Archives de catégorie : Je l’ai dit

Homophobe parce que continent ?

C’est fou : certaines personnes (homos tout comme moi) m’insultent et me casseraient la gueule uniquement parce que je ne pratique pas mon homosexualité, alors qu’a fortiori il y a mille et une manières d’être homo, que je n’impose à personne mon choix et que je n’oppose pas celui-ci à la pratique homo. Mais quelle homophobie de la plupart des personnes homosexuelles pratiquantes ! Tous ceux qui ne feraient pas comme elles seraient des cons et des ‘honteuses’…

 

Tous unis contre l’hétérosexualité et l’homophobie !

Pour les combats à venir par rapport à la Loi Taubira, nous ne serons socialement crédibles et percutants que si nous montrons que nous luttons fermement contre les deux choses que nos détracteurs nous attribuent pour ne pas nous écouter : l’hétérosexualité et l’homophobie. Nous devons urgemment expliquer ce qu’elles sont, et dire ouvertement pourquoi elles sont une atteinte à l’Amour, aux personnes, à la famille et au Réel. Pour l’instant, aucun opposant au « mariage pour tous » n’a eu le courage d’afficher qu’il n’était pas hétéro et qu’il était révulsé par l’hétérosexualité. Il est temps que ça cesse, et que nous assumions de combattre cette parodie d’amour qu’est l’hétérosexualité, pour mieux défendre les couples femme-homme aimants. Lors des Manifs Pour Tous, notre slogan gagnant aurait dû être : « Tous unis contre l’hétérosexualité et l’homophobie ! » Toute l’incompréhension dans les débats réside dans cette justification implicite de tous de l’hétérosexualité (ce concept que même l’Église catholique ne défend jamais).

 

Enfant insolent

Quand un enfant en vient à être insolent, en général, c’est qu’il exprime un déchirement qui le dépasse, un manque de communication ou une insatisfaction entre ses parents. Il est en colère contre tous de cette injustice qu’il subit. C’est pour ça que sa rébellion est si désagréable à reconnaître, à interpréter, à relationnaliser, à s’approprier.

 

Are you « bipolaire » or « pervers narcissique » ?

Fini de parler de la maniaco-dépression, de la schizophrénie, de la tristesse, du désespoir, de la fuite du Réel, des envies de suicide, des manques d’amour et d’attention. C’est à la mode en ce moment, parmi les psys de comptoirs, de qualifier quelqu’un de « pervers narcissique » ou de « bipolaire ». Très étonnant… En plus de « faire expert », ces nouvelles étiquettes « psychiatriques » enlèvent à la personne qu’on fige en personnage mythique toute volonté et liberté, l’enferme dans ses souffrances, dans ses actes, dans des mécanismes internes et comportementaux qu’on se refuse de reconnaître et d’approcher puisqu’on leur a mis un nom-écran pratique qui nous dispenserait de comprendre les choses, qui nous donnerait le droit de démissionner et de baisser les bras. « Tu comprends : Je suis tombé sur un mari pervers narcissique qui souffrait de troubles bipolaires. Y’avait plus rien à faire… j’ai pas eu de chance » Et si, au lieu de « jargonner psy » pour se justifier de s’éloigner de quelqu’un qui nous fait peur, nous allions vraiment à sa rencontre, en essayant de s’imaginer un peu plus ou tout autant malade psychiatriquement que lui ?

 

Violence des anti-mariage-pour-tous ?

Il est faux de dire ou de laisser croire que les personnes homosexuelles, actuellement en France, ont peur de la violence qu’elles subiraient des anti-mariage-pour-tous. Car il n’y a pas de violence. La plupart de celles qui ont défendu cette loi ont juste honte de leur caprice, de leur fausse victoire, et font preuve d’une violence sans nom.