N’oublions pas le « Mariage pour Tous » : Il doit rester notre point non-négociable

LA DÉFENSE DU MARIAGE FEMME-HOMME EST PRIORITAIRE PAR RAPPORT À LA DÉFENSE DE LA FILIATION. Cela peut paraître provocateur de le dire mais 1) c’est une réalité ; 2) cela permet de couper court aux arguties sur les couples stériles, sur les couples trop âgés pour avoir des enfants, ou sur les célibataires consacrés.

 

Dans notre mouvement contre les lois gouvernementales prises dernièrement par les ministres de François Hollande, certains me reprochent de me fixer sur le « mariage pour tous ». Pour eux, le combat pour l’abrogation de la Loi Taubira est d’arrière-garde, vu que la loi a été promulguée, qu’il n’est pas plus important que d’autres lois à venir qui concernent la filiation.

 

Alors pourquoi on ne doit pas passer à autre chose que le mariage (c’est-à-dire les luttes pour la filiation, contre le Gender, l’euthanasie, les manipulations sur embryon, la PMA, la GPA, la Syrie, etc.) et pourquoi doit-on encore continuer à faire de notre demande d’abrogation du « mariage pour tous » notre principale revendication ? À on sens, pour trois raisons :

 

1) Parce que la défense du mariage est plus centrale que la filiation (tout comme la différence des sexes prime sur la différence des générations). Je n’y peux rien : c’est un constat. D’ailleurs, on s’en est rendu compte tout au long de l’année dernière : les Français se sont davantage mobilisés contre le « mariage pour tous » que contre l’avortement ou les « Marches pour la Vie » qui l’ont précédé. Pourquoi cela ? Parce que, comme l’expliquent par exemple Vincent Rouyer ou Guillaume Bernard, autant la pratique des avortements a de tous temps existé (malheureusement), autant jamais, comme c’est le cas aujourd’hui, des civilisations n’avaient remis en cause la différence des sexes, et donc le mariage. C’est une grande première dans l’histoire de l’Humanité que l’identité femme/homme des êtres humains soit banalisée ou détruite par une loi qui régit, à travers le mariage, la structuration de toute société humaine. Aussi bizarre que cela puisse paraître (car les deux sont liés), en touchant au mariage, on nie davantage l’Humanité qu’en touchant à la filiation, qui découle du mariage.

 

2) Parce que si nous ne choisissons pas un grand cap prioritaire (celui qui d’ailleurs a donné naissance aux Veilleurs, si on y réfléchit bien), nous risquons de transformer notre mouvement des Veilleurs en grand zapping, en fourre-tout, en grande salade qui traite de plein de sujets éthiques ratissant très large (sujets tous importants, tous indirectement liés, mais au service d’idées très abstraites : « l’éveil des conscience », « la défense de la Vie et de l’Espérance », « la lutte contre une culture de mort », etc., toutes ces idées qui démobiliseront très vite les gens). Il y a bien une hiérarchie de priorités dans notre combat. Le « mariage pour tous » n’est pas une loi comme une autre, qui vient s’ajouter à plein d’autres lois tout aussi graves (avortement, divorce, contraception, PaCS…). Elle est plus grave que les autres.

 

3) Parce que le seul facteur déstabilisant et qui fera véritablement suer nos gouvernants, c’est qu’on s’attache encore à la loi du « mariage pour tous ». Ils n’attendent qu’une chose : qu’on lâche le morceau, qu’on passe à autre chose, qu’on s’éparpille sur plein d’autres sujets qui découlent du mariage, et qui leur fera oublier leur acte honteux. Rien ne les embêtera plus que notre demande réitérée et ferme d’abrogation du « mariage pour tous ». C’est notre persévérance à réclamer toujours la même chose qui les questionnera et les déstabilisera le plus. Et si je dis cela, ce n’est pas pour prôner l’entêtement volontariste en soi (on peut s’entêter sur des bêtises), mais parce que le combat pour la différence des sexes et du mariage en vaut la chandelle.

 

Ne perdons pas la mémoire de notre combat : le MARIAGE d’amour FEMME-HOMME. N’opposons pas la défense de la filiation avec la défense du mariage femme-homme, mais gardons en tête que la défense du mariage est plus importante. Idéalement (c’est une suggestion), il faudrait qu’à chaque début de Veillées des Veilleurs, nous rappelions ce fondement de notre lutte.

 

Avec la loi Taubira, la France a touché le fond. Car le mariage fonde tout : l’identité (ou la différence des sexes corporelle) + l’amour (le couple ou la différence des sexes relationnelle) + la filiation (la famille ou la différence des sexes procréative/filiative)… là où le Gender n’aborde pas tous ces aspects (l’identité, oui ; la filiation, oui ; mais pas l’amour), là où la PMA et la GPA et l’adoption n’abordent qu’un seul de ces aspects (la filiation).

 

Ne l’oublions pas !

Attention danger

Un mouvement qui ne sait plus pourquoi il se forme, qui change sans arrêt d’objectifs, qui n’a pas revendication, qui n’a pas de message unifié, qui n’appelle pas à poser des actes concrets, qui décident de ne pas avoir des chefs identifiés pour lancer ces mêmes appels, qui refuse la visibilité médiatique, est un mouvement en danger. Et je ne parle même pas ici de couleur politique ou religieuse.

Sortie du livre « L’homophobie en vérité » (article du site « Le Rouge et le Noir »)

Homophobie : Le mot interdit très (mal) utilisé !

 

(Cet article provient du site-partenaire et ami Le Rouge & le Noir. Merci à eux !)

 

 

En parler bien. Sinon, ne pas en parler du tout. C’est tout le problème et l’enjeu de l’homophobie !

 

Couverture 9

 
 

Pourquoi dites-vous que c’est un mot génial et catastrophique à la fois ?

 

Aussi bizarre que cela puisse paraître, le terme « homophobie » est génial et très signifiant si et seulement s’il est pris au pied de la lettre[1] et s’il est laissé à l’état d’acte : en effet, l’homophobie est l’acte du viol porté sur une personne homosexuelle, au nom de son orientation sexuelle et – ce qu’on nous dit moins – uniquement exercé par une personne homosexuelle, soit parce qu’elle refoule excessivement son homosexualité[2], soit parce qu’au contraire elle la célèbre trop sous forme d’identité fondamentale ou d’amour merveilleux, et qu’elle la pratique[3]. L’homophobie, comme je l’ai écrit textuellement dans mes livres L’homosexualité en vérité (octobre 2012) et L’homophobie en vérité (septembre 2012), c’est la pratique homosexuelle.

Mais le mot « homophobie » devient catastrophique une fois qu’on ne parle plus de sa réalité donc de l’acte homophobe en lui-même ni en tant que relation. Il devient violent et affligeant dès qu’il se fige en insulte, en accusation de personnes, en instrument de censure (de l’homophobie même !), en scotch qu’on met sur la bouche de tout opposant qui nous gêne ou qui fait un lien jugé « douteux et effrayant » entre homosexualité et souffrance, homosexualité et violence. Bref, ce terme est dangereux à partir du moment où il se personnifie… sous forme de méchants diables immatériels et sans passé ou sous forme de gentilles victimes qui ne seraient plus libres de reproduire ou non le viol qu’elles ont subi du simple fait d’avoir été attaquées… alors qu’on sait très bien que les agresseurs homophobes sont d’anciennes victimes d’homophobie, et qu’une victime d’un viol est toujours libre de ne pas subir ! Pris dans son sens de « haine des homosexuels », le vocable « homophobie » est même en soi homophobe puisqu’il s’est discrètement choisi pour préfixe le mot « homosexualité », concept flou qui réduit les personnes homosexuelles à leurs tendances sexuelles, à leurs pratiques sexuelles, à leurs fantasmes, à une espèce à part de l’Humanité.

 
 

Comment pouvez-vous dire qu’une personne homophobe est uniquement homosexuelle ?

 

La plus grande violence à l’égard des personnes homos, je ne l’ai vue que chez les personnes homos pratiquantes et qui, après leur coming out, se disent toutes « hors milieu » et détestent leurs frères de communauté. Maintenant, concernant l’homophobie en tant que refoulement d’homosexualité, elle est très surprenante, car les agresseurs cachent bien leur jeu. Mais elle existe quand même ! Beaucoup d’anciens agresseurs font des coming out (= révèlent leur homosexualité) à la surprise générale et à quelques années d’intervalle avec leurs actes homophobes, comme le traduisent ces quelques citations de personnes homosexuelles que j’ai relevées à travers mes rencontres avec un grand nombre de personnes homosexuelles-homophobes : « Quand j’avais 16 ans, je cassais du pédé dans les parcs : à 20 ans, je couchais avec. » (Jacques Nolot dans son film autobiographique « La Chatte à deux têtes ») ; « La violence traduit la peur d’être séduit. » (Rennie Yotova, Écrire le viol (2007), p. 111) ; « Quand je vois un beau gars qui me plaît dans la rue, il faut que je change de trottoir. Je connais trop ma sensibilité. » (un témoin homosexuel refoulé, ancien violeur, cité dans l’essai Ça arrive aussi aux garçons (1997) de Michel Dorais, p. 198) ; « Bruno, malgré un discours carrément homophobe, a vraisemblablement davantage de relations homosexuelles que de relations hétérosexuelles. Il en va de même pour Éric, qui se prostitue exclusivement avec des hommes ; quoiqu’il s’affirme plus volontiers hétérosexuel qu’homosexuel, il n’a presque jamais eu de rapports hétérosexuels. » (idem, p. 241) ; « Dans leur ambivalence, certains semblent ‘jouer avec le feu’ : ils sont à la fois attirés et dégoûtés par l’homosexualité. Une grande anxiété mais aussi une curiosité certaine en amènent plusieurs à entretenir à la fois des préoccupations homosexuelles et homophobes. Le cas de Bruno, 25 ans, est à ce titre éloquent. Il dit détester les homosexuels mais hésite, au cours de promenades nocturnes, entre deux possibilités : les pourchasser ou les inviter à faire l’amour avec lui… » (idem, p. 198) ; « François, 17 ans, sympathisant des skinheads, et abusé dans son enfance, participe activement à des expéditions de ‘tabassage de tapettes’ dans le village gay de Montréal : ‘J’ai de la misère avec les homos. L’an passé, avec des amis, on allait dans le quartier gay à Montréal, le soir. J’en attirais un dans une ruelle en lui parlant puis, avec les chums [chum = mec en Québec] qui m’attendaient cachés, on lui faisait les poches, on lui râpait la face sur l’asphalte si on pouvait. C’était comme une vengeance.’ » (idem, p. 171) L’attaque homophobe est un aveu d’homosexualité trop mal/bien vécue !

 

 

Pourquoi c’est grave de ne pas parler d’homophobie, même si l’interprétation actuelle de ce mot est, vous disiez, catastrophique ? Pourquoi c’est grave de mépriser le mot ?

 
À mon sens, c’est inquiétant et choquant pour deux raisons :
 

– Parce que ceux qui réduisent l’homophobie à une accusation de personnes ou à une insulte (soit pour la sacraliser sous forme de victimes innocentes, soit pour la tourner en dérision, soit pour s’en débarrasser à tout prix) sont précisément ceux qui la pratiquent. Pensez à la majeure partie des personnes homosexuelles pratiquantes, qui ont fait de l’homophobie un monstre extérieur à elles-mêmes ; pensez aux militants de Civitas, qui se donnent le droit d’être homophobes dans leurs mots ou dans leurs actes pour donner raison à l’insulte d’« homophobie » qui pèse sur eux ; pensez à Frigide Barjot, qui cherche à tout prix à se dédouaner de la réputation d’homophobie, précisément pour cacher qu’elle se sert des personnes homosexuelles et qu’elle entretient l’homophobie sociale en encourageant et en banalisant la pratique homo, alors que c’est justement cette pratique qui est violente, homophobe et qui discrimine les autres et les différences.

 

– Parce qu’il y a de vrais actes homophobes, qui s’appellent « viols » et qui doivent plus que jamais être dénoncés, non en tant que violence appartenant spécifiquement aux personnes homos mais en tant que violence universelle, car ils font beaucoup de victimes[4]… et de plus en plus depuis que des nations entières parlent d’« homophobie » pour ne surtout jamais l’expliquer et la regarder en face. En n’analysant pas explicitement les mécanismes de la violence à l’encontre des personnes homosexuelles, nous ne les désamorçons pas. Au contraire, nous laissons s’accroître l’homophobie et la haine de soi que l’homophobie traduit dans nos sociétés. En banalisant la pratique homosexuelle, alors que celle-ci est l’homophobie, on observe une recrudescence des actes homophobes, y compris dans des pays qui se croyaient très gay friendly et à l’abris de l’homophobie (cf. je pense à la Suède, par exemple, qui possède une des plus longues traditions de mariages homos qui existe dans le monde, et qui pourtant connaît actuellement une recrudescence spectaculaire des crimes homophobes : 4 à 5 fois plus qu’au démarrage de l’application de ces lois pro-gay). C’est la promotion sociale de l’homosexualité qui encourage paradoxalement à l’homophobie puisque le désir homosexuel procède d’une haine de soi et appelle à un rejet des différences, notamment de la différence des sexes qui, elle seule, nous permet, quand elle est vraiment respectée, d’exister, d’aimer et de s’ouvrir à la vie.



[1] Il signifie étymologiquement « peur du même », avant d’avoir pris en 30 ans un tout autre sens : « peur et haine des homos ». Et c’est tout à fait ça : l’homophobie est une peur et une haine de soi.

[2] Dans les cas d’agressions homophobe, l’agresseur attaque toujours une personne homosexuelle parce qu’il ne supporte de voir reflétée en elle sa propre blessure de sexualité. Une personne qui est bien dans sa sexualité – dans sa féminité/maternité ou dans sa virilité/paternité – ne peut pas se sentir mise en danger par une personne homosexuelle au point de l’attaquer. L’homophobie a toujours lieu uniquement dans des cadres de pratiques homosexuelles, donc dans des sphères homosexualo-amoureuses ou prostitutives, quand le désir homosexuel s’actualise en acte ou bien est cru vrai (en tant qu’identité ou amour).

[3] Vous lirez les codes « milieu homosexuel infernal », « prostitution », « coït homo = viol », « viol », « témoin silencieux d’un crime », « déni », « violeur homosexuel », « couple criminel », « homosexuels psychorigides », « Hitler gay », dans mon Dictionnaire des Codes homosexuels mis en ligne sur mon blog www.araigneedudesert.fr. Et spécialement le code « homosexuel homophobe », avec toute la question de l’homosexualité des agresseurs homophobes, y compris ceux qui forcent leur virilité, ceux qui sont en couple avec une femme, ceux qui jouent les grandes folles, ceux qui rentrent dans la peau des « racailles » des cités et des skinheads. Par exemple, dans son autobiographie Un Homo dans la cité (2009), Brahim Naït-Balk confirme que ses agresseurs, même s’ils feignaient d’être les parfaits hétéros et qu’ils se retrouvent actuellement en prison pour des affaires de drogues, sont homosexuels eux aussi !

[4] À ce jour, 70 amis homosexuels m’ont avoué avoir été violés (soit avant leur coming out, soit après, et en général les deux !).

Série « Théâtre » (stages d’été aux Cours Florent, à Paris, en juillet-août 2007)

THÉÂTRE

Annie et moi

Stage d’été « Comédie musicale » aux Cours Florent (Annie et moi)

Stage "Comédie musicale" (Violette Blanckaert et moi, pour "Victor, Victoria")

Stage d’été « Comédie musicale » (Violette Blanckaert et moi, pour « Victor, Victoria »)

Stage "Comédie musicale" (chorégraphe : Michel ; metteur en scène : Jérôme Dupleix ; chant : Paul)

Stage d’été « Comédie musicale » (chorégraphe : Michel ; metteur en scène : Jérôme Dupleix ; chant : Paul)

Stage "Comédie musicale"

Stage d’été « Comédie musicale »

 

Stage d'été "Scène" (Alexia Erb et moi)

Stage d’été « Scène » (Alexia Erb et moi)

Stage d'été "Scène" (promo d'Antonia Malinova)

Stage d’été « Scène » (promo d’Antonia Malinova, la Grande)

Cours florent 7

 

Festival de théâtre de rue "Les Parfums de Lisbonne" au Café Lapeyronie, à Paris, mis en scène par Graça Dos Santos (ici avec Géraldine Gaultier)

Festival de théâtre de rue « Les Parfums de Lisbonne » au Café Lapeyronie, à Paris, mis en scène par Graça Dos Santos (ici avec Géraldine Gauthier)