Archives de catégorie : Je l’ai dit

Les trois violations des Droits de l’Homme par le PaCS ; les trois violations des Droits de l’Homme par le mariage gay

Ce que fait concrètement le PaCS (Union civile)

 

1) Il fait de l’orientation sexuelle un critère d’Humanité et de Loi, il réduit les personnes à leur génitalité et à leurs fantasmes (« Tu as tous les droits à partir du moment où tu ‘aimes’. »). Le PaCS constitue une violation des Droits de l’Homme (travestis en droits « des hétéros » et « des homos ») car c’est la pulsion (animalité) et le sentiment (l’angélisme) qui l’emportent sur l’Humain (le corps sexué et l’accueil de la différence des sexes). Il ne reconnaît plus la différence des sexes comme meilleure condition d’amour (arrêt de mort du couple).

2) Il justifie socialement l’acte de répudiation : tout PaCS peut être détruit sans même que le partenaire soit mis au courant.

3) Il transforme tout lien humain (sauf le lien frère/sœur) en marchandise, en contrat.
 

Qu’aurait-il fallu faire pour contourner le PaCS ? Prévoir un contrat d’association de biens, ou revoir les taxes considérables qui, en France, pèsent sur les droits de succession qui représentent une véritable spoliation d’État lorsqu’une personne veut léguer ses biens en dehors de sa famille. Que peut-on faire aujourd’hui contre le PaCS ? Parler d’homosexualité et de la peur de soi/des autres qu’elle est ; parler de la discrimination (rejet de la différence des sexes) sur laquelle elle repose au nom de la glorification de toutes les autres différences (moins fondatrices que la différence des sexes). Montrer l’absurdité de l’hétérosexualité, qui est une parodie de la différence des sexes dénuée d’amour.

 
 
 

Ce que fait concrètement le mariage gay

 

1) Il fait de l’orientation sexuelle un critère d’Humanité et de Loi, on réduit les personnes à leur génitalité : Violation des Droits de l’Homme (en droits « des hétéros » et « des homos ») : c’est la pulsion (animalité) et le sentiment (l’angélisme) qui l’emportent sur l’Humain.

2) Il supprime socialement la condition d’amour entre les deux parents biologiques. Pas la présence ni l’existence des deux parents, mais bien l’union d’amour entre le père et la mère de tout enfant. Alors qu’on sait très bien que tout être humain a besoin de l’amour ENTRE ses deux parents de sang, sinon, c’est un drame identitaire et affectif terrible pour lui.

3) Il donne trois parents (minimum) à un enfant, et ce, dans tous les cas où les unions homosexuelles sont considérées comme structures d’« amour » et de parenté.

Les mots sont tous parfaits

 

Tous les mots sont parfaits. Vraiment. Je me le dis dès que j’entends « Frigide Barjot », « Koz Toujours », « Sens Commun », « LMPT », « Écologie Humaine », le choix d’un pseudonyme, un lapsus, les sigles, etc. Les mots sont tous unanimement signifiants (même s’il y en a qui sont plus vrais que d’autres, plus parfaits que d’autres). Ils sont tous bien choisis, tous d’une précision millimétrique, tous à leur place. Y compris ceux qui mettent en avant leurs intentions plutôt qu’eux-mêmes. Y compris ceux qui propagent le mensonge, le sarcasme, la caricature, le désenchantement, la méchanceté, la légèreté, la bêtise, le cynisme. Car même le mal, par sa faiblesse, son échec et son silence sur lui-même, laisse passer malgré lui une part de vrai, se grille lui-même tout seul. Oui. Avec le langage humain, on ne peut tricher. Les mots sont parfaits. Et le plus parfait d’entre eux, c’est bien sûr Jésus. Les gens qui Le rejettent L’annoncent à leur insu. Et les gens qui rejettent ses paroles en font inconsciemment la publicité. Grand est le Verbe divin ! Grand est le verbe humain grâce au Verbe divin !

Aux personnes homos ou gays friendly qui m’insultent en ce moment sur Twitter…

 

Aux personnes homos ou gays friendly qui m’insultent ou me menacent en ce moment sur les réseaux sociaux au nom de l’homophobie, je souhaite dire ceci (s’il est encore possible de les faire raisonner) : « Savez-vous que l’accusation infondée – qu’on appelle communément calomnie, insulte voire menace de mort -, rentre aussi dans le cadre de l’homophobie dont vous faites preuve avec moi et que vous m’attribuez ? »

Reportage « Homos, la haine » d’Éric Guéret : le mensonge vraisemblable

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Je viens de voir le reportage « Homos, la haine » de Philippe Besson et Éric Guéret, qui sera diffusé le 9 décembre sur France 2. Désinformation totale. Que du témoignage émotionnel et du ressenti (basé sur des faits à la fois réels et déformés). Zéro analyse des agresseurs ni des mécanismes de violence. Que du « constat » victimisant et diabolisant. Quand est-ce que des journalistes sérieux traiteront vraiment du sujet de l’homophobie et sortiront de l’amalgame ?? Quand est-ce qu’ils se mettront à réfléchir pour sortir de l’idéologie ?
 
 

N.B. : LOL du soir : les « anti mariage pour tous » (qui se font insulter à longueur de temps par les pro) deviennent les « méchants« … #onrêve

Critique de la pièce « Viol » de Louis Lefèbvre au Théâtre Darius Milhaud

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En colère après avoir vu ce soir la pièce Viol de Louis Lefèbvre, jouée au théâtre Darius Milhaud. Comment peut-on se permettre de faire/jouer une pièce sur ce sujet en étant aussi caricatural, mensonger et anachronique ? Ce n’est pas possible ! Et vas-y que je tape sur tous les hommes, et que toute la soi-disant gente masculine y passe. Pas les hommes réels, bien sûr : uniquement les gros beaufs, les adolescents et les machos. Toute la brochette de collabos caricaturaux : les curés, le scoutisme, les psys, les juges, les magistrats, les ouvriers, les policiers, les maris, les étrangers, etc. En toile de fond, c’est le procès de la paternité et du mariage qui est fait. Comme si ces deux instances avaient besoin de cela et que c’étaient elles les responsables du viol. N’importe quoi !
 

Cette pièce de 7 tableaux traite de manière totalement irréaliste le viol… et bizarrement, ce qui est encore plus violent que la thématique elle-même, c’est ce traitement infidèle, traitement qui a pourtant la prétention d’être réaliste et engagé en plus, mais qui occulte les vrais viols. Car dans le réel, les viols ne se passent pas comme ça. Les méchants ne sont pas méchants comme ça. C’est honteux, une telle infidélité. C’est grossier. On n’a pas le droit de faire ça aux victimes ! Être irréaliste et mensonger en parlant du viol, c’est faire encore plus injure à toutes les victimes qu’on prétend défendre, cela revient à couvrir tous les agresseurs réels. Ce n’est pas éclairer la violence. C’est en rajouter, même. C’est simplifier ses mécanismes et les encourager. Cette pièce ne joue pas son rôle et tape sur les mauvaises personnes en concluant : Les violeurs sont tous des méchants et des cons ! Super…. On est bien avancé ! Je cite la réplique finale : « Il reste une Bastille de la connerie à prendre. Venez tous ! » Non merci. Ça ira. Vous l’avez déjà prise pendant une heure et quart. Vous continuerez sans moi.
 

(Dommage car deux comédiennes jouent particulièrement bien : Laurence Naudin et Delphine Lefèbvre)

Synode 2015 (2nde partie) : 3 mots du Pape sur l’homosexualité, sinon autant se taire

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Pardon de mettre, par ce message, les chefs de l’Église au pied du mur… mais nous sommes en famille et l’unité de celle-ci est en jeu, surtout à cause du traitement du thème de l’homosexualité… alors je préfère parler en vérité. Je ne serai véritablement satisfait et sûr du discours ecclésial sur l’homosexualité que si, dans le rapport final du Synode (prévu pour le 25 octobre 2015), je lis trois mots : 1) VIOLENCE; 2) CONTINENCE ; 3) SAINTETÉ. À mes yeux, ils seront la preuve qu’aura été pris en compte ce qu’est vraiment le désir et l’acte homo (une blessure, une souffrance et parfois une violence quand il est pratiqué), comment on vit avec ce désir (la continence), et vers où l’alliance des deux (blessure + continence) conduit (la sainteté). Or, à ce jour, sous couvert d’« accueil », de « chasteté » de « délicatesse » et de « temps », le Synode Part II (qui se déroulera du 4 au 25 octobre 2015) glisse dangereusement vers une justification de l’Union civile et de l’amour homo « chaste », ou vers du réchauffé de l’actuel version du Catéchisme. Au secours…
 

Nous, personnes homosexuelles, avons tant besoin qu’on nous dise la Vérité sur ce que nous ressentons, sur ce que nous vivons ! Nous avons tant besoin que l’Église ne s’apitoie pas sur nous, ni nous accueille sans nous proposer un grand projet, une vraie Bonne Nouvelle ! Pas seulement qu’Elle nous dise « On vous accueille, on vous aime, on ne vous juge pas, on va vous aider à vivre avec votre désir homo et à le maîtriser (… pour mieux le neutraliser) », mais qu’Elle nous propose un don entier de notre personne, qu’Elle utilise notre homosexualité, qu’Elle mette la barre haut en nous demandant carrément la sainteté ! le don de notre homosexualité aux autres et à l’Église !
 

Nous ne voulons pas d’une gestion privatisée, compassionnelle et misérabiliste de l’homosexualité. Nous voulons, sans pratiquer notre désir homo ni le justifier sous forme d’identité ou d’amour, l’universaliser, le sanctifier, le transformer en force et en originalité. Une originalité qui n’est ni notre origine ni notre essence ni un destin, mais juste une réalité de notre être qui, traversée par Dieu, peut devenir une puissance énorme d’évangélisation, de Résurrection, d’humour, de guérison pour tout notre monde blessé. Il ne s’agit pas se s’accommoder de l’homosexualité, mais bien de l’utiliser comme ce qu’elle devient une fois qu’elle est transformée par le Seigneur : un grand cadeau réjouissant et mondial !
 

Franchement, si ces trois mots VIOLENCE/CONTINENCE/SAINTETÉ – qui ne figurent pas dans l’actuel Catéchisme de l’Église catholique – n’apparaissent pas dans le prochain rapport synodal final rédigé par le Pape François, mieux vaut, à mon avis, ne pas aborder du tout la question, ne rien rajouter de plus que ce qu’a déjà écrit le Pape Benoît XVI, et en rester là, plutôt que de broder du neuf et au final raconter des bêtises et des imprécisions équivoques propices à des interprétations/conséquences dramatiques. La cerise sur le gâteau du discours papale sur l’homosexualité serait une charge bien calibrée contre l’hétérosexualité, au nom de la défense de l’Humain et de sa sexuation : j’ose rêver !

Le Coeur de la Suisse

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Jeudi dernier, dans le train qui me conduisait de Neuchâtel à Fribourg, j’ai vu débarquer tout un groupe de randonneurs à la retraite, avec un accent suisse à couper au couteau, exactement comme dans le cliché que je me faisais avant de venir (ce n’était pas la troupe de chanteurs tyroliens en costumes folkloriques, mais presque ^^). Des hommes mariés, des célibataires, des curés, des pasteurs, des veufs. Toute une bande d’une quarantaine d’amis. Ils s’appellent les « Jeudistes » parce qu’ils se retrouvent tous les jeudis pour faire des randonnées. Ils laissent parfois leur femme et s’en vont, entre 30-50 personnes, faire leur escapade hebdomadaire. Les Jeudistes sont un club alpin. J’ai fait un brin de causette pendant tout le chemin avec 3 d’entre eux, ai appris beaucoup de choses sur la Suisse (j’ai envié les citoyens suisses, qui eux, contrairement à la France, ont droit de parole et de décision sur les lois du pays, parce qu’ils sont consultés régulièrement, et sont soumis à un système politique fédéraliste, presque corporatiste : une loi comme le « mariage gay » ne serait jamais passée en France si on avait eu la taille et le fonctionnement politique de la Suisse). Mon compartiment de train s’est transformé en grande réunion de fraternité masculine. C’était beau. Merci Jérôme Grandet et Nicolas Buttet de m’avoir fait connaître un peu du cœur de la Suisse.

Homophobie : l’essentiel à comprendre

 

1) le sens étymologique (les deux sens sont valides) :
– phobie/haine du même
– phobie/haine d’une personne homo (donc attaque à l’encontre d’une personne homosexuelle) ; peur du sujet de l’homosexualité et des personnes homosexuelles.

 

2) Ce que les mass médias et les gens gays friendly en comprennent (à tort car leur interprétation gomme le sens étymologique) :
– tout lien entre homosexualité et violence/souffrance
– toute opposition à un désir, un droit, une loi, portés par une personne homo ou faits portés par une personne homo.

 

3) Ce que l’homophobie est vraiment :
– l’identité et la pratique homo (réduire une personne à ses pulsions ou à ses sentiments, c’est finalement lui ôter son humanité, et la prendre pour un animal ET un ange)
– un désir homo refoulé ou excessivement assumé sous forme d’identité ou de pratique homosexuelle

Charité n’irait pas avec division ?

 

Je reçois à l’instant un mail d’un homme d’Écologie Humaine qui me demande de ne pas faire de vagues par rapport à son mouvement. Il le fait d’ailleurs de manière très courtoise, en respectant bien les règles de la « communication non-violente » (genre « je finis par une question, pour donner l’impression à mon interlocuteur que je lui laisse sa liberté »). Voici un extrait :

 

Je lis tes posts et articles que j’apprécie beaucoup. Je crois (accueille-le si tu le veux bien) que nous devons rester unis malgré nos différences de perception parfois de la réalité ou malgré nos différentes sensibilités. Tu as raison de dire ce que tu penses sur tel ou tel mouvement (LMPT, Veilleurs, CEH,…) mais STP n’oublie pas que la division ne fait le jeu que d’un seul, Satan. Plus nous sommes divisés entre nous, plus cela va être difficile de sensibiliser, de motiver, de convaincre des personnes qui sont à des milliers de km de nos idées. Qu’en penses-tu ? »

 

De même que de plus en plus la chasteté est réduite à la sincérité, je crois que certains cathos actuels n’ont pas compris ce qu’est la véritable Charité ni qui est vraiment Jésus. Dès qu’ils identifient quelque chose comme de la « division » ou de la brutalité, ils l’attribuent au « mal », au « diable », au « diviseur ». Tout ça parce qu’ils n’ont pas compris que la Charité devient force grâce à la Vérité. Ou bien ils n’ont pas réalisé que l’« unité » qu’ils prônent n’est belle que si elle sert la Vérité et le Christ (sinon, cette unité n’est qu’un cache-misère pour masquer une division que précisément ils alimentent à leur insu par leur tiédeur relativiste et leur peur d’annoncer Jésus). Certes, la Charité est souvent douceur, miséricorde, accueil… mais Elle est parfois aussi séparation, rupture, jugement, exigence, rejet, Croix, force. Elle est un grand « OUI »… et des petits « non » dans les cas où vraiment la Vérité est bafouée. Même Jésus se présente parfois comme l’auteur d’une division :

 

« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. » dit Jésus (Matthieu 10, 34-36)

 

C’est se tromper sur la véritable identité de la Charité que de croire qu’Elle n’est pas non plus conflit, critique d’actes ou de pensées erronés, qu’Elle effraierait moins en se cachant. C’est se tromper sur la Charité que d’imaginer qu’Elle se réduit à la « bienveillance », au « respect », au « être gentil », au fait de « ne pas blesser ». La Charité peut blesser et diviser, non pas de son fait, mais parce que sa lumière révèle l’existence d’une blessure, d’une rupture et d’un mensonge qui se sont séparés d’Elle, dont Elle n’est pas responsable mais dont Elle fait forcément le constat. Alors ça suffit de la Charité-bondieuserie laïcarde qui n’ose pas dire son nom/non, qui n’est qu’une apostasie, qu’une honte que l’étiquette catho fasse fuir, ou qu’un bon sentiment dilué !