n’y a plus de banquier, il n’y a plus de notaire, il n’y a plus de registre de propriété, il n’y a plus besoin de rien… »

Présentatrice : « Il n’y a plus besoin d’humains ( ?) »

Patrick de Saint-Exupéry : « Il n’y a plus besoin d’humains. C’est ça la Blockchain. L’informatique qui supplée à l’humain. Et donc il faut voir la réaction des gens, de ces 15 hommes d’influence qui sont présents, qui trouvent tout cela merveilleux ! ‘C’est formidable, dis ! Je suis le principal organisateur au travers de mon organisme financier de la fuite des capitaux en Chine !’ Et il me dit : ‘Mais c’est formidable. Je pourrais me passer de tous les intermédiaires ! Je n’ai plus besoin de personne pour faire ce que je suis en train de faire, à savoir organiser l’évasion des capitaux hors de Chine !’ Et tous réagissent avec un sentiment de puissance… une conviction mais terrible, parce qu’on parle de notre avenir, de notre destin. Et lorsqu’on vit ça, c’est juste effondrant parce que nous sommes dans un monde d’indécence la plus totale. C’est-à-dire qu’on va aussi construire tout un discours qui permettra d’habiller en fait cette idée-là. C’est-à-dire on va dire : ‘Mais c’est une idée généreuse. Elle va permettre par exemple aux plus pauvres qui vivent dans les favelas – dont l’une des difficultés est de ne pas avoir d’acte de propriété – ben ils vont pouvoir avoir leur acte de propriété. Donc ils vont pouvoir être intégrés dans le jeu économique.’ Et on va dire : ‘Mais c’est formidable !’ »

Présentatrice : « Ils vont pouvoir acheter leur bidonville… »

Patrick de Saint-Exupéry : « Donc voilà ! Alors qu’en fait, ce que l’on voit s’écrire sous nos yeux, c’est un RAPT. Un hold-up ! Et Branson, qui est cette figure au milieu de tout cela, est en train d’organiser un hold-up. »

Présentatrice : « Et alors justement, j’aimerais qu’on s’arrête sur les illustrations de ce reportage dans votre ‘Revue 21’. Et cette image qui représente Branson au milieu d’un banquet improvisé sur un canot pneumatique. Bon, là, on a vraiment l’impression que c’est la Cène, avec le Christ ( ?) »

Patrick de Saint-Exupéry : « Oui. Bien sûr. Bien sûr. C’est la Cène. Ce sont des démarches de type christique. Maintenant, cette illustration a été faite sur la base de photos. Et le titre de ce récit est ‘Nous, les Césars du Monde’. C’est-à-dire qu’il y a le côté soi-disant prophètes de paroles divines, messianiques, évangélistes, et puis en même temps cette volonté d’imposer son autorité. »

Présentatrice : « Merci Patrick de Saint-Exupéry. ‘Nous, les Césars du Monde’, aussi à lire dans la ‘Revue 21’. »
 
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Les Vegan, soldats aveugles de la Nouvelle Religion Naturelle

 

J’ai discuté avec un Vegan ce matin. Un vrai endoctriné de la Religion Naturelle antéchristique, un fondamentaliste de « l’évolution », du « mouvement », du « progrès », de « l’agir pour le bien de l’Humanité » mais sans amour, sans le Christ. Pour lui, le Bien (relativisé) s’impose, est « inné », naturel, non-négociable. Alors que l’Amour, le vrai, Jésus, ne s’impose pas. Passionnant.