Archives de catégorie : Je l’ai dit

Honte à nos dirigeants socialistes agissant en homophobes !

L’homophobie insoupçonnée et redoutable de Binet, de Taubira, de Jean-Pierre Michel, des gay friendly et des pro-mariage-pour-tous ! Ça m’écoeure ! En toute bonne foi, ils se servent de nous, personnes homos, comme pare-feu, pour cacher leur carriérisme et pour ne pas révéler ce que nous vivons vraiment en termes de violences, de souffrances, alors que c’est leur censure la véritable discrimination homophobe ! Ils détournent le mot « discrimination » pour laisser entendre qu’elle serait le refus de reconnaître la toute-puissance de nos désirs (qu’ils appellent « droits »), mais ils ne dénoncent pas les vraies discriminations que nous vivons, et qui sont surtout dues à notre pratique sexuelle. C’est honteux, leur sincérité et leur dénégation de souffrances (au nom, paradoxalement, du soulagement de celles-ci) ! Honte à nos dirigeants socialistes homophobes ! Ils nous instrumentalisent, nous, homosexuels ! Ils veulent notre bien mais sans nous ! sans nous regarder et dénoncer ce que nous vivons à l’intérieur du milieu homosexuel, dans nos couples, à cause de leur indifférence matinée de solidarité. C’est honteux, cette homophobie bienveillante et intéressée !

 

J’écoutais M. Assouline et M. Binet hier, en train de présenter le mouvement anti-mariage-pour-tous comme « discriminant » parce qu’il refuse de donner des droits supplémentaires aux personnes homosexuelles. Leur raisonnement est puéril, et surtout montre une conception erronée du droit et de la discrimination. Un droit ne devient positif et ne rend libre que s’il s’adapte à la personne à qui il se destine (or ici, la réalité du mariage est ontologiquement étrangère et incompatible à la réalité du couple homosexuel). Et la réelle discrimination – celle qu’ils exercent, au final ! et pas seulement sur les enfants, mais déjà sur les personnes homosexuelles –, c’est de nier la personne à qui ils veulent donner ce droit. C’est de nier la réalité de celle-ci, la singularité de sa situation, et lui faire jouer un sketch anthropologique, même si c’est « pour son bien ». Les véritables oppresseurs sexistes et homophobes, ce sont ces ministres bien-intentionnés !

Lundi 25 mars 2013

 

Les enfants aussi ont le droit de défendre la famille

Les enfants aussi ont le droit de défendre la famille. Ils sont citoyens également, et savent déjà reconnaître les bienfaits de l’amour entre leur père et leur mère biologiques. Contrairement à ce que disent les pro-mariage-pour-tous qui accusent les vraies familles d’instrumentaliser leurs marmots, les enfants ne sont pas des objets : même avant dix-huit ans, ils savent penser, être libres et avoir des avis. Si si.

 

Nous sommes passés à côté du débat

Les deux dangers de la loi du « mariage pour tous ceux qui le désirent » – à savoir la banalisation sociale de la différence des sexes, ainsi que la justification sociale de la pratique homosexuelle – ne sont pas dénoncés par les anti-mariage-pour-tous. Je ne dis pas que c’est facile de le faire (car la différence des sexes est un trésor fragile, qui n’est pas beau en soi, mais uniquement s’il est couronné par l’Amour, qui n’est beau que de ne pas s’imposer en évidence ; et pour parler de la violence des actes homosexuels, il faut avoir la subtilité et la délicatesse de les dissocier des personnes qui les posent). Je dis juste que c’est quand même une erreur, et notre talon d’Achille. Ne parler que de l’enfant (conséquence de ces deux dangers) ou de la spoliation de notre liberté d’expression (droit démocratique fondamental), sans aborder préalablement les deux points qui posent véritablement problème, cela revient à botter en touche, à s’éloigner de la conception post-moderne du mariage, de la revendication populaire du « mariage pour tous ». C’est être à côté du débat.  Donc ne nous étonnons pas de ne pas être entendus. Nous sommes en grande partie responsables de ce qui nous arrive.

 

Les « gentils » pro-mariage-homo

Ce qui est fou, c’est que les pro-mariage-pour-tous, dans l’histoire, ont réussi à passer pour les gentils parce qu’ils ont su garder le titre positif de « pro », contrairement aux anti-mariage-pour-tous qui passent pour les opposants, les « anti », les non-proposants. Or, ce que les mass médias oublient de dire, c’est que les pro-mariage-pour-tous pourraient tout aussi bien être appelés les « anti-mariage » (vu leur haine ou leur indifférence au mariage), et les anti-mariage-pour-tous les « pro-mariage » !

 

Confondre l’amitié « gay friendly » et l’ « amour » homo

Certaines personnes indifférentes au projet de loi du « mariage pour tous » ou carrément « gay friendly » le sont parce qu’elles confondent à tort l’amitié bienveillante ou l’empathie de principe, bien légitimes, qu’elle ont vis à vis les personnes homosexuelles, et ce que vivent ces mêmes personnes homosexuelles en amour et en actes homos, qui là ne peut pas être justifié car c’est insatisfaisant et souvent violent.

 

Un référendum pour le mariage ?

Demander un référendum pour le « mariage pour tous » est un non-sens. Non seulement nous ne l’obtiendrons pas, mais en plus, les spécialistes en droit nous confirment qu’il n’a pas lieu d’être. Car tel que le projet de loi a été posé dans les termes, il concerne le mariage dans son ensemble, et non spécifiquement le « mariage homosexuel ». Or la réalité de cette institution ne se discute pas. Le mariage existe de toute éternité depuis que l’homme et la femme sont sur Terre et qu’ils ont décidé de s’unir. Il est ontologique. Il est fondé par la différence des sexes, et il fonde la différence des sexes, dans un double mouvement. On peut tout à fait débattre sur le mariage, sur ses modalités de pratique, qui varient selon les époques, les cultures, les religions et les individus. Mais un référendum n’est pas un débat. Ne l’oublions pas. Le référendum décide de l’existence ou non d’une réalité. Or le mariage EST. Il n’y a pas à être « pour » ou « contre », y compris dans une démarche universaliste et populiste de consultation du Peuple dit « souverain ». Des États généraux du mariage (et pas uniquement de la famille), ça, OUI ! Mais la demande de référendum, en plus d’être techniquement compromise, est inadaptée à la réalité du mariage, et inadaptée à la loi du « mariage pour tous » telle qu’elle a été formulée (c’est-à-dire non comme un « mariage gay » mais comme un « mariage tout court »). Alors que nous reste-t-il à faire pour faire barrage au projet de loi Taubira ? S’adresser au pouvoir législatif et à nos députés. Ce sont eux qui ont les clés du débat.

 

Attention… Un François peut en cacher un autre…

Ça me fait sourire même si ce n’est pas très drôle : depuis 2-3 semaines, tous les cathos peu enthousiasmés à l’idée de refaire une grosse manif d’envergure contre le « mariage pour tous » se taisent sur les réseaux sociaux par rapport au 24 mars, et ne parlent que du nouveau Pape. Pour exorciser leur gêne et leur indécision. Merci François ! ( Lequel? ^^).

 

Les pro-mariage-pour-tous sont-ils contre nos slogans d’opposition à la Loi Taubira ?

ABSOLUMENT PAS !

DE NOMBREUX ANTI-MARIAGE-POUR-TOUS SE PLAISENT À CROIRE LE CONTRAIRE POUR SE RASSURER ET SE VICTIMER, MAIS C’EST UNE ÂNERIE QUI NOUS FOUT DEDANS, UNE POSTURE QUI NOUS COÛTE CHER! CAR C’EST JUSTEMENT À CAUSE DE CETTE CROYANCE FAUSSE EN UNE OPPOSITION RADICALE QUE LES PRO-LOI-TAUBIRA SE METTENT À DÉFENDRE LA NOUVELLE LOI DU MARIAGE LES YEUX FERMÉS AVEC UNE OPINIÂTRETÉ DIFFICILE À RAISONNER: ILS SONT PERSUADÉS QUE LE MARIAGE POUR TOUS NE CONTREDIT EN RIEN NOS REVENDICATIONS, QU’IL EST UNE VALEUR AJOUTÉE DONT NOUS FINIRONS PAR PROFITER NOUS AUSSI, OU AU PIRE QUI NE NOUS CHANGERA RIEN ET NE NOUS DÉRANGERA PAS DANS 50 ANS!

« Tous nés d’un père et d’une mère! », « Tous issus d’un homme et d’une femme » disent les panneaux des anti-mariage-pour-tous… pfff… Comme si les pro-mariage-pour-tous le niaient, ignoraient ces constats, voulaient les contredire, et cherchaient sciemment à détruire la famille traditionnelle! Alors que pas du tout! Ils savent tout cela, et prétendent au contraire ajouter à ces faits anthropologiques incontestables d’autres formes de « familles » et de modèles éducatifs. Ils ne voient pas en quoi le « mariage pour tous » s’oppose aux revendications et aux rappels des anti-mariage-pour-tous sur l’arrivée humaine au monde, puisqu’il prend la forme de la proposition, et pas du tout de la destruction. La loi d’ouverture du mariage aux couples de même sexe, même si elle dénature le mariage dans les faits et travestit concrètement la famille (pour des conséquences irrémédiables), n’est pas SCIEMMENT destructrice, ne se veut pas EN INTENTIONS et EN SINCÉRITÉ une antithèse de la « Manif Pour Tous ». C’est pour cela que les pro-mariage-pour-tous ne peuvent pas envisager les slogans de la Manif du 24 mars comme une contradiction à leurs propres raisons de faire adopter la loi, pas plus que comme une raison valable pour changer d’avis.La majorité des anti-mariage-pour-tous oublient de considérer la bonne foi et la sincérité des pro-mariage-pour-tous. Ils les veulent absolument opposés à eux. Absolument méchants, tyranniques et ignobles. Et c’est ce qui finit par arriver. Cyniquement. La posture victimiaire et paranoïaque des anti-mariage-pour-tous, qui hurlent à la destruction de la famille et à la décadence civilisationnelle, quand en face les pro-mariage-pour-tous se trouvent juste dans la proposition et sont persuadés qu’ils mènent le même combat pour la famille, pour l’enfant, que les premiers, est dramatique. Ce n’est pas en rappelant des ÉVIDENCES (« Un père, une mère, c’est élémentaire! »), évidences que personne ne contredit, qu’on convainc les autres ; c’est précisément en travaillant ensemble sur les NUANCES, les détails. Les anti-mariage-pour-tous ont préféré choisir le confort de l’évidence et du slogan court et incontestable. Mais qui leur a fait croire que la Vérité était confortable? Ils risquent de payer cher leur caricature manichéenne des pro-mariage-pour-tous. Malheureusement.

Lundi 18 mars 2013