Y a-t-il parmi vous un photographe en herbe qui n’a pas besoin d’argent (parce que je ne peux pas lui en donner lol) mais qui serait ok pour faire à Paris une rapide séance shooting gratos en vue de réaliser deux photos de couverture pour mon prochain livre que je pense intituler : « Pourquoi l’homosexualité est LE sujet le plus important et prioritaire pour notre monde d’aujourd’hui. Et pourquoi ce sera nié et on te traitera comme de la merde (y compris dans l’Église catholique) » ? Quelqu’un de motivé ? Merci à vous.
Ce livre n’est pas une blague. En rédigeant le contenu de mes deux prochaines conférences en Suisse, je me rends compte que c’est tellement bon, documenté, percutant, imparable (même au niveau de la Charité), que je peux tout à fait en faire un mini-livre, en deux parties synthétiques, avec plein d’exemples pour illustrer. Alors maintenant que je sais qu’il est facile d’éditer par soi-même, je n’hésite plus !
Voilà ce que je mettrais en 4e de couverture, ou en introduction :
« Tu parles d’homosexualité en vivant ce que demande l’Église Catholique (à savoir la continence) et en relayant son message le plus fidèlement possible, en expliquant de manière claire et aimante la réalité de l’homosexualité, les mécanismes de l’homophobie. Plus encore, tu démontres par a+b que l’homosexualité n’est pas un petit sujet, mais qu’elle est au contraire le support affectif le plus plébiscité au monde (y compris par ceux qu’elle gêne), l’alibi principal qui fait que notre Humanité fuit la sexualité et rejette l’Église et le Christ (y compris les catholiques, quasiment tous favorables à l’Union Civile et silencieux à propos de « l’amour homo »). Mais non ! On te regarde comme un OVNI. On t’ignore. On te jalouse. On t’avance que tu « exagères », que tu « y vas trop fort », qu’« il y a des choses plus graves » (le chômage, la crise migratoire, l’écologie, le Pape, le transhumanisme, l’avortement, l’Islam, le terrorisme, etc.), que tu es « orgueilleux, fou, mono-maniaque, radicalisé, paranoïaque et narcissique » (sous-entendu pour eux : « …comme toutes les personnes homosexuelles »). On t’invite à te la fermer et à revenir après deux années de congé sabbatique. Alors à un moment donné, la Vérité explose…
Ce livre de Philippe Ariño, très ramassé, entend mettre les points sur les « i » par rapport à l’homosexualité, sa place mais également l’omerta dont elle fait l’objet, en particulier dans les rangs de l’Église Catholique, alors même que l’Église du Christ est très claire sur le sujet. Ce n’est pas un règlement de comptes mais plutôt une démonstration factuelle indéniable que la dernière Passion de l’Église est toute proche, mais également que le meilleur est devant nous puisque tout reste à faire ! Le champ de la sexualité a été totalement déserté. Et la France, bien humiliée et confrontée à son orgueil, va très bientôt se réveiller ! »
Il m’arrive des trucs trop bizarres en ce moment lol… Le Seigneur me fait des cadeaux de ouf !
Aujourd’hui, j’ai failli aller à la messe de midi à Saint Séverin (Paris), plus proche de chez moi, mais quelque chose m’a poussé à aller plus loin, à la messe à Saint Roch à 12h15. Et bien m’en a pris !
Le prêtre qui célébrait seul, le père Brière, a choisi de centrer toute son homélie sur un détail de l’Évangile du jour : le van et le verbe « vanner » : « Il tient dans sa main la pelle à vanner » (Mt 3, 1-12) Il se rappelait des souvenirs d’enfance, et soulignait le travail de nettoyage du grain qu’opèrera le vent de l’Esprit.
Et en moi-même, j’ai rigolé et remercié le Seigneur, car deux jours avant, en revenant à pieds de la messe du Sacré-Cœur, à 23h, j’ai – je vous jure que c’est vrai – écouté en marchant la radio Rires et Chansons, et suis tombé « par hasard » sur le sketch humoristique de Muriel Robin, « Le Dictionnaire », qui s’achève précisément par un chapitre dédié au verbe « vanner » (Robin joue avec l’homophonie et la sémantique vanné = fatigué : 14’36). Coïncidence inouïe ! L’Esprit Saint a trop d’humour et réserve à chacun de nous des surprises géniales !
J’aime la messe à Saint-Roch car même si elle a l’air de réunir de la bourgeoise à manteau de fourrure (il y en avait justement une devant moi), eh bien au moment du baiser de paix, contrairement à bien des paroisses gauchistes où il n’y a aucune chaleur dans l’échange corporel et spirituelle, j’ai eu droit aujourd’hui avec chacun de mes six voisins à une vraie attention, des regards appuyés et aimants.
À cette messe de petit comité, j’ai notamment été touché par la voix très habitée (Robert Hossein, à côté, c’est de la rigolade) d’un monsieur que je ne voyais pas, mais qui m’a aidé à prier tellement elle était belle. À la fin de la messe, je me suis retourné. J’ai remercié cet homme plutôt âgé. Il m’a dit qu’il est comédien professionnel et qu’il a mis en scène Le Dialogue des Carmélites de Bernanos (pièce qu’on m’a offerte et qu’il faut que je lise sous peu) : Olivier Fenoy. Autre cadeau de Jésus. Nous étions très contents de nous découvrir en Christ !
Je suis triste de constater qu’au moment de dénoncer le bilan désastreux du quinquennat d’Hollande, les opposants politiques – y compris ceux du FN – du président n’ont même pas le courage de nommer explicitement « le mariage gay » (ils préfèrent se rabattre sur la mention du chômage, de la Loi Travail, de la sécurité, du terrorisme, de la crise…) alors que la Loi Taubira est de loin la plus grave, celle qui a semé toute la pagaille, et la seule loi que François Hollande a réussi à faire passer. La lâcheté et la mémoire courte des successeurs de notre chef d’État sont finalement tout aussi minables et inquiétantes que l’absence de renouvellement de candidature présidentielle.
Jésus est bon. Et quand Il dit que le fardeau qu’Il nous donne à chacun est léger (« Mon joug est tendre et mon fardeau est léger. » Mt 11, 30), c’est bien vrai. Avant-hier, c’est en essayant de formuler à Xavier Lemoine comment j’étais attaqué à cause de l’homosexualité (il est l’un des seuls à mesurer la primauté et le poids central de l’homosexualité sur l’échiquier mondial) et surtout pourquoi j’allais paradoxalement si bien dans les persécutions que je vis, que j’ai pu mettre des mots sur les raisons pour lesquelles, par miracle et par Grâce, on me laisse encore vivant. En effet, si d’un côté les catholiques me soutenaient (comme ça devrait être logiquement le cas), s’ils m’offraient une audience importante et ne me méprisaient pas, et si de l’autre côté les militants gays friendly ne me suspectaient pas de folie, à l’heure actuelle, ma liquidation s’imposerait. Je serais vu comme dangereux et à neutraliser d’urgence.
Mais l’isolement (exercé par les catholiques) d’une part, et la présomption de folie (exercée par les militants LGBT) d’autre part, sont autant mes croix que mes protections. Ce sont les deux fardeaux que Jésus a permis que je porte pour les transformer en pare-feu. Les catholiques, par leur indifférence, par leur abandon, par leur reniement de mon message (pourtant central et irremplaçable pour tous leurs combats), par leur mutisme (c’est assez flagrant dans le cas de VITA, de LMPT, et de tous les médias catholiques, qui adoptent la stratégie de la sourde oreille avec moi : mépriser une seule personne, ça leur coûte moins cher que de risquer l’impopularité, de me laisser leur place et d’avouer leurs torts, leurs peurs, leurs contradictions, leur collaboration au Système qu’ils dénoncent, leur carriérisme, leur jalousie, leur illégitimité), me rendent finalement insignifiant, invisible, méprisable, inattaquable à leurs propres yeux et aux yeux de mes ennemis. M’attaquer et me répondre signerait leur perte… puisque face à moi, ils n’ont aucune argumentation et aucune excuse de poids pour justifier ma mise à l’écart. Ludovine de la Rochère, par exemple, n’a jamais eu rien à me répondre. Tugdual Derville non plus. La seule chose qu’ils ont à me reprocher, c’est que je leur reproche des choses, c’est la soi-disant « absence de forme et de charité » du fond juste que je délivre et sers.
Idem du côté LGBT : la mauvaise foi des promoteurs de « l’amour homo », leur ignorance, leurs faux témoignages, leur haine à mon égard, le bruit qu’ils font courir sur ma supposée « folie », « dangerosité », « orgueil », « refus de me remettre en question », voire « libertinage masqué », m’invisibilisent de la même manière. M’attaquer frontalement me ferait davantage de publicité, diffuserait mes idées et prouverait au grand jour que les fous, ce sont eux. La présomption de folie m’enserre comme une camisole de force autant qu’elle me protège (encore un peu) des coups, des insultes et du meurtre.
Concernant la puissance de la réputation de folie/d’orgueil, je garde en mémoire une des techniques qu’avait mises en place la journaliste Florence Aubenas pendant sa captivité en Irak en 2005 pour avoir la paix et finalement échapper à l’ambiance délétère qui avait rendu certains de ses compagnons de captivité complètement cinglés (leurs geôliers étaient capables de les dresser les uns contre les autres pour une portion de vache-qui-rit !) : elle s’était révoltée hystériquement une seule fois contre le traitement qu’on leur infligeait (ce qui lui avait valu d’être passée méchamment à tabac, d’ailleurs), puis ensuite, comme on l’avait étiquetée « folle », on la laissait tranquille et on n’insistait pas. On pardonne tout à celui qu’on dit « fou », et parfois même on va jusqu’à lui accorder exceptionnellement une grâce, un traitement de faveur. Exception permise par le mépris et surtout la faiblesse du diable vaincu par Jésus. La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs devient (pas « est ») la pierre d’angle.
Alors, même si je suis tenté de m’insurger contre Jésus et de me plaindre de ma situation, je ne le suis pas. Même si je suis tenté de perdre la Charité au nom de l’annonce de la Vérité, j’essaie de rester aimant. Même si je suis tenté de quitter l’Église Catholique Institution et le Pape, je n’en ai pas du tout l’intention. Je gueule, ça, oui. Je continue de dire ce que je pense et de dénoncer ceux que j’appelle « les cathoscons et les cathosbobos » (Jésus n’a pas été plus tendre avec les pharisiens), car en ce moment, ils sont légion et on n’entend qu’eux (surtout les cathos bobos anars d’extrême droite qui méprisent les bobos et lesdits « les modernistes »). Mais je prends avec joie ma part de souffrance. C’est bien parce que c’est Jésus qui porte la grosse part ! Le Mystère d’iniquité est finalement une gloire. Les deux réputations infâmantes (« l’isolé diviseur » construite par les pharisiens « catholiques », et « le fou incompréhensible et homophobe » construite par mes frères homosexuels et « hétérosexuels » proclamés) me plombent autant qu’elles me gardent. Elles me rendent invisibles et empêchent (encore) mes ennemis de me tuer, de s’attaquer à moi physiquement.
Il y a une autre raison qui explique qu’on m’épargne (encore un peu) et qu’apparemment la persécution me sauve : c’est que le bien est fait (c’est tout le sens du titre de la rubrique « Je l’ai dit » de mon blog, et également des paroles du Christ Lui-même : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. » Mt 24, 35). J’ai, pour le malheur des menteurs, des romantiques et des libertins, écrit et étudié sur l’homosexualité. Et bien écrit, en plus. Ça ne pourra jamais être effacé. C’est fait. Ils ont déjà perdu. Mon Dictionnaire des Codes homosexuels a démasqué et tué la bête de l’homosexualité. Mon blog CUCH a démasqué le diable de l’hétérosexualité. C’est trop tard pour les méchants. Maintenant, la seule chose qu’ils peuvent faire, c’est que mon travail tombe dans l’oubli, c’est limiter sa propagation, c’est m’ignorer et salir ma mémoire. C’est bien tout. Et quand bien même je ne vivrais plus ce que je dis ou vivrais une vie de débauche post-écriture, quand bien même ils supprimeraient mon corps, c’est fini pour eux. Le message est plus important que les actes et les corps humains mortels, même si les actes et les corps incarnent et aident indéniablement à porter le message et à le rendre aimant, vivant.
Quand je vous dis que la bière est sacralisée et immatérialisée par les bobos pour remplacer le Sang sacré de Jésus, je ne déconne pas du tout : nouvelle preuve avec cet article du Monde. La bière belge rentre au « Patrimoine immatériel de l’UNESCO ». Mais oui.
Les Boboscathos ne font guère mieux que les mondialistes…
Ce que l’Alliance VITA (qui se réunit en ce moment en réunion d’urgence pour tirer la sonnette d’alarme) n’a toujours pas compris, c’est que leur opposition au délit d’entrave à l’avortement est balayée par la propagande de l' »amour homo ». Ils s’attaquent aux symptômes/conséquences et pas à la cause/intention sentimentale des lois transhumanistes. Ils hurlent au « déni de réel« , à la violation de la « liberté d’expression et de conscience » (les expressions qui ne veulent rien dire et qui s’alignent au subjectivisme libertaire qu’ils dénoncent), au « totalitarisme idéologique » (chacun voit le totalitarisme où il veut…), mais en réalité, ce sont eux qui sont dans le déni de réel en se réfugiant derrière le natalisme et le familialisme quand en face on ne leur parle que d’amour et d’homosexualité.
Les catholiques français vont-ils enfin reconnaître la centralité du traitement de l’homosexualité dans les débats sociaux, y compris si l’homosexualité non actée est un détail, y compris si l’homosexualité n’a apparemment rien à voir avec l’avortement, l’euthanasie, le terrorisme, l’Islam, le chômage, le transhumanisme, l’anticléricalisme, etc.?? Ils sont bouchés et orgueilleux. Principalement par homophobie.
Et les CathosCons qui pleurent leur « bien commun », leur « liberté d’expression », leur « liberté de conscience »… (ils n’osent pas encore parler de leur « liberté de croyances », mais ça ne saurait tarder !)
Pour déboboïser l’Église Catholique, s’il vous plaît, lisez mon livre Les Bobos en Vérité. Je découvre à l’instant ces saint Pierre et saint Paul hipsterisés d’Aleteia, et j’avoue que là… j’ai comme une vision d’horreur hétérosexuelle sous les yeux (Manque plus que la bière, Vinz le Mariachi et la ville de Lyon en fond d’écran…).
Voici une nouvelle édition du Journal de l’Antéchrist (avant que celui-ci ne soit un jour télévisé), spéciale « Handicap et la solidarité comme nouveaux Eldorados de l’Antéchrist : l’Amour énergétique ». Vous allez comprendre.
a) Handicap mon amour : le support du chantage antéchristique technologiste
Humanité « restaurée » sous la (bonne) excuse du handicap
En ce moment, le handicap a le vent en poupe (Je n’ai pas dit « les personnes handicapées », et encore moins « toutes les personnes handicapées »… car elles, malheureusement, le Gouvernement Mondial veut s’en débarrasser au plus vite pour établir un « monde parfait », sans souffrance, sans erreurs, sans imperfections, sans limites et sans mort, et finalement sans humanité). Ah ça, les transhumanistes l’aiment, le handicap ! Ils l’applaudissent à fond !… à la veille de le supprimer, et dans le but de l’utiliser comme alibi émotionnel pour imposer à tous les êtres humains la Nouvelle Religion naturelle fondée sur la technologie, l’égalitarisme, la sécurité, la santé, l’amélioration de l’Humain, le progrès, le succès, l’optimisme, le développement personnel, la réalisation de soi grâce aux autres, le dépassement des limites. À l’heure actuelle, aux côtés de l’homosexualité, le handicap rafle tous les concours de télécrochet (Yoann Fréget, Jane Constance, Grégory Lemarchal, Sly, Sophie Vouzelaud, etc.). Sublimation collective de la faille, de la maladie, de la difficulté, de l’épreuve, des obstacles, de la force pour se battre et s’en sortir. Ça a l’air cool et magique, le handicap. C’est la course à la plus grande victime qui émouvra le plus, « fera dresser les poils », donnera une inégalable et incroyable « leçon de vie » à toutes les caméras de télé, et prouvera que finalement tout est possible à partir du moment où on est fidèle à soi-même. C’est le handicap au service de l’individualisme, de la subjectivité personnelle, de la technologie, de l’autonomie, de la détermination, de la volonté humaine.
Le cas de la chanteuse réunionnaise Jane Constance, adorable aveugle de naissance et grande gagnante de The Voice Kids 2 en 2015 en France, en fournit un excellent exemple : avec toute le respect et le courage qu’on peut attribuer à la jeune fille, il est facile d’entendre dans son discours tout le jargon de l’humanisme intégral antéchristique, avec son cortège de « valeurs », de convictions et de bons sentiments : la grâce, la pureté, la combattivité, la force et la foi, la solidarité, le travail, le naturel, l’espoir, la sincérité, la fragilité, la rage de s’en sortir, l’amitié, le courage de surmonter ses peurs et ses épreuves, etc. Dans ce cadrage spécifique du handicap, on s’appuie uniquement sur ce qui est touchant, émouvant, et on enlève tout ce qui nous confronte aux ambiguïtés du handicap au quotidien et qui ne redore pas la personne handicapée, tout ce qui la rend responsable de sa vie et de la manière dont elle gère son handicap. Ce n’est finalement pas un portrait qui respecte vraiment la liberté et l’identité des personnes handicapées. L’Amour vrai, Lui, s’arrête sur les fragilités qui ne sont pas touchantes et qui sont même impopulaires : les péchés, la bêtise, la souffrance, la révolte, l’agressivité, les crimes, les défauts insupportables, la complicité des « victimes » avec le mal qu’elles portent, les échecs, les impossibilités, etc. L’abord médiatique actuel du handicap, même s’il est embellissant et qu’il place sur un piédestal pendant 15 minutes les personnes souffrant d’une déficience, isole – j’ose le dire – les personnes qu’il prétend honorer. Il les isole sous couvert d’autonomie et en leur faisant miroiter un avenir meilleur et sans leur handicap (donc finalement sans elles !).
C’est ce paradoxe qui m’a frappé quand j’ai entendu il y a trois jours (samedi 26 novembre) l’intervention radiophonique de la scientifique Hélène Dollfuss sur France Info : entre ce qu’elle proposait d’apparemment révolutionnaire/louable (un soulagement de la cécité par la greffe de rétines, qui permettra peut-être dans 20 ans de rendre la vue aux aveugles) et son obsession de « l’autonomie » (elle a répété le mot plusieurs fois), on a de quoi se dire que la solidarité progressiste des scientifiques prend une tourne bien plus isolante et individualiste qu’elle n’en a l’air. On ne veut pas accueillir la personne handicapée pour l’accompagner sur la durée : on veut la libérer de son handicap pour la rendre autonome et la mettre à distance, l’écarter. Sublime paradoxe des bonnes intentions dont l’enfer est pavé… On le constate d’ailleurs avec toutes les ambiguïtés soulevées par le Téléthon ces dernières années.
À l’heure où je vous écris, le handicap devient le grand ambassadeur du transhumanisme, du déni des limites, de la toute-puissance des Super-héros, tous ces mythes progressistes qui paradoxalement s’éloignent des Hommes réels, vulnérables, et même des personnes handicapées qu’ils se proposaient au départ de servir. Le message du Gouvernement Mondial handicapés friendly pourrait se résumer ainsi : l’Homme doit se débrouiller pour être, dans les limites imposées par la vie et surtout celles qu’Il s’imposerait (en refusant les progrès de « sa » science), ce qu’Il veut. Quel programme orgueilleux et bien peu humaniste, en réalité !
Même la plupart des catholiques s’y mettent. En travestissant, au besoin, saint Paul et la Bible (« Quand je suis faible, c’est alors que je suis fort » 2 Corinthiens 12, 10), ou en se servant de leurs témoins publics ouvertement handicapés pour faire l’éloge des défauts, des handicaps, des fêlures, des imperfections. Le message a l’air évangélique, en plus : tirer partie de sa faiblesse pour devenir plus fort, transformer tout ça en « électricité » (comme le propose Jean-Baptiste Hibon : amour énergétique, quand tu nous tiens…), après tout, pourquoi pas. On a envie de signer en bas, de sourire à la vie face à tant de vulnérabilité joyeuse. Et effectivement, ce message devient vraiment magnifique si et seulement s’il est vraiment pratiqué et enduré dans la Croix et le Réel, dans la rencontre sur la durée, s’il est vécu dans l’annonce explicite et impopulaire du Christ. Mais pour lui-même, et sans le Christ, il se perd dans les oubliettes du souhait humain d’immanence, un souhait détestablement égoïste en même temps qu’émouvant. La personne handicapée, c’est vraiment la proie facile du bobo. Je connais quelques « catholiques » qui, avant de claquer (définitivement ?) la porte de l’Église, sont passés par le sas de l’engagement à l’Arche de Jean Vanier (structure d’accueil catholique des personnes handicapées), pour se trouver une excuse de bien juger ensuite les soi-disant « embourgeoisement » et « inactivité » des catholiques réguliers « valides » et se justifier de trouver la véritable Église hors de l’Institution !
Les agents bobos du Gouvernement Mondial veulent absolument libérer et soulager les autres (les pauvres, les personnes homosexuelles, les personnes malades, les migrants, les personnes « en situation de handicap ») pour prouver qu’ils sont très bons et capables de s’émouvoir, de se sentir vivants et vibrants, qu’ils aiment l’Homme même quand ils Le tuent. Ils veulent le bien des personnes handicapées sans le faire concrètement, ils se rattrapent en leur écrivant une vie cauchemardesque (exemple avec Vincent Lambert), parce qu’ils projettent sur eux leur propre malheur de les voir ainsi limitées, leur propre libertinage ou impuissance/égoïsme à ne pas chercher à les aider toutes. Mais leur ont-ils demandé leur avis ? Sont-elles aussi malheureuses qu’ils le pensent ? Et aussi heureuses qu’ils l’imaginent quand ils leur mentent sur leurs limites et qu’ils leur promettent d’éradiquer la soi-disant « source de leur mal-être existentiel » ? Certes, elles ne se complaisent pas (toujours) dans leur handicap, auraient souvent préféré ne pas être handicapées. Mais certaines ne demandent pas du tout à être libérées de leur handicap à tout prix (comme par exemple certains aveugles), ne souhaitent pas d’acharnement thérapeutique ni biométrique, ont appris à bien vivre avec ce qu’elles n’ont/n’auraient pas choisi : leur handicap.
Je trouve l’instrumentalisation des personnes fragiles (physiquement et parfois psychologiquement) assez ignoble, même si elle se veut sincère et justicière, même si elle vend parfois du rêve, même si elle ouvre une vitrine pour une visibilité inédite (exemple : Jeux Paralympiques, accueil d’un petit trisomique par des footballeurs professionnels devant les caméras du monde entier, etc.), même si elle permet une forme d’aide et qu’elle fait quelquefois concrètement du bien. « C’est mieux que de ne rien faire » me rétorqueront ceux qui ne voient pas le mal derrière la technologisation universelle que les personnes handicapées endossent à leur insu. Mais qui a laissé croire que le diable n’était pas capable d’émouvoir et de s’émouvoir face à ses proies avant de les écrabouiller ? n’était pas capable de se persuader qu’il aimait ceux que concrètement il déteste et jalouse ?
Je ne crois pas en cette vénération de la faiblesse pour elle-même, de l’erreur, de la maladie, des imperfections, des signes de péchés. Je la trouve suspecte, car elle prétend remplacer la Force qui transcende la faiblesse/blessure (cette force étant Jésus) par la faiblesse elle-même. Comme si le mal contenait son propre antidote, constituait sa propre solution, avait des vertus aussi bonnes que le Bien qui l’utilise et le dépasse. En défendant ce pseudo « équilibre » entre force du Bien et force du mal (forces dites « équivalentes »), on se trompe de Dieu et on confond le moyen avec le but. C’est du manichéisme pervers et orgueilleux.
En ce moment, je suis saisi par la propagande qui travestit le mal en bien, et qui opère une sorte de hold-up de Jésus, de prise d’otage de tout ce qui est bon, pour l’utiliser comme alibi pour la technologisation du monde et pour imposer entre l’Homme et l’Amour l’interface technologique : la solidarité (Le boboïsme n’est pas autre chose que la croyance que l’Homme pourrait se créer et se sauver par ses propres actes de solidarité), la gratuité (J’ai carrément vu dans la galerie marchande des Halles à Paris des panneaux géants diffusant des publicités du site Welp, sorte de AirBnB du service et de la gratuité : encore un W antéchristique qui traîne), le handicap, la fragilité, l’amour (ça fait maintenant vingt ans que les sites de rencontres amoureuses existent), le bonheur (il serait facilité par la technologie, et même carrément technologique !), l’opposition à cette propagande (On nous fait intégrer la Blockchain en nous donnant l’illusion qu’on s’y soustrait : « Rentrez dans la rébellion » nous invite par exemple E. Leclerc ou les réalisateurs de la « 5e Vague ») et même Jésus, l’Église catholique.
Entre lui et les autres, les écrans… Le Pape face à la réalité numérique « engagée »
Je pense avoir compris une chose très importante en échangeant dernièrement sur la Place de la Bastille avec des protestants qui ont poussé des hauts cris quand j’ai sorti de la poche de mon manteau ma grosse Croix du Christ : il existe une forte tendance, chez les bobos cathos gauchistes protestantisants et les bobos cathos gauchistes ou d’extrême droite (cf. les codes 38 et 39 de mon livre Les Bobos en Vérité), à rejeter la réalité de la Croix (même si intellectuellement et spirituellement, ils n’ignorent pas que Jésus est mort sur la Croix ; et même si certains arborent la Croix en label). À la fois ils ne parlent que de Résurrection, à la fois ils considèrent que le mal ou la souffrance n’existe pas sous prétexte qu’il/elle ne devrait pas exister. Je retrouve vraiment cela dans le témoignage d’une personne handicapée internationalement très connue, l’Australien Nick Vujicic, qui incarne la possibilité/la chance de s’en sortir au-delà de l’imaginable et de l’handicap, et surtout « grâce à Jésus ».
Pas de bol pour lui : il est porteur d’un handicap qu’il n’a pas encore identifié (car il s’agit d’un handicap spirituel), et qui certainement fait plus de ravages en lui et sur les autres que son handicap physique de naissance qui l’a privé de ses mains et jambes. Je veux parler du protestantisme. Se couper des sacrements de l’Église Catholique (l’Eucharistie, la confession, le sacrement de l’ordre, la vénération de la Vierge Marie, etc.), ce n’est pas un petit manque ! Ce n’est pas un petit handicap ! Nick Vujicic incarne pour moi – et là, je ne parle pas de sa personne, infiniment aimable, mais bien de son attitude et de ses paroles – exactement ce que fait le Gouvernement Mondial avec le handicap (cf. le décor plein de cubes derrière lequel Nick parle, ainsi que le fond musical New Age à la fin de la vidéo ci-dessus), à savoir un stand-up humoristique à l’américaine, pêchu, émouvant et spiritualiste, en l’honneur d’un narcissisme insoupçonnable puisque ce dernier se fait appeler « Dieu », « fragilité », « humilité », « victoire surnaturelle sur le handicap », et qu’il revêt objectivement et corporellement l’apparence d’une limite physique impressionnante et incontestable.
Dans les shows de Vujivic, il est beaucoup question de « Jésus », de sa Puissance, de la Résurrection, de l’Amour qu’il porte à chacun au cœur de ses fragilités… mais il n’est pas du tout fait mention de la Croix et du péché. C’est la popularité qui est recherchée, la récolte de « Amen », d’assentiments et d’« Alléluia » automatisés ponctuant les fins de phrases qui est visée. Mais le péché n’est pas abordé de manière concrète et personnelle. Vujivic veut à tout prix prouver aux yeux du monde sa coolitude, prouver le désintérêt personnel qu’il trouve à sa démarche de témoignage public, et même son désintérêt personnel par rapport à son handicap (sans doute ne veut-il pas être soupçonné de faire de ce dernier un business pour se mettre en avant)… mais il fait tellement de bruit pour s’effacer qu’il ne s’efface finalement pas. Il nous parle sans arrêt d’humilité et du Christ. Mais concrètement, l’humiliation, il la fuit. Il aborde le mal qu’on lui a fait et qui l’a fait souffrir, le mal qu’il porte encore et qu’il n’a pas choisi. Mais il ne parle pas du mal qu’il fait ou qu’on lui fait présentement. Il ne prend pas le risque de nommer les maux universels plus ambigus qui lui feraient perdre son audience. C’est toujours plus facile de déclarer victorieusement « Le mal, c’est pas bien, et je lui fais la nique grâce à Jésus ! » que « Le mal, c’est ça. Et je le fais encore. » C’est déjà bien, me direz-vous, d’avoir un message d’espoir positif sur la grandeur de Jésus par nos faiblesses et ce que nous sommes (il m’est arrivé de tenir ce discours positif et encourageant à propos de l’homosexualité aussi). Mais plus grand est le témoin qui parle des péchés plutôt que des signes de péché, plus grand est le pécheur qui dit son péché et sa difficulté à pardonner, que celui qui parle des péchés qu’on lui a faits, du handicap qu’il « subit » et des maux qu’il porte involontairement. C’est facile de pardonner à celui qui nous a fait du mal, ou d’émouvoir sur des choses qu’on n’a pas choisies (par exemple le handicap) et qu’on nous a faites ; c’est beaucoup plus difficile de reconnaître ses torts et le mal qu’on a choisi. C’est dur de porter l’infamie de la Croix, l’impopularité de la Croix et du discours de Vérité, de porter la Croix qui divise et qui ne brille pas, Celle qui inquiète et fait honte ou fait douter, Celle qui nous fait passer pour un fou ou un psychopathe ou un gars pas saint, Celle qui n’émeut pas et n’amuse pas. La sainteté, c’est humainement minable et mortel, ne le perdons pas de vue.
Dans le discours de Vujivic qui (et je m’en réjouis) ramène sans doute des gens à Jésus (mais est-ce le bon Jésus ? c’est là toute la question…), je n’entends aucune crainte de Dieu. J’entends au contraire une inquiétante assurance de son propre Salut. Où est l’humilité là-dedans ? On peut espérer, on peut croire et placer son Espérance en son Salut. Je ne dis pas le contraire. Mais qu’en savons-nous ? Est-ce nous qui décidons d’être sauvés ? Non. C’est Jésus (même si les protestants, contrairement aux catholiques, sont convaincus qu’ils sont davantage sauvés par leur foi et leur conviction d’être sauvés par Jésus que par Jésus Lui-même : un comble !). Moi, personnellement, je tremble et je continue de trembler. Je suis terrorisé à l’idée d’aller en enfer. Et je connais trop mes péchés, mes incohérences, mes contradictions, ma fausse humilité, pour accepter qu’on me dise saint ou prophète. Sans fausse humilité, je réponds aux rares qui s’emballent sur mon cas personnel : « Mais de quel droit vous me tressez une couronne de saint ?? Seul Jésus connaît mon cœur et sera à même de le juger. Seul Dieu dit qui est saint ou pas ! » Moi, je n’en ai rien à faire que vous me croyez saint. Si jamais c’est le cas, je ne veux l’entendre que de Jésus !
Vujivic raconte également les miracles qu’il a opérés par sa prière. Certes, il conclut, « à la évangélistes », que « tous les honneurs vont à Dieu »… mais le problème, c’est que « Dieu » est le nom qu’il donne inconsciemment à ses prières. Et pour couronner le tout, il se permet de prédire ce que Dieu va faire pour les autres, et parle de Lui au futur. À mon avis, parier sur l’efficacité humaine de Jésus est typiquement protestant. La Croix et le fait que Jésus ait été identifié au péché à travers Elle, ça échappe complètement aux évangélistes et à leurs télévangélistes. Cet éloignement de la réalité de la Croix et de l’indignité peu bling-bling de la Croix de Jésus vient certainement du fait que les protestants, en ayant enlevé tous les crucifix de leurs lieux de culte, n’ont plus l’occasion de contempler le sens profond de la honte du supplice de leur Roi, de notre Roi. Et pour le coup, beaucoup de témoins évangélistes, dont la vie a l’air édifiante et courageuse car elle semble souffrante et brillamment joyeuse à la fois, se transforment en publicistes de Jésus et passent à côté des versets bibliques qui démasqueraient leur arrivisme : « Plusieurs viendront sous mon nom, disant : ‘C’est moi qui suis le Christ’. Et ils séduiront beaucoup de gens. » (Mt 24, 5) ou bien « Malheur, lorsque tous les hommes diront du bien de vous, car c’est ainsi qu’agissaient leurs pères à l’égard des faux prophètes ! » (Luc 6, 26) ou encore « Tu n’invoqueras pas le Nom du Seigneur ton Dieu en vain ; car le Seigneur ne laisse pas impuni celui qui invoque Son nom en vain. » (1 Rois 18).
La sainteté, je crois, c’est renoncer à la renommée, c’est accepter d’être impopulaire (sans le chercher et sans se rendre détestable) au nom du Christ et à cause de ce qu’Il nous fait dire, c’est même consentir à recevoir un diplôme de « faux saint », de « menteur », de « fou diabolique » et d’« imposteur (la pancarte INRI sur la gueule, la couronne d’épines sur la tête) de la part des athées et des « catholiques » pharisiens suite à leurs faux témoignages. Chez les personnes handicapées physiques connues (et pas que protestantes) ou bien chez les personnes souffrantes médiatisées (maladie, combats, histoire personnelle et familiale éprouvée, etc.), il y en a actuellement peu qui soient impopulaires. Personnellement, je n’en connais pas. Il y en a en revanche beaucoup qui sont « populairement impopulaires », « populairement incorrectes » ; elles disent des vérités parfois christiques, mais pas celles qui les rendraient impopulaires ou qui feraient polémiques. Le handicap doit, selon les critères médiatiques et ecclésiaux, briller, ne pas diviser. Je pense qu’il s’agit là d’une atteinte qui est faite à l’ensemble des personnes handicapées, et qu’il faut nous méfier de l’handicap en tant que vitrine du Gouvernement Mondial, et même en tant que vitrine de « Miséricorde catholique ».
Actuellement, le handicap sert d’alibi à la percée du digital (prothèse, puce, etc.)
b) Le phénomène David Laroche : la dictature de l’optimisme et de l’amour énergétique
Noachisme et Handicap
En lien avec l’idolâtrie antéchristique et bobo pour le handicap (ce n’est pas un hasard que Jean-Baptiste Hibon soit d’ailleurs tombé dans le panneau : il n’est jamais facile d’admettre qu’on a pu exploiter son propre handicap et sa propre foi ; et Jean-Baptiste a comme par hasard refuser de lire mon livre sur les bobos), je voulais m’arrêter sur un cas d’école de l’humanisme intégral du Gouvernement Mondial : les conférences et vidéos de David Laroche. Laroche est un jeune blond apparemment très en vogue sur les réseaux sociaux, et dont le discours positiviste (au double sens de l’adjectif) martèle exactement ce que l’Antéchrist essaie d’imposer à l’Humanité : l’autocréation (et en toile de fond, l’autodestruction) de l’Homme par sa « propre » bonté et volonté.
Avec David Laroche, on est servis question positive wording de l’humanisme intégral, humaniste intégral qui est le pendant extrême d’un spiritualisme intégral porté par le monisme, le noachisme, le New Age, et par bon nombre de catholiques bobos (gauchistes, fillonistes et surtout d’extrême droite). En résumé, l’humanisme intégral soutient la Religion Naturelle technologiste et une divinité qui n’est plus Jésus mais une fraternité purement humaine et énergétique reliant tous les Hommes (que j’appelle « l’amour énergétique ») ou encore une « chrétienté » identitaire, politisée, culturalisée. Cette « religion » – qui se fait plutôt appelée « foi » les rares fois où elle est nommée – est pensée et organisée par la Franc-Maçonnerie au sens large, et par une frange sédévacantiste (anti-Pape) de l’Église catholique d’autre part. Elle planifie la création, la réalisation, et l’amélioration sans fin de l’Homme par Lui-même.
Le discours positive attitude de David Laroche aligne tous les lieux communs de l’idéologie des Lumières : les valeurs du Christ sans le Christ (la vérité, la charité, le respect, l’espérance, la résurrection, etc.), les deux champs lexicaux de la Franc-Maçonnerie (l’architecture + la lumière), les méta-vérités (c’est-à-dire un « discours sur le vrai » pour ne pas nommer le Vrai, ainsi qu’une succession de lapalissades, d’évidences anthropiques), l’accent sur l’agir ou le faire (on retrouve cette obsession pour l’action identitariste dans le boboïsme : cf. le livre Faire de François Fillon ; le discours sur l’engagement du père Pierre-Hervé Grosjean et sur la transmission du culturel chez François-Xavier Bellamy ; les slogans « dynamiques » d’Emmanuel Macron comme « En marche » et « défi » ; le discours mondial omniprésent sur la création/créativité), la sacralisation sociale du mot « Amour » (et ses dérivés : la charité, la vie, la confiance, la foi, le partage, le faire ensemble, le bien commun, etc.), le primat de la subjectivité individuelle (point de vue, regard, opinion, pensée, volonté, intention, concentration, détermination, perceptions, sentiments, imagination, intuition, etc.). Les pages Facebook intitulées Inside Project – qui portent bien leur nom puisqu’il s’agit d’enfermer l’Homme sur Lui-même en lui faisant croire qu’Il s’ouvre aux autres et au Cosmos – sont un festival de boboïsme transhumaniste. Laroche y étale ses proverbes creux de Maître Yann, à pleurer de naïveté et de volontarisme. Et le pire, c’est que beaucoup de gens plébiscitent. Évidemment : difficile de s’opposer frontalement à l’optimisme (cf. mon code bobo n°9 « Optimisme et espoir » dans mon livre Les Bobos en Vérité) !
Mais derrière l’optimisme de fond, derrière l’altruisme désintéressé affiché, il ne faut pas croire : il y a de la conquête, des dents qui rayent le parquet, de l’égoïsme et très peu d’humilité. Laroche n’est pas du tout là pour aimer : il est là pour dire à chacun d’entre nous (cliniquement, combativement, comme un coach de développement personnel, employé pour « accroître la confiance en soi ») qu’il peut être aimé et qu’il peut aimer… ce qui est bien différent de l’Amour vrai. Il est là pour diffuser au maximum les ondes positives et que ça circule, que ça prolifère, que ça augmente (c’est l’idéologie de l’Humain augmenté) pour nous débarrasser des « énergies négatives » qui sont en nous, pour nous dire que nous sommes tous supers (grâce à nous-mêmes et à notre volonté). Et surtout, il défend l’idée très mégalomaniaque selon laquelle on serait ce qu’on veut (si, bien sûr, on se dépouille de ses peurs, des regards et des clichés, blabli blabla).
Ce n’est pas – et il le dit lui-même – un discours Bisounours. C’est plutôt un discours idéologique et antéchristique (même si lui ne l’identifie pas du tout ainsi). D’ailleurs, sans le savoir, David Laroche édicte quelques grands préceptes du Gouvernement Mondial et de la Franc-Maçonnerie : 1) l’ordre par le chaos (Ordo Ad Chao) ; 2) l’amélioration de l’Humain par Lui-même et avec les autres humains (« Making good men better men » ai-je entendu au 14e Salon maçonnique de Paris) ; 3) la toute-puissance de la potentialité et de la subjectivité humaines sur le Réel et la Transcendance (la règle de Gabor, le physicien hongrois inventeur de l’holographie et Prix Nobel de physique en 1971, c’est « tout ce qui est techniquement faisable doit être réalisé, que cette réalisation soit jugée moralement bonne ou condamnable »). Bref, selon les transhumanistes pro-choix, tout ce qui est possible doit être réalisé, et peu importe l’éthique des moyens. C’est ni plus ni moins l’orgueil de penser pouvoir se créer sa propre vie. Le seul horizon recherché, c’est ÊTRE SOI et ÊTRE FIDÈLE À SOI-MÊME. Je vous laisse admirer la platitude et l’orgueil de cet anthropocentrisme théiste et énergétique (Laroche va jusqu’à parler du « fuel de détermination » et Jean-Baptiste Hibon d’« électricité » de l’âme) :
David Laroche n’est évidemment pas le seul à croire en « l’amour énergétique » (il ne l’appelle pas comme ça, d’ailleurs). Il est l’enfant de son époque et l’un des nombreux faux prophètes zélés qui se multiplient en ce moment. Un mélange de panique enthousiasmée appelant à la mobilisation de l’Humain tout entier (sans le Christ). Dernièrement, j’ai découvert le vidéo-clip de la chanson « Comme avant » de David Hallyday. Dans la même veine musicale que les chansons « de stade » planantes de Coldplay, Pink Floyd, Mylène Farmer, Tom Chaplin, ou des films comme « Tree of Life », mêlant personnification noachide de la Nature, réminiscences d’enfance fantasmée, transhumanisme (la vie après la mort, les NDE – Near Death Experience), angélisme écolo, archéologie et astronomie, ambiance onirique hallucinogène et transcendantale, fin/fusion des temps, aurores boréales, etc.
L’impossible qui deviendrait possible d’être impossible
Le fameux « Ils ne savaient pas que c’était impossible… et c’est pour ça qu’ils l’ont fait »
c) Festival des CathosCons :
Je vous donne maintenant quelques nouvelles des pharisiens pseudo « catholiques », car en ce moment, ils sont de sortie, surtout depuis la victoire de leur candidat François Fillon (que les mass médias font passer pour un ultra-conservateur alors qu’il est pro-mariage-gay et pro-Union Civile et donc pro-GPA, et qu’il est aussi progressiste que les autres… et même que le Front National) !
Par exemple, les pourfendeurs des « idéologies » (je rappelle que le propre d’une idéologie, c’est de mettre une idée – même humaniste et même chrétienne – au-dessus de la personne humaine et du Christ qu’elle est censée servir) se félicitent à présent de la réussite de leurs idées : François Fillon puis Luc Châtel parlent de leur « victoire idéologique », les catholiques à la Poisson de leurs « convictions » et de leurs « valeurs », comme au bon vieux temps du fascisme… mais personne ne bronche et ne s’en alarme.
Plus tard, celle qui ressemble à l’archétype de la bobo anar de droite et « catho identitaire » – Valérie Boyer – est défendue comme une prophète simplement parce qu’elle a été attaquée d’avoir porté une Croix du Christ à la télé. Mais quand est-ce que les catholiques vont cesser de prendre Jésus pour un label ? J’entends même des « catholiques » (les mêmes qui déifient la droite, et crachent sur « la gauche » parce qu’ils n’osent pas encore ouvrir les yeux sur la droite) dire, suite aux résultats de la primaire de droite et du centre, que « leurs prières ont été entendues »… Mais ils vivent sur quelle planète, sérieusement ? « Saint Fillon, priez pour nous. » (Prière du #CathoCon)
Par ailleurs, Jean-Pierre Denis a signé dimanche le tweet le plus con du Siècle. Fillon et Juppé étaient au champ…
Sens Commun s’illustre quant à lui par ses formules creuses.
François Huguenin-Maillot et Koz Toujours débouchent la bouteille de la victoire de Fillon aux primaires de la droite et du centre, sans comprendre que Fillon ne portera pas le Christ.
Frigide Barjot (Virginie Tellenne) avoue carrément qu’elle est pour le « mariage gay », et que Fillon, son candidat, est pour aussi, et même qu’il est pour la reconnaissance des « familles homoparentales ». Il y a une semaine, au micro de France Info, le 21 novembre 2016 : « On n’a jamais été contre le mariage gay. Le principe du mariage, c’est-à-dire d’union légale, sociale, en tout droit, en mairie, [pour les couples homosexuels], nous avons même été pour. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai quitté le mouvement [LMPT] quand il a changé de ligne. […] Le principe du mariage [gay], nous y sommes tous favorables, et il ne changera pas. On ne démariera pas. Et François Fillon, comme la majorité des élus de droite sont POUR. Y’a pas de problème avec ça. Y’a que les gens qui prônent l’abrogation qui veulent enlever des droits aux couples. Aujourd’hui, on ne TOUCHE PAS au principe de mariage de la loi. En revanche, l’enfant doit avoir et connaître son père et sa mère biologiques. » ; « Fillon reconnaît la diversité des familles. »
Dimanche dernier, Frigide Barjot – c’est plus fort qu’elle – voit une caméra de TF1 et la courtise au passage…
Par ailleurs, je me fais ces derniers temps traîner en procès de diffamation parce que j’explique dès le départ que les gens qui sont derrière la revue d’« écologie intégrale » pseudo papisteLimite ne sont pas catholiques (et je ne dis pas qu’ils ne le seront jamais : il faut toute une vie pour devenir catholique, et c’est donné par grâce de Jésus). Mais pourtant, voici la preuve de ce que je dénonce en image, avec ce tweet d’Eugénie Bastié, « catholique et pro-Pape » quand ça l’arrange.
Enfin, je terminerai par cette mise en garde et cet appel pressant de ma part à lire mes « 247 questions sur l’homosexualité à l’intérieur de l’Église » et à s’armer à propos de l’homosexualité. Les prêtres et cardinaux parlent en ce moment beaucoup de l’avortement (dernièrement, le Cardinal Vingt-Trois et Mgr Pontier) plutôt que d’homosexualité (Mgr Vingt-Trois vient lui aussi de botter en touche par rapport aux affiches de prévention VIH, en soutenant que le problème était les messages des affiches et non les photos de couples homos) : comme au temps de la Loi Taubira, il est toujours plus facile, même si c’est déjà courageux, de se planquer derrière les problématiques natalistes et familialistes (avortement, pédophilie, GPA, enfant, famille…) que d’affronter les problématiques amoureuses (cristallisées par la promotion de « l’amour homo » et des sentiments, et par la loi du « mariage gay »). Mais ce sont pourtant les problématiques amoureuses affectives (« l’amour », « le droit », « la liberté », « l’homosexualité », « l’hétérosexualité », « l’homophobie », « le respect », « la tolérance », etc.) qui remportent largement le plus d’adhésion dans le cœur de nos contemporains et de nos politiques. Et en ce moment, les détracteurs des catholiques sont en train de s’énerver et de préparer, à travers leur incompréhension des Manif Pour Tous (qui en effet n’étaient pas claires et étaient homophobes car elles ont refusé de parler d’homosexualité et d’homophobie), une répression sans précédent contre nous. La colère monte. Je pense notamment à la réaction d’Élizabeth Badinter, à celle de Muriel Robin, mais également un croissant nombre de prêtres catholiques qui viennent me parler en privé de la présomption d’homosexualité sacerdotale qu’ils subissent de plus en plus au quotidien. Et il est vrai que j’entends aujourd’hui énormément de gens anticléricaux (ou qui se disent « athées ») m’assurer que « tous les curés sont gays », comme une évidence. Et c’est logique : les prêtres parlent tellement peu d’homosexualité (ça doit être quasiment le seul sujet dont ils ne parlent pas ; même l’avortement, c’est quelque part plus facile à aborder et à dénoncer, puisqu’il existe le commandement biblique « Tu ne tueras point » sur lequel se « reposer ») que la présomption d’homosexualité généralisée leur reviendra très vite et tacitement en boomerang. Plus encore que « pédophiles » ou « intégristes ». Pour nos détracteurs, il est beaucoup plus ignoble (même si factuellement c’est inversé et disproportionné) de s’être opposé au « mariage gay » et d’avoir défilé à La Manif Pour Tous, que de s’opposer à l’avortement et à la pédophilie. Ça, bon nombre de nos prêtres et cardinaux ne l’ont pas compris. La pédophilie et l’avortement sont les faux nez de l’homosexualité. Et diaboliser le Gender comme le fait le Cardinal Sarah envenime la situation.
d) Autres mini-news du Gouvernement Mondial :
Dernières petites news sur l’Antéchrist et la progression mondiale du prince du mensonge.
D’abord Le Grand Journal de Canal + et la prochaine élection de Miss France 2017, qui se mettent au diapason du cube.
Miss Tahiti
Ensuite, j’attire votre attention sur le clip « Love Life » de John Mamann, qui collectionne les codes bobos de mon livre les Bobos en Vérité (la nuisette blanche, les banjos et sifflotements, la mer, le vent, la communauté, les barbus, la célébration de la vie et de l’amour, les chapeaux, le fantasme de l’angélisme, l’obsession progressiste d’être « plus fort », Toi + Moi, le road trip, etc.). Question : John Mamann est-il lyonnais ?
Hier soir, j’étais sur la route du retour d’une conférence que j’ai donnée au Chapitre Saint-Lazare, à Gomez-le-Château, à 26km de chez moi. Première fois de ma vie que je marchais 52km dans une journée (je sais, je suis fou ^^ : Vous voyez ça avec mes parents). L’intérêt de la marche à pieds – même si je suis tout courbaturé aujourd’hui – c’est qu’il se passe des événements qui n’auraient jamais pu se produire autrement. Comme par exemple hier !
J’étais à hauteur de Palaiseau. La nuit était déjà tombée. Et là, alors que je filais droit, il y a eu un jeune homme qui, de loin, m’a accosté et m’a demandé l’heure. J’ai enlevé mes écouteurs pour lui répondre. Et lorsque je m’apprêtais à poursuivre ma route, il a enchaîné sur une autre phrase, cette fois flatteuse : « Je te trouve très mignon. » Sur le coup, son culot monumental m’a fait sourire autant qu’il m’a sidéré. Je me suis dit en moi-même : « Houla… Ça y est.. Je suis tombé dans un piège. Je me suis fait eu… »). Devant moi se présentaient deux possibilités : soit je ne me mettais pas en danger et j’ignorais l’avance en traçant tout droit, soit j’allais à la rencontre de ce frère jumeau d’homosexualité qui m’était donné tout en lui montrant bien ce que je voulais et ce que je ne voulais pas. J’ai choisi la deuxième option, en prenant le risque dans les premières secondes de lui donner à croire que je signais pour l’aventure sexuelle…
Face à lui, en tête à tête, un mini vertige de tentation m’a d’ailleurs pris quand j’ai senti que je lui plaisais, qu’il me plaisait aussi (un gitan ibérique de 30 ans, y’a pire, comme spectacle…), que la situation pouvait basculer « cul » en un rien de temps. Mais très vite, en échangeant un peu, la paix et la réalité se sont installées/imposées. L’amitié aussi. Lui-même a compris que je ne ferais pas comme la plupart des mecs qui s’arrêtent. Et ça l’a surpris que, pour une fois, il y ait un gars qui lui accorde de l’intérêt, qui lui réponde sans en profiter pour se faire sucer.
Je lui ai demandé son prénom. Après un moment d’hésitation qui sentait le traquenard, il m’a dit : « David ». Je lui expliqué d’où je venais, que j’étais catholique (il m’a répondu que « lui aussi »), que je venais de donner une conférence sur l’homosexualité à des jeunes catholiques, que j’étais à mi-parcours de mon chemin retour. Lui m’a révélé qu’il n’avait pas de travail, qu’il ne savait ni lire ni écrire, qu’il était gitan, qu’il avait des enfants mais que ça ne l’empêchait pas de vivre activement son homosexualité en cachette à travers des aventures furtives avec des passants (j’ai halluciné de découvrir le nombre d’hommes – même mariés – qui avaient accepté ses propositions et ses plans cul furtifs).
Au départ, son regard fuyant se transformait en rayon laser de prédateur, soit posé sur moi, soit posé sur les rares mecs qui passaient devant nous. Lui-même m’a parlé d’une « faim » qui le tenaillait, qui le rendait incontrôlable et qui le poussait à draguer tout ce qui se présentait. Mais assez vite, on s’est assis sur un muret, et ses regards diaboliques se sont arrêtés. Il m’a avoué ne pas avoir choisi du tout d’être homosexuel, que c’était depuis l’enfance, et qu’il ne pouvait pas vivre son homosexualité au grand jour car son père et son frère se montraient particulièrement homophobes à son égard.
Il parlait un bon français malgré son illettrisme, mais je me suis efforcé à faire des phrases simples quand même. Je lui ai dit qu’en vivant son homosexualité sous la forme d’une prostitution gratuite, en étant la marionnette de ses appétits sexuels, et sans l’amitié, il n’était pas libre. Il a acquiescé, et a rajouté qu’il n’avait en réalité aucun ami. Je lui ai demandé quel était son vrai prénom : ça l’a fait rire d’avoir été démasqué dans son mensonge, et il m’a dévoilé sa véritable identité (« B. »). Je lui ai donné mes coordonnées pour qu’on puisse se revoir. S’il me recontacte, je suis même prêt à faire venir mes amis homos parisiens à Palaiseau (car B. ne vient jamais à la capitale et ne prend pas les transports en commun), dans un endroit neutre et gratuit, pour qu’il puisse se faire des vrais amis sans avoir à cacher son homosexualité, dans une ambiance fraternelle.
Comme le groupe de jeunes du Chapitre Saint-Lazare m’a donné, pour me remercier de mon intervention de l’après-midi, une bouteille de champagne, je l’ai offerte à B.. Un cadeau pas si crucifiant que ça pour moi, car d’une part je ne bois pas, d’autre part je me la trimbalais péniblement dans mon sac et elle me tuait le dos (même si je comptais quand même la garder pour moi afin de faire plaisir à mon papa). Il était hyper content que je lui offre ça, et sans arrière-pensée. On s’est dit qu’il allait pouvoir la partager avec quelqu’un de seul ou qui, comme lui, n’avait pas d’amis ; et qu’il allait inventer le mensonge d’expliquer qu’il l’avait trouvée quelque part où quelqu’un l’aurait oubliée. Il a regretté de ne pas avoir de voiture pour me rapprocher de Paris.
Je lui ai dit combien j’étais heureux qu’il m’ait arrêté sur mon chemin, et que son initiative était sûrement un cadeau de saint Antoine de Padoue et de Jésus. Il a voulu me montrer qu’il connaissait saint Antoine car il n’ignorait pas que c’était lui qui aidait à retrouver les objets perdus. Il m’a aussi demandé ce que je portais autour du cou. Je lui ai donc montré d’abord ce que j’appelle ma « tringle à rideaux » (= ma grosse médaille de saint Antoine de Padoue), puis mon scapulaire de saint Michel Archange. Il m’a aussi prouvé qu’il connaissait la puissance de saint Michel. Et ce n’était pas pour me faire plaisir ni pour me draguer. Il n’aurait pas pu l’inventer. Et puis, fait encore plus incroyable aux vues de la configuration initiale de la rencontre : nous avons même récité un Je vous salue Marie. Je lui ai d’abord demandé s’il le savait par cœur et si ça lui disait qu’on en récite un ensemble, en action de grâce pour notre rencontre : j’ai vu qu’il bredouillait un salve approximatif (mais pas si mal que ça, au final), et que ça lui faisait plaisir ! Ensuite, on l’a répété tous les deux.
J’ai repris mon sac en bandoulière. Et en guise d’au revoir, B. m’a révélé un secret intime, ni utile pour embellir une rencontre déjà belle, ni crédible, mais tellement gratuit que du coup je l’ai cru. Il m’a dit qu’il avait des visions, et que je faisais partie de l’une d’elles. Il m’avait donc, sans me connaître, déjà vu avant. Même si ce n’est pas vrai, ça m’a montré qu’il associait spontanément notre rencontre à un fait divin. Alors ça m’a fait plaisir. Et si c’est vrai, ça m’a encore plus fait plaisir d’être intégré au plan de Dieu et à une vision béatifique.
Ces gens qui chantent « toutes les différences » virent concrètement les deux différences les plus fondatrices de l’existence, de l’identité, de la sexualité et de l’amour ouvert sur la vie: la différence des sexes et la différence Créateur-créatures. Et après, ils osent nous parler d’« amour » et de leur respect des « différences ?
La sacralisation des différences ne les reconnaît pas et les aplanit au même niveau. Alors qu’il y a des différences plus fondatrices et prioritaires que d’autres (exemple : la différence des sexes est une question de vie ou de mort; pas le fait d’avoir les yeux marrons ou d’avoir une jambe cassée. ) Certaines personnes, blessées dans le mariage ou dans l’Église, ne priorisent plus du tout.