Archives de catégorie : Je l’ai dit

« Je ne suis pas un vrai mec comme vous, les gars »

 

Longtemps, j’ai cru, un peu à cause de vous les gars, à cause de ce que la société de consommation a fait de vous ( = des agressions castratrices répétées à l’encontre de votre masculinité et paternité), mais aussi à cause de ma peur à votre égard, que je n’étais pas comme vous et que vous étiez tous des cons ou des êtres trop différents de moi pour que nous puissions un jour nous entendre. Je sais que je me suis trompé. Je commence à me soigner de cette peur/haine misandre, de ces effets-miroir déformants du cinéma publicitaire, en vous demandant pardon pour ce malentendu de jeunesse (malentendu qui perdure quand même), et parce que j’arrive à présent à avoir de vraies discussions et de belles amitiés masculines dénuées de sous-entendus. Et ce petit billet résonnera comme un mea culpa ou une dernier relent d’accusation : ça dépendra de nous…
 

Je ne peux pas nier que je me sens à mille lieues de la gent masculine. Et le pire, c’est que j’ai conscience à la fois d’établir une fausse distance (puisque moi aussi, je suis un homme) et que cette distance est pourtant bien réelle, logique et quasi définitive. Ce n’est pas simplement le désir homosexuel que je ressens qui me le fait dire. C’est le déplaisir que j’ai à être avec vous, le décalage profond que je ressens en moi et qui part difficilement.

 

Je me suis « amusé » à relever ci-dessous et en vrac toutes les raisons plus ou moins fondées constituant ma misandrie (car beaucoup sont plus de l’ordre du ressenti subjectif et de caricatures que des réalités avérées sur « les » hommes en général… et au fond, tout garçon est une exception « aux garçons » !), tous ces petits détails qui font penser (à tort) à un garçon sur le point de se sentir homosexuel qu’il ne serait pas un « vrai mec » (ou à une fille sur le point de se sentir lesbienne qu’elle pourrait être un « vrai mec »).

 

En effet, les garçons : je ne me sens pas comme vous et je ne me sens pas comme moi. Ce qui vous fait rire ne me fait pas rire. Ce qui vous fait bander ne me fait pas bander. Ce qui vous intéresse m’intéresse peu. Vos considérations logiques ou matérialistes ou calculatrices ou stratégiques, je n’arrive pas à rentrer dedans : je me sens plus spirituel, intellectuel, artistique. Je ne vous trouve pas assez fantaisistes. Ce qui vous attire, c’est le « comment ça marche ? ». Pour moi, si ça marche, tant mieux ; si ça ne marche pas, on laisse. Vous, ce sont les trucs carrés qui vous aimantent ; moi, les trucs ronds, sinueux, déployés, en forme de slalom, partant dans tous les sens, poétiques. Votre passion pour les maquettes, l’explication des travaux de votre maison ou des réparations de votre bécane, me passent au-dessus. Sans me forcer, je ne retiens pas les marques des bagnoles : ça ne s’imprime pas dans ma tête. Et même si j’ai mon permis, je n’aime toujours pas conduire les voitures. La moto, la mécanique, les roueries, ça me fait chier royal. Votre passion pour les sports collectifs, votre plaisir de courir après un ballon ou de regarder le foot à la télé, je ne les partage absolument pas : j’ai toujours peur de la balle, et j’ai souvent été choisi en dernier au moment de la composition des équipes de sport au collège. Vos films d’action au cinéma (avec grosses explosions et effets spéciaux) m’emmerdent. Vos programmations de geek, vos calculatrices, vos calculs scientifiques, les maths, vos domaines scientifiques, vos jeux de logique/construction, votre addiction aux jeux vidéo et aux jeux d’argent, votre quête de pouvoir, votre louvoiement avec les limites, également. Ça m’excède. J’ai eu beau essayer de vous imiter : je ne sais toujours pas faire des bulles avec un chewing-gum, roter, cracher, fumer, déboucher correctement les bouteilles de vin, gagner aux bras de fer, respirer sous l’eau, nager vite, construire quelque chose de mes mains, siffler naturellement, claquer des doigts, marquer un but, changer une roue, couper du bois, etc. Je suis hyper gauche et je me blesse facilement. Je suis très sensible à la douleur, et ai peu d’appétence pour l’effort physique. L’aventure, les activités physiques, le « dépassement de soi », la performance, très peu pour moi. Vous semblez parfois décomplexés à la piscine, à l’aise dans votre corps. Vous vous grattez les couilles, bâiller comme des ours dans leur caverne, dormez des heures. Vous n’avez pas peur de la guerre et du service militaire ( = le « sévice militaire »). Moi, c’est tout le contraire. Je n’ai pas votre goût de la violence ni vos instincts grégaires. J’ai l’impression de ne pas avoir la même constitution physique que vous : je suis né gringalet, fébrile, presque sans force. La bière et le vin, je suis obligé de me forcer à en boire tellement je trouve ça dégueulasse. J’ai déjà la tête qui me tourne au bout d’un verre de cidre ! Je n’ai pas votre appétence pour les nanas ni la drague : une femme se respecte et ne se possède pas comme un objet. Votre débauche – par le porno, la masturbation, l’adultère, la prostitution – et votre tempérament volage, vos excès (ronflements, sifflements, grosses bedaines, manques de mesure : les filles au collège étaient bien plus humaines, matures et mesurées que vous !) me débectent. Les mecs – jouant les beaufs ou l’étant vraiment ? – qui chantent comme des brutes, qui lynchent du faible, qui beuglent (parce qu’ils n’ont pas d’autorité, en réalité), les bagarres, les humiliations publiques, me mettent très mal à l’aise. Où est votre finesse, votre douceur et votre droiture ? Je ne la vois que trop peu. Vous, les gars, je vous aborde comme une terre étrangère. Sans doute à cause d’un brin de jalousie de ma part et de manque de confiance en moi, mais aussi plus noblement à cause de ma gêne légitime face à votre force mal maîtrisée. À la fois je ne me sens/sentais pas à votre hauteur et bien au-dessus de vous (complexe d’infériorité et complexe de supériorité se font miroir). Je danse : vous, vous dansez en général comme des pieds et n’avez pas le sens du rythme. Je vous trouve/trouvais cons, immatures, pas subtils, suiveurs, méchants, peu raffinés, brutaux, inintéressants au niveau des conversations. Nous n’avons pas beaucoup de goûts musicaux et de goûts télévisuels en commun : comment nous rejoindre (excepté dans la foi religieuse) ?

 

Longtemps, nous nous sommes observés en chiens de faïence. Traverser la cour, être avec vous (quelle étrangeté ! quel exotisme aussi !), croiser votre regard, vous regarder en retour, prendre nos douches ensemble, m’est une épreuve et un malaise réels. Sans doute la peur d’être démasqué dans ma fragilité, ma pseudo « différence », mon élan érotique, ma crainte et mon mépris de vous. Une mélancolie chronique s’empare de moi quand je me retrouve dans des ambiances où vous dominez. Je doute de moi en permanence, et ne me sens bien que lorsque je baigne dans la fragilité et l’absence de précision/prétention des femmes. Je suis hyper-sensible, et un rien peut me faire perdre toute ma confiance en moi ou au contraire me transformer en chef qui fait rire et passionne les foules. Je dois l’avouer : dans les groupes, je n’ai jamais été ce qu’on appelle un « tchatcheur », « un rigolo ». Zéro bagou, zéro répartie. La plupart des hommes masculins, même timides, font partie des « cools » dominants, roulent des mécaniques, font rire, étalent leurs références, leur savoir et lead les conversations. Moi, c’est tout le contraire. Quand ça commence à devenir technique ou savant, vous me perdez très vite. Ça me coupe le sifflet. Je le confesse humblement : au concours de celui qui pisse le plus loin, qui déploie des trésors de rhétorique, qui veut montrer qu’il possède « la plus longue », je perds presque à tous les coups. Je n’ai jamais eu beaucoup de conversation ni beaucoup d’humour. J’aime rire et écouter, ça, c’est sûr, mais pour tout ce qui est aspects techniques et conversations cultivées, traits d’esprit et d’humour, je suis nul. Et pour raconter des blagues, encore plus. Je suis assez peu débrouillard socialement. Ma sauvagerie misanthrope dans les groupes me poursuit sans cesse. Je n’ai pas l’esprit de compétition. Je préfère relever des défis que je me lance à moi-même. Je n’aime pas « me mesurer » à quelqu’un, car tout le monde vaut quelque chose et je ne suis pas un va-t-en-guerre. Moi, j’ai toujours trouvé la « loi de la jungle » sociale terriblement injuste vu que je veux que tout le monde gagne. J’aime par-dessus tout la simplicité. Et je trouve que les garçons se prennent soit trop au sérieux, soit trop à la légère. Ils ne savent pas adopter de juste milieu. Je préfère largement la finesse et la compagnie des filles. Est-ce que tous ces ressentiments (plus infondés que fondés) que je viens de dérouler suffisent à justifier mon homosexualité ? Assurément non. Mais à prouver sa réalité, son existence et ses ressorts, assurément oui.

La continence et le clergé ne sont pas des options dans la pastorale à l’égard des personnes homosexuelles (Importance de Courage)

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Suite aux dégâts réveillés voire provoqués par l’homophobie des leaders des Manifs Pour Tous, et au remord qui les a accompagnés, on assiste actuellement dans le monde catholique français à une prolifération de groupes de parole autour de l’homosexualité. Ça a l’air d’une avancée ecclésiale, d’une ouverture « synodale » pour davantage d’accueil des personnes homosexuelles. Je préfère prévenir les créateurs de ces initiatives arrivistes et démagogiques : sans l’horizon de la continence et en éjectant les prêtres de vos mouvements – même si en apparence la neutralité « laïque », l’anonymat et les premiers témoignages émotionnels vous rassurent –, vous perdez votre unité, votre durabilité, votre solidité, votre crédibilité et votre Vérité, et vous ne rendez pas service aux personnes homosexuelles ni à leurs proches. L’appui officiel de l’Église, la chasteté assumée clairement sous la forme de la continence, la fréquentation régulière des sacrements, la présence des prêtres, sont vos seuls garde-fous pour ne pas devenir des DUEC bis (Devenir Un En Christ), c’est-à-dire de gentilles structures d’accueil bien-intentionnées et « spirituelles » mais sans Vérité ni catholicité. Courage International (qui propose en France un parcours « homosexualité » s’intégrant à la dernière session des familles de Paray-le-monial, du 15 au 20 août 2015) est la seule association d’Église d’accompagnement des personnes homosexuelles qui joue vraiment son rôle de pastorale.

L’appauvrissement de la notion de « code homo » par les analystes homosexuels actuels

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Les analystes, « spécialistes » et autres chercheurs actuels de la culture homosexuelle n’ont rien compris à mon Dictionnaire des Codes homosexuels. Ils commencent tout juste à le mimer de manière ratée et à simuler son fonctionnement et son jargon, en reprenant à leur compte la notion de « code » homo dont ils n’ont toujours pas perçu la profondeur, la vérité et l’universalité. Pour eux, le « code » homo est juste une facétie, une liste de goûts, un dress code, une preuve d’oppression extérieure, une stratégie de survie, un signe distinctif faussement caché, un clin d’œil propre à la communauté homo (et opposé à la communauté hétéro), une connivence secrète consciente d’elle-même, un sous-entendu « grossièrement subtil », un langage rigolo, un jeu qui prouve que l’identité homo et la pratique homo sont vraies, réelles, géniales, libres, intelligentes, révolutionnaires, censurées.
 

Rien de plus faux. Le « code » homo n’est ni réellement conscient, ni caché, ni une liberté, ni un calcul pour séduire ou amuser (au contraire, il est très sérieux et peu contrôlé), ni un masque, ni un clin d’œil « entre homos », ni un point commun justifiant un particularisme homosexuel, ni une « private joke », ni un exotisme réservé aux initiés, ni une pirouette défiant la censure (du moins, celle que ces intellectuels de bazar s’imaginent, à savoir la répression de l’identité homo et de la pratique homo), ni un sous-entendu cultivé sciemment, ni le signe d’une vraie liberté et inventivité. Pas du tout. Le code homo est la censure et pas seulement le signe de la censure qu’il défierait ; il n’est pas caché mais montré ; il n’est pas privé mais universel et la plupart du temps ignoré par ceux qui l’emploient ; il n’est pas un exotique mais au contraire réaliste dès qu’il est cru irréel ou dès qu’il est figé en « cliché » dérisoire et tout-puissant ; il est le désir homo et son support iconographique ; il est le mythe de l’identité homo et de la pratique homos, et la preuve que ces dernières sont violentes et partielles ; il n’est pas une réponse à la censure des autres, mais une réponse à l’auto-censure que les personnes homos pratiquant leur homosexualité s’infligent à elles-mêmes. Il est l’anti-preuve de liberté et de conscience des membres de la communauté homo.
 

Par exemple un documentaire comme « Tellement gay ! » (2015) de Maxime Donzel (diffusé le 27 juin 2015 sur ARTE) ne fait presque pas avancer la recherche sur la signifiance des symboles homosexuels. Ses intervenants, censés pourtant décrypter la fantasmagorie homophile et homo-érotique, n’analysent et n’interprètent que superficiellement le code homo : ils se contentent de l’identifier, de le répertorier brièvement, de le mettre scolairement sous verre, de le souligner sans lui donner de sens, et encore moins de le connecter à la souffrance et à la violence du désir homosexuel. C’est l’effet-musée. Ils classifient sans légende. Ils figent la réflexion sur l’attraction homosexuelle, en ayant en plus la prétention de fournir une expertise, d’aller aux sources du désir homo, ou de dévoiler des sous-textes secrets. Ce sont les crétins qui prétendent enseigner. C’est à se demander si les personnes homosexuelles savent réfléchir.

Réconciliation des catholiques avec les orthodoxes ; Consécration de la Russie au Coeur immaculé de Marie

 

Comme cette vidéo sur le secret de Fatima me rassure et me confirme dans ma vieille intuition et dans le chemin que nous devons tous prendre ! : celui de la réconciliation des catholiques avec les orthodoxes, et celui de la consécration de la Russie au Coeur immaculé de la Vierge Marie. Je comprends mieux, grâce à ce reportage, pourquoi j’ai toujours été aussi sévère avec les protestants (il est dit dans la vidéo qu’ils ne font pas partie de l’Église, même s’ils sont appelés par Elle à L’intégrer), et pourquoi je n’ai jamais critiqué les orthodoxes. Alors Cap sur le Concile Panorthodoxe de la Pentecôte 2016 !

 

Délivrez François, la Potiche des cathos pape-arazzis !

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Le Pape a un ennemi que ses prédécesseurs enduraient un peu moins : le narcissisme de ses propres « fidèles », autrement dit la trahison interne souriante. Cette déferlante d’écrans arrivistes – qui est le lot de toute star mondiale assaillie par les paparazzis – reste encore drôle quand on en a conscience, qu’on la parodie et que surtout on n’y cède pas… mais là, le drame, c’est que le Pape François doit forcément la vivre comme un phénomène pictural qui le rend lui-même haïssable, superficiel, niais, passif, qui décrédibilise son image et fige son message (autrement moins superficiel), et auquel il est obligé de se plier un minimum car sa communication évangélisatrice passe aussi par là.
 
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Il doit sentir encore plus son isolement parce qu’il est utilisé comme pantin encadré, statue de cire du Musée Grévin, faire-valoir pictural, par ceux-là mêmes qui se prétendent ses disciples.
 

Le Pape avec le groupe Glorious

Le Pape avec le groupe Glorious (Non non, je vous jure, ils ne posent pas avec une statue)


 

Qu’on le veuille ou non, la nécessité impérieuse de la photo-souvenir fausse la gratuité de la rencontre, pulvérise en partie le caractère unique et la temporalité du dialogue. Quand la machine s’interpose, l’échange humain profond et la convoitise se télescopent, pour laisser comme un goût amer : les preuves picturales de la joie sont apparemment là, dans les regards, les sourires, les étreintes, les mots gentils. Et pourtant, la mise en scène a pris le pas sur la scène, le paraître sur les idées.
 
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Seul le Christ a dû vivre un isolement pire que notre Pape actuel car à son époque, il n’y avait pas uniquement d’écran plasma entre lui et ses contemporains : ces derniers demandaient à le voir agressivement, voulaient carrément le toucher, lui arracher ses vêtements, le voler, l’écarteler, le tuer ; et ses amis n’assumaient même pas d’apparaître en sa présence.
 

Ceci dit, en voyant la débauche de médiatisation qui entoure notre souverain pontife actuel et qui le déforme au point de déclencher les foudres et les incompréhensions des membres de sa propre famille confessionnelle (qui le voient comme la « pute du Système »), je ne peux m’empêcher de compatir et de prier encore plus pour lui. Je ne peux m’empêcher de demander au Seigneur de m’aider à ne pas confondre le pape François avec son image catastrophiquement lisse, avec le personnage numérisé qui déblatère des phrases fades et coupées au montage. Et je me dis en moi-même : Comme il doit se sentir exploité en permanence ! Qui plus est, par des gens qui lui veulent du bien (et pas uniquement par les journalistes qui lui veulent du mal)… ce qui multiplie les faux amis, les quiproquos ! Ça rend cette exploitation iconographique encore plus amère, encore plus générale, encore plus invisible. Cette sollicitude encore plus assommante. Et la solitude du berger encore plus béante. Ça me donne aussi encore plus envie de prier pour lui… et de me cacher de lui, au cas où il demanderait, par miracle, à voir l’araignée.
 
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C’est con et triste à dire, mais cette agression d’images que vit le pape me coupe l’envie de le rencontrer en face à face. Ou alors, si j’ai la chance un jour de lui parler en vrai, il faudra que ce soit dans un tunnel, sans appareil photo, sans caméra, et surtout uniquement pour discuter à bâtons rompus plusieurs heures et bosser dur le dossier de l’hétérosexualité ! Sinon, rien. Alors autant dire qu’il y a peu de chance que ça se produise et que toutes ces conditions soient réunies. Moi, je préfère lui donner rendez-vous au Ciel. Moins stressant et moins pourri, comme ambiance.
 

Aux Philippines, le Pape vient parler de la famille... pardon, se fait prendre en photo

Aux Philippines, le Pape vient parler de la famille… pardon, se faire prendre en photo

Un très large nombre de cathos sont devenus des obsédés sexuels

 

Ça va vous étonner. Mais un très large nombre de cathos sont devenus des obsédés sexuels. Je m’en rends particulièrement compte concernant leur manière d’appréhender l’homosexualité : ils n’envisagent mon discours sur ce thème que sous l’angle soit de la continence (alors que, dans mes témoignages, je n’ai même pas le temps d’en parler !), soit du ressenti érotique/corporel (comme si je ne m’adressais ou ne devais m’adresser exclusivement qu’aux personnes avec attraction homo), soit de la pratique génitale (comme si j’incitais ceux qui ne se sentent pas homos à le devenir, comme si je ne me plaçais que sur le terrain du bas-ventre). N’importe quoi. Même si je crois que l’homosexualité concerne tout le monde (parce que la différence des sexes est universelle, et l’éjection de celle-ci par l’homosexualité également !), j’ai tout-à-fait conscience que peu de personnes ressentent le désir homosexuel (de manière durable). J’ai tout à fait conscience de la petite importance du désir homosexuel quand il n’est pas pratiqué ni cru vrai. Mais s’il est évident que la grande majorité des croyants catholiques est éloignée du ressenti homosexuel, en revanche ils sont très nombreux à croire en l’« amour » homo. Par ignorance, par influence médiatique, et par mépris de la sexualité (d’ailleurs, ils soutiennent souvent que « la sexualité est de l’ordre du privé », qu’« une personne ne se réduit pas à sa sexualité », qu’on ne devrait pas parler d’hétérosexualité ni d’homosexualité). Et cette croyance généralisée/mondialisée, qui est une banalisation progressive de la différence des sexes, est bien implantée dans le monde des catholiques pratiquants d’aujourd’hui. Elle prépare à plus ou moins long terme leur acceptation de l’homosexualité et des pratiques homo-bisexuelles, consolide la remise en doute de la sexuation homme et de la sexuation femme ainsi que de l’Église et de Dieu. Oui : si le ressenti de l’homosexualité est certes minoritaire, la croyance en l’« amour » homo est majoritaire, est communément admise chez les « bons cathos », et annonce qu’une bisexualité massive – et pour le coup, une homophobie massive aussi – sont en marche. Beaucoup de catholiques, tour à tour obsédés sexuels puis promoteurs d’une sexualité acorporelle/ascétique/platonique/spirituelle pour ne pas regarder leur érotomanie en face, devraient, plutôt que de s’intéresser aux petits oiseaux et aux arbres des forêts, se pencher sur la première et la plus fondamentale des écologies, qui est la sexualité !

L’obligatoire défaite de l’évangélisation par l’homosexualité

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« Pourquoi es-tu venu nous parler d’homosexualité ? Es-tu là pour fouiller la merde ? Pour inciter ? Pour culpabiliser ? Pour donner de mauvaises idées ? Pour fragiliser ? Es-tu venu pour nous perdre ? N’est-ce pas l’Humain qui est primordial et non sa sexualité ? » Voilà le perpétuel disque qui vient me bâillonner et éteindre la joie réelle qui a été vécue collectivement après chacune de mes conférences sur l’homosexualité.

 

Même quand mes témoignages se passent super bien, il y a toujours chez mon auditoire un doute, un soupçon, une jalousie, une méchanceté, une incompréhension, une deuxième étape ambivalente et amère, qui viennent s’infiltrer après coup, et qui même peuvent avec le temps lui faire regretter de m’avoir invité, ou bien me décourager à jamais de m’exposer publiquement. Ce désaveu lancinant, cette vengeance inattendue, cette perte de confiance, cette trahison, ce retournement de veste, ce passage des Rameaux à la Crucifixion, cette peur insidieuse, cette réclamation du service après-vente, me fait penser au ressentiment qu’un patient, après avoir été opéré pour une intervention chirurgicale qui s’est révélée moins bénigne que prévu, après avoir vécu la douleur du vaccin ou de l’arrachage de dent, après avoir été vexé d’avoir été pris en flagrant délit d’accoutumance au mal ou d’ignorance d’un mal ou de complicité avec le mal (= la croyance en l’« amour » homo, par exemple), exprime contre le médecin qui l’a pourtant prémuni, guéri, averti.
 

L’avertissement contre l’homosexualité rompt l’euphorie, annonce la Résurrection mais aussi le passage par la Croix pour la connaître. Il pèsera donc toujours sur celui qui annonce la rédemption divine dans le cadre homosexuel l’accusation de promouvoir ce contre quoi il met en garde, la confusion populaire entre risque et péché, entre vaccin et poison mortel. Le connard : il m’a réveillé, il m’a mis en garde, il m’a responsabilisé en même temps qu’il m’a sorti de mon ignorance et de mon esclavage ! Il m’apprend que la liberté dans la Vérité n’est pas confortable. Il va le payer, cet évangélisateur de merde, cette pédale vertueuse !
 

Avec l’homosexualité, la Bonne Nouvelle prend tout le temps la forme de l’avertissement, de la petite souffrance pour éviter la grande, du mal pour un bien, de la douleur du réveil ou des douleurs post-natales et post-opératoires. Ce ne sera jamais simple. C’est grand, très grand, si c’est donné et vécu dans le Seigneur. Mais pour le confort et l’euphorie, pour la popularité et l’unanimité, il faudra repasser.

« Que ta foi en Dieu te sauve toi-même !* » = Le Credo protestant par rapport à l’homosexualité (et au mal/signes de péché en général)

 

Je vous livre un échange de mails très courtois et respectueux que je viens d’avoir avec une internaute évangélique à propos de l’homosexualité et de sa guérison. Je le publie (en effaçant le nom de mon interlocutrice), pas du tout pour humilier mon interlocutrice, mais au contraire pour rendre hommage à sa bonne volonté, et parce que ses propos, sincères mais peu vrais je crois, illustrent tout à fait la manière (désincarnée, superstitieuse, involontairement anthropocentrée et individualiste) d’aborder l’homosexualité que j’ai observée de manière quasi-systématique chez les protestants (évangéliques comme réformés).

 
 
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Bonjour Philippe,

 

C’est une très bonne chose d’être abstinent mais, n’aimeriez-vous pas être plutôt délivré de l’homosexualité afin de glorifier Jésus? Savez-vous que Jésus est mort à la croix pour chacun d’entre nous et à porter nos pêchés, il est ressuscité, il est donc vivant et tout pouvoir lui a été donné par son Père pour nous rendre la liberté. La vérité nous affranchit, il est venu pour vous délivrer, croyez simplement, si votre cœur est désireux de rendre gloire à Dieu, alors vous verrez ce miracle se produire dans votre vie.

 

Amicalement
 

C.
 
 
 

Bien sûr, C. Et je continue de demander la délivrance. Mais si cette délivrance ne vient pas encore, ni de la façon dont on l’imagine, la continence est une bonne préparation et la meilleure manière pour « vivre avec » cette tendance homosexuelle. La continence ne signifie pas que Dieu ne guérit pas ni que la personne qui la vit a renoncé à une libération totale. Dieu n’est pas un magicien, et il ne faut pas plaquer sur Lui nos conceptions de la guérison.
 

Bien fraternellement.
 

Philippe
 
 
 

Dieu n’est en effet pas un magicien, il est le Tout Puissant, rien n’est impossible à Dieu et tout est possible à celui qui croit.
 

J’ai lu ce témoignage et voyez ce que Dieu peut faire.
 

Merci de m’avoir répondu si rapidement.
 

C.
 
 
 

Vous êtes évangélique (et non catholique), visiblement ?
 

Philippe
 
 
 

En effet je m’attache à la vérité de la Parole de Dieu, je peux donc dire que je suis devenue évangélique, à la suite de ma conversion à Jésus-Christ.
 

C.
 
 
 

D’accord. Je crois qu’il est très important de ne pas imposer à Dieu la manière dont de toute façon Il nous guérit. Et c’est d’autant plus vrai avec une blessure parfois coriace comme l’attraction homo. Cette délivrance peut passer par la disparition complète de l’attraction, ou bien elle sera progressive et le guéri part quand même avec son brancard. 🙂 Dieu, s’il permet que la blessure soit toujours là, c’est pour une bonne raison.
 

Merci de m’avoir contacté.
 

Philippe
 
 
 

Dieu ne permet pas que la blessure reste, il veut au contraire guérir, il est vrai de la façon qui sera la meilleure et ne pas lui imposer, je suis d’accord aussi avec cela. Mais si la blessure reste c’est bien la personne qui la porte qui veut la garder (N.B. : C’est moi qui surligne en italique). Car Dieu ne force personne. Trouver pourquoi y a t-il cette blessure, à quoi est-elle dû? Dieu vous aime il vous a crée homme pour aimer et être aimé d’une femme. Quelque soit le problème ou la blessure, Dieu est plus grand.
 

On décide d’aimer, ou non, on décide de… on peut aussi décider de vouloir.
 

J’ai été blessé dans ma vie également, j’ai décidé de pardonner, j’ai décidé d’être guérie, certes ce n’est pas de l’homosexualité mais aux yeux de Dieu c’est pareil, le pêché reste le pêché.
 

Ce fut un plaisir de vous parler et je prie vraiment que vous trouviez la guérison de tout votre être par Jésus notre rédempteur qui vit.
 

Bien à vous.
 

C.
 
 
 

Mettre la blessure ou la maladie ou le signe de péché sur le dos de la volonté ou de la décision des personnes, c’est une attitude bien pharisienne, et c’est ne pas comprendre la parabole du bon grain et de l’ivraie (qui invite dans certains cas à ne pas arracher trop brutalement le péché ou signe de péché, car c’est le Seigneur qui fera le tri, et il ne faut pas entraîner le bon grain dans notre désir d’éradication du mal). Allez-vous dire à tous ceux qui ne sont pas guéris ni délivrés qu’ils ne croient pas assez, ne prient pas assez, et ne laissent pas assez la grâce divine agir en eux? Auriez-vous dit à ma maman, qui est morte d’un cancer, qu’elle n’était pas une bonne chrétienne? Moi, je ne me permettrai jamais cette foi superstitieuse et rigide, quand bien même elle soit jusque-boutiste et absolutiste. Dieu libère comme Il le souhaite, avec l’aide et la liberté et la volonté des Hommes bien sûr, mais cette libération ne juge personne et ne nous permet pas de juger/sonder les cœurs à Sa place. Nous, catholiques, croyons aux grandes comme aux progressives et incarnées guérisons.
 

Philippe
 
 
 

Mon intention n’était absolument pas de vous blesser ou de vous juger, loin de là. Excusez-moi pour ma maladresse.
 

C.
 
 

 

Ce n’est rien. C’est pour vous que je dis ça, et pour tous les gens en souffrance (et notamment homos) que vous allez rencontrer. Réduire la Vérité à la foi de la personne en Dieu (en faisant une lecture littérale de saint Paul, ou des nombreux « Va, ta foi t’a sauvé »), c’est en réalité faire parler Dieu à sa place, juger les autres et leur foi, les culpabiliser ou les sur-responsabiliser, et s’éloigner de l’Incarnation et de TOUTES les manières qu’a choisies Jésus pour nous guérir.
 

Merci cependant C., non pour votre Vérité, mais votre sincérité, demande de pardon, respect et contact.
 

Philippe
 
 
 

La pire des choses est d’attrister, de blesser une personne et je ne voulais pas le faire. Je suis contente que vous ayez accepté mes sincères excuses.
 

C.
 
 
 

Vous êtes bonne, C., et très délicate, malgré votre maladresse. C’est tout ce que je retiens. 🙂
 

Bonne soirée.
 

Philippe
 
 
 
 
 

* « Que ta foi en Dieu te sauve toi-même !* » = l’idolâtrie évangélique pour la Bible et la foi individuelle. Autrement dit la croyance protestante que la foi/l’individu (tous les deux confondus) feraient Dieu parce que Dieu l’aurait dit… Formidable mirage ou jeu inversant de miroir, à la gloire de l’égocentrisme humain. Si je suis aussi exigeant avec les protestants (évangéliques et réformés mélangés), surtout en ce moment, c’est que je veux les secouer avant le Déluge, car certains sont très prêts de comprendre leur idolâtrie pour 1) la Bible, 2) la foi individuelle, 3) la transcendance divine.