Archives de catégorie : Je l’ai dit

Arrêtez de hurler contre la GPA et dénoncez plutôt sa source

 

Voilà dans quelle impasse on se retrouve avec ce genre d’articles. Rien ne sert de brandir le mot « abrogation » à toutes les sauces, de faire la grosse voix, de crier « arrêtez la GPA! » ou « stoppons le Gender!! », si on ne dénonce pas la véritable source de toutes les lois que nous dénonçons : la bipolarité hétérosexualité-homosexualité. Tant que les gens de notre camp pousseront des hauts cris sans remettre en cause le nom de l’ennemi (et sa première concrétisation légale : l’Union civile), leur demande d’abrogation restera complice, inefficace, hystérique, ridicule.

Une tuerie, cette phrase !

« C’est par les pauvres qu’on évangélise les pauvres. » (Saint Vincent de Paul)

 

Cette phrase de toute beauté, que je viens de lire dans la biographie du père Jean-Philippe « Celui qui n’a jamais péché… » (un prêtre de saint Jean, présent auprès des toxicos, des prisonniers, des SDF, des personnes prostituées et transsexuelles), n’a pas fini de me nourrir et de m’inspirer. Que c’est juste et bon ! Concernant aussi l’homosexualité.

Si vous vous taisez, personnes homos, c’est bientôt le bain de sang

 

Je voudrais mettre en garde mes frères homosexuels qui actuellement restent muets ou complaisants à l’égard des lois qui passent en notre nom, lois qu’ils ne veulent pas vraiment, et qui nous transforment à la fois en victimes, en sur-hommes ayant tous les droits et en trafiquants d’enfants : si vous continuez à vous taire et à rentrer dans l’instrumentalisation dont nous, personnes homosexuelles, faisons l’objet, vous nous préparez un retour de bâton homophobe d’une violence inégalée jusque-là (les camps de concentration nazis, à côté, ce sera la rigolade). Et ce, dans un futur proche. Vous ne pouvez plus vous permettre le luxe de vous taire sur l’homosexualité ni de vous y adonnez. Vous ne pouvez plus vous permettre de faire semblant d’avoir voulu le mariage. Ou alors c’est bientôt le bain de sang.

Appelé par mon nom de famille

 

En général, quand on ne m’appelle que par mon nom de famille, c’est que soit on a été mon élève, soit on me veut du mal et on ne m’envisage plus dans mon humanité ni ma réalité, mais uniquement comme un personnage médiatique abstrait. Il n’y a que dans la bouche de personnes comme le pianiste Vincent Laissy que j’en aime l’emploi, car je sais que chez elles, le mot « Ariño » est emprunt de camaraderie et d’admiration pour les choses publiques que je fais. Elles assument autant le Philippe privé que l’Ariño public, donc elles m’accueillent tout entier.

Dix petits conseils pour réussir notre lutte mondiale contre le « mariage pour tous »

 

Fort de mon expérience de militant à La Manif Pour Tous en France, j’aimerais nous donner dix conseils très utiles pour nous aider à gagner la guerre contre la destruction « légale » de l’union d’amour entre l’homme et la femme, c’est-à-dire contre le « mariage homosexuel ». Car nous ne sommes en réalité qu’aux débuts de notre combat. Puisque nous n’avons jamais vraiment parlé ni de la Loi Taubira ni d’homosexualité.

 

1- Arrêter, concernant le « mariage pour tous » et la GPA, de se focaliser sur la filiation. En ne parlant que de l’enfant et des conséquences de la loi, nous sommes en train de tout gâcher : non seulement nous justifions l’Union civile, mais en plus, nous encourageons nos hommes politiques à couper le « mariage pour tous » en deux et donc à le faire passer.
 

2- Oser parler d’amour. Sinon, nous laissons le thème à ceux qui en parlent mal et de manière irréaliste. La définition de l’amour est au centre du débat. En général, nous la méprisons car nous croyons qu’elle est dangereuse ou hors-sujet.
 

3- Oser parler d’homosexualité : c’est la clé des débats. La loi du « mariage pour tous » passe au nom de « l’amour homosexuel ». Le sujet est donc incontournable. En Italie, par exemple, ils ont carrément adopté comme consigne de s’interdire de parler du sujet. Et c’est là leur plus grosse erreur. Ils basculent dans l’homophobie qu’on leur reproche.
 

4- Détruire le mythe de l’hétérosexualité. C’est à cause de notre justification de celle-ci que nous rentrons dans le jeu de nos opposants, que nous appuyons toutes les lois pro-gays, que nous croyons en l’existence d’un « lobby homo » inexistant (seul le lobby hétéro existe), et que nous n’obéissons pas à l’Église.
 

5- Ne pas mépriser le mot « homophobie » et le voir comme autre chose qu’une insulte infondée ou un piège sémantique. Le traitement de ce thème est une opportunité incroyable pour rallier nos opposants à notre cause.
 

6- Reconnaître qu’en plus des enfants, les vraies victimes de l’Union Civile, du « mariage pour tous » et de la PMA/GPA, ce sont les personnes homosexuelles.
 

7- Rentrer dans le débat d’idées, privilégier la réflexion avant l’action, et ne pas mettre la forme à la place du fond. En France, nous avons fait cette erreur de figer nos opinions en posture muette (les Sentinelles), en manifestations impressionnantes mais inefficaces (La Manif Pour Tous).
 

8- Parler le langage de nos détracteurs (ne pas utiliser des mots tels que « Gender », « transhumanisme », « abrogation », « famille », etc.) au lieu d’essayer de les convaincre de comprendre nos concepts. Nous devenons inaudibles.
 

9- Assurer la couverture complète du sujet à travers ces trois prismes : politique/foi/homosexualité. C’est le seul moyen d’embrasser vraiment le débat, d’être nous-mêmes, et d’être vrais. Ne faites pas comme en France où nous n’avons parlé que de l’aspect politique, et où nous avions renié Jésus et les personnes homos.
 

10- Accueillir les personnes homosexuelles de notre propre camp et leur laisser la PREMIÈRE place. Ce sont les personnes les plus légitimes et les plus puissantes dans le débat, si et seulement si elles sont continentes, si elles parlent vraiment des actes homosexuels, et qu’elles ne sont pas juste là pour casser du « lobby LGBT ».

Diez consejitos para lograr nuestra lucha mundial contra el « matrimonio para todos »

 

Valiéndome de mi experiencia de militante de La Manif Pour Tous en Francia, quisiera darles estos diez consejos muy útiles a fin de ayudarles a ganar la guerra contra la destrucción « legal » de la unión de amor entre el hombre y la mujer, o sea contra la generalización del « matrimonio para todos ». Porque en realidad sólo estamos al inicio de nuestra lucha. Ya que en realidad nunca hablamos de la Ley Taubira ni de la homosexualidad.
 

1- Parar, en cuanto al « matrimonio para todos » (y la adopción, la PMA, el vientre de alquiler), de centrarse en la filiación. Hablando solamente del niño y de las consecuencias de la ley, lo estamos echando a perder todo: no sólo justificamos la Unión civil, pero además, animamos a nuestros políticos a que corten el « matrimonio para todos » en dos y así lo aprueben.
 

2. Atreverse a hablar de amor. Sino, dejamos el tema a los que hablan mal de ello y de manera poco realista. La definición del amor es el centro del debate. Solemos despreciarla porque creemos que es peligrosa o fuera de tema.
 

3- Atreverse a hablar de la homosexualidad: este es el debate clave. El « matrimonio para todos » se aprueba en nombre del « amor homosexual ». Entonces, el tema es inevitable. En Italia han decidido francamente prohibir hablar de homosexualidad. Y eso es su mayor error. Se tambalean en la homofobia que les reprochan.
 

4. Destruir el mito de la heterosexualidad. Es a causa de nuestra justificación de aquella que entramos en el juego de nuestros oponentes, que apoyamos todas las leyes pro-gays, que creemos en la existencia de un « lobby gay » inexistente (sólo existe el lobby hetero), y no obedecemos a la Iglesia.
 

5- No despreciar la palabra « homofobia » y dejar de verla sólo como un insulto o una trampa semántica infundada. El tratamiento de este tema es una oportunidad increíble para sumar a nuestros oponentes a nuestra causa.
 

6. Reconocer que, además de los niños, las víctimas reales de la Unión Civil, del « matrimonio para todos » y de la PMA y del vientre de alquiler, son las personas homosexuales.
 

7- Entrar en el debate de ideas, favorecer la reflexión antes de la acción, y no sustituir el fondo por la forma. En Francia, hemos cometido este error para paralizar nuestros puntos de vista en una postura silenciosa (las Sentinelas), en manifestaciones impresionantes pero ineficaces (La Manif Pour Tous).
 

8- Utilizar el lenguaje de nuestros oponentes (dejar las palabras tales como « Gender« , « transhumanismo », « derogación », « familia », etc.) en lugar de tratar de convencerlos de nuestros conceptos. Llegamos a ser inaudibles.
 

9. Garantizar la cobertura completa de nuestra lucha a través de tres prismas: política / fe / homosexualidad. Esta es la única manera de abarcar realmente el debate, de ser nosotros mismos, y de ser verdaderos. No hagáis como en Francia, donde sólo hemos hablado del aspecto político, y donde hemos negado a Jesús y a la gente gay.
 

10- Acoger a las personas homosexuales en nuestro propio bando y dejarles el sitio de honor. Estas son las personas más legítimas y más poderosas en el debate, a condición de que sean continentes, hablen de los actos homosexuales, y no sólo estén aquí para echar pestes a las espaldas del supuesto « lobby LGBT. »

Dieudonné, le dernier des bouffons

 

Mis à part l’esprit de vengeance et la volonté de « cracher à la gueule du gouvernement » (et c’est déjà suffisant pour ne pas cautionner), pour le reste, mais qu’est-ce que c’est poilant, quand même, cette irrévérence ! Je n’adhère pas parce que je ne quenelle pas. Mais je mets sur mon blog, pour vous faire retrouver l’insolence des bouffons, si rare chez nos humoristes (qui, pour la plupart, ne déplacent plus rien, et sont donc sans intérêt). « Ceux qui dirigent ce monde ne veulent plus qu’on rie d’eux. Mais on ne peut pas enfermer le rire. »