Archives de catégorie : Je l’ai dit

Un GPS mais en mieux

 

Dieu, avec nous, c’est comme un GPS : il s’adapte à notre liberté, recalcule la distance malgré nos mauvais choix, pour que nous soyons pleinement heureux et arrivions à bon port. Seules différences avec le GPS : ce n’est pas une machine ; Il nous propose plus de chemins ; Il sollicite plus notre mémoire que nos réflexes ; Il nous rend heureux.

J’ouvre un blog mais je l’ouvre pas. Fêtez ce non-anniversaire de 10 ans !

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Pardon mais, ce matin, je vois passer sur Twitter ce non-événement qui prétend en être un – les dix ans du blog de Parle-Tout-le-Temps – et j’ai envie de me marrer surtout quand le scribouillard bobo catho ose nous montrer, tout fier en plus, l’acte de naissance de son blog, où, à son insu, il nous annonce la raison pour laquelle il l’a créé : la raison, c’est qu’il ne voulait pas vraiment le créer, et que donc c’est pour ça qu’il l’a créé. Hahaha. Barre de rire. Le style pas assumé du bobo catho qui se croit « inutilement (indispensable) », qui veut dire tout sur tout en s’en déresponsabilisant. Je cause toujours, je m’intéresse. Et attention : Faut surtout annoncer à tout le monde qu’on n’a rien à annoncer ! Faut surtout dire à tout le monde qu’en prend l’engagement… de s’engager à moitié ! Faut surtout montrer qu’on ne prétend rien (pour se permettre, dans les faits, d’être prétentieux) ! Faut surtout prouver qu’on n’ambitionne rien (pour, dans les faits, être le carriériste du web et avoir les dents qui rayent le parquet). Bref, dès le départ, la démarche n’est pas assumée. C’est ça le boboïsme. Et (paradoxe) c’est au moins ça qui est assumé. Ah la la… qu’il me tarde que mon livre sur les bobos sorte, avec son sous-chapitre sur le blogueur catho ! Car là, actuellement, je trouve que l’Église catholique française souffre de grosse tiédeur avec des représentants laïcs pareils.

Les grossièretés pendant la prière

 

Il y a un peu plus d’un mois, à Paris, une amie à moi qui découvre l’Église catholique, la fréquentation de la messe, la Confession et la prière personnelle, m’a avoué en a parte à une soirée, à l’abri du groupe, qu’en priant la Vierge lui venaient en tête des pensées impures – surtout quand elle prononçait « sainte Marie, mère de /merde Dieu » – qui l’effrayaient et lui donnaient l’impression d’être une mauvaise chrétienne, d’être illégitime à se convertir au catholicisme. Je l’ai immédiatement rassurée et étonnée quand je lui ai dit qu’elle n’était pas la seule, et que moi aussi, devant Marie, jusqu’à une époque assez récente, je me mettais à penser inconsciemment à des grossièretés blasphématoires particulièrement violentes… comme si quelque chose en moi sortait et m’empêchait d’accueillir vraiment la Reine très pure. Plus on sait qu’on ne doit pas manquer de respect à quelqu’un et que c’est interdit de blasphémer contre l’Esprit Saint parce que ça ne sera pas pardonné, plus la transgression priante peut surgir et nous tenter. Mais il suffit de ne pas accorder de l’importance à ces désobéissances venant troubler notre prière car elles disparaissent bien vite et durablement. S’il nous vient l’idée d’insulter la Vierge (même s’il ne faut pas céder à cette tentation, bien évidemment), c’est bon signe : ça veut dire que Marie commence à nous nettoyer. Idem pour le Notre Père : à la messe, je confesse que c’est le seul moment où je m’impatiente. Souvent, je trouve cette prière rébarbative, trop longue, trop lentement et machinalement récitée. Je n’arrive pas à la dire d’un trait sans réprimer un bâillement, ou avec une concentration maximale. Je me surprends à être impatient et à avoir hâte que le « baiser de paix » arrive. Le fait que moi, le « catho de naissance », présente humblement mes lassitudes, mes tentations, mes écarts intimes a tout de suite désacralisé la prière et décomplexé mon amie ! J’étais content, et je n’ai rien inventé.

Le mensonge de Frigide Barjot

Sur Facebook le mardi 26 mai 2015

Sur Facebook le mardi 26 mai 2015


 

CQFD. Comme je vous mettais en garde depuis le début de notre combat en 2012, en soutenant l’Union civile, l’objectif inavoué de Frigide Barjot (Virginie Tellenne) n’est pas seulement, comme elle le prétend devant tous les cathos, de mettre la filiation humaine à l’abri du « mariage pour tous ». Il est bien pour elle d’appuyer et de soutenir sa propre croyance ainsi que la croyance sociale en « l’amour » homosexuel. Le but ultime de sa démarche, c’est de sacrer socialement et religieusement le « couple » homo en tant qu’amour (homosexuel et finalement universel).
 
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Cette croyance en « l’amour homo » non seulement n’est pas vraie (Virginie n’a pas compris ce qu’est l’homosexualité ni la violence-impossibilité-limite de sa pratique), mais en plus elle n’est pas catholique (l’Église n’a jamais défendu l’union homosexuelle en tant qu’« amour ») et construit à long terme la loi du « mariage pour tous » que soi-disant l’ex-présentatrice combat. Une fois de plus, Frigide Barjot nous ment et se ment à elle-même. Il est temps qu’elle arrête son double discours, son double jeu, et qu’elle cesse de se servir de Dieu et du Clergé et du Pape pour cautionner ses propres fantasmes. Merci pour eux ! Merci pour les personnes homosexuelles qu’elle ne représente absolument pas !

Bon comme du bon pain

Un souvenir d’enfance, quand je devais avoir dix ans, m’est revenu ce matin. Ma maman m’avait grondé pour une bêtise que je n’avais pas faite, et s’en était rendue compte. Voyant que je ne m’étais même pas révolté, elle avait dit à mon propos à mon frère jumeau Jean : « Philippe, il est bon comme du bon pain. » Sur le coup, je lui avais fait répéter, car je n’avais pas entendu ce qu’elle avait marmonné. Je ne raconte pas cet épisode pour en tirer orgueil, mais juste pour honorer ma mère, montrer combien elle m’aimait et continue de m’aimer même après sa mort. Et aussi pour souligner combien ce genre de phrases restent à jamais gravées dans le coeur d’un adolescent et combien il est important de les dire à vos enfants, car à l’âge adulte, elles résonnent en eux éternellement et les appellent naturellement à faire le bien.

Le handicap de l’homosexualité

 

Ce n’est ni insultant ni victimisant de le dire. Car ça ne remet pas en cause la valeur des personnes ni ne prédestine leur chemin de vie au malheur et au désamour. Mais plus ça va, plus j’identifie l’orientation homosexuelle comme un handicap. Handicap d’être, handicap d’aimer. Condition de vie souvent contraignante. Les différentes rencontres que je réalise ne font que me le confirmer. Sans vouloir essentialiser à outrance le phénomène, l’homosexualité a quelque chose de l’allergie au gluten. Le truc con qui a l’air purement somatique ou irrationnel mais qui t’emmerde bien dès ta pré-adolescence. La limite insoupçonnée d’une existence. Le symptôme indéniable. Le non-choix qui s’impose sur le terrain du ressenti. Le malaise invisible qui n’est socialement pas pris au sérieux, et que beaucoup considèrent même comme un caprice ou une mythomanie narcissique transitoire. La blessure psycho-sexuelle corroborée de peur, d’orgueil et de physiologie physique. Le mauvais numéro tiré parfois très tôt. L’anomalie fantasmatique. La plaie dépassable dans certains cas, le handicap dont certains s’accommoderont très bien, ou alors le handicap désirant et physique tenace dont certaines personnes ne se remettront jamais totalement dans un temps terrestre, le désir bien chiant qui colle à la peau et qui ne permettra pas à tous les oisillons touchés par cette limite de voler de leurs propres ailes dans le ciel de la conjugalité humaine comblante. Je revendique donc que l’homosexualité soit reconnue socialement comme handicap.

Una Giornata Particolare

 

Je regarde le film « Una Giornata particolare » sur ARTE. Un film d’Ettore Scola de 1977, trois ans avant ma naissance, où déjà était annoncé le basculement civilisationnel et moral que nous connaissons aujourd’hui : diabolisation du fascisme, promotion et banalisation de l’homosexualité. Les années 1980-1990-2000 : pile les 3 décennies d’incubation de ce revirement vers la fin du monde. Pile ma vie. Mon orientation sexuelle est un symptôme de fin du monde, je l’ai suffisamment étudiée.

Il nous faut plus qu’un simple accompagnement

 

Je préfère prévenir le Vatican. Il nous faut plus qu’un simple accompagnement ou un lot de consolation pastoral. C’est déjà suffisamment difficile pour nous, personnes homosexuelles, de nous priver de toute vie affectivité et sensuelle – vie ne pouvant même pas être compensée par un sacerdoce officiel – pour que l’Église et la société nous laissent en plan et ne nous proposent pas en remplacement quelque chose de carrément grand comme la sainteté et comme une fraternité ! C’est une VIE entière qu’il nous faut : pas un modus vivendi. C’est un rôle de prophètes. Sinon, je vous le dis, nous allons craquer chacune dans notre coin, revoir nos idéaux à la baisse, mourir à petit feu, et revenir au « possible » du « couple » homo « catho ». Si l’unique horizon de vie qui nous attend est le self control, l’introspection et la gestion personnelle et discrète de notre attraction homosexuelle, si l’Église universelle à notre égard ne nous considère que comme des blessés et non des prophètes, que va-t-on devenir et où allons-nous aller ???

Continuez à mépriser le mot « homophobie » : ceux qui s’en saisissent pour la cacher et la pratiquer n’attendent que ça

 

Vous ne voulez pas lire mon bouquin sur l’homophobie (« L’homophobie en vérité »)? Vous vous obstinez à mépriser le mot « homophobie » et à le considérer comme un piège de la novlangue à écarter ou une insulte infondée? Soit. Mais ne venez pas vous plaindre, ensuite, que d’autres personnes plus puissantes et plus riches que vous s’en saisissent pour lui faire dire n’importe quoi et pour imposer leur idéologie asexuée et libertaire à tout le monde. Exemple avec Christiane Taubira à la veille de la Journée Mondiale contre l’homophobie, ou encore les prochaines politiques européennes au programme dans les mois à venir (centrées sur le « harcèlement scolaire », la thématique de la « haine », de la « lutte contre les discriminations », et la « transphobie »).