L’ignorance et la censure des LGBT sur leur propre culture

À force de faire des conférences sur l’homosexualité, je commence à anticiper les réactions des quelques rares frères homosexuels qui m’écoutent. La plupart du temps, ceux qui arrivaient armés jusqu’aux dents ou méfiants n’ont plus rien à rajouter à ce que je dis. Certains s’isolent dans un silence contrarié (quand ils ne quittent pas la salle avant la fin !), vexés de tout découvrir sur un sujet qu’ils croyaient pourtant connaître par cœur. Ils ne m’opposent aucune résistance. Et pour cause ! Ils voudraient résister qu’ils ne le pourraient pas ! Aveuglés qu’ils sont par l’idéologie de l’identité homosexuelle éternelle et de l’amour homosexuel formidable, ils ne connaissent rien à la culture homosexuelle. Et surtout, ils mesurent en m’entendant qu’ils n’ont jamais questionné leur désir homo, alors que certains possèdent pourtant des cavernes d’Ali Baba de films et une DVDthèque incroyable ! Oui, je les dépasse largement sur le chemin de la connaissance du désir homosexuel. Même les personnalités homosexuelles médiatisées fuient mon chemin et refusent de discuter avec moi, terrorisées par leur propre déni et ignorance. Elles préfèrent le retrait, ou l’attaque lointaine gratuite, d’une agressivité folle… surtout venant de la bouche d’« universitaires ».

Désir homosexuel… ou l’orgueil blessé

Avec l’homosexualité, on touche à un sujet bien plus sensible encore que la simple souffrance : celui de l’orgueil, autrement dit de la souffrance enrubannée de déni, de bonnes intentions, de sentiments, de fierté, d’ignorance. C’est ce qui explique que certaines personnes, qui m’ont entendu parler en vrai pendant des conférences, et qui voudraient faire connaître mon site à leurs amis homosexuels proches, ne savent pas comment s’y prendre. Elles ont peur de la réaction épidermique de rejet. Elles ont peur d’être mal comprises. Et pour cause ! On lutte plus facilement contre la souffrance reconnue humblement que contre la souffrance niée, appelée « orgueil ». Celui qui souffre n’est pas forcément tenté de se révolter ou de se justifier de sa souffrance. Celui qui est orgueilleux souffre aussi, mais lui, il est tenté de justifier sa blessure pour mieux la nier.

Ne vous fiez pas aux belles photos de mon site ! ^^

Ne vous fiez pas aux belles photos de mon site ! Non pas parce qu’elles seraient retouchées par Photoshop. Pas du tout. Mais elles sont de la publicité mensongère pure et simple ! Du faux décor en carton pâte ! Du cache-misère ! En vrai, je m’habille comme un SDF, je suis l’inverse du dandy obnubilé par la propreté et les jolies fringues, je ne roule pas sur l’or, je ne repasse pas mon linge, j’ai un mal fou à dépenser de l’argent pour simplement manger ou me vêtir, je vis dans une chambre d’étudiant à 30 ans. D’ailleurs, à chaque shooting photos que je fais à Rennes, mon proche collaborateur Franck Levey se marre/est consterné de voir que je déballe devant lui pour la première fois (pardon, t’as pas des ciseaux pour que j’enlève l’étiquette ?) des chemises flambant neuves que je n’ai jamais portées avant et que je risque de ne jamais reporter après. Mes photos sont des inaugurations d’un narcissisme qui n’a pas le temps d’exister !

La ligne de crête du Meilleur

Mon choix de la continence, à tout instant, peut être réellement déchirant, parce qu’il n’est motivé « que » par ma préférence du Meilleur sur le possible bien du couple homosexuel. Il ne tient qu’à un fil. Ça aurait été tellement plus facile si le couple homosexuel avait été indiscutablement mauvais ! Mon choix entre bien et mal eût alors été vite vu ! Mais là, je m’impose arbitrairement de laisser de côté le « bien ». Alors que personne ne m’y oblige, par pure intuition et attachement au Réel durable, je pose la décision de la grandeur, du perfectionnisme, de la valeur ajoutée, de l’entièreté. Une folie. Je vous le dis ! C’est comme dompter une bête invisible.

Le Réel : notre meilleur allié pour parler d’homosexualité

Au fond, à propos de l’homosexualité, on nous fait peur et fuir avec uniquement ces deux petites interrogations : « Qu’est-ce qui différencierait le couple homo des autres couples ? » ou bien « Pourquoi l’amour homo serait-il moins plein qu’un autre, puisque c’est de l’amour ? » Car le plus gros tabou sur l’homosexualité qui soit, c’est finalement le thème de l’authenticité de l’amour homosexuel. Nous n’avons pas à nous défiler face à ces questions-bulldozer qui ne soutiennent rien mais qui donnent l’air de soupçonner/condamner d’avance. Au contraire, nous devons juste nous aider du bon sens et de l’observation du Réel.

Différences objectives entre le couple homo et le couple d’amour vrai

Si on vous regarde de travers ou comme un dangereux « homophobe » simplement parce que vous osez ne pas idéaliser le couple homosexuel, je vous suggère de vous appuyer sur ce qui me semble être les quatre limites (quasi objectives) du couple homosexuel, qui font qu’on ne peut ni le juger mauvais, ni le juger équivalent à l’amour vrai vécu dans le mariage femme-homme aimant ou dans le célibat consacré religieux librement choisi :
 

1 – Manque de solidité (Vous pouvez vous appuyer sur les pourcentages d’infidélité dans les couples homosexuels, données statistiques convaincantes et difficilement critiquables).
 

2 – Manque d’ancrage dans le Réel (Tous les couples homosexuels ont sans exception rejeté le socle fondamental du Réel sans lequel nous ne serions pas être là pour en parler : la différence des sexes).
 

3 – Manque d’ouverture à la vie (Le couple homosexuel est structurellement non-procréatif ; il n’est pas pleinement ouvert à la vie, même s’il peut être parfois fécond d’une autre manière).
 

4 – Manque de joie (ça, c’est la limite la moins statistique… ce qui ne veut pas dire qu’elle ne soit pas empirique. Pour l’instant, au jour d’aujourd’hui, je ne vois pas dans les nombreux couples homosexuels qui m’entourent cette joie que j’attends d’un couple d’amour plein).

Ça se mesurera à notre attachement à l’Église

Je remarque souvent que la garantie d’agir juste et d’aimer vraiment les autres, c’est l’amour de l’Église catholique institutionnelle. La différence entre les hypocrites et les vrais catholiques se fait juste à cela. Ceux qui prétendent aimer Dieu sans aimer son Église vaticane, en général, ne demeurent pas dans l’Incarnation, aiment les gens de loin, et reprochent au Clergé leur propre inaction/pharisianisme.

D’où ça vient ?

On entend parfois la question « D’où ça vient, l’homosexualité ? », ou même « De qui ça vient ? » et « À qui la faute ? ». Ce qui est pratique et juste quand on définit le désir homosexuel comme une blessure – et je crois que c’est ce qu’il est -, c’est que ce terme ne juge personne, et ne désigne aucun coupable, ni en amont, ni en aval. La blessure est la marque du mal, le signe du péché ; mais en aucun cas elle renvoie à un fautif, ou même à un état de pécheur de celui qui la porte. Elle est là, extérieure, et à reconnaître en tant qu’existante, et non fondamentale. La personne homosexuelle n’est pas pécheresse d’être blessée, mais le devient quand elle s’adonne en actes à sa blessure. Et si certains individus cherchent à dire qu’une personne homosexuelle est pécheresse de ressentir en elle un désir homosexuel, ou que les parents de celle-ci sont fautifs, vous pouvez toujours répondre ce qu’a dit Jésus quand, face à l’aveugle de naissance, les pharisiens ont cherché à rationnaliser et à culpabiliser la cécité : « Ni lui ni ses parents ont péché. »

Le mot « Homophobie » à la place de la reconnaissance du viol

Le gros problème en ce moment dans les discours habituels sur l’homosexualité, c’est qu’on se focalise sur le terme « homophobie » pour ne pas parler du viol… alors que pourtant ces deux mots sont synonymes ! La grande majorité des personnes homosexuelles les ont opposés, ont mis l’un pour l’autre, afin que le vocable « homophobie » serve de cache-misère à ce qu’il prétend pourtant très sincèrement dénoncer. « Homophobie » est devenu avec le temps un mot magique qui vaudrait comme un argument indiscutable, un idole qu’on ne veut pas analyser. Il est une glorification (de l’agresseur ou de la victime) ou une sacralisation des intentions (de l’agresseur ou de la victime) plutôt qu’une reconnaissance des faits et de l’universalité de toute violence humaine.