La « méchante faim »

Toute notre culture actuelle, pourtant très branchée « écolo », essaie de nous faire détester ou craindre la Nature en L’intentionnalisant à outrance et, pour le coup, en déresponsabilisant et culpabilisant excessivement les êtres humains.

Je voyageais dans le métro parisien aujourd’hui, et j’ai vu une publicité pour un yaourt qui disait ceci : « Attention: de méchantes faims sont susceptibles d’agir dans cette station. » Mais tout ce qui relève en nous du besoin naturel ou du fait animal (le sommeil, la faim, la vieillesse, la défécation, l’arrivée au monde, la sexualité, l’enfantement, la fatigue, etc.) est-il « injuste » ou « méchant » ? Non. C’EST. Tout simplement ! On ne désire pas avoir faim : on a faim. On ne désire pas être un garçon ou une fille : on naît l’un ou l’autre. On ne choisit pas d’exister : on existe. On ne choisit pas d’avoir sommeil : on a sommeil.

Tout ce qui nous rappelle les limites de notre condition doit-il passer au crible de nos intentions humaines, de notre idée du permis ou du défendu, de nos sentiments, de nos perceptions, de nos humeurs ? Va-t-on traîner la Nature en procès d’intentions ? A-t-on jamais vu un animal tuer pour le mal ? Un tsunami est-il « cruel » ? Un homme qui dort parce qu’il en a besoin est-il « paresseux » ? Le mariage ou la paternité sont-ils « interdits » aux unions de même sexe, sont-ils des « droits » et non plus des faits? La faim est-elle « méchante » ? Sommes-nous les victimes de nos parents qui nous ont « imposé » la vie ? Sommes-nous les marionnettes de nos pulsions corporelles ? Assurément NON. Arrêtons de personnifier la Nature et de Lui prêter nos traits humains pour reporter sur Elle une Humanité que nous n’assumons plus et pour nous justifier de rejoindre discrètement la bestialité et le matérialisme déshumanisant de la société de consommation. Accueillons réellement la Nature au lieu de La moraliser. C’est ainsi que nous nous humaniserons vraiment.

Le Disque du Bobo (le triptyque optimisme-sincérité-espoir)

Le disque du bobo qui tourne en boucle en ce moment contient principalement trois mots : « optimisme », « sincérité » et « espoir ». Aujourd’hui, c’est hallucinant comme on n’arrête pas de les entendre dans les chansons, les films et dans les discours de monsieur Tout le Monde lobotomisé par le prêt-à-penser. Notre société déchristianisée, qui a viré l’Espérance christique pour La combler (mal) avec des bonnes intentions désincarnées, qui a viré la Vérité et la Charité pour Les remplacer par des valeurs humanistes anthropocentrées, dépriment « positivement » en s’imaginant aimer, aider les autres, relever la Planète, s’engager politiquement, vivre de ses « passions ». Prends du soja optimiste, et des légumes plein d’espoir, et sans « juger » des prix (parce que juger c’est pas bien lol) ^^. Allô, y’a quelqu’un au bout du fil?

L’universalité de la Vérité

Ceux qui ne croient pas en la Vérité universelle ont, malgré les apparences, une conception possessive et égoïste de la Vérité. Ils pensent à tort que, parce que nous parlons de notre foi en la Vérité, nous dirions « C’est la nôtre. » Mais pas du tout : c’est la vôtre aussi ! Je ne peux pas La vivre sans vous ! Quand nous énonçons que nous croyons en la Vérité unique et universelle, nous ne pensons pas du tout que nous La possédons, mais au contraire que nous ne La possédons pas ! Nous Y croyons et nous Y tendons sans La posséder. Ceux qui ne croient pas en la Vérité font preuve d’une parodie hypocrite d’humilité, de détachement. En affirmant « Il n’y a pas de Vérité. Chacun a la sienne ! Tout ça c’est une question de point de vue, de ressenti. », ils expriment une conception relativiste, individualiste, pessimiste, désenchantée de la Vérité qui montre que finalement ils croient que la Vérité est possédée par la perception individuelle de chaque être humain. Défendre le fait que la Vérité universelle existe mais qu’Elle ne se possède pas, c’est une démarche beaucoup moins individualiste et beaucoup plus humble, plus positive, qu’ils ne l’imaginent. La Vérité est une réalité d’Amour qui n’existe qu’en partage, un partage qui nous dépasse mais qui nous rejoint TOUS quand même. On ne peut pas L’individualiser et La vider d’Amour. C’est le fait de nous attribuer cette possession de la Vérité qui prouve que ce sont eux seuls qui considèrent la Vérité comme une possession. Tant qu’ils ne feront pas le lien entre Vérité et Amour, jamais ils ne comprendront l’universalité de la Vérité. Ils L’individualiseront avant de ne plus Y croire du tout.

Paradoxe peu connu de nos contemporains: ceux qui ne croient pas en la Vérité croient sans le savoir qu’ils La possèdent. ^^

Discussion avec un ami homo qui banalise/défend le « Mariage pour tous » (Extrait de dial sur un chat gay, avec « T. », 26 ans; le 6 mai 2014)

T. : Ce qui compte c’est de savoir si tu as été heureux quand tu as été gamin, pas de savoir si tes parents sont tes parents biologiques, ça ne m’importe pas du tout.

Moi : Je ne crois pas. L’important n’est pas de savoir intellectuellement qui sont tes deux parents biologiques, ni même de les voir, ensemble ou séparément. L’important seulement, c’est que nos deux parents biologiques s’aiment. Et si cette importance est niée et n’est pas protégée par la loi, c’est le début de l’anarchie et de grands troubles dans une société.

T. :  Non. Si des parents biologiques décide de plus s’aimer on appelle ça un divorce et ce sera de leur propre chef.

Moi : Que ce soit de leur propre chef ou pas, c’est toujours un drame humain pour l’enfant

T. : mais il y a des famille ou il n’y a pas de papa ou de maman et tout va bien

Moi : Demande à ces « familles » là : c’est très dur

Moi : (c’est moins dur quand le lien d’amour a été préservé entre les deux parents biologiques, malgré la disparition d’un des deux)

Moi : C’est le lien d’amour entre les deux parents biologiques (en tant que condition la meilleure pour aimer et pour faire exister un être) qui est balayé par la loi Taubira

Moi : alors qu’il est essentiel et fécond

Moi : (je viens de perdre ma maman. Je peux te dire que même l’absence n’entache pas l’amour entre mes deux vrais parents)

Moi : Tout être humain a besoin de savoir de quel amour incarné il est issu. Sinon, c’est dur : identitairement et amoureusement. La loi Taubira méprise ce fait et ce besoin.

T. : ben justement c’est con, ça va faire « j’ai réponse à tout et j’ai tout vu » mais mon meilleur ami n’a pas de papa, il va bien ^^

Moi : la question n’est pas que celle de la présence corporelle

Moi : Un enfant peut connaître intellectuellement ses deux parents biologiques, savoir qu’ils existent. Il peut aussi vivre sans la présence de l’un des deux. La question est celle de l’amour entre ses deux parents biologiques.

T. : héhé je sais pas, quand je lis tes définitions sur la famille, le couple homo, j’ai le sentiment que ce que tu dis doit être une évidence, que c’est une chose réelle et établie, du coup je suis pas du tout d’accord avec ça ^^

T. : ah si le couple homo t’a satisfait sans te combler je dirais (non pas de blague vaseuse!) que tu devrais plutôt persévérer au lieu de rentrer dans les ordres ^^ M’enfin, après ça me regarde pas, je dis ça comme ça ^^

Moi : lol. Que j’énonce des croyances, je ne le nie pas. Que je le fasse de manière fermée, c’est autre chose. Je pense toujours faire preuve de nuance et de doute.^^

Moi : Persévérer ?lol Avec qui (à part avec Dieu) ?

T. :  ben oui! rencontre un beau garçon avec qui tu vivras une belle vie! et qui sait, tu te marieras peut être et tu auras peut être des enfants ^^

T. : ah ben je peux pas répondre au « avec qui » ! je peux même pas y répondre pour moi, alors pour toi????

Moi : lol. Le problème n’est pas la valeur des garçons avec qui je suis sorti ou pourrais sortir, ni même de ma propre valeur. Il y a plein de mecs homos adorables, et moi je suis adorable aussi. Pour autant, L’éjection de la différence des sexes en amour sera toujours là.

Moi : (non, je ne pourrai jamais avoir d’enfant de l’homme que j’aurais aimé. C’est faux^^)

T. : mais l’éjection c’est toi qui te la créer. Ce n’est ni anormal, ni contre nature ni rien du tout! c’est la vie, c’est tout ^^ Tu aimes un mec et il t’aime en retour, mais aimez vous bordel! Tu tombes amoureux d’une fille, elle est amoureuse, aimez vous!

T. : ben c’est là que l’adoption entre en jeu! et que nos plus grandes divergences vont pointer le bout de leur nez ^^

Moi : Ce n’est pas moi qui la crée. Elle est générale dans toute union homo

T. : alors, oui, effectivement se ne sera pas de ton sang, mais se sera un enfant que tu auras aimé, éduqué, élevé, engueulé, amené au ciné, chez ses amis, récupéré torché à une fête, et il t’appellera papa!

Moi : looool: mais oui, lol, le rouleau compresseur de « l’Amour » ! Et le réel, t’en fais quoi?

T. : mais non elle n’est pas générale! je me suis jamais dis quand je suis en couple, il faut que je me force ou bien que ce que je vis est contre nature! je vis mas vie

Moi : Mais qui te parle de « contre-nature »

T. : je fais quoi de quoi en réel??? ^^ J’ai compris

Moi : La question n’est pas là.

Moi : Tu nies le sang et le réel et l’éjection de la différence des sexes dans les « couples » homos sous prétexte de dire « L’important c’est d’aimer ». Eh bien non, le Réel est là!^^

T. : non je ne nie rien du tout, je conçois la différence, mais la différence ne veut pas dire que éjection. Après nier le sang et le réel, ouais si tu veux je peux dire que je le nie parce que pour moi ce qui compte c’est de savoir si tu as été heureux quand tu as été gamin, pas de savoir si tes parents sont tes parents biologiques, ça ne m’importe pas du tout.

Moi : Donc tu la nies. Ainsi que l’éjection de la différence des sexes et ses conséquences concrètes

Moi : L’important n’est pas de savoir intellectuellement qui sont tes deux parents biologiques, ni même de les voir, ensemble ou séparément. L’important seulement, c’est que nos deux parents biologiques s’aiment

Moi : C’est cette condition d’amour entre les deux parents biologiques qu’a enlevée la loi Taubira

Moi : Et qu’enlève tout couple homo qui se forme

T. : mais oui mais tu peux pas contrôler les sentiments des gens! même un couple hétéros! si ils divorcent on doit égorger les gosses pour pas qu’ils soient malheureux de voir leurs parents se séparer?

Moi : Tu ne peux pas les contrôler mais tu peux les guider et les aider à les contrôler

T. : non tu ne peux pas!

Moi : (l’hétérosexualité et l’homosexualité, c’est le même détournement de la différence des sexes)

T. : comment tu ferais pour dire à un couple avec deux enfants qui sont sur le point de se séparer de ne pas le faire?

Personne n’est forcé!

Moi : Il y a des accompagnements géniaux pour ça

Moi : Les gens ont besoin d’aide. Ça n’a rien d’un forcing

Moi : On peut responsabiliser les gens tout en respectant leur liberté

T. : Ok, j’en suis sur, et comment ces accompagnements géniaux pourrait régler une séparation d’un couple parce que le mari bat sa femme et à cassé le bras d’un des gosses?

T. : Mais la vraie liberté, c’est de pouvoir se dire, je n’ai plus de sentiment, je ne peux pas continuer à vivre avec cette personne, pour lui et pour moi, il vaut mieux qu’on se sépare!

T. : au lieu de se dire, mon dieu je ne tiendrais pas plus longtemps avec lui, qu’est ce que j’ai fait pour mériter ça, je ne le supporte plus!

T. : après sa finira par des crises, des hurlements, des tentatives de suicide etc., et je sais de quoi je parle, mes grand parents aura dû divorcer il y a fooooooooooort longtemps! maintenant c’est à peine si ils s’adressent la parole, mon grand père grogne quand sa femme lui parle, et ma mère et sa sœur auraient vraiment préféré le divorce!

 

Moi : oh lala. Le scénario catastrophe. Je crois que la vraie liberté, c’est déjà d’y croire

Moi : et d’aider les gens à croire en l’amour dans l’accueil de la différence

T. : ah ben le scénario papy et mamie, c’est un vrai scénario! pour te dire, j’y vais même plus bouffer tellement ils me prennent la tête à faire la gueule!

Moi : Il y a des réconciliations possibles (au lieu de penser au pire et de devancer les réparations de ce pire)

Moi : Les tiens, peut-être, mais pas les miens ^^

T. : ben oui, ben dans ce cas, il y a des enfants qui vivront très bien le fait que les parents divorcent, et des enfants qui vivront très bien de ne pas connaitre leurs parents biologiques et des enfants qui seront heureux d’avoir deux papas qui s’aiment ^^ Non ?

Moi : je ne crois absolument pas à cette légende. Les enfants de parents divorcés vivent toujours un drame

T. : Ben vivre un drame, ouais, ça doit pas être la joie à la maison mais je pense que c’est mieux que de voir ses parents se déchirer petit à petit. il vaut mieux enlever le sparadrap d’un coup!

Moi : Je ne vois pas en quoi le fait qu’il y aurait pire enlève le drame

Moi : Enlever le sparadrap n’ôte pas la blessure

T. : mais il vaut mieux savoir que ses parents vive un nouvel amour dans un nouveau cadre que de savoir que ses parents se haïssent cordialement!

Moi : Là, tu pars d’un présupposé négatif, ou du moins pire. Je crois que le mieux, c’est que les parents se réconcilient.

T. : et toi tu pars d’un présupposé positif, je crois que le mieux c’est que les gens doivent être heureux, et si la séparation peut les aider, qu’ils le fassent!

T. : par contre

Moi : je pense en effet que tout est une question de foi au meilleur (et non une absence de foi qui se décline en « foi pour le moins pire »): la foi au meilleur, ça, ça élève !

T. : je suis tout à fait d’accord avec la réconciliation, il faut essayer! c’est important de savoir ce qui cloche, mais si la réconciliation ne fonctionne pas, il se passe quoi?

Moi : Essaie-t-on, avant de dire « si ça marche pas »?

T. : moi je suis un peu plus terre à terre ^^ je veux juste que les gens soient heureux, un divorce, c’est pas une fin de vie! c’est une renaissance!

T. : enfin, je le vois comme ça

T. : non, mais c’est à toi que je pose la question ^^ si une réconciliation ne fonctionne pas, tu prévois quoi?

Moi : Si on ne la propose pas, cette réconciliation (notamment à travers les lois), comment peut-on espérer qu’elle arrive? Si nos gouvernants broient du noir, et que nous les laissons faire, c’est sûr que nous ne sortirons pas de l’engrenage

Moi : Moi, je mise sur le fait qu’elle fonctionne

Moi : Tout est une question de foi et de faits

T. : la réconciliation elle existe on le sait, les juges des familles le savent, c’est toujours proposé, ainsi que par les avocats et les notaires!

Moi : (c’est pareil pour le couple)

T. : non tu peux pas dire a va fonctionner parce que j’ai la foi!

Moi : Non : beaucoup de gens ne le savent plus!

T. : ça va fonctionner ou pas, on peut pas savoir

Moi : En grande partie, c’est la foi qui permet de créer et de durer. Qu’on le veuille ou non.

Moi : Non, mais on peut le désirer et y croire

T. : meuh si ils le savent! avec le nombre de transmissions de patrimoine que j’ai signé chez différents notaires avec différents avocats, je te promets, ils le savent!

T. : mais la foi en quoi? en l’amour? en l’homme?

Moi : ils le savent? Tu parles aux gens de temps en temps? Plus beaucoup de personnes croient en l’amour et au pardon

Moi : Ils divorcent ou se séparent à la moindre contrariété

Moi : Bien sûr, la foi en l’amour et à la réconciliation

T. : ah non mais là c’est toi qui est d’un présupposé négatif!

Moi : Non. Je suis réaliste

T. : c’est faux! tu ne peux pas juger de pourquoi les gens se séparent, tu ne vis pas dans leurs couple, dans leurs familles, dans leur tête!

Moi : De tous les gens que je côtoie, pas un ici ne croit en l’amour et en la fidélité (il n’y a quasiment que les cathos)

T. : ah ben je peux te donner des pseudos! et j’en fais partie!

Moi : Je ne les juge pas : je dis ce que traduit leur acte de séparation = un manque de foi en l’amour et au pardon

Moi : (Toi, tu ne crois pas en l’amour : on en a déjà parlé)

T. : je crois en l’amour et en la fidélité et pourtant, le contact avec le très haut me donne des cloques!

Moi : Tu crois en l’amour en tranches

Moi : et soumis à la subjectivité individuelle

T. : je crois pas du tout en l’amour en tranche!

Moi : Mais l’Amour, ce n’est pas ça

Moi : Si, puisque tu le réduis au ressenti de chacun : ça, c’est de l’amour tranché

T. : beuh par amour tranché tu entends l’amour pour une seule personne?

Moi : j’entends plein de choses. Et notamment l’amour égocentré ou subjectiviste/relativiste

Moi : Et cet amour ne peut pas durer, car forcément, il suit la courbe de notre ressenti et du sentiment qui fait dents de scie

T. : oui quand j’aime un garçon, je n’aime que lui, mais si je perd les sentiments, je stoppe ^^

Moi : C’est bien ce que je dis : l’amour auquel tu crois est entier DANS L’INSTANT et selon des sensations individuelles. Mais il ne correspond pas à un engagement de vie (sauf si ça te « tombe dessus » et si « ça arrive par chance ») ni à une décision ni à une volonté ni à une Espérance ni à une foi en Dieu.

Moi : C’est au petit bonheur la chance. Mais où est ta liberté là-dedans ?

T. : ben il correspondra à un engagement à vie quand j’aurais trouver l’homme pour qui j’aurais les sentiments les plus forts!

Moi : Tu attends que l’amour s’impose à toi. Alors que l’Amour n’est jamais totalitaire s’Il veut rester aimant

T. : après non, une foi en dieu, non, je ne suis pas du tout croyant donc ça c’est pas possible ^^

Moi : Les sentiments, ce n’est pas forts ni fiables. Par définition, s’il n’y a pas la volonté et la foi qui les dépassent, ils passent.

T. : donc en gros, tu es pour les mariages arrangés dès la naissance c’est ça? ^^

Moi : lol

Moi : Je suis pour une alliance entre sentiments et volonté/liberté

Moi : Pas l’un sans l’autre

T. : non on peut pas obliger la volonté!

Moi : Non. Mais on peut la proposer : ça s’appelle la liberté

T. : mais euh non, on peut pas ^^ tu dis quoi? vas avec lui il est gentil, t’apprendras à l’aimer?

T. : ^^

T. : je reviens, je repars en rdv!!!

T. : à tte peutiot!!! ^^

Moi : Eh bien du coup, tu ne dois pas garder grand monde !lol. Car il arrive toujours un moment où tes sentiments baissent, ou la déception arrive. Si tu ne suis que la courbe de tes sentiments, c’est vite vu !^^

Moi : il n’y a plus de liberté ni d’engagement ni de combat pour rester

T. : ben le dernier avec qui je suis resté, j’ai essayé de sauver les meubles pendant plus de 6 mois, j’y ai perdu pas mal! J’ai repris du poids, j’ai perdu confiance et beaucoup d’argent aussi. Ben là je me dis que j’aurais dû le larguer bien avant! ça m’aurait évité beaucoup d’ennuis ^^

Moi : Je ne te dis pas que tout volontarisme est juste.

Moi : C’est la volonté pour la Vérité qui prime.

 

 

Au lieu de parler de couples homos, ne faudrait-il pas plutôt parler de paires ?

Stricto sensu, oui. Ou de duo, ou de paire, ou d’union. Mais en même temps, il faut prendre en compte les intentions (sincérités) et les actualisations concrètes – et parodiques – de ces intentions. Sinon, on n’est plus dans l’incarnation. Donc je dis quand même « couples » pour d’une part être compréhensible de nos contemporains, d’autre part pour reconnaître la réalité de certains engagements, et enfin pour ne pas nier les personnes (les deux mecs qui vivent ensemble, ils ne sont pas juste « colocs » ou « amis » ; et ils posent des actes et des mots qui ne sont pas de l’ordre simplement amical). Lorsque je dis « couples » (même si ce n’est pas exactement ça : pour qu’il y ait couple, normalement, il faut qu’il y ait la différence des sexes), en revanche, j’en souligne immédiatement les limites et je n’établis pas d’équivalence avec les couples femme-homme aimants ni avec les célibataires consacrés. Si bien que je parle de plus en plus d’« unions ». Et dans les cas où je dis quand même « couple », je prends soin tout de suite après d’ajouter plein de nuances sur la qualité de leur « amour ». Parler de « duo » ou de « paire » ne peut pas venir de but en blanc, et risque même de braquer notre auditoire. Il faut veiller donc à être le plus compréhensible et charitable possible, sans céder à la compromission et sans brader le mot « couple » ni la Vérité de notre discours. Ne soyons pas plus papistes que le pape, mais soyons papistes quand même !

Pourquoi je ne soutiens absolument pas « Homovox »

« Avec Homovox, vous êtes complémentaires, m’assure-t-on. Mettez vos égos de côté. Tu ne détiens pas la Vérité. Vous avez le même but. » Je réponds : PAS DU TOUT. La question n’est pas du tout celle de l’égo mais de la Vérité. Et je ne suis pas du tout sûr que Homovox et moi ayons le même but, et encore moins les mêmes moyens. Je trouve le discours des témoins d’Homovox dangereux, en plus de contradictoire.

Ils ne parlent jamais et n’analysent jamais l’acte homo. C’est la censure totale sur le couple homosexuel et son sens.

Ils défendent l’Union civile (en ne se fixant que sur la filiation par rapport au « mariage pour tous », pas du tout sur l’acte homo), même si quelques rares témoins disent qu’ils sont contre (exemple : Jean-Pier Delaume-Myard) mais on ne comprend pas pourquoi.

Ils tiennent le typique discours homophobe anti-lobby gay largement répandu parmi les personnes homos pratiquantes. Ils se contentent de taper sur le « milieu », et ne veulent remettre en cause que la visibilité de l’homosexualité, pas sa pratique. Ils pratiquent donc ce que le « mariage pour tous » justifie, même s’ils se disent contre.

Et de surcroît, ils croient en l’hétérosexualité et valident sa solidité. La totale! Leur discours est donc à la fois gay friendly et homophobe et hétérosexiste. Vu qu’ils pratiquent l’homosexualité, ils sont au moins pour le PaCS. Ils ne s’opposent mollement à la loi Taubira que dans ses conséquences sur la filiation, donc finalement ils ne s’opposent pas à la Loi Taubira (car celle-ci ne peut pas être scindée en deux : elle est un Tout entre identité-amour-fécondité).

Donc en tout cas, il faut que vous sachiez que le site Homovox est non seulement aux antipodes de ce que je peux écrire, mais est en plus une mauvaise piste au niveau des idées. Il décrédibilise notre combat et court-circuite nos arguments, quand bien même je ne doute pas de la sincérité et du petit courage qu’il a généré. Il constitue juste un pansement sur une plaie qui n’a pas été identifiée. Je ne veux pas nous voir associés, et encore moins « complémentarisés ». Car c’est faux, et ce n’est pas comprendre le « mariage pour tous ». Tout au plus Homovox contente la frange la plus homophobe, la plus light (Frigide Barjot lui a mis le grappin de dessus : CQFD) et la plus hétérosexuelle du mouvement. Ce n’est pas du tout, mais alors pas du tout, mon combat !

Illusion de notre époque : vivre la sexualité sans la sexualité

Le plus grand mensonge de notre époque concernant l’homosexualité, c’est qu’on essaie de nous persuader que nous pourrions très bien vivre la sexualité sans la sexualité, c’est-à-dire sans la différence des sexes (différence qui EST la sexualité : « secare » en latin veut dire « couper »). Quand nous y pensons, c’est purement absurde. Pourtant, comment nos contemporains ont réussi à avaler passivement cette couleuvre ? En remplaçant la différence des sexes par la génitalité, alors que la véritable sexualité est l’alliance aimante entre la différence des sexes et la génitalité (où la génitalité est au service de la différence des sexes).

Attiré

J’aimerais tellement être attiré corporellement par ce que j’aime, et non pas attiré par ce que je ne peux pas aimer ! Ma vie amoureuse serait tellement plus simple !

Anecdotes et réflexions qui ont leur importance

Deux anecdotes par rapport à mon futur album :

1) Mon arrangeur, Jean-Charles Wintrebert, me faisait la remarque judicieuse qu’ « il n’y a pas de mauvaise mélodie. Il n’y a que des mauvais arrangements (musicaux). » Je le rejoins complètement. Et c’est rigolo. Je tiens exactement le même discours, mais à propos des sujets de conversation. Pour moi, il n’y a pas de mauvais sujet de conversation, de mauvais thème. On peut vraiment parler de tout et n’importe quoi : le cours de la betterave en Papouasie orientale, les poils sur le nez, la mort, etc. Rien n’est futile ou inintéressant ou triste en soi. Tous les sujets sont bons si le traitement est bon, si l’amitié, la curiosité et l’écoute sont là.

2) La veille de sa mort (le 8 mars 2014), ma maman m’a attendu pour mourir. Et avant de perdre conscience, on a échangé tous les deux seuls. Et j’ai reçu le cadeau de son émerveillement pour mon disque. Au moment où je lui ai dit : « Mon album avance bien et il est quasiment terminé.« , elle m’a fait un grand « Ah oui? » de surprise joyeuse. Même à un jour de sa mort, elle a béni cet album. Je sais donc qu’il est entre de bonnes mains !

Attaques homophobes hétérosexuelles « gay friendly »

Méfiez-vous des bonnes intentions gay friendly de ces gens qui se présentent comme « hétéros » et parfois même cathos. Ils se servent de l’homosexualité et de Dieu pour justifier leurs propres viols, adultères, incestes, infanticides (avortements), fantasmes de se prendre pour Dieu, et leur déception de la différence des sexes. J’ai encore eu l’exemple ce matin. Un type de 65 ans (« catho » pratiquant, père de famille, ayant défilé lors des Manif Pour Tous : tout le package), mécontent que je lui ai formulé explicitement mon désaccord qu’il sorte avec une fille de 20 ans (même si lui a enrobé son déni de la différence des générations par la foi, en disant que cet « amour » était « chaste » et « voulu par Dieu » quand même), a soudainement souhaité ma chute par des intentions gay friendly pétries de prière et d’appel à « l’amour libre » : « Et puis tu n’y connais rien des homos et tu ne les connais pas. Moi à dix ans j’ai aimé un ami mais l’idée d’un tripatouillage ne m’ait même pas venu à l’esprit. Prépare-toi car, si ce n’est déjà fait, le Père Éternel va t’envoyer l’amour d’un homme……Je confirme, ça vient du Père. Et cet ami va te dire : « Arino, arrête d’être le grand intellectuel pour te justifier ». » L’enfer est pavé de bonnes intentions. J’ai beau le savoir, je le découvre sans cesse. Et surtout, la justification sociale de l’homosexualité cache plein de dérives hétérosexuelles très violentes. Méfiez-vous de ces « hétéros » qui veulent absolument notre bien, à nous personnes homosexuelles. Leur démarche n’est pas du tout gratuite, malgré les apparences. Elle est intéressée. Notre coming out, notre « couple », notre mariage, notre soi-disant « famille » (homoparentale), leur servent de paravent. Et ce sont les premiers à nous taper sur les doigts si nous n’obtempérons pas à leurs bonnes intentions et à leur concept d’ « ouverture » ou de « tolérance ». Ils désirent notre malheur pour se donner un rôle de « justiciers contre l’homophobie » dont nous pâtirions, homophobie qu’en réalité ils nous infligent en nous encourageant à la pratique homo et en niant nos problèmes. Ils nous imposent leur vision du bonheur, sans comprendre que c’est la pratique homosexuelle qui nous insatisfait et nous rend malheureux. Ils feignent de se saigner et de sacrifier leur mariage traditionnel pour projeter sur nous leur désir de paternité qu’ils ont abandonnée ou déshonorée. Quand ils me regardent avec des yeux mielleux en me demandant : « Mais tu ne voudrais pas être père? Je suis sûr que tu pourrais donner de l’amour à un enfant… » pour justifier la loi Taubira, je leur réponds : « Je ne veux pas d’enfant si je le privais de l’amour que j’aurais pour sa mère biologique. » Ils ne comprennent pas, en général, étant donné qu’ils ne croient plus en l’amour femme-homme, ni en l’importance pour un enfant de la présence de l’amour entre ses deux parents biologiques.