Archives de catégorie : Je l’ai dit

No te pongas triste por esto

No te pongas triste por esto. Más que otra cosa, el porno es una pérdida de tiempo y de energía y de alegría. No hay que darle tanta importancia :-). ¡ Levántate, y anda ! 🙂 Rezo por ti. Hay que ver las cosas desde el punto de vista de la Eternidad y no a partir de nuestro puntito de vista o a partir del momento de nuestra caída. Nuestras faltas humanas, ¿ qué tamaño tienen frente a la grandeza y la Misericordia de Dios ?^^

Lisez mon livre « L’homophobie en vérité », enfin ! Il faut que je l’écrive en quelle langue ?!?

 

Je commence à en avoir sérieusement ras-le-bol que la plupart des cathos prenne l’homophobie pour une abstraction, la réduisent à une insulte sans fond, à une présomption infondée, à une mauvaise excuse, à un mot méprisable de la novlangue (sans chercher à considérer les souffrances et les actes concrets auxquels il renvoie, sans voir que ce mot est parfait) ! Lisez mon livre L’homophobie en vérité, non de non ! Il faut que je l’écrive en quelle langue pour que vous compreniez ?!?
 
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Inquiétude : La nouvelle scène d’artistes chrétiens, éventuellement catho…

 

Il existe en ce moment en France une catégorie émergeante d’hommes et de femmes de scène dans le paysage musical, théâtral, cinématographique, actuel : les artistes chrétiens. Les journalistes cathos les décrivent comme une génération montante, prometteuse, venue donner un coup de jeune à l’Église catholique et nous aider à bouger notre corps, à prier, à connaître Jésus. La sphère médiatique se penche très peu sur les messages que cette nouvelle vague véhicule. Et pour cause : la plupart de ces artistes, s’affirmant « chrétiens » mais pas cathos, ou « cathos mais juste quand ça leur est demandé », n’a pas grand-chose à dire devant les caméras et ne prétend absolument pas défendre un message précis, révolutionner le monde des idées ni donner sa vie à autre chose qu’à « sa passion » ( = l’Art ; pas l’Église ni la Vérité, cela va sans dire). Ils font de l’art pour l’art. Ils ont pour « originalité » de servir deux dieux : Jésus et surtout l’« Art ». À les entendre, ils sont juste là pour « exprimer l’amour de Dieu », « apporter du bonheur aux autres et de la beauté au Monde » (« On reçoit beaucoup plus que c’qu’on donne. » rajoutent-ils, en ayant l’impression de dire quelque chose de profond…), « faire plaisir à leur public », « se faire plaisir », et vaguement « ramener des gens éloignés de l’Église à la foi » en leur donnant des éléments de catéchèse par petites doses homéopathiques. C’est déjà ça, me direz-vous, et ils ont le mérite d’exister.
 

Pourtant, à bien y réfléchir, nous devrions trouver ce phénomène extrêmement pathétique et tragique. Le fait que la nouvelle scène chrétienne se retrouve dans le coma avant même d’avoir eu le temps de vivre, qu’elle se plie aux modes du moment sans prendre de véritables risques au niveau des messages, c’est navrant. Cette nouvelle vague d’artistes, débarquant sur un terrain pourtant extrêmement porteur où il y a urgence d’annoncer la Vérité et moyen de vraiment innover, se comporte, à peine arrivée, comme une coterie bobo d’élus, de vacanciers, de pique-assiettes, d’hommes d’affaires, de dandys assoiffés de reconnaissance et d’honneurs mondains, pire, de langues de bois, d’arrivistes qui font tapisserie et nous cuisinent de la soupe tiède. Par les temps qui courent, c’est quasi criminel et indécent. Il y a d’autres urgences que ce genre de corruptions et d’opportunismes, franchement. Le Monde a tellement soif !
 

Ce refus, chez les artistes « chrétiens », d’annoncer clairement la Vérité et l’Église, de prendre position sur des débats de société, est paradoxal, car c’est précisément une génération de gens qui se met en avant, qui s’avance au micro, qui se place à des postes-clé de communication et de médias, donc censée délivrer un message. Mais non ! Elle n’annonce presque rien. Elle fait de la figuration, profite du filon naissant de notoriété et d’exotisme spirituel, pour prendre la place de ceux qui ont vraiment quelque chose à dire, pour se faire du fric et parfaire son image, et aller dans le sens du Monde. Ça devrait nous glacer le sang.

 

Force est de le reconnaître. Le chanteur « chrétien », à quelques exceptions près, n’a pas la foi chevillée au corps. Par rapport à celle-ci, il part du principe que si on lui en parle, il en parlera volontiers (Il répondra aux questions sur son intimité spirituelle et ne fera pas de mystère sur sa foi). Mais si on ne lui en parle pas, ça ne viendra pas de lui. L’annonce de son appartenance confessionnelle, il veut qu’elle reste anecdotique, accidentelle, secondaire, à l’initiative des autres. Selon lui, la foi ne doit pas être mise en avant. Elle a juste à être posée là, à côté de l’art, en supplément, en « bonus », en parallèle, en filigrane, en label invisible. C’est la petite astérisque, invisible pour le néophyte, et « clin Dieu » uniquement identifiable par les connaisseurs. La foi ne doit pas nécessairement être absente, mais pas nécessairement présente non plus (et paradoxalement, pendant ses concerts, tout d’un coup, le chanteur « chrétien » la clamera et la surjouera en grande effusion émotionnelle narcissique… mais là encore, zéro prise de risque et zéro Vérité). L’artiste « chrétien », en général, chantera de la mélodie entraînante gentille, où Dieu est amour, où les paroles sont bibliques, où il pourra même catéchiser un chouia et faire connaître des « éléments culturels et cultuels » de l’Église. Mais ça n’ira pas plus loin.
 

Il fait passer son image avant sa foi, sa tiédeur pour un sens du « compromis », de la « nuance », de l’« équilibre », de la « délicatesse », de la « finesse », du « réalisme », pour une « pudeur » pure et sainte, une stratégie bien plus efficace que celle des évangélisateurs plus bruts, plus « cash », plus zélés. Il te dira que la forme EST le fond, qu’elle est dans un premier temps plus importante que le fond, qu’elle fera gagner miraculeusement le fond si bien que celui-ci n’aurait même plus besoin de se dire explicitement après. C’est un peu ce que j’appellerais « la technique UMP ou PS » : j’amasse les richesses, je courbe le dos pour pénétrer dans le système que je prétends subvertir et évangéliser… et puis finalement, je ne subvertis rien, je n’évangélise pas vraiment, je redistribue peut-être les richesses (disons mon surplus) et annonce éventuellement Jésus (mais surtout pas l’Église-Institution), je fais caméléon. La foi, et l’image qu’elle me donne, deviennent optionnelles. Je dis que je suis chrétien pour draguer un public mais pas pour la Vérité et le risque qu’Elle comporte.

 

Le gros problème (malheureusement peu identifié car il est saturé de sincérité et de bonnes intentions), c’est que l’artiste « chrétien » croit que le style (artistique) EST le message. Autrement dit, que la Vérité se situe dans la performance technique, ou/et, à l’extrême inverse, dans l’émotionnel et le sentimental. Alors que, concrètement, faire du rap, de la pop ou du reggae, ça n’a jamais été un message en soi. Ce n’est pas révolutionnaire en soi. Si bien qu’on arrive à des paradoxes comme la comédie musicale Malkha (qui parvient quand même à remplir le Palais des Congrès à Paris : beau « challenge » qu’on ne peut pas lui enlever) : seules la forme et l’entreprise technique sont audacieuses (débauche de moyens, belles chorés, spectacle en voie de professionnalisation, qualité vocale, salle prestigieuse et comble, sensibilisation à un message catéchétique avec la commémoration d’épisodes bibliques, etc.) ; mais au niveau du message et de la Vérité, très peu d’audace, aucun message qui bouscule vraiment les idées reçues et qui renvoie à une action politique, philosophique, aucun déplacement de murs ni de montagnes, pas de prises de risque pour annoncer la Vérité qui bousculera vraiment les gens, y compris les cathos. Un résultat qui fait bien, mais somme toute cucul. L’audace s’est focalisée/figée sur la forme, sur le matériel, sur la performance technique, sur la sensation et l’impression émotionnelle… au détriment du fond, et pour se faire passer pour le fond.

 

L’artiste « chrétien » veut bien jouer « du catho » de temps en temps (la vie d’un grand saint, d’une comédie musicale à thématique vaguement chrétienne). Il veut bien participer à des « projets cathos », ponctuellement : le temps d’un clip ou d’une apparition sur une scène chrétienne, d’un concert, d’un voyage humanitaire, d’un film avec seconds rôles, etc.) mais il ne faut pas que ça lui coûte son travail, que ça remette en cause son quotidien, que ça entache sa réputation et que ça ébranle sa sécurité matérielle. Il fait « du catho », mais n’aime pas « être catho », n’aime pas être identifié comme « catho » dans sa vie de tous les jours ni dans son travail. Il souhaite que sa foi soit une composante ou une singularité de sa vie, mais pas sa vie. Il souhaite qu’elle soit une activité parmi d’autres. Et il rééquilibrera la balance l’année suivante avec des projets totalement profanes, pour montrer qu’il sait se diversifier, ouvrir ses horizons, et ne pas s’enfermer dans un milieu. Il se refuse à se transformer aux yeux du Monde en grenouille de bénitier. Il ne veut pas mettre sa carrière artistique sur la liste noire catho et « se griller » à tout jamais (C’est la danse du « un pas en avant, trois pas en arrière » : si Cannes applaudit « Des hommes et des dieux », c’est pour ensuite imposer sa palme d’or trash « La Vie d’Adèle » !). Il trouve que s’afficher clairement catho, c’est « restrictif » : ça fait communautariste, ça ferme des portes, c’est sectaire, ça peut rebuter des gens qui auraient pu croire en Dieu grâce à lui et son art, ça lui donne une mauvaise image ou une image caricaturale de lui-même. Finalement, on se rend compte que la fermeture qu’il prête aux autres, c’est la sienne. La « cathophobie » qu’il attribue au milieu artistique profane, c’est la sienne. Le regard négatif sur le catholicisme qu’il identifie chez les autres, c’est le sien. La fausseté/fermeture qu’il prête aux cathos, c’est sa propre discordance entre ses actes et sa foi, c’est le manque d’entièreté et de prédominance de sa foi sur sa vie.

 

L’artiste « chrétien » pense qu’« être catho », ça n’a pas nécessairement besoin de se dire : « ça se vit » (ce serait exactement comme les « je t’aime » ! Il ne faudrait pas les prononcer car « ce serait au-delà des mots… »). Il faut que sa foi et son identité de croyant soient mélangées dans la soupe de sa vie, au point qu’on ne les identifie plus. Il pense que politique et art, ou foi et politique, ne se croisent pas, sont consanguins. Il segmente, sectorise, car il ne veut pas mettre Dieu au-dessus de sa carrière. Il fait partie de ces personnes très peu à l’aise avec les évangélisations de rue, argumentant que Dieu n’a pas besoin d’être dit explicitement, et ne doit pas être annoncé comme meilleur Chemin de Vérité. On a envie de lui rappeler que « le Verbe s’est fait chair » et que « malheur à celui qui n’annonce pas l’Évangile au péril de sa vie » (sa vie corporelle, mais aussi déjà sa vie sociale). Donner son nom et son image à l’Église, c’est déjà commencer à donner son corps. Des artistes comme Rona Hartner, qui ont chanté contre le « mariage pour tous », et qui maintenant sont mis sur liste noire, en savent quelque chose : eux, ce sont vraiment des chanteurs catholiques ! Ils ont donné leur vie et leur carrière à des causes justes et impopulaires.

 

L’artiste « catho en demi teinte » te dira que sa politique du non-dit est « stratégique », que la politique du « sans concession » et de la « transparence à tout prix » peut être tout autant de la contrefaçon que celle de la dissimulation. Il te fait croire que le message évangélique light, c’est ça qui « passe bien » dans un monde sécularisé avec qui il faut y aller mollo, mettre les formes plutôt que le fond, user des mêmes codes. Il justifie sa lâcheté en s’appuyant argumentativement sur la diversité (« Il y a différentes manières d’annoncer le Christ »), sur la complémentarité (« Il faut de tout pour faire un monde. Il faut des saint Paul et des saint Pierre. Finalement, ça se complète. »), sur la fuite du conflit (« Il ne faut pas chercher les ennuis. »), sur l’universalité (« Il faut parler à tout le monde, ne pas les braquer dès le départ. »), sur la communication médiatico-politique. Dans un processus totalement schizophrénique, il soutient que le problème des artistes évangélisateurs (qu’il devrait être mais qu’il n’assume pas d’être), c’est « juste dans la forme ». Et puis comme il se rend compte au bout d’un moment que c’est en réalité lui qui s’est éloigné du fond qu’il devait annoncer par l’art, il vient, dans le privé, tout honteux d’avoir considéré le mot « prosélytisme » comme un gros mot, te faire son mea culpa, confesser le déchirement de son double statut d’artiste et de catho (comme si c’était ça le problème…), pleurnicher son dilemme vocationnel (qu’il présente comme insoluble, car il ne veut surtout pas le résoudre !), et te dire en pleurs qu’il compte arrêter définitivement la musique. Sa comédie, qui revient chroniquement, ne dure pas longtemps, en général ; il repartira de plus belle dans ses concerts, ses interventions télé indigentes (dans lesquelles il avait dit des choses intelligentes et vraiment « chrétiennes », mais elles ont été coupées au montage), dans le tourbillon sans fin de ses mille projets. Il se croira pris au piège d’un monde médiatique qui l’empêche d’être vraiment catho, vraiment lui-même, et de vraiment défendre la Vérité. En fait, c’est lui qui avait commencé à ne pas L’annoncer… Il ne fait que récolter la monnaie de sa pièce.

 

En conclusion, je dirais qu’il ne suffit pas que la scène chrétienne existe. Elle peut exister. Mais si elle ne joue pas son rôle d’annonciatrice de Vérité-qui-fâche-autant-qu’Elle-unit, elle fait juste acte de présence, « acte d’existence » symbolique, autant qu’elle n’existe pas. WAKE UP, les artistes cathos !

Sainte Humanité

bulle
 

Rencontre christique cet après-midi. Alors que je traversais la place de l’Hôtel de Ville de Paris, deux gars de la rue, Pascal et Philippe (dont l’un d’eux a l’habitude d’y faire des bulles de savon géantes avec des cannes et une corde) écoutaient, assis, avec hauts parleurs, la chanson « Salut les amoureux » de Joe Dassin. Et quand ils m’ont entendu l’entonner par coeur en même temps qu’eux, ils m’ont manifesté un grand enthousiasme. Je n’ai fait qu’un passage-éclair qui nous a valu un bel échange de sourires. Puis, sur le chemin du retour, je me suis arrêté leur parler. J’ai halluciné de leur sympathie, camaraderie, gentillesse à mon encontre. L’un d’eux, le plus âgé, s’est mis à m’évangéliser (« Jésus, il continue de pleurer, tout le temps tout le temps, pour recevoir notre amour. »), sans même savoir que j’étais catho. L’autre, celui de 36 ans, se disait agnostique (« Tu sais, moi je passe mon temps à donner du bonheur aux gens, mais je ne porte que du malheur. »). Mais tous les deux, dans un scène qui avait tout de la cène eucharistique (c’est pour ça que ça me faisait marrer intérieurement, et que je les regardais, émerveillé/intrigué, comme s’ils étaient des Christs déguisés qui ne le savaient pas et qui m’avaient été envoyés pour m’adresser un scoop céleste là maintenant tout-de-suite), m’ont proposé gratuitement à boire, sans me demander d’argent, m’ont parlé de l’Évangile, ont rompu en deux leurs sandwichs Quick pour me le donner, sur un air de « Free » de Steevie Wonder et de « Ma liberté » de Serge Reggiani. Je les ai quittés. Mais ils m’ont bien identifié, et m’ont donné rendez-vous un de ces jours sur ces lieux. Dieu m’étonnera toujours, et nous comble de cadeaux, de messages, de signes. Sainte Humanité.

Jean-Marie Le Pen a RAISON, mais n’a pas ÉMOTION… donc au final, il n’a même pas raison. (Il lui sera retiré le seul talent qu’il possède.)

Jean-Marie Le Pen a RAISON, mais n’a pas ÉMOTION… donc au final, il n’a même pas raison.
 
Jean-Marie
 

La Réalité, nul ne La voit s’il ne réussit pas à conjuguer Raison et Émotion, ou, ce qui revient au même, Vérité et Charité, Faits et Primauté des Personnes. Celui qui n’est que dans l’émotion, en délaissant la raison – ce qui est le cas de nos hommes politiques socialistes et communistes, sans exception – est en dehors du Réel ; et sa politique aboutit à des aberrations absolument catastrophiques et inhumaines (on le voit actuellement avec le Gouvernement Hollande, qui enchaîne les lois homicides, au nom pourtant de très bonnes intentions). À l’extrême inverse, celui qui n’est que dans le rationalisme (à l’instar d’Éric Zemmour, des membres du FN, de l’UDI-UMP, de la droite en général, qui se vantent d’être « réalistes », « lucides », « factuels », « constatifs », « descriptifs », « concrets », « analystes ») au détriment de l’émotion, de l’empathie, de la passion, de la Foi, de l’Humain, de la Charité, de la Miséricorde, de la solidarité, est aussi en dehors du Réel (même si factuellement, il semble avoir raison : sa pensée s’appuie d’ailleurs sur moultes statistiques et courbes !) ; et sa politique aboutit aussi à des aberrations absolument catastrophiques et inhumaines. Car nous ne sommes pas que des machines : des hommes et leurs désirs, leur liberté, les ont construites. Nous ne sommes pas que des actes ou des faits : des hommes et leurs désirs, leur liberté, les ont posés/vécus. Nous sommes humains. Le self-control (cynique et provocateur) et la rétention d’émotions (par hantise du débordement, de la vulnérabilité de l’Amour), les deux marques de fabrique du FN (en plus de la folie pour le « réel » et de la diabolisation des médias), ne sont que la version inversée, gémellaire, dépressive, de l’hystérie déréalisante du socialisme. Mais le FN comme le PS marchent dos à dos. L’irréalisme hyperréaliste du FN fait un écho parfait à l’irréalisme émotionnel du PS.
 

Par exemple, la sortie de Jean-Marie Le Pen sur les chambres à gaz pourrait se prouver par les faits. Et c’est vrai. Factuellement, Grincheux (qui est loin d’être un crétin et un inculte) a raison : aussi horribles soient les chambres à gaz, historiquement, elles n’ont pas été l’instrument de torture le plus répandu pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais c’est intentionnellement, émotionnellement, que le Pen a tort. C’est la réalité émotionnelle et sociale qu’il zappe. Il veut prouver à la face du Monde, sur le mode de la provocation et du réalisme factuel, que les journalistes sont des ignorants, des idéologues, des serviteurs d’un irréalisme aussi dangereux que le sien… mais juste beaucoup moins cultivé que le sien. Qu’a-t-il gagné au final, si ce n’est la preuve de sa gémellité d’hystérie et d’arrogance avec le PS ? Il est dans le factuel brut, qu’il oppose à l’humain, à l’opinion, à la perception, à la compassion, à la sensibilité sociale, à la RÉALITÉ ÉMOTIONNELLE. Donc finalement, par excès puriste de réalisme, il n’est plus dans le Réel. Toujours la tentation du fils aîné de chercher à AVOIR RAISON avant d’AIMER… Il lui sera retiré même le talent qu’il possède.

L’Affaire Stefanini : la mauvaise foi des journalistes gays friendly + la faiblesse argumentative du Pape sur l’homosexualité

Radio ND
 

Depuis janvier 2015 (et sans doute bien avant), les journalistes et les politiciens gays friendly du Monde entier s’impatientaient et préparaient leur dossier d’inculpation du Pape François pour homophobie en profitant de l’absence de réponse de ce dernier à la demande de candidature de Laurent Stefanini (soi-disant « ouvertement homosexuel ») au poste d’Ambassadeur de France au Vatican. Et depuis hier, ça y est, l’ultimatum est lancé, la Curie est mise au pied du mur : « Alors ? Ça vient, ton cachet ? Si ça vient pas, c’est que t’es homophobe ! »
 

Concrètement, la raison ( = l’homosexualité) du supposé refus du Vatican n’est qu’une présomption journalistique. Pour l’instant, on ne sait pas. Les militants gays friendly rêveraient que l’homosexualité soit la seule explication et justification de cette décision. Mais le Pape ne s’est toujours pas exprimé, et on ne connaît pas la vraie vie morale de Laurent Stefanini. Donc avant de juger de quoi que ce soit et de suivre le procès d’intention des mass médias, il est sage de se taire et de ne pas partir dans des folies interprétatives qui confinent à l’hystérie et au ridicule sur les réseaux sociaux en ce moment.
 

Les allégations « Stefanini a été rejeté parce qu’il est gay » ou même « Le Pape François ne veut pas d’ambassadeur français gay au Vatican » sont des mensonges. Les seuls titres d’articles qui pourraient convenir, parce qu’ils seraient objectifs et factuels, ce sont, à mon sens : « Le Pape ne veut pas de Laurent Stefanini au poste d’ambassadeur » ou mieux « Le Pape François ne s’est pas encore prononcé sur la candidature de Laurent Stefanini au poste d’ambassadeur (Laissez-le libre et foutez-lui un peu la paix à lui et à Stefanini, même si le résultat de leur échange nous intéresse et nous concerne en partie…) ».

 

Par ailleurs, vu que la polémique publique autour de cette affaire enfle, que beaucoup y vont de leur petite réaction mesquine, et que certains vont de toute façon être obligés d’y répondre de par leur fonction (le Pape et Stefanini en première ligne !), je ne peux m’empêcher de me faire du souci à propos de l’argumentaire papal sur l’homosexualité. (Je ne m’attarderai même pas sur les phrases soit carrément homophobes, soit carrément sanguines, de la fachosphère, qui s’exprime en ce moment sur Twitter et qui fonde ses critiques sur la théorie du complot et la haine des médias : hurler « C’est une provocation ! » ou « C’est un piège médiatique ! », comme ça avait déjà été le cas lors de la nomination de Najat Vallaud-Belkacem à l’Éducation Nationale, ce n’est pas un argument de fond et ça ne prouve rien…)
 

Je vais vous dire franchement. Mon inquiétude par rapport au discours papal sur l’homosexualité, c’est que celui-ci est fragile. Le Pape ne parle toujours pas de l’orientation homosexuelle en des termes explicites ni justes, puisqu’il centre son opposition à celle-ci sur la soi-disant dichotomie « homo mais pas gay », ou bien « homosexualité intime / homosexualité sociale » (comme s’il y avait deux communautés homos, comme s’il y avait d’un côté le « signe de péché » et de l’autre le « péché », alors que la frontière entre les deux est d’autant plus mince qu’elle est niée ou au contraire exacerbée démagogiquement). Tout ça pour ne pas traiter le sujet de l’homosexualité de manière vraie, globale et frontale.
 

 

Par exemple, quand le Pape François conclut, dans l’avion de retour des JMJ de Rio (ok, ça date un peu, mais quand même : ça reste une ânerie) : « Le problème n’est pas cette tendance. Le problème, c’est d’en faire du lobbying. », ÇA NE VA PAS. La tendance homosexuelle est déjà un problème, quand bien même ce soit un signe de péché et non un péché à la base. Le signe de péché qu’est l’attraction homosexuelle, même s’il est beaucoup moins grave qu’un péché car il n’est que partiellement acté, qu’« en suspension », qu’il n’est pas libre, et qu’il semble plus hérité que choisi, reste une réalité qu’on ne peut ni banaliser, ni justifier, et qui peut s’actualiser si on ne l’identifie pas comme mauvaise. La tendance homosexuelle, c’est une peur (de la différence des sexes) ou une blessure (de l’identité et de l’affectivité). Donc même ça, ce n’est pas rien ! et ce n’est pas un bien ! je suis désolé ! Le problème de l’homosexualité ne se situe pas uniquement dans le fait qu’elle soit rendue visible ni du fait qu’elle se politise en groupe de pression. L’homosexualité est déjà un problème individuel, un problème dans la sphère du privé, un problème fantasmatique et parfois factuel. L’argument papal « Ça devient un lobby, donc c’est surtout ça le problème », excusez-moi mais NON ! L’homosexualité serait justifiée sous la forme de désir intime à ne pas condamner que déjà ce serait une démarche fausse, pudibonde, lâche et homophobe ! Pourquoi a-t-on peur de condamner le désir homosexuel ? Il n’est absolument pas la personne qui le ressent ! Si on en a peur, c’est qu’on confond encore désir et personne, ou acte et personne… donc on rentre dans une démarche d’homophobie, de peur et de justification de cette peur ! Attention.
 

Non, je suis désolé, l’argumentaire public du Pape sur l’homosexualité n’est pas encore au point, et risque de faire des catastrophes. Il ne suffit pas de dire « J’accueille les personnes homosexuelles et je ne les juge pas. » Car c’est une évidence qui a déjà été dite et redite, et qui se fige en sophisme dangereux si elle n’est pas illustrée par des faits et des mots plus clairs qui s’adaptent aux contextes humains du moment. Ce qui compte de dire maintenant, ce sont les formes de cet accueil, les cadres. Et l’Affaire Stefanini, montée en épingle par les médias et les lobbys, est un appel, une formidable opportunité pour définir ces cadres d’accueil (je vous renvoie à mes deux articles : article 1 sur les 3 mots magiques conseillés au Pape ; article 2 sur la forme de la pastorale spécifique). Si on la voit comme le piège médiatique qu’elle n’est pas en réalité, c’est que nous ne sommes pas encore dans la Vérité par rapport à l’homosexualité. C’est de notre faute.
 
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Si la préparation du Pape en matière de discours sur l’homosexualité semble fragile, il n’y a pas lieu de trop s’inquiéter, car le souverain pontife ne s’est pas encore exprimé ni positionné sur l’affaire Stefanini ; il est à l’écoute de l’Esprit Saint ; et j’ose espérer que l’eau a coulé sous les ponts pour lui depuis le Brésil !

 

En revanche, du côté de La Manif Pour Tous, je constate que la réflexion n’a pas évolué d’un iota. C’est toujours la même peur-haine de la politique, de la sexualité et de la réalité homosexuelle. Elle pratique la langue-de-bois, tente de privatiser l’homosexualité (et la sexualité dans son ensemble ! car elle réduit la sexualité à la génitalité et à la sentimentalité) pour ne pas aborder le sujet en face. Selon La Manif Pour Tous, l’homosexualité ne pose problème que si elle devient publique, visible, politisée, communautarisée, lobbyisée. Sinon, il n’y a pas à en dire quoi que ce soit : « Ça relève de la vie privée ». La Manif Pour Tous ne comprend pas que l’orientation homosexuelle pose déjà problème dans le privé et que nous, personnes homosexuelles, ne vivons pas en quarantaine, ni « en paix parce que cachées » ! Elle ne comprend pas que déjà, le « vivre avec cette tendance » ne mérite ni son indifférence ni l’indifférence sociale en général. Une nouvelle fois, elle se défile, en faisant croire que cette esquive est un argument et un acte de respect. Elle botte en touche, par peur d’être taxée d’homophobe, et parce qu’elle refuse de regarder l’homosexualité et les personnes homosexuelles telles qu’elles sont. Elle fait ainsi preuve d’homophobie (dans le sens strict du terme : « peur du même », et « peur de l’homosexualité, des personnes homosexuelles »). Elle se fout de nous et veut nous isoler, privatiser la sexualité, ce qui est extrêmement grave (pas seulement pour les personnes homos, d’ailleurs, mais pour tout être humain), car la sexualité est une réalité aussi bien intime que sociale : c’est une réalité de VIE, et qui concerne les PERSONNES. C’est toujours la même rengaine : « La sexualité relève du privé… Il n’y a pas de lien entre politique et foi, entre foi et sexualité, entre politique et sexualité… Nous ne nous définissons pas par notre sexualité. Etc. etc. » Je regrette, mais c’est faux ! Nous nous définissons entièrement par notre sexualité (« sexualité » étant entendue comme « sexuation » et « différence des sexes », et non simplement comme « génitalité » ou « affectivité », même s’il n’y a pas à opposer « sexuation » et « génitalité/sentimentalité »). De même, la politique a à voir avec l’intime. Elle est noble et doit nous guider en matière de sexualité et d’amour : elle a son mot à dire, y compris à notre intimité. Et l’Église, encore plus ! Qu’est-ce que c’est, de la part de La Manif Pour Tous, que cette langue-de-bois petite-bourgeoise (qui justifie en plus l’Union Civile, en feignant en public de s’y opposer) ?

Le « problème » que je suis

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Je me rends compte que je suis publiquement très marqué et que ma personne « pose problème » (ou au contraire à énormément de poids et fait beaucoup de bien, à condition que ce marquage soit assumé), aussi bien à l’extérieur de l’Église qu’à l’intérieur, car ma vie condense trois réalités qui sont cruciales – et parfois douloureuses – pour l’être humain : la foi / l’homosexualité / la virginité. Si, dans un ou plusieurs de ces trois domaines, les personnes ne sont pas au clair ni réconciliées, elles ont peur de moi, de mon message et ne m’intègrent pas dans leurs groupes ou dans leurs conférences. Elles s’arrangent pour me faire passer pour un fondamentaliste religieux, un militant LGBT caché, un obsédé de la continence. Ce que je ne suis pas. Mais oui, je porte trois piliers très forts. Ça effraie et ça enthousiasme.

« Aimer en vérité » du Père Grosjean : hyper dangereux

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C’est étrange, ce procès que font certaines personnes mal-intentionnées aux défenseurs de la Vérité. Si elles n’ont rien à leur reprocher sur le fond et la forme, elles s’arrangeront quand même pour trouver des failles ou des rigidités à la forme, et pour voir d’un mauvais oeil la puissance du fond, en imaginant que si ce fond est mal interprété, il peut faire encore plus de dégâts que s’il n’avait pas existé, et que s’il est grand, il gonfle automatiquement d’orgueil celui qui le diffuse. Ainsi, les mauvaises langues, par jalousie, arrivent très vite, alors qu’elles s’éloignent des mots et des faits concrets, à faire passer le bien pour le mal, la Vérité pour un grand danger, l’Amour pour sa mauvaise utilisation, leurs peurs pour la réalité, le mauvais récepteur pour le bon émetteur, l’évangélisateur pour un pervers. Selon leur logique, ce qui « pourrait être » devient déjà ce qui « est ». On les entend reprocher aux évangélisateurs les excès interprétatifs qu’elles leur imputent (et qu’elles créent en réalité !) : « Si son livre est pris au pied de la lettre, ça crée des catastrophes et des générations de névrosés ! » ; « C’est pas lui qui fait le service après-vente de ses livres ou de ses témoignages publics, ni lui qui ramasse les pots cassés ! » ; « Ne le recevez pas. Il a beau dire des choses vraies, ce n’est pas adapté à un public qui n’a pas de recul. » ; « Il a raison, mais il n’est pas à l’abris de la starification et de l’instrumentalisation de son discours, des quiproquos, donc il vaut mieux qu’il se taise. » ; etc. Je fais régulièrement les frais de cette réécriture paranoïaque de mes écrits ou prises de parole publiques (c’est pour cette raison que j’aime que mes conférences soient enregistrées et filmées : pour éviter la dénaturation de ce qui s’est dit, pour éviter le remplacement de l’action par la perception de celle-ci). Et j’ai vu dernièrement ce détournement face à l’influence croissante de l’abbé Grosjean et au succès de son livre Aimer en vérité, ouvrage jugé « dangereux » par certains mauvais esprits, non pas sur la base de son contenu objectif auquel on ne trouve pas grand-chose à redire, mais dans l’utilisation mauvaise et idolâtre qu’ils lui prêtent. Je ne suis pas un défenseur inconditionnel du père Grosjean, loin s’en faut. Je veux juste que soit rétablie la Vérité et que soit rendu à César ce qui est à César. Ce qui m’importe, ce sont les faits et les mots concrets, avant les possibles mauvaises récupérations et perceptions de ceux-ci. La Vérité mérite d’être dite. Et on n’arrivera pas à lui ôter sa part de risque, donc sa part d’amour.

Je sers à rien

 

« Je sers à rien. » Ce cri intime ou ce sentiment abyssal m’envahit souvent en ce moment. Mais je pense qu’il ne m’appartient pas et qu’il est commun à tout être humain. Il ne nous abandonnera jamais, quoi qu’on fasse, quel que soit l’endroit où l’on soit, quels que soient notre âge et notre situation. Il peut couvrir toute l’existence et embrumer même le positif en un rien de temps, d’une manière si efficace que je comprends qu’il puisse conduire au suicide. Et même un « Tu n’es pas seul », dans les moments où précisément nous sommes dans une ville ou entouré de personne dans une culture mondialisé, ne fera que l’approfondir. Ce constat est une réaction à la morsure inexorable du temps. Il est dû à l’érosion et à la vanité des réalités terrestres, à l’inconstance des relations humaines. Le tout est d’essayer ne pas trop le personnaliser ni de l’individualiser autour de notre personne. Sinon, effectivement, on se supprime, ou au moins on se condamne à la honte et au désespoir.

Avis à la fachosphère

 

Avis à la fachosphère (pseudo « catho ») qui m’attaque depuis quelques temps sur les réseaux sociaux (la preuve qu’elle a « plein » d’arguments contre moi… LOL) et qui souhaite décrédibiliser mon travail sur l’homosexualité et le pathologiser simplement du fait que j’ai osé (oh juste Ciel !) révéler le sous-texte lesbien (qu’elle n’a pas su voir) d’un film, « Beignets de tomates vertes », qu’elle a soi-disant « adoré » et qui serait un « chef d’œuvre du cinéma » (faut pas exagérer non plus) : son procès (de « narcissisme homosexuel », de maladie, de bêtise, etc.) à mon égard relève de la pathologie. Et le pire, c’est que ce sont eux qui essaient de me faire passer pour un malade monomaniaque qui verrait de l’homosexualité partout où il n’y en aurait pas. On rêve ! « Beignets de tomates vertes » est répertorié comme crypto-lesbien par de nombreuses études (certes, pas toutes objectives, et pour beaucoup partisanes pro-gays, je le leur concède. Mais quand même !), et surtout à cause du texte original du film (Fanny Flagg, l’auteur du roman qui a servi de base au film, était dyslexique et lesbienne). Si ça ne leur suffit pas, voici quelques liens : lien 1 ; lien 2 ; lien 3 (et encore… je n’ai pris que les premières suggestions de la recherche Google). Je suggère donc à ces personnes de calmer leurs élans homophobes, y compris à mon égard, de ne pas utiliser ce film contre moi, et de me laisser faire mon travail. Merci.