Archives de catégorie : Je l’ai dit

Pourquoi la différence des sexes a-t-elle une place plus importante que les autres différences humaines ?

 

Pourquoi la différence des sexes est-elle une différence plus importante que d’autres différences ? Parce qu’elle touche à notre existence et à notre amour. Elle est plus existentielle que les autres différences (goûts, physique, croyances, subjectivité, etc.). Sans elle, on ne serait pas là et on n’aimerait moins. Le fait de vivre au Pérou ou en France, d’avoir 3 bras, ne t’empêche pas de vivre. Idem en amour. Tu peux aimer une femme ou un homme aux yeux bleus ou habitant à l’autre bout du Monde. Et le fait qu’elle/il soit droitière/droitier ou bouddhiste ne t’empêchera pas de l’aimer. Alors que si la différence des sexes n’est pas là, tu vivras au mieux une belle amitié avec elle/lui, mais tu ne l’aimeras pas.

Mon regard baladeur homosexuel est-il si traître, si impur et si humainement marginal ?

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Lundi 23 mars 2015. Dans le train qui me conduisait de Rome à Turin toute à l’heure, je me suis retrouvé à une table à trois, à côté d’une gentille jeune femme d’une vingtaine d’années (Roberta : c’était marqué sur sa carte d’embarquement) et en face d’un bel Italien quarantenaire (super bobo, mais beau quand même lol : mal rasé, son bonnet qui ne sert à rien, son ordi portable, prenant des photos du paysage avec son gros appareil…). Le voyage devait initialement durer 4 heures, mais il s’est prolongé d’une heure de retard. Sans chercher pourtant à draguer, je l’ai remarqué : la passivité des voyageurs fait réagir autrement, stimule des comportements baladeurs. L’imaginaire et les cerveaux travaillent forcément, les regards se croisent furtivement, les corps bougent et parfois se frôlent. À un moment, dans mon semi-sommeil, j’ai même touché la chaussure de mon voisin sans le faire exprès ; on s’est regardés et nos pieds se sont légèrement distancés.
 

Et suite à ce voyage, m’a traversé cette réflexion. Est-ce que c’est moi qui ai des idées mal placées, des tentations marginales et des obsessions de psychopathe ? Ou est-ce que c’est humain et atemporel, cette curiosité et interrogation d’homosexualité, et qu’elles effleurent un peu tout le monde, à des degrés différents selon les fantasmes sexuels de chacun et le degré d’auto-censure exercé par le Sur-moi, l’éducation, la connaissance, la culture, les expériences ? Les hommes d’aujourd’hui sont-ils plus déformés sexuellement, pervertis qu’avant, ou bien le désir homosexuel est-il un questionnement humain qui a dû titiller déjà les Hommes du passé, bien plus souvent qu’on ne l’imagine, même si leurs émois et interrogations intérieures n’ont pas été relatés et inscrits dans des films et des livres (et du coup, on pense que c’est un phénomène uniquement moderne, générationnel, individuel) ? Je n’arrive pas à croire que le questionnement homosexuel, même s’il est indéniablement encouragé par notre époque et nos mass medias qui éveillent en nous des idées nouvelles, des constructions mentales propres, des pensées libertines bisexuelles, des comportements inédits, n’ait pas existé par le passé et n’ait pas été général. Il a été géré autrement, indéniablement. Il s’est dilué, refoulé, exprimé autrement. C’est une évidence.
 

L’espace d’un instant, je me suis mis dans la peau et la tête d’un de nos ancêtres, assis dans une diligence au XVIIe siècle en face d’une personne plaisante physiquement pour les deux sexes, et qui aurait été attendri ou grisé par un contact corporel doux ou accidentel avec elle, interrogé par une phrase équivoque, ou troublé par un échange de regards inhabituel et un peu trop appuyé. Je suis sûr que ça a dû arriver. Même dans l’esprit d’un homme au clair sur son attraction pour les personnes de l’autre sexe. Les voyages pouvaient être longs à l’époque, en plus, et propices à l’activité de l’imaginaire. La douceur est asexuée. Elle peut être ressentie les yeux fermés et charmer n’importe qui. Loin de vouloir universaliser à l’excès l’homosexualité, de prendre mon cas pour une généralité afin de me rassurer, de transposer mon élan homo-érotique sur des hommes qui n’ont rien demandé à personne et n’ont rien ressenti, je crois au contraire que ce voyage mental dans le temps m’a aidé à ne pas donner trop d’importance au chemin-girouette (tantôt involontaire, tantôt complaisant) de mon regard, au circuit de mes cogitations intérieures, et à me sentir moins seul, moins libertin, plus solidaire de tous les mâles, moins homosexuel que ce que je crois.

L’incroyable particularisme de l’Amour divin

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La Vierge connaît toutes les langues car quand elle apparaît même à ceux qui ne la connaissent pas, ils l’entendent dans leur propre langue. Par exemple, elle s’est adressée à la petite Bernadette de Lourdes dans sa langue vernaculaire du sud de la France. C’est dingue, cette universalité planétaire et en même temps cet enracinement divin au cœur de chaque Homme. Le Grand qui s’est fait petit, délicat, précis, incarné et adapté à chacun.

Jésus a décidé d’aller jusqu’au bout de l’inhumain, par amour pour nous

 

J’ai appris dernièrement, grâce à une femme qui connaît bien le Saint Suaire de Turin (= le linceul qui a enveloppé Jésus à sa mort), qu’humainement, le Christ aurait déjà dû mourir dès sa flagellation et être exsangue. Un être humain normalement constitué n’aurait jamais tenu jusqu’à la Croix. Ce qui signifie que Jésus a décidé d’utiliser sa divinité au service de son humiliation d’amour pour nous.

Saint Louis à La Roche

 

Hier (jeudi 19 mars 2015), alors que j’étais assis (mal rasé, avec mon sac à dos, mon bonnet de SDF) sur le parvis de l’église saint Louis à la Roche s/Yon (Vendée), sous la statue de saint Louis justement, je me suis fait gentiment accoster par un étudiant, fils des frères Martineau, qui, en bon chrétien, est venu m’accueillir à l’entrée de son église, et m’adresser quelques mots. Il m’a pris pour un vagabond ou plutôt un voyageur-pèlerin qui faisait un périple à pied. Ses yeux se sont écarquillés et il a rougi quand il a compris quelle était ma véritable identité : « Mais c’est pas vrai… vous êtes Philippe Ariño… » Superbe rencontre. Et très drôles surtout, ces effets de surprise là. #contentdemoncoup

Les réformateurs gays friendly dans l’Église, vous perdez votre temps

 

La guimauve spiritualo-gay friendly de certains « cathos » nord-américains (je dis « certains », car Courage International, association née aux USA aussi, n’est pas du tout dans ce discours de compromission « à la David et Jonathan ») arrive en France et vers Rome, à l’occasion de la poursuite du Synode (https://www.youtube.com/watch?v=a2vDJRj7AuQ&t=470)

 

Qu’on se le dise : il n’y a que la continence (voire carrément la disparition de la peur homosexuelle) qui permette l’unité entre la pratique religieuse catholique et le désir homosexuel (désir plus ou moins durablement fixé). Ce genre de documentaires n’a aucune chance de changer cette vérité, ni de réformer l’Église catholique.

 

Les réformateurs cathos gays friendly pratiquant l’homosexualité, en gros, vous perdez votre temps…

Pas digne d’être mon ami

 

Celui qui n’accepte pas d’être bousculé par moi n’est pas digne d’être mon ami. Je ne suis pas né pour la médiocrité. Et je ne l’aime pas dans mes relations. Car sans Vérité, je ne peux plus suivre quelqu’un dans la confiance. Et il en est de même pour mes amis vis à vis de moi.

Notre-Dame de Clignancourt : le Panthéon des saints

 

Ce matin (dimanche 1er mars 2015), j’ai découvert la messe à l’église Notre-Dame de Clignancourt (une amie m’y avait invité). Laissez tomber c’te paroisse du feu de Dieu…! 🙂 Extra! Très belle homélie aussi. En plus, la configuration des lieux et la mise en évidence aérée des statues des saints transforment l’église en véritable Panthéon de la dévotion de la Communion des saints (saint curé d’Ars, saint Joseph, saint Jean XXIII, sainte Anne, saint Antoine de Padoue, sainte Thérèse de Lisieux, etc.).

 

Je suis arrivé à 11h par « erreur » puisque la messe était à 11h30. Ça m’a permis de m’asseoir une demie heure aux côtés de saint Antoine de Padoue, et d’observer avec un oeil étonné et émerveillé comment lui et le petit Jésus étaient trop chouchoutés par leurs visiteurs : la famille d’Asiatiques qui touchent la statue par 3 fois, les Noirs et les Orientaux qui allument des bougies à saint Antoine, les petits enfants qui lui font spontanément une fête incroyable (les parents sont même obligés de calmer le jeu^^), ou encore la bourgeoise qui fait un ménage intégral de la statue, un relooking discret, puis trace son chemin… Et j’imagine que c’est un cérémonial semblable pour les autres saints. Comme Saint Antoine aime les autres et est aimé ! C’est beau.

L’impuissance sexuelle masculine comme fréquente base de croyance en l’homosexualité

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Allez, les pieds dans le plat ! J’ai envie de soulever une piste d’homosexualité qui me paraît tout à fait plausible et répandue chez moi et mes amis homosexuels, et qui est pourtant très mal connue, négligée, rarement explorée, parce qu’elle est ultra intime, inconsciente, honteuse et qu’elle peut constituer une limite physique presque objective dans certains cas : l’impuissance sexuelle (en gros, la fameuse « panne » ou la peur de la panne, qui risque davantage d’impacter les hommes que les femmes homosexuels d’ailleurs – car la peur d’une femme lesbienne risque peu de remettre en cause la faisabilité d’un coït et d’un couple femme-homme… alors que celle de l’homme, si. C’est la raison pour laquelle, à mon avis, il y a numériquement beaucoup plus d’hommes qui se disent définitivement homos que de femmes). J’ai rencontré (et je peux largement me mettre dans le lot !) un nombre suffisamment important d’amis ou d’ex-amants qui, par fort complexe corporel, ou bien parce qu’ils avaient un problème physique en lien avec leur appareil génital (phimosis, éjaculation précoce, problèmes d’érection, peur de ne pas assurer au lit ou bien au contraire de « trop assurer » et de faire mal à la femme en la pénétrant, etc.) pour oser en parler. Bien évidemment, un phimosis, par exemple (= le fait que le prépuce se décalotte mal) n’est pas, à lui seul, la cause d’un sentiment d’homosexualité ; et une opération chirurgicale ne dissipera pas forcément cette peur de la différence des sexes et de soi-même qu’est l’homosexualité. Mais il est intéressant de comprendre le fort lien qui existe entre (sentiment d’)impuissance sexuelle et désir homosexuel. Car il existe. Et parfois, cette prise de conscience pourrait éviter bien des angoisses, bien des mal-entendus, et de démasquer beaucoup de fausses homosexualités.

Pièce « Nous souviendrons-nous » de Cédric Leproust

 

Je reviens d’aller voir une pièce contemporaine dans le Marais : un seul-en-scène ovationné par un public super bobo qui est venu voir un mec « performer » à poil sur scène, qui se badigeonne de peinture puis de terre, et qui raconte des conneries d’un air enfantin en s’auto-persuadant qu’il révolutionne le monde de la philosophie et de la poésie… Très instructif. « Nous souviendrons nous » de Cédric Leproust. Ben nan, je crois qu’on ne risque pas de se souvenir… hahaha