Archives de catégorie : Je l’ai dit

« Aimer en vérité » du Père Grosjean : hyper dangereux

aimer
 

C’est étrange, ce procès que font certaines personnes mal-intentionnées aux défenseurs de la Vérité. Si elles n’ont rien à leur reprocher sur le fond et la forme, elles s’arrangeront quand même pour trouver des failles ou des rigidités à la forme, et pour voir d’un mauvais oeil la puissance du fond, en imaginant que si ce fond est mal interprété, il peut faire encore plus de dégâts que s’il n’avait pas existé, et que s’il est grand, il gonfle automatiquement d’orgueil celui qui le diffuse. Ainsi, les mauvaises langues, par jalousie, arrivent très vite, alors qu’elles s’éloignent des mots et des faits concrets, à faire passer le bien pour le mal, la Vérité pour un grand danger, l’Amour pour sa mauvaise utilisation, leurs peurs pour la réalité, le mauvais récepteur pour le bon émetteur, l’évangélisateur pour un pervers. Selon leur logique, ce qui « pourrait être » devient déjà ce qui « est ». On les entend reprocher aux évangélisateurs les excès interprétatifs qu’elles leur imputent (et qu’elles créent en réalité !) : « Si son livre est pris au pied de la lettre, ça crée des catastrophes et des générations de névrosés ! » ; « C’est pas lui qui fait le service après-vente de ses livres ou de ses témoignages publics, ni lui qui ramasse les pots cassés ! » ; « Ne le recevez pas. Il a beau dire des choses vraies, ce n’est pas adapté à un public qui n’a pas de recul. » ; « Il a raison, mais il n’est pas à l’abris de la starification et de l’instrumentalisation de son discours, des quiproquos, donc il vaut mieux qu’il se taise. » ; etc. Je fais régulièrement les frais de cette réécriture paranoïaque de mes écrits ou prises de parole publiques (c’est pour cette raison que j’aime que mes conférences soient enregistrées et filmées : pour éviter la dénaturation de ce qui s’est dit, pour éviter le remplacement de l’action par la perception de celle-ci). Et j’ai vu dernièrement ce détournement face à l’influence croissante de l’abbé Grosjean et au succès de son livre Aimer en vérité, ouvrage jugé « dangereux » par certains mauvais esprits, non pas sur la base de son contenu objectif auquel on ne trouve pas grand-chose à redire, mais dans l’utilisation mauvaise et idolâtre qu’ils lui prêtent. Je ne suis pas un défenseur inconditionnel du père Grosjean, loin s’en faut. Je veux juste que soit rétablie la Vérité et que soit rendu à César ce qui est à César. Ce qui m’importe, ce sont les faits et les mots concrets, avant les possibles mauvaises récupérations et perceptions de ceux-ci. La Vérité mérite d’être dite. Et on n’arrivera pas à lui ôter sa part de risque, donc sa part d’amour.

Je sers à rien

 

« Je sers à rien. » Ce cri intime ou ce sentiment abyssal m’envahit souvent en ce moment. Mais je pense qu’il ne m’appartient pas et qu’il est commun à tout être humain. Il ne nous abandonnera jamais, quoi qu’on fasse, quel que soit l’endroit où l’on soit, quels que soient notre âge et notre situation. Il peut couvrir toute l’existence et embrumer même le positif en un rien de temps, d’une manière si efficace que je comprends qu’il puisse conduire au suicide. Et même un « Tu n’es pas seul », dans les moments où précisément nous sommes dans une ville ou entouré de personne dans une culture mondialisé, ne fera que l’approfondir. Ce constat est une réaction à la morsure inexorable du temps. Il est dû à l’érosion et à la vanité des réalités terrestres, à l’inconstance des relations humaines. Le tout est d’essayer ne pas trop le personnaliser ni de l’individualiser autour de notre personne. Sinon, effectivement, on se supprime, ou au moins on se condamne à la honte et au désespoir.

Avis à la fachosphère

 

Avis à la fachosphère (pseudo « catho ») qui m’attaque depuis quelques temps sur les réseaux sociaux (la preuve qu’elle a « plein » d’arguments contre moi… LOL) et qui souhaite décrédibiliser mon travail sur l’homosexualité et le pathologiser simplement du fait que j’ai osé (oh juste Ciel !) révéler le sous-texte lesbien (qu’elle n’a pas su voir) d’un film, « Beignets de tomates vertes », qu’elle a soi-disant « adoré » et qui serait un « chef d’œuvre du cinéma » (faut pas exagérer non plus) : son procès (de « narcissisme homosexuel », de maladie, de bêtise, etc.) à mon égard relève de la pathologie. Et le pire, c’est que ce sont eux qui essaient de me faire passer pour un malade monomaniaque qui verrait de l’homosexualité partout où il n’y en aurait pas. On rêve ! « Beignets de tomates vertes » est répertorié comme crypto-lesbien par de nombreuses études (certes, pas toutes objectives, et pour beaucoup partisanes pro-gays, je le leur concède. Mais quand même !), et surtout à cause du texte original du film (Fanny Flagg, l’auteur du roman qui a servi de base au film, était dyslexique et lesbienne). Si ça ne leur suffit pas, voici quelques liens : lien 1 ; lien 2 ; lien 3 (et encore… je n’ai pris que les premières suggestions de la recherche Google). Je suggère donc à ces personnes de calmer leurs élans homophobes, y compris à mon égard, de ne pas utiliser ce film contre moi, et de me laisser faire mon travail. Merci.

Matin de Pâques

 

C’était étrange. Ce matin, je me suis forcé à aller à la messe de Pâques (à saint Nicolas des Champs). Je n’avais pas du tout envie. J’étais dégoûté de la vie, dégoûté de l’humain, désespéré pour l’avenir du Monde. Et je me disais : « Ça ne sert à rien d’aller à la messe de Pâques car je ne rentrerai pas dans la fête. »
 

Et puis les textes, l’homélie géniale (sur la liberté de Dieu, sur le milieu carcéral), les baptêmes de bébés, la présence de mes amis (dont certains découvrent la messe), m’ont redonné la joie. Pas de manière spectaculaire, ni euphorique. Mais sereine et forte.
Au point que je m’arrête dans la rue pour dire à des jeunes couples qu’ils sont beaux (si si, tout va très bien!^^) et qu’il ne manque plus qu’ils vivent leur bel amour dans l’Église catho. Au point même que je débloque les contacts que j’avais bloqués sur Facebook (je n’hésiterai cependant pas à remettre « au coin » si besoin^^).
 

Belle journée de Pâques. Et pardonnez-moi d’être un grand pécheur.

Film « Test : San Francisco 1985 » (2013) de Chris Mason Johnson

FEMME-ARAIGNÉE sAN francisco 1985
 

Je reviens d’aller voir le tout dernier film de Chris Mason Johnson, « Test : San Francisco 1985 ». En plus d’y trouver énormément de codes de mon Dictionnaire), il y en a un qui est assez incroyable de précision (par rapport au symbolisme de la femme-araignée, icône homosexuelle du danger sexuel). Frankie, le héros homo, danseur pro qui imite souvent l’araignée dans ses chorégraphies, monte sur un arbre dans un parc urbain, et dit texto à son amant Todd : « Je suis Toile d’Araignée », pour le charmer. Qu’est-ce qu’il vous faut de plus ? Si ceux qui me prennent pour un fou, un dangereux, un narcissique, ne me croient pas, qu’ils croient au moins ceux qui leur parlent sans conscience de ce qu’ils leur dévoilent!

Encore une tuerie…

 

Mama mia… Encore une tuerie, cette année, l’office du Vendredi Saint !!! Il est tellement beau qu’il devrait être remboursé par la Sécu, sponsorisé par Kleenex, proposé à tous ceux qui doutent encore de l’existence de Dieu ou qui dépriment dans leur vie. Je crois que c’est le rite de l’année que je préfère. Et cette fois, je suis allé pour la toute première fois à l’église saint Antoine de Padoue (à équidistance depuis chez moi avec la Basilique du Sacré-Cœur à Paris : je mets à peu près une heure à pied pour me rendre à chacune des deux églises). Obligé d’y aller au moins une fois !
 

Certes, les chants y étaient moins beaux qu’à saint Nicolas des Champs. Mais saint Antoine m’y attendait et a su une nouvelle fois me recevoir ! Une dame que je ne connaissais pas, la cinquantaine, nommée Stéphanie, est venue se mettre juste à côté de moi pour rejoindre une amie à elle. Elle avait une telle intimité avec le Seigneur qu’elle m’a aidé à prier, surtout pendant le « Notre Père ». J’ai baissé d’un ton pour prier à travers ses mots. Et je l’ai remerciée à la fin de la célébration du cadeau qu’elle m’avait fait. Ou plutôt, j’ai remercié le Seigneur à travers elle. Nous étions très heureux tous les deux de notre rencontre. Et j’ai appris, sans m’en étonner, que c’était une grande amie de saint Antoine aussi.
 

Et à la fin de l’office, Saint Antoine a fini de m’achever de bonheur : moi qui croyais être là incognito, je me fais accoster par une personne. Une amie d’une quarantaine d’années, que je n’aurais pas reconnue tout de suite car on ne s’était vus qu’une fois, et dans un contexte public : les Veilleurs. Je lui dis : « C’est magnifique, le Vendredi Saint ! ». Elle me dit : « C’est encore plus magnifique quand on le vit avec son ex-mari. » J’ai mis dix secondes à comprendre qu’elle et son ex-mari, qu’elle m’a présenté, étaient en train de me confier, avec une paix solide et des yeux brillants tous les deux, que des années après leur divorce, ils étaient en train de se pardonner et de se remettre ensemble en couple. C’est un peu comme si un aveugle de naissance m’annonçait qu’il vient de retrouver la vue. Ça m’a inondé de bonheur, car j’ai senti que leur improbable réconciliation les émerveillait eux aussi. Grandeur de l’action de Jésus à travers saint Antoine (d’ailleurs, l’amie dont je vous parle, qui avait perdu son portable lors d’une veillée des Veilleurs, avait retrouvé miraculeusement son téléphone parce que nous avions prié saint Antoine ; entre l’obscurité, les pelouses des Invalides, la foule, et le déplacement du groupe, ça relevait franchement de l’impossible !).
 

Pour finir, comme je suis sorti après tout le monde et que je n’ai vu aucun prêtre, j’ai déposé un paquet de « flyers » de l’École Cours Wojtyla dans l’église… au meilleur endroit qui soit : aux pieds de la statue de saint Antoine de Padoue. Je sais qu’il en fera bon usage ! Vous savez, j’ai décidé de ne pas me faire chier dans la vie ! ;-). Et de déléguer à mes amis du Ciel et de la Terre ce que je ne peux pas faire. Ils ne me déçoivent jamais.

Blasphème(s)

Je trouve qu’il y a plus grand blasphème que de se prendre pour Dieu. Il y a aussi de prendre quelqu’un d’humain pour le diable. Ça, ça me choque et insulte encore plus Dieu.