Archives de catégorie : Je l’ai dit

Matin de Pâques

 

C’était étrange. Ce matin, je me suis forcé à aller à la messe de Pâques (à saint Nicolas des Champs). Je n’avais pas du tout envie. J’étais dégoûté de la vie, dégoûté de l’humain, désespéré pour l’avenir du Monde. Et je me disais : « Ça ne sert à rien d’aller à la messe de Pâques car je ne rentrerai pas dans la fête. »
 

Et puis les textes, l’homélie géniale (sur la liberté de Dieu, sur le milieu carcéral), les baptêmes de bébés, la présence de mes amis (dont certains découvrent la messe), m’ont redonné la joie. Pas de manière spectaculaire, ni euphorique. Mais sereine et forte.
Au point que je m’arrête dans la rue pour dire à des jeunes couples qu’ils sont beaux (si si, tout va très bien!^^) et qu’il ne manque plus qu’ils vivent leur bel amour dans l’Église catho. Au point même que je débloque les contacts que j’avais bloqués sur Facebook (je n’hésiterai cependant pas à remettre « au coin » si besoin^^).
 

Belle journée de Pâques. Et pardonnez-moi d’être un grand pécheur.

Film « Test : San Francisco 1985 » (2013) de Chris Mason Johnson

FEMME-ARAIGNÉE sAN francisco 1985
 

Je reviens d’aller voir le tout dernier film de Chris Mason Johnson, « Test : San Francisco 1985 ». En plus d’y trouver énormément de codes de mon Dictionnaire), il y en a un qui est assez incroyable de précision (par rapport au symbolisme de la femme-araignée, icône homosexuelle du danger sexuel). Frankie, le héros homo, danseur pro qui imite souvent l’araignée dans ses chorégraphies, monte sur un arbre dans un parc urbain, et dit texto à son amant Todd : « Je suis Toile d’Araignée », pour le charmer. Qu’est-ce qu’il vous faut de plus ? Si ceux qui me prennent pour un fou, un dangereux, un narcissique, ne me croient pas, qu’ils croient au moins ceux qui leur parlent sans conscience de ce qu’ils leur dévoilent!

Encore une tuerie…

 

Mama mia… Encore une tuerie, cette année, l’office du Vendredi Saint !!! Il est tellement beau qu’il devrait être remboursé par la Sécu, sponsorisé par Kleenex, proposé à tous ceux qui doutent encore de l’existence de Dieu ou qui dépriment dans leur vie. Je crois que c’est le rite de l’année que je préfère. Et cette fois, je suis allé pour la toute première fois à l’église saint Antoine de Padoue (à équidistance depuis chez moi avec la Basilique du Sacré-Cœur à Paris : je mets à peu près une heure à pied pour me rendre à chacune des deux églises). Obligé d’y aller au moins une fois !
 

Certes, les chants y étaient moins beaux qu’à saint Nicolas des Champs. Mais saint Antoine m’y attendait et a su une nouvelle fois me recevoir ! Une dame que je ne connaissais pas, la cinquantaine, nommée Stéphanie, est venue se mettre juste à côté de moi pour rejoindre une amie à elle. Elle avait une telle intimité avec le Seigneur qu’elle m’a aidé à prier, surtout pendant le « Notre Père ». J’ai baissé d’un ton pour prier à travers ses mots. Et je l’ai remerciée à la fin de la célébration du cadeau qu’elle m’avait fait. Ou plutôt, j’ai remercié le Seigneur à travers elle. Nous étions très heureux tous les deux de notre rencontre. Et j’ai appris, sans m’en étonner, que c’était une grande amie de saint Antoine aussi.
 

Et à la fin de l’office, Saint Antoine a fini de m’achever de bonheur : moi qui croyais être là incognito, je me fais accoster par une personne. Une amie d’une quarantaine d’années, que je n’aurais pas reconnue tout de suite car on ne s’était vus qu’une fois, et dans un contexte public : les Veilleurs. Je lui dis : « C’est magnifique, le Vendredi Saint ! ». Elle me dit : « C’est encore plus magnifique quand on le vit avec son ex-mari. » J’ai mis dix secondes à comprendre qu’elle et son ex-mari, qu’elle m’a présenté, étaient en train de me confier, avec une paix solide et des yeux brillants tous les deux, que des années après leur divorce, ils étaient en train de se pardonner et de se remettre ensemble en couple. C’est un peu comme si un aveugle de naissance m’annonçait qu’il vient de retrouver la vue. Ça m’a inondé de bonheur, car j’ai senti que leur improbable réconciliation les émerveillait eux aussi. Grandeur de l’action de Jésus à travers saint Antoine (d’ailleurs, l’amie dont je vous parle, qui avait perdu son portable lors d’une veillée des Veilleurs, avait retrouvé miraculeusement son téléphone parce que nous avions prié saint Antoine ; entre l’obscurité, les pelouses des Invalides, la foule, et le déplacement du groupe, ça relevait franchement de l’impossible !).
 

Pour finir, comme je suis sorti après tout le monde et que je n’ai vu aucun prêtre, j’ai déposé un paquet de « flyers » de l’École Cours Wojtyla dans l’église… au meilleur endroit qui soit : aux pieds de la statue de saint Antoine de Padoue. Je sais qu’il en fera bon usage ! Vous savez, j’ai décidé de ne pas me faire chier dans la vie ! ;-). Et de déléguer à mes amis du Ciel et de la Terre ce que je ne peux pas faire. Ils ne me déçoivent jamais.

Blasphème(s)

Je trouve qu’il y a plus grand blasphème que de se prendre pour Dieu. Il y a aussi de prendre quelqu’un d’humain pour le diable. Ça, ça me choque et insulte encore plus Dieu.

Aimer, c’est comme se laver

 

En me rasant, en me lavant, en faisant des machines de linge ou le ménage, je mesure combien aimer, c’est comme laver ou se laver : ça comporte une grosse part d’efforts, de volonté, parfois de souffrance, et que notre Monde qui nous dit qu’on peut aimer sans effort est un monde bien sale, qui pue et qui n’aime pas.

Je suis profondément blessé

Je suis profondément blessé par ceux qui défendent encore le « mariage pour tous » et qui continuent d’ignorer les personnes homos, ce qu’elles vivent. Idem pour ceux qui s’opposent au « mariage pour tous » mais pas à l’Union Civile.

En italien, le Réel royal et la blessure-Vérité

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Ce que j’aime dans la langue italienne, ce sont deux jeux de mots extrêmement signifiants qu’on ne trouve pas en français : 1) le mot « real », qui veut dire à la fois « réel » et « royal » (comme en espagnol) ; 2) les mots « ferita » (blessure) et « verità » (vérité) qui sont phonétiquement si proches, même si l’accent tonique est déplacé. Car en effet, le Réel est et doit être royal. Et même si nos blessures ne sont pas signes de vérité, elles sont le lieu privilégié d’où la Vérité peut jaillir.