Tiens, la nouvelle publicité Spécial K se met aussi à la Quenouille, apparemment…

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C’est troublant. De plus en plus d’hommes mariés catholiques, très heureux avec leur femme et leur(s) enfant(s), me contactent personnellement, à la fois pour me dire leur joie de me rencontrer et leur admiration de voir quelqu’un comme moi aborder ouvertement et solitairement leur secret dans les médias, pour me rappeler que leur blessure homosexuelle n’est pas un frein à leur bonheur/à la possibilité d’être mariés, mais qu’il ne faut pas non plus laisser croire qu’elle est totalement refermée ou inexistante. Au contraire, il restera selon eux toujours “quelque chose” de leur passé homo, et ils ne veulent pas que ce tiraillement soit gommé, qu’on hurle trop vite au miracle, qu’on idéalise leur situation, qu’on leur enlève leur couronne ou leur croix homosexuelle, qu’on oublie leur courage et leur permanent combat (personnel et en couple).
J’ai compris cela un peu mieux ce soir grâce à une discussion Skype avec un ami homo d’Amérique Latine – marié 3 enfants – dont je ne soupçonnais pas l’homosexualité.
Entre ces hommes mariés homosexuels (ou ces célibataires consacrés homosexuels) qui ont choisi de ne pas dévoiler publiquement leur désir homosexuel mais qui, grâce à leur foi catholique, s’en tirent malgré tout super bien, et moi, il y a une admiration croisée, admiration qui n’est pas jalousie. Qui ne peut pas être jalousie. Car l’homosexualité en Vérité ne génère que de la fraternité joyeuse, de la complémentarité inédite.
Mais nous nous trouvons tout de même face à un apparent paradoxe, une vitre de verre qui nous sépare. En même temps que nous partageons la même condition, nous vivons chacun deux libertés, deux héroïsmes, deux saintetés, deux modes de vie qui, sans s’opposer, sont radicalement différentes. Si elles se font joyeusement écho, ce sera uniquement dans la confidence amicale, dans la discrétion. En fait, ces deux libertés pourront difficilement s’agencer. (À ce titre, Andrew Comiskey est une exception… et encore, pas tellement que ça, vu que son mariage et ses enfants l’empêchent de crier son homosexualité sur tous les toits et de proposer une analyse fouillée et publique de l’homosexualité. En tant que père de famille, il garde une réserve, et s’arrange pour noyer l’homosexualité dans la problématique des « blessures universelles et dépassables par Dieu ».)
Deux libertés se font étonnamment miroir mais marcheront (toujours ?) en parallèle.
L’homme qui s’est marié force en moi l’admiration : il est héroïque dans le sens où il a surmonté sa peur de l’autre sexe par pur amour, il a été capable de sacrifier une grande part de ses désirs et plaisirs, il a construit une famille, il a fait l’effort d’obéir à Dieu, il a eu la liberté dingue de s’engager à vie pour le mariage fidèle, il est parti à la recherche de sa virilité perdue. Cette liberté, j’ai l’impression que je ne la connaîtrai jamais. Cette joie de transmettre la vie, de me sentir bien avec la femme que j’aime, de ne plus me sentir dépassé ou envahi par une peur ou une indifférence ou un dégoût qui me submergent malgré ma foi en Dieu, malgré la transparence des échanges, malgré la lucidité des constats sur l’homosexualité, elle me paraît inaccessible.
Mais en revanche, lui, l’homme marié homo ou le prêtre homo, a l’impression qu’il ne connaîtra jamais la liberté du témoin homosexuel catholique que moi je vis, l’exaltation du pourfendeur des hypocrisies les plus bobos et les plus sataniques, la joie de l’évangélisateur par l’homosexualité, la libération du courage, la fougue du chevalier-exorciste quasi unique en son genre, qui peut se permettre de parler du Secret ouvertement, de démystifier la Honte, de démasquer le diable, de décrypter l’un des plus grands tabous au monde. Il a l’impression qu’il ne connaîtra jamais le soulagement de la frustration du silence. Car oui, j’en suis témoin, comme il se retient ! Comme il ronge son frein. Il est d’ailleurs halluciné de voir combien moi je ne me retiens pas ! Combien je suis insolent et libre, combien je suis fou et vrai, combien je joue un rôle tout en restant profondément moi-même. Il n’en revient pas que j’aie réussi (grâce à Dieu) à renverser la honte homosexuelle en fierté humble et sainte.
Il aimerait parfois, face à ceux qui le prennent pour un « hétéro lisse et soumis » et un « bon petit catho coincé », faire tomber le masque, dire aux personnes homos ou « gays friendly » qui l’excluent de leurs souffrances : « Hey ho, arrête de créer un faux conflit entre nous : je suis comme toi ! ». Il rêve de leur montrer qu’il n’est non seulement pas différent d’eux mais qu’au contraire il est l’exemple incarné de leur propre liberté qu’ils bafouent, de leur probable délivrance future. Ça le démange de crier au monde sa blessure (dépassée et pourtant persistante) ! Il voudrait tellement – parce que c’est en son pouvoir et c’est si concret/quotidien dans sa vie – montrer aux adolescents troublés dans leur sexualité ou aux libertins enchaînés à un mode de vie homosexuel qui les détruit, combien le ressenti homosexuel n’est pas une fatalité, combien la propagande médiatique et politique pro-gay est souvent une immense arnaque. De même, et pourtant dans un autre registre, face à sa communauté paroissiale et à sa famille politique, il aurait envie de dire à toutes ces familles cathos bienpensantes qui s’opposent au « mariage gay » avec lui mais pour les mauvaises raisons (parce qu’elles ne respectent pas les personnes homosexuelles) : « Vous ne comprenez rien à rien et vous agissez en homophobes ! C’est contre moi et mes frères que vous vous attaquez en vous opposant ainsi au mariage pour tous ! » Sa liberté dans le mariage, la paternité, dans le dépassement et la sublimation de sa tendance homosexuelle, le sacerdoce, le diaconat, contient aussi son revers, son cadre, sa prison, sa part de renoncement et de souffrance, son amertume.
Il lui sera extrêmement difficile de témoigner ouvertement de son homosexualité comme moi je le fais, parce que sa situation d’homme marié, ou son statut de célibataire consacré (voire de prêtre), n’embarque pas que lui, mais un foyer, une institution, une communauté, la réputation d’autres personnes (parfois en construction et fragiles, comme par exemple ses jeunes ados), son boulot, ses amis. Elle l’oblige à une nécessaire discrétion. De plus, il se sent un peu mal placé pour révéler qu’il est homo dans un monde comme le nôtre où l’homosexualité n’est valorisée que si elle rime avec « couple homo », « pratique génitale homosexuelle », « pacte d’identité homosexuelle définitive » ( = le coming out), « célibat non-consacré », « sexualité figée et débordante ». La dualité de sa situation (homme marié et homo ; catho et homo ; père de famille et homo ; prêtre et homo ; etc.) le rend suspect aux yeux du monde, traître, au mieux bisexuel (donc insignifiant), au pire homophobe ou homosexuel refoulé. Il se dit à raison qu’à choisir entre la liberté de l’évangélisateur, et la liberté du fidèle serviteur discret, le jeu du dévoilement de son homosexualité, tendance qu’il a réussi après bien des épreuves à dompter et à reléguer à une honnête place secondaire, n’en vaut pas la chandelle, ne mérite pas le risque d’une éclatante révolution ou d’une grande déclaration publique qui, au mieux ne sera pas comprise et soutenue, au pire l’isolera et le stigmatisera davantage, même aux yeux de ses amis, de son épouse, et de ceux qui connaissent ces deux mondes qu’il incarne.
Bref, au final, on rigole bien ! Moi, face à l’homme marié homo, je me trouve lâche, moins courageux et moins saint que lui ; lui, face à moi, il se trouve lâche, moins courageux et moins saint que moi. Et au bout du compte, on admire chez l’autre et chez soi-même ces deux grandes libertés quasi inconciliables que nous incarnons, nos limites reflétées par l’autre et pourtant ô combien réunies, partagées et réconciliées fraternellement par notre tendance sexuelle commune et surtout par notre Dieu commun. L’homosexualité vécue dans la continence nous prouve bien une chose : que le mariage et le célibat consacré (sacerdotalement ou pas) sont les deux seules vocations humaines proposées par Jésus et son Église.
N.B. de précision : Suite à ce papier, une amie m’a donné son témoignage : « J’ai deux connaissances avec un passé homo, cathos mariés avec épouse et enfants, une petite famille aimante, qui ont fini par se suicider… J’ai un troisième copain dans la même situation qui a choisi de se mettre en couple avec une femme (une amie de sa « meilleure amie »), aujourd’hui ils ont un bébé… Il a choisi cette voie parce que le regard des autres était trop lourd à porter quand il était en couple avec des hommes… Je veux dire que malgré le mariage youpi on forme une vraie famille etc., les apparences peuvent comme souvent être trompeuses. (Dans le cas de ce 3e copain, sa femme connaissait son passé homo.) » Je lui ai répondu : « Absolument. C’est pour ça que la prudence casuistique est de mise et qu’il ne faut pas idealiser le mariage catho dans le cas de l’homosexualité. Il est à double tranchant. Parfois, privilégier le célibat continent est un devoir. Moi aussi, quand je me suis fiancé, ma fiancée connaissait tout. Mais parfois, la foi et la sincérité aveuglent. On peut se servir de Dieu et d’une forme de « transparence »… pour ne pas être vrai. Là le discernement est délicat. Mais je crois que c’est le soulagement qui guide le mieux. C’est l’Esprit Saint. D’ailleurs, il ne s’agit pas de jouer au héros, ni du côté du mariage, ni du côté du célibat continent. Il s’agit de voir que, dans un cas comme dans l’autre, un bonheur plein est possible pour toute personne homo. Mon ami marié d’Amérique Latine me racontait la paix que lui avait apporté des méthodes comme Nicolosi qui, loin de l’éloigner de lui et de l’étouffer, lui avait donné plein de clés pour se réconcilier avec lui-même. Je crois qu’il faut reconnaître les résultats concrets et les dépassements réels quand ils sont là… sans pour autant en faire une « méthode assimile qui marche à tous les coups ». Mon ami me parlait également du cas connu dans son entourage d’une femme qui, aux bras de son mari homosexuel, non seulement disait qu’elle ne se sentait pas en danger, mais qu’au contraire elle se sentait doublement privilégiée, doublement choisie : ‘Je mesure combien il lui en coûte encore ; je sais que je ne peux rien lui imposer et que ce choix unique ne peut venir que de lui/Lui, ne peut être que libre ; et je sais aussi que je suis choisie par mon mari parmi toutes les femmes mais également parmi tous les hommes, donc parmi toute l’Humanité! C’est un truc de dingue.’ Celui qui choisit le célibat continent sait qu’il est aussi choisi parmi toute l’Humanité ; et il lui est permis par Dieu de conserver sa blessure homo, son écharde, sa honte, pour refroidir et briser l’orgueil que pourrait constituer en lui la conscience de son élection divine particulière. La Gloire + l’Humiliation ! ».
N.B. 2 : Je vous assure qu’il n’y a aucun lien entre satanisme et Islam, ou entre satanisme et homosexualité, ou entre satanisme et hétérosexualité, ni entre Islam et la bipolarité hétéro/homosexualité. Absolument aucun… lol



(Message d’insulte reçu à l’instant sur le mur de CUCH – Cathos Unis Contre l’Hétérosexualité – en réaction à mon article ci-dessus, message écrit apparemment par un jeune Musulman qui part en croisade contre les catholiques, et veut, entre les lignes, justifier la banalisation de l’homosexualité et de l’hétérosexualité, … d’où son homophobie « gay friendly » latente et son refoulement de sexualité. Ceux qui justifient l’Islam justifient aussi l’hétérosexualité et l’indifférence à l’homosexualité, et s’attaquent tôt ou tard au catholicisme. Tout est lié.)
Chiche on y va (pour foutre un SAINT bordel)! 😉
(Publicité sponsorisée par Facebook et qui apparaît sur mon mur… Pour ceux qui ne connaissent pas, la Kabbale est une des plus influentes sectes francs-maçonnes dans le monde.)

Deux rencontres papales qui en disent long ! (même si je ne suis pas d’accord avec les interprétations des journalistes ; moi, je vois « eschatologie »).
Voir également la partie 2 et la partie 3 pour poursuivre le jeu… * Voir aussi Spécial K(enouille) et la montre Swatch

Ce n’est plus un secret pour personne que Google est tenu par la Franc-Maçonnerie. Dans les portails journaliers Doodles de la firme la plus influente d’Internet, il n’y a aucune référence au catholicisme, aucune Croix christique ; tout est ésotérisé et boboïsé à mort, à la plus grande gloire du féminisme, de l’asexuation, du noachisme et de l’Antéchrist.



Rien d’étonnant que le logo Google Drive soit un 666. Pour ceux qui s’y connaissent un peu en matière de symboles maçonniques, vous retrouvez dans les portails Google du monde entier les deux grandes thématiques de la Franc-Maçonnerie : la LUMIÈRE luciférienne (symbolisé en général par la figure géométrique du rond ou de roue, et bien sûr par tout ce qui renvoie à la luminosité : étoile, flamme, lampe, rayon, etc.) et l’ARCHITECTURE (symbolisé en général par la figure géométrique du triangle ou du trapèze – synthèse du triangle et du cube -, symbolisant le toit du monde et la pyramide, et bien sûr par tout ce qui renvoie aux outils de construction : équerre, compas, marteau, pendule, truelle, règle. La Statue de la Liberté, en gros). D’ailleurs, le maître de la Franc-Maçonnerie est l’ange de lumière, l’Antéchrist, surnommé aussi « le Grand Architecte ». Il prétend restaurer le monde et l’humanité par la science et la spiritualité de la Nature (= « religion naturelle »), par l’archéologie (= panmythologie et super-primitivisme) et par un retour technologique à la première Alliance de Dieu avec Noé (= noachisme)… mais sans en passer par le Christ.




Le plan du Gouvernement Mondial part souvent de la Raison, pour aller vers la Construction, puis la Justice – représentée par le signe astral du Verseau – et enfin vers satan.

La figure iconographique qui à mon sens (et ça n’engage que moi) synthétise le mieux le message maçonnique de Google, et qui condense à elle seule les 3 formes géométriques du triangle, du cube et du rond (avec le rouet) pour créer un monde en 4 Dimensions qui donnera envie à l’être humain de quitter son incarnation et sa vie, c’est la quenouille. Vous savez, cet instrument ancien pour le filage de la laine, à qui l’Homme moderne donne son doigt en l’échange de l’éternité. La quenouille est un peu la nouvelle pomme d’Adam de la tentation de notre ère moderne, la quintessence de la menace de la puce électronique. D’ailleurs, elle était depuis l’Antiquité le symbole d’un travail exclusivement attribuée à la femme ; et dans la mythologie grecque, elle est l’objet de la déchéance d’Héraclès face à la reine Omphale. Rien d’étonnant qu’elle apparaisse chez Disney comme l’objet de malédiction par excellence.
La magie de Noel – LA BELLE AU BOIS DORMANT… par SymbolismeDuDajjal
Je reviens d’aller voir le film britannique « Le 13e Jour » (2016) de Dominic et Ian Higgins qui vient de sortir au cinéma en France, dans peu de salles, et que je vous invite à aller voir, surtout si vous ne connaissez pas les apparitions de la Vierge Marie à Fatima : Marie est en effet apparue en 1917 à trois bergers portugais – Lucia, Francisco et Jacinta – pendant 6 mois et toujours le treizième jour de chacun de ces mois, pour leur délivrer trois secrets. Authentifiés par l’Église catholique, il reste énormément de zones d’ombre à leur sujet.
Mon colocataire s’était rendu à l’avant-première du film en décembre de l’année dernière, juste avant que je me rende moi-même sur place à Fatima pour le jour de Noël (où j’ai appris plein de choses, mais c’est le lever de boucliers dès que vous essayez d’enquêter sur le troisième secret). Il m’avait dit que le film n’était pas mal, mais qu’il survolait les trois secrets pour se centrer sur la vie des trois pastoureaux. Il constituait donc un docu-fiction intéressant pour les néophytes, une bonne vulgarisation et un avant-goût des apparitions de Fatima, mais pas une œuvre fouillée.
Et en effet, en le voyant aujourd’hui, je suis ressorti très partagé. À la fois je ne peux que me réjouir que le cinéma aide à faire connaître à un large public et à extraire du passé un événement aussi important pour le monde que les apparitions mariales de Fatima, à la fois ça me révolte que ça soit fait comme ça, de manière aussi brouillonne et superficielle. Le pire, c’est que la falsification historique se donne des airs d’archives, de commémoration fidèle, de document réaliste et journalistique, de résurrection de la mémoire catholique, d’hommage spirituel… alors que concrètement, les messages de la Vierge sont survolés, rétrécis au lavage, et même transformés. Et ça, comme dirait Helmut Fritz, « Ça m’énerve ».
Ce qui m’agace, c’est que l’essentiel des apparitions – le contenu des avertissements de la Vierge – est relégué au rang de détail, puis remplacé par la réactions extérieure et postérieure, par l’impression, l’émotivité qu’ils suscitent. Le film dévoile davantage les conséquences de la censure dont les trois secrets font l’objet que la réalité et le sens des secrets en eux-mêmes. Comme si la Sainte Vierge était venue pour rien, avait presque été muette lors de ses apparitions, n’avait averti de rien. Les trois secrets sont figés en historiettes symboliques, tiennent en 2-3 phrases. Hallucinant, cet hommage qui n’en est pas un, ce passage de micro à la Vierge pour finalement le lui couper préalablement. On déplace le centre du message sur ses effets, ou vers les difficultés de vivre avec. C’est fou ! La beauté et la gravité de la Vérité méritent-elles une pareille guimauve pleurnicharde ? un tel silence ? Je ne comprends pas.
La mise en scène du « 13e Jour », aussi naturaliste qu’elle veuille être (on nous montre en fil conducteur la voix-off de sœur Lucie qui écrit/relit ses mémoires), est complètement trafiquée, romancée, dramatisée. Le pathos dégouline. La musique mélo occupe trop d’espace. Tout y est larmoyant. Sans compter les doublages de mauvaise qualité, les ralentis kitschissimes, les esthétisations douteuses (exemple : la larme de sang qui coule de l’œil de Jacinthe au moment de sa mort ; ou encore la simulation d’arrivée Superman de la Vierge dans les nuages). Dans ce film, la joie est très peu présente, sauf à quelques rares moments où c’est carrément la pluie de pétales de roses à la fin, l’extase-guimauve. Sinon, c’est de la pleurniche tout le temps. Je doute que ça se soit passé comme ça dans la réalité.
« Le 13e Jour » sent le montage à tous les étages. Comme dans les films de reconstitution « historique » actuels, travaillés à grand renfort d’images de synthèse (je pense à « Qué viva Esenstein ! » (2015) de Peter Greenaway, ou encore à « Moulin Rouge » (2001) à Baz Luhrmann), on a l’impression avec « Le 13e Jour » que toutes les images sont formatées pour faire vieillottes, pour faire « d’époque », mais c’est un massacre au bistouri cinématographique aussi voyant que les photos retouchées des trois bergers de Fatima. Ravalement de façade monstrueux.

Tous les personnages sont manichéisés et simplifiés à l’extrême. Le scénario semble d’ailleurs suivre la trame des tableaux de « La Belle et la Bête » de Walt Disney (c’est vous dire le niveau). Le seul personnage à qui le film a rendu fidèlement un peu de son épaisseur, un peu de psychologie et de contradictions, c’est Jacinthe. Sainte Jacinthe. Il la montre comme une fillette un peu trop auto-centrée, parfois capricieuse et boudeuse, têtue, avec un grain de folie et de fantaisie (elle aimait danser). J’aime ces saints à qui on laisse l’impétuosité et les défauts : ça les rend très accessibles, surtout pour nous tous pécheurs.

Pour le reste, zéro psychologie. La mère de Lucie est présentée les trois-quarts du temps comme une marâtre. Les autres personnages sont pour la plupart dépeints comme des sceptiques (à deux exceptions près), voire comme des méchants de dessin animé, des gangsters Al Capone, des parrains de la mafia Santa Barbara.

Le plus embêtant, cela reste les imprécisions, voire carrément les falsifications qu’on prête à la Vierge et aux enfants. Le film « Le 13e Jour » a dû choisir et faire des coupes pour ne pas durer trop longtemps, j’en conviens, mais là, ce ne sont pas de simples coupes. C’est de la désinformation. Par exemple, quelques mois avant les apparitions mariales, les trois enfants ont vu l’Ange du Portugal (probablement l’Ange Gabriel) à trois reprises à Loca do Cabeço, qui les a préparé à prier et à accueillir la venue de la Vierge. Il n’en est pas du tout fait mention. Pas plus qu’il n’est montré que le jeune berger Francisco, pendant les apparitions de la Vierge, voyait tout mais n’entendait rien. Ce sont sa sœur et sa cousine qui lui rapportaient ce qu’elles entendaient. Plus gênant encore est le choix interprétatif des réalisateurs du film de réduire le premier secret à sa dimension de film d’horreur (alors que, aux enfers, concrètement, les enfants ont vu beaucoup de prêtres et de cardinaux, et ont beaucoup plus de choses à en dire !), de réduire le deuxième secret aux deux premières Guerres Mondiales (sans aller voir plus loin vers la Troisième Guerre Mondiale et la Fin des temps), de réduire le troisième secret à l’attentat du Pape Jean-Paul II et à la Guerre Froide (et non au schisme à l’intérieur de l’Église, aux tribulations contre le Pape François et ses quelques prêtres fidèles, à la Fin des temps). Les secrets de Fatima renvoient d’une part à la vision des enfers (1er secret), en second lieu à la Seconde Guerre Mondiale et au communisme (2e secret), et en troisième lieu à la Fin des temps et aux Trois Jours de Ténèbres. Ils ne sont nullement « de simples images ».
La démarche de la Vierge n’est donc pas du tout respectée. Le troisième secret n’est pas qu’une image d’Épinal légendaire ou appartenant au passé. L’appel virginal intègre la dualité des miracles de Dieu. Car lorsque les Hommes, grâce à la Vierge, obtiennent exceptionnellement du Père des preuves de Son existence (par exemple, la « Danse du Soleil » du 13 octobre 1917, devant 70 000 personnes, dont des journalistes et une majorité d’incrédules), ce n’est jamais gratuit et ça ne se fait pas sans douleur. La preuve irréfutable de Dieu ôte forcément une grande part de foi, de confiance et de liberté à ceux qui en bénéficient, coûte souvent un bras, et a toujours sa face amère de violence et de crainte. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle cette fameuse « Danse du Soleil », loin d’être simplement un cadeau ou une démonstration de force, a généré une véritable scène de panique parmi la foule qui l’a vue. Car les preuves de l’existence de Dieu ressemblent à un châtiment, à un sévère avertissement, à un appel empressé à la conversion… ce que ne montre pas « Le 13e Jour ». Au contraire : dans le film, la scène de panique du troisième secret se dilue en pluie de confettis (pétales de rose), en messages infantilisants et pacifiques. « Le 13e Jour » se conclut par un mot sirupeux et bobo de sœur Lucie (« J’ai l’espoir que Fatima symbolisera toujours la lumière dans l’obscurité. Une lumière qui nous conduira à la Paix. »). Et dans le générique final, on nous invite à « conserver notre âme d’enfant » : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. ». L’appel pressant à la conversion ? Nulle part. Le caractère urgent et mondial et concret des trois secrets ? Évaporé ! La Vierge Marie ? Gentiment remerciée et non-exaucée dans sa demande.
Ce n’est pas un hasard si le pape Benoît XVI a expliqué en 2010 que le troisième secret de Fatima ne s’était pas encore accompli, et que le message d’Akita au Japon et le troisième secret de Fatima avaient exactement le même contenu. Or, si on regarde la version officielle du troisième secret divulguée par le Vatican en 1960, on voit bien qu’il y a rétention d’informations. Voici les propos prêtés à sœur Lucie : « Après les deux parties que j’ai déjà exposées, nous avons vu sur le côté gauche de Notre-Dame, un peu plus en hauteur, un Ange avec une épée de feu dans la main gauche ; elle scintillait et émettait des flammes qui, semblait-il, devaient incendier le monde ; mais elles s’éteignaient au contact de la splendeur qui émanait de la main droite de Notre-Dame en direction de lui ; l’Ange, indiquant la terre avec sa main droite, dit d’une voix forte : ‘Pénitence ! Pénitence ! Pénitence !’. Et nous vîmes dans une lumière immense qui est Dieu quelque chose de semblable, à la manière dont se voient les personnes dans un miroir quand elles passent devant, à un Evêque vêtu de Blanc, nous avons eu le pressentiment que c’était le Saint-Père. (Nous vîmes) divers autres évêques, prêtres, religieux et religieuses monter sur une montagne escarpée, au sommet de laquelle il y avait une grande Croix en troncs bruts, comme s’ils étaient en chêne-liège avec leur écorce ; avant d’y arriver, le Saint-Père traversa une grande ville à moitié en ruine et, à moitié tremblant, d’un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine, il priait pour les âmes des cadavres qu’il trouvait sur son chemin ; parvenu au sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande Croix, il fut tué par un groupe de soldats qui tirèrent plusieurs coups avec une arme à feu et des flèches; et de la même manière moururent les uns après les autres les évêques, les prêtres, les religieux et religieuses et divers laïcs, hommes et femmes de classes et de catégories sociales différentes. Sous les deux bras de la Croix, il y avait deux Anges, chacun avec un arrosoir de cristal à la main, dans lequel ils recueillaient le sang des Martyrs et avec lequel ils irriguaient les âmes qui s’approchaient de Dieu. » Si l’on compare cette version avec la prophétie d’Akita (la Vierge s’adressant à sœur Agnès le 13 octobre 1973, jour anniversaire de la dernière Apparition de la Vierge à Fatima, en plus !), il n’y a pas photo : le texte du troisième secret de Fatima a été carrément édulcoré dans la métaphore, et même tronqué. Sœur Agnès rapporte en effet les propos de la Vierge en ces termes : « Ma fille chérie, écoute bien ce que je vais te dire maintenant, et transmets-le à ton Supérieur. Comme je l’ai déjà annoncé précédemment, SI LES HOMMES NE SE CONVERTISSENT PAS, le Père fera tomber sur toute l’Humanité un grand châtiment. Sans aucun doute ce sera un châtiment plus grave que le déluge, tel qu’on n’a encore jamais vu. Le Feu tombera du Ciel. Par ce châtiment une grande partie de l’Humanité sera détruite. Les Prêtres mourront comme les fidèles. Les hommes qui seront épargnés connaîtront de telles souffrances qu’ils envieront ceux qui sont morts. Alors la seule arme qui restera sera : le ROSAIRE et le SIGNE laissé par le Fils. Chaque jour récitez la prière du Rosaire. Avec la Prière du Rosaire, priez pour les Évêques et pour les Prêtres. L’action du démon a pénétré jusque dans l’Église. Les Cardinaux se dresseront contre les Cardinaux, et les Évêques contre les Évêques. Les prêtres qui M’honoreront seront méprisés, vilipendés, combattus par leurs confrères. L’Autel, l’Église seront saccagés. L’Église sera remplie de gens à compromissions. Par l’action du démon, beaucoup de Prêtres et de Religieuses abandonneront leur Vocation. Le démon s’acharnera tout spécialement contre ceux qui se seront offerts au Père. La perte de beaucoup d’âmes est la cause de ma douleur. » Il y a donc quelque chose qui ne colle pas entre la ressemblance Fatima/Akita confirmée par le pape Benoît XVI et l’écart qu’on observe entre les deux compte-rendus officiels de Fatima et d’Akita. Cherchez l’erreur…
L’autre niveau du troisième secret de Fatima est, me semble-t-il, eschatologique et d’anticipation : la « Danse du Soleil » n’est pas juste une démonstration de force de Marie-magicienne ni une performance pour impressionner la galerie, contrairement à ce que donne à penser « Le 13e Jour ». C’est bien plus que cela : c’est une préfiguration de ce qui va se passer à la Fin des temps et aux Trois Jours de Ténèbres. Il est dit dans la Bible que le Jugement Dernier descendra sur terre non simplement par l’eau (comme ce fut le cas pour Noé) mais par le fer et le feu. On ne saurait être plus clair. Malgré ses limites, le documentaire exceptionnel de Pierre Barnérias, « M et le Troisième Secret », est bien plus fidèle au caractère prophétique, annonciateur, urgent et concret, du troisième secret de Fatima, que ne l’est « Le 13e Jour ». Pierre Barnérias prend la Vierge vraiment plus au sérieux. Et il a raison. C’est quand même un monde que la Vierge Marie, qui n’apparaît jamais pour rien, soit censurée de la sorte par ceux-là même qui se portent volontaire pour relayer son message !
À mon avis, le troisième secret, tout comme à Akita, parle : 1) que les ¾ de l’Humanité risque de disparaître si le monde n’écoute pas la Vierge et ne se convertit pas (c’est la Justice et les Trois Jours de Ténèbres qui tombent après le temps de Miséricorde : c’est ni plus ni moins ça, le secret de Fatima) ; 2) du risque de cataclysmes écologiques d’une envergure inimaginable (peut-être créés par un bombardement nucléaire) ; 3) d’une forte perturbation à la tête de l’Église et autour du Pape (c’est bien pour ça que le Vatican a du mal à divulguer le troisième secret ; d’ailleurs, dans celui-ci, le Pape n’est pas tué seul mais avec un groupe de disciples, et par une armée de soldats qui les visent avec des balles ou des flèches : par conséquent, le troisième secret n’est pas, comme l’induit « Le 13e Jour », l’attentat de 1981 du Pape Jean-Paul II !). « L’Année de la Miséricorde » proposée par le Pape François, ainsi que son intérêt soudain pour la France, puis son Encyclique Laudato Si pointant le risque de catastrophes naturelles, n’arrivent pas par hasard : le Pape François et le Pape Benoît XVI connaissent la feuille de route, le déroulement dévoilé par les secrets de Fatima, le script des fins dernières. On ne nous la fait pas ! C’est juste pour éviter la panique et pour produire l’effet inverse que voulait la Sainte Vierge (à savoir le regain de confiance) que certainement les Papes connaissant le troisième secret de Fatima se taisent concernant ce dernier. Mais il y a aussi une raison moins noble : la désobéissance à la sainte Vierge. Et ça, ça fait très mal. Le Père Malachi Martin, qui a pris connaissance du véritable troisième secret de Fatima, en 1998, une année avant sa mort, avait dit : « Vous savez, si le Vatican révélait le 3e secret ce serait un tel choc chez les gens, que les églises seraient immédiatement remplies de fidèles à genoux, les confessionnaux de toutes les églises, cathédrales et basiliques seraient pleins à craquer, même le samedi soir ! » Ce n’est pas du tout l’impulsion que donne aux spectateurs le film « Le 13e Jour ». Donc je vous engage à aller le voir, surtout si vous ne connaissez pas Fatima. Mais après, il va falloir approfondir ailleurs.
Ce matin, je me suis rendu chez ma dentiste à Paris. Elle ne me voit pas souvent (ma dernière visite datait de janvier 2011 : c’est dire !). Et je lui ai annoncé d’emblée qu’elle ne me reverrait plus étant donné que ma visite de contrôle était motivée par un départ durable sur les routes, sans argent, sans toit, et pour évangéliser. J’ai senti que ma démarche l’interpellait (« Vous êtes très croyant, n’est-ce pas ? »), même si cette jeune femme quarantenaire m’a avoué, en présence de son assistante, qu’elle était « croyante mais non pratiquante ». Je n’ai pas commenté (j’avais la bouche pleine haha).
Après une si longue absence de la salle de torture des dentistes, je craignais le pire pour mes dents. Mais ça va : c’est allé vite. Ma dentiste n’a pas arrêté de s’extasier sur la qualité de mes dents, de me dire que j’avais une très belle dentition, que je me brossais efficacement les dents, et que j’avais un « excellent capital ». Ouf ! Un simple détartrage un chouia douloureux, mais rien de grave (j’ai vu à la fin sur la serviette blanche en papier en-dessous de mon menton des mini éclats de sang… mais apparemment, m’a certifié ma dentiste, « ce n’était rien comparé à d’autres patients »… le Monde magique des soins dentaires…). En boutade, j’ai avoué à la fin à ma dentiste que la plus grande torture n’était pas de se faire charcuter la bouche par elle, mais de l’écouter parler de foi, la bouche ouverte, et de ne pas être en capacité de lui répondre !
Car oui, il a suffi que je parle de mon projet pour que le cœur de cette femme soit travaillé et se dilate. Pendant qu’elle me soignait, elle s’est mise à me raconter que la mère (qu’elle aime beaucoup) d’un de ses amis croyants était en train de mourir (celle-ci a 92 ans) et qu’au téléphone avec lui, elle a senti qu’au regard de son fils, il y avait l’espérance que la vie de sa maman ne se finissait pas là. Cette foi de son ami semblait la questionner. De même, ma dentiste est d’origine polonaise. Et elle m’a parlé de son amour pour la Pologne (qui, à priori, n’est pas la destination la plus sexy de la planète), et m’a demandé si j’allais aux Journées Mondiales de la Jeunesse. Intérieurement, ça m’a interpellé, son attraction pour la Pologne. Car cela ne peut qu’être une motion de l’Esprit Saint. Peu de personnes savent que les prochaines JMJ auront lieu à Cracovie et peu s’y intéressent, surtout pas les non-pratiquants. J’entendais en elle un déchirement (très bobo) entre foi et raison, entre son éducation et son idée d’elle-même, de ce qu’elle est devenue. Et j’ai trouvé ça incroyable qu’elle se livre ainsi, avec le si peu que je lui avais dit. La mâchoire béante, je l’entendais prendre sa voix de bobo (proche de celle d’une de mes grandes sœurs, ou à la Audrey Pulvar), à la fois châtiée, à la fois charretière, pour se donner un air faussement « cool », et je me disais en moi-même : « Philippe, tu vas trouver le courage, avant de quitter son cabinet, de lui parler en Vérité, et de lui proposer, sans qu’elle se vexe, la lecture de ton livre sur les Bobos. Subtilement et joyeusement. » Ça n’a pas loupé. Après une longue écoute, j’ai réussi à son bureau à lui glisser quatre Vérités :
1) Je voyais que, depuis le début, elle n’attribuait la foi en Dieu qu’à une affaire d’« éducation » et de « culture », pour en faire un destin individuel (donc non-universalisable à elle) et une valeur relative. Alors je lui dis : « Vous savez, si la foi n’était qu’une affaire d’éducation, ça se saurait. Surtout en ce moment où le dogme mondial est la désobéissance et la rupture avec sa culture d’origine, avec sa tradition religieuse. La foi survivant après l’éducation, c’est rare. La foi vraie est avant tout une rencontre personnelle d’amour avec le Christ. ».
2) Je sentais également dans son discours que ma dentiste mettait arbitrairement des points finaux à la vie, en décrétant la « mort de la mort », ou bien la « finitude de la vie » (« Tout a une fin. » répétait-elle), dans un fatalisme et un déterminisme qui se veulent « philosophiques » et « humbles » (vieux restes d’un stoïcisme hédoniste) mais qui sont en réalité plein de désespérance. Et j’ai dit à ma dentiste et à son assistante, en insistant bien par le regard : « Notre corps est certes mortel et passager, mais pas notre âme. Notre âme est immortelle ! Même celle qui va en enfer. On ne nous le dit pas assez. Si on savait que l’âme de tout être humain est immortelle, et qu’on va soit en chier soit jubiler ad vitam aeternam, chaque Homme prendrait davantage soin de son âme ! ».
3) Pendant que ma dentiste remplissait ma feuille de soins (que je ne donnerai même pas à ma mutuelle : sécu de mes deux !), j’ai glissé que le plus important dans la foi, c’était de pratiquer, et non pas de simplement croire. « Car même les démons croient en Dieu… Ils savent qu’Il existe, comme l’explique très bien Fabrice Hadjadj dans son livre ‘La Foi des démons’. En revanche, ils ne L’aiment pas en dépit de leur croyance. C’est le croyant pratiquant qui aime vraiment le Christ. Les démons, eux, se disent ‘croyants mais non-pratiquants’. ». Je n’ai pas rajouté « … comme vous ». Mais je crois qu’elle a pu deviner, sans s’en formaliser, combien j’avais à cœur la pratique religieuse, l’Église-Institution, la foi incarnée.
4) Enfin, j’ai réussi à lui indiquer le chemin vers mon blog L’Araignée du Désert (elle était demandeuse pour le prendre en note) et surtout vers mon livre Les Bobos en Vérité, sans lui faire comprendre que je la trouvais hyper bobo (lol). En revanche, j’ai bien insisté pour exprimer la beauté des bobos qui, pour certains, sont des ouvriers de la dernière heure, comme je l’explique en conclusion de mon livre. J’ai même eu le temps d’évoquer la fin des temps, et l’importance d’aimer notre époque et de se passionner pour le boboïsme, dont j’ai donné une très courte définition.
Tout ça en cinq minutes ! Merci Seigneur !
Nous nous sommes laissés. Elle m’a raccompagné jusqu’au pallier. Elle m’a dit avec un sourire : « À bientôt ». Je lui ai répondu « Je pense que c’est la dernière fois. Mais je prierai bien pour vous ! » (Pas insistant et pas lourd du tout, le mec ^^). Pourtant, je peux vous assurer que je n’ai fait aucun forcing. Sous le vernis bobo, il y a en général une grande soif de Jésus qui ne demande qu’à être étanchée, une belle foi qui ne demande qu’à éclore, une grande angoisse et un complexe qui ne demandent qu’à se lever, une fausse indifférence et un petit orgueil qui ne demandent qu’à être vaincus par Jésus. Je te rends grâce, Jésus, pour ma dentiste. Et je te prie pour que tu te fasses connaître à elle et à sa famille, et que tu continues de la conduire sur ton Chemin de Vie !
Il y en a parmi vous qui me demandaient des exemples de drague bobo et des explications du code bobo 54 – « Je ne drague pas. Et c’est pas sexuel. » ( = on baise comme des lapins mais c’est ascétique, chaste, spirituel, quand même) dans mon livre Les Bobos en Vérité. J’en ai trouvé une belle illustration ce matin en me rendant chez mon dentiste, avec le titre de l’affiche de la nouvelle expo parisienne sur Victor Hugo Eros Hugo : Entre pudeur et excès. Regards croisés…