Prévisions météo pour la Manif Pour Tous du 5 octobre

Prévisions météo pour la Manif Pour Tous du 5 octobre 2014 : passages nuageux, averses éparses, voire petit risque d’orage à cause du frottement entre une masse nuageuse froide venue du front de gauche LGBT et du gouvernement socialiste – parlant principalement d’identité, d’amour, de mariage, de couples, d’homosexualité, d’hétérosexualité, de sexualité, d’homophobie, de solidarité (… et qui, je le rappelle, est contre le Gender, contre la PMA et la GPA, et pro-enfants, pro-familles… tout comme nous !) – et une vague qui simule d’être échaudée, et qui nous vient du sud-ouest de la France et de la région parisienne, qui en définitive se trouve être un courant d’air tiède (« Nous avons à la tête de la Manif Pour Tous des gens qui sont tièdes. » répète à deux reprises et à raison Farida Belghoul). Ce cumulonimbus rose, impressionnant quantitativement, est inconsistant au niveau des messages puisqu’il se calque exactement sur le discours de la masse d’air froid LGBT, excepté peut-être sur l’homosexualité qu’il se refuse encore et toujours d’aborder (encore que… au final, même le front gauchiste joue une identique censure homophobe à ce sujet). Les chefs de ce nuage rosé, et la majorité de leurs suiveurs, se bornent à s’enfermer verbalement et publiquement dans le trio PMAGPAGender, par peur de s’adapter au langage de ses contemporains, d’aborder les questions essentielles de la sexualité, de l’identité, et à fuir sur le terrain des conséquences d’une sexualité et d’une identité pour le coup non-explicitées.

 

En direct sur Twitter, à 13h30, le 1er octobre 2014

En direct sur Twitter, à 13h30, le 1er octobre 2014


 

Pour dimanche, au niveau des températures, toujours pareil. Même distribution des cartes (or je rappelle, au cas où, que ce ne sont pas les cartes et encore moins les joueurs qu’il faut remettre en cause mais le principe de distribution et le distributeur) : d’un côté, amour et homosexualité (= les piques et les trèfles LGBT qui se font passer pour les coeurs et les carreaux) ; de l’autre, PMA/GPA/Gender (les coeurs et les carreaux LMPT qui se font passer pour des piques et des trèfles, afin de rester raccord et fair-play avec les joueurs d’en face). Et le mariage, entre les deux = zappé par tous ! Et le débat social sur l’homosexualité = zappé par tous aussi ! Tiens, la « Manif du mariage zappé par tous » serait un nom parfait pour la Manif du 5 octobre ! Car oui, c’est bien sur ce commun accord de l’oubli du mariage que s’harmonisent tacitement dimanche prochain les pro-droits-LGBT et les contre-droits-LGBT. C’est bien sur ce silence commun sur l’homosexualité et l’hétérosexualité que les frères ennemis se retrouvent et s’imitent. Ils jouent exactement le même jeu. Et les deux camps vont au final pâlir de leur gémellité, de leur complicité mutuelle, de leur hypocrisie et lâcheté communes, avant qu’une poignée de militants qui se regardaient en chiens de faïence pendant le défilé dominical ne se bouffent le nez entre eux. Mais cela restera des cas isolés, heureusement.

 

Normalement, le nuage des manifestants tout de rose vêtus, numériquement vainqueur, mais concrètement encore et toujours perdant (même s’il se rassure en se disant qu’il aura quand même « bien bataillé » et qu’il a passé un « bon moment ») se dissipera peu à peu en fin de soirée, en laissant place à quelques jolies éclaircies diffusées par les lucioles et autres bêtes veilleuses, rattrapant in extremis le ratage de l’après-midi où collectivement on s’est donné l’illusion de lutter encore et toujours contre le « mariage pour tous » uniquement du fait qu’on a parlé des « conséquences du mariage pour tous », qu’on a casé dans les discours de podium le mot « mariage » ou « Loi Taubira, on ne t’oublie pas! », et que certains se sont même risqués depuis deux semaines à parler clairement (mais pas de manière officielle ni sur les pancartes et les slogans publics : faut pas trop en demander non plus) de l’abrogation du « mariage pour tous ».

 

Oui : c’est déconcertant mais c’est pourtant vrai : LMPT, à cause de ses chefs et de leur manque de compréhension globale de l’Union civile et de l’homosexualité, ne s’est toujours pas (même depuis fin 2011) attaquée de front au « mariage homo » en lui-même. Elle s’est toujours rabattue sur les conséquences de celui-ci et sur l’enfant. Elle s’est toujours contentée de couper les excroissances sans chercher à couper la racine du problème. Elle s’auto-persuade encore aujourd’hui (schizophrénie, quand tu nous tiens…) d’avoir combattu et de continuer à combattre le « mariage pour tous », mais c’est faux. Combattre véritablement le « mariage pour tous » et le PaCS, ce n’est pas autre chose que combattre l’homosexualité et l’hétérosexualité.

 

LMPT restera donc en ce beau dimanche d’automne un nuage rose digne de sa couleur Bisounours : plein de bonnes intentions non-suivies des actes, plein d’implicites et de non-dits, une nébuleuse qui au fond a honte d’assumer clairement ce qu’elle défend et ce qu’elle pense. Au mieux elle fera pschitt, au pire elle fera des étincelles… car rien de pire qu’une foule qui ne sait pas pourquoi elle est là, qui ne s’assume pas, qui se fonde sur une exaspération, qui ne trouve pas ses mots pour s’exprimer efficacement, qui ne se reconnaît pas dans ses portes-paroles et ses messages, et qui se déçoit elle-même. Mais les étincelles ne seront pas bien méchantes, rassurez-vous (si étincelles il y a). Il n’y a seulement orage que quand un nuage froid rencontre un nuage chaud. Ça ne risque pas d’arriver avec un nuage tiède. Tout au plus on verra des averses intérieures. Et comme cela s’achève souvent dans ces cas-là, il y a fort à prévoir une nouvelle « victoire » de l’Arc-en-ciel LGBT.

 

Pour finir, certaines bonnes volontés (et elles sont nombreuses du côté LMPT : il faut bien distinguer les manifestants de ceux qui sont à la tête du mouvement), se rendant compte que je ne suis pas un météorologue de bazar dans mes prévisions pour le 5 octobre, se demandent : « Mais que faire pour enrayer ce mécanisme de la tiédeur ? ». Ils réclament à juste titre les vrais pères et les vrais mères qui incarnent (à leur insu d’humbles serviteurs) naturellement notre combat. Je leur répondrais : « À part Jésus, je ne vois pas trop. » Et pour ce qui est des chefs humains, de ceux qui me semblent les plus adaptés à notre combat (parce qu’ils allient Vérité et Charité comme ils peuvent), je ne vois que Béatrice Bourges, Tugdual Derville (quand il se sera réveillé), Axel Rokvam et moi-même. Quid de Farida Belghoul ? Personnellement, quand je l’écoute en interview, je la trouve très précise, souvent percutante et juste. Le problème, c’est que son discours se cantonne (comme quasiment pour tous les porte-paroles de notre mouvement sauf pour moi) aux conséquences de la loi Taubira. Farida est beaucoup moins précise et juste dès qu’elle se retrouve sur le terrain de la Loi Taubira en elle-même, donc sur les questions d’identité, de sexualité, d’homosexualité, d’amour, de foi… Et malgré les apparences, comme ses mots n’embrassent pas l’intégralité du problème, eh bien sur la durée, ils risquent fortement d’engendrer des fuites douloureuses et violences, des frustrations, des quiproquos, des incompréhensions et des haines – par exemple à l’encontre des personnes homosexuelles -, d’allumer des incendies et des révoltes plus qu’il ne les calme. C’est fortement incomplet et dangereux de ne se centrer que sur l’enfant pour lutter contre le Gender et la loi Taubira (or, c’est exactement ce que fait Farida). L’enfant n’est d’ailleurs pas taillé pour servir de bouclier humain dans ce genre de combats. C’est fortement incomplet et dangereux aussi de se fonder sur la foi en l’Islam (aussi humaniste se présente-t-elle dans la bouche de Farida). Donc en conclusion, je dis : Farida, ok pour le discours sur les conséquences de la Loi Taubira (discours qui devrait déjà être porté avec poigne par les chefs de LMPT, mais qui malheureusement ne l’est pas : Farida a donc le courage de faire le boulot qui n’est pas le sien à la base : chapeau). Même très ok. Mais méfiance à propos de son discours sur la Loi Taubira, qui est loin d’être au point.

 

En ultime conclusion, je vous donne ce conseil de slogan.

De la merde sur la planche

 
 

Du pain sur la planche, les amis !

 

Ce soir, je vais voir la pièce Hétéro de Denis Lachaud au Théâtre du Rond-Point (pièce qui vient encore confirmer ce que je dis mais que peu comprennent : que l’hétérosexualité EST l’homosexualité). Débrief de cette oeuvre bobo-anti-clichés avec Manou : je sens qu’on va se marrer et beaucoup parler!

 

Et très bientôt, sortie d’un film homo-érotique dans la lignée de cette récente vague bobo (encore, oui) qui surfe sur la « délicatesse », la « pudeur », le « silence » (tout un chapitre de mon prochain livre sur les bobos traitera de cette pudibonderie athée, de cette sensiblerie puante qui nous vend l’homosexualité comme de la pureté) : le film « Lilting ou la Délicatesse ».

 


 

De la merde… pardon… du pain sur la planche, donc !

Non, ne vous persuadez pas que la Manif du 5 octobre s’oppose au mariage homo. C’est faux

À quelques jours de la Manif Pour Tous du 5 octobre 2014 à Paris et Bordeaux, j’en vois déjà sur les réseaux sociaux qui se félicitent de partir en guerre contre le mariage homosexuel. Je préfère leur rappeler tout de suite qu’ils se font de douces illusions. Car concrètement, ils ne défileront pas contre le mariage homosexuel mais uniquement contre la PMA, la GPA et le Gender (Il fallait qu’ils comprennent avant que les deux sont indissociables). Le 5, la demande d’abrogation du « mariage pour tous » ne restera qu’intentionnelle, qu’un voeux pieux, qu’un slogan implicite susurré sous cape comme un regret : car 1) elle n’a été comprise qu’il y a deux semaines par les responsables de LMPT ; 2) elle n’apparaît pas sur les slogans publics et officiels de la Manif ; 3) elle est inefficace étant donné qu’elle n’est pas massivement assumée par la foule des manifestants, qu’elle ne s’accompagne pas d’un discours clair sur l’homosexualité, et qu’elle ne se marie pas avec la demande d’abrogation du PaCS. Donc non, ne vous persuadez pas que la Manif du 5 octobre s’oppose au mariage homo. C’est faux. Assumez au moins ce que vous n’avez pas défendu et ce que vous ne défendrez pas le 5. Vous ne luttez que contre les conséquences de la loi Taubira parce que vous n’avez pas eu le courage de lutter contre cette loi.

Sitcom « Faking It » : pleurez jeunesse

Je viens de regarder le 1er épisode d’une série nord-américaine (« Faking It ») assez flippante, malgré le ton rigolo et léger du scénario : deux lycéennes, pour se rendre populaires dans leur lycée, se font passer pour un « couple » lesbien. J’ai fait le relevé des codes de mon Dico que j’y décelais… je viens de le finir mais comme il y avait un code toutes les 2 secondes, je sens que je ne vais pas me rajouter le boulot d’un deuxième épisode.

 

Simplement pour vous dire combien je plains la nouvelle génération d’adolescents du monde entier qui regardent de pareilles sitcoms qui les formatent et les dressent à la bisexualité. Tristesse et consternation. Si mon Dico peut ouvrir les yeux de certains jeunes, certains pédagogues et parents (et je sais que c’est déjà le cas), je m’en réjouis. Car la déferlante est bien là, à nos pieds.

 

Pour voir l’épisode 1, cliquer sur ce lien.

 

Do you speak Écologie ?

Écologie. C’est moi ou je suis le seul à trouver cette dénomination (choisie par la cathosphère actuelle) du sujet de la sexualité complètement rasoir, déconnectée des urgences du moment et des besoins de nos concitoyens ?

La Vie battante

Je me rends compte combien ceux qui ne regardent notre vie qu’à travers le prisme de Facebook, qu’à travers ce qu’ils voient de nous sur les réseaux sociaux, sans nous voir en vrai, finissent par se faire de gros films sur nous et nos relations, et par croire que ceux qui réagissent à nos « post » ou « tweets » seraient nos uniques interlocuteurs et l’unique reflet de notre vie sociale. Dingue dingue dingue dingue (comme dirait le philosophe Christophe Maé). Non, désolé, moi j’ai une vie à côté de Facebook. Et en ce moment, je la croque à pleines dents, et c’est du vrai bonheur !

L’accueil, ce n’est pas que les bras ouverts… c’est aussi les bras qui se referment

rembrandt

Le Fils prodigue de Rembrandt

J’ai écouté dernièrement le père Philippe Christory, curé de l’église saint Laurent à Paris, qui a fait une remarque très pertinente sur l’accueil. Il disait que le véritable accueil de la personne, ce n’est pas seulement maintenir les bras ouverts (si on en reste là, on n’accueille rien du tout ; on fait porte-manteau) ; c’est de refermer ses bras ensuite sur la personne accueillie, non pour la posséder ou l’emprisonner, mais pour la protéger, la serrer contre soi, l’assurer, le réconforter, le consoler, la guider, la rencontrer vraiment. Refermer ses bras après les avoir ouverts, c’est être dans l’Incarnation de notre élan d’ouverture, c’est rentrer dans un accueil concret et effectif. C’est retenir l’autre un moment pour ensuite mieux le laisser voler et partir renforcé par notre étreinte communionnelle. Si nous pensons que nous accueillons bien en ouvrant tout, nous nous trompons sur l’intimité, la possessivité, l’exclusivité, l’élection, l’Incarnation, la réalité de l’Amour.

La différence des sexes, ça change tout

C’est drôle comme la différence des sexes (et c’est vrai aussi pour la différence des générations, la différence des espaces, et la différence Créateur/créatures) nous fait faire des efforts qu’on n’aurait jamais fournis entre amis ou entre mecs. J’ai passé du temps à nettoyer le four pour ma coloc, et avec joie en plus. Ça faisait depuis des lustres qu’il croupissait dans la cuisine. J’y ai retiré des pelles de charbon (hahaha : j’exagère à peine). Il a retrouvé figure décente. Merci la différence des sexes !