Archives de catégorie : Je l’ai dit

Je m’adresse aux catholiques de la Manif Pour Tous

Concernant cette « Manif pour tous » du 13 janvier 2013 à Paris, j’aimerais m’adresser aux catholiques qui m’écoutent sur les réseaux sociaux, et qui me voient en ce moment tirer à boulet rouge sur Civitas et les lefebvristes. Certains parmi eux, qui cautionnaient auparavant mon message et mes prises de position, parce qu’ils tiennent à se dire traditionnalistes ou catholiques, se sentent à tort visés par mes critiques, alors que je n’ai absolument rien contre les catholiques traditionnalistes (plutôt le contraire!) : je n’ai de sérieux problèmes et résistances qu’avec les actes et les propos des traditionnalistes lefebvristes et de la Fraternité saint Pie X qui, il est vrai, composent le gros des troupes de Civitas.

Que certains catholiques ne se reconnaissent pas dans le discours et la personne de Frigide Barjot, je le conçois complètement (c’est aussi mon cas ; et cependant, elle parlera à d’autres et elle a sa place en tant que porte-parole parmi d’autres de la Manif pour Tous). Que certains catholiques veuillent que leur foi soit reconnue visiblement comme la raison majeure de leur présence dans cette Manif, même s’il est de notre intérêt à tous que la foule du 13 ne s’annonce pas ouvertement « catho » (non par peur de l’image ou de ce que nous sommes, mais bien parce que l’opposition à cette loi n’est pas spécifiquement catholique, et est portée par de nombreuses personnes non-catholiques), je le conçois aussi parfaitement. Mais que les traditionnalistes lefebvristes, qui je le rappelle, ne sont pas cathos, quoi qu’ils en disent (non pas parce que moi je l’aurais décidé, ni parce que j’aurais la présomption de dire qui mériterait le titre de « catho » ou pas, mais bien parce que ce sont eux qui, en 1988, ont décidé de leur propre chef de quitter Rome, le Pape, l’Église catholique, et de ne plus être catholiques), enrôlent le 13 janvier les catholiques sincères et traditionnalistes qui ne savent plus à quel mouvement un minimum religieux s’identifier à la « Manif pour tous », là, je dis ouvertement NON ! Je demande aux catholiques de ne pas se laisser berner par le discours soudainement pro-catholiques de l’Institut Civitas, et de ne pas défiler sous sa bannière. Vous ferez selon votre conscience et votre liberté. Mais si vous êtes catholiques, même traditionnalistes, vous avez le devoir de ne pas cautionner les propos et les agissements des lefebvristes et de la FSSPX. Cela s’appelle le devoir d’Unité dans la Vérité-Charité. Et ne vous inquiétez pas : le 13, hors de Civitas, vous saurez trouver parmi les porte-parole de la Manif des représentants de votre foi et de votre attachement à l’Église de Rome. J’en fais le serment !

 

La dictature de l’ « Égalité »

La dictature et l’utopie de « l’Égalité » ! Les Français d’aujourd’hui sont-ils devenus à ce point bêtes à manger du foin pour désirer « être tous pareils », « être tous traités pareil » ? Pour croire que le respect, c’est l’indifférence, l’uniformité et le non-jugement ? Pour penser que la liberté se limite à « avoir le choix », alors qu’elle n’est pas autre chose que le choix posé du meilleur et du Réel ?

 

S’opposer au « mariage pour tous » = homophobie ?

Certains militants pro-mariage-pour-tous ont encore le culot de faire croire que la manif d’opposition à « leur » projet de loi, qui aura lieu le 13 janvier prochain à Paris, est une manif « minoritaire et homophobe » ??? Surtout quand on sait que ce rassemblement national va réunir plus d’un million de personnes, de gauche, de droite, de toutes confessions religieuses et a-religieuses, des 4 coins de la France ? Des gens qui ne sont absolument pas homophobes, tout simplement parce qu’ils sont homosexuels eux-mêmes, ou bien parce qu’ils ont des amis et des frères très proches qui le sont ! Croient-ils que l’homophobie suffirait à faire déplacer une telle masse ? Comment peuvent-ils encore penser que c’est par gaieté de coeur et par méchanceté gratuite que les manifestants du 13 vont défiler, en sachant tous les sacrifices amicaux, les ruptures de dialogue, les dissensions et les querelles familiales/amicales que les débats « pour ou contre le mariage homo » ont déjà engendrés ??? Mais dans quelle bulle d’irréalité, de révolutions d’opérette, de haine (ou, ce qui revient au même, de bien-pensance!) vivent les pro-mariage-pour-tous ???

 

L’attitude de tueurs à gage des pro-mariage-pour-tous

Moi qui maintenant suis amené à côtoyer de près, sur les plateaux-télé et lors des débats, les militants pro-mariage-pour-tous, je peux vous assurer, sans trop exagérer, que le spectacle vaut le détour ! L’attitude de ceux qui se présentent comme les défenseurs des opprimés, de la liberté, de l’Égalité, de la tolérance et de la lutte contre les discriminations, est fascinante à observer en coulisses. Ils se comportent au mieux comme des robots ou des individus froids, qui n’adressent la parole à personne, qui ne te regardent même pas dans les yeux, qui ne te posent aucune question, qui ne sourient jamais (il n’y a que nos ministres socialistes pour avoir encore l’énergie du faux-cul), au pire comme des tueurs à gage, limite qui te foutent les boules par leur mutisme et leurs yeux qui t’ont déjà diabolisé avant même de te connaître (parce qu’on leur a dit que tu ne pensais pas comme eux, donc que tu étais forcément un « méchant homophobe » à éliminer et à mépriser). D’ailleurs, le jour où je suis passé, fin décembre 2012, sur la chaîne MCE, une des invités du plateau qui avait été parachutée dans le camp des « pro-mariage-pour-tous » parce qu’elle n’y connaissait rien au thème, et qu’a priori, son environnement social l’avait prédisposé à jouer innocemment le rôle « sympatoche » de la nana « ouverte et gay friendly« , m’avait trouvé tellement convivial et affable lors du maquillage qu’il lui a fallu un temps pour capter que je n’étais pas pour le projet de loi mais contre. Elle a halluciné. Pour elle, seuls les pro-mariage-pour-tous pouvaient être « sympas et cools »… Elle a doublement halluciné quand, à l’antenne, elle s’est rendue compte combien les défenseurs du « mariage pour tous » étaient agressifs, de mauvaise foi ou carrément vidés d’humanité. Je crois que cette petite expérience télévisuelle l’a poussé, sinon à changer d’avis, au moins à revoir ses clichés sur la gentillesse et l’ouverture des « progressistes »… qui en actes et en attitudes, ont tout des pires réactionnaires.

 

Qui sont les vraies personnes homophobes dans l’histoire ?

Scandale qui ne choque visiblement personne, mais qui est pourtant une réalité qui saute aux yeux : les quelques militants pro-mariage-pour-tous (homosexuels ou « gay friendly« ) traînent tous leurs opposants en procès d’ « homophobie »… alors qu’en menaçant et en attaquant avec une violence inouïe la grande majorité des personnes homosexuelles (qui ne veulent pas vraiment du mariage), ils sont d’une homophobie manifeste. Ils hurlent sur tous les toits le mot « homophobie » pour ne pas qu’on les suspecte. Mais ne nous y trompons pas : l’homophobie vient principalement d’eux.

Prier, c’est…

Prier, c’est laisser le Réel se connecter en nous. Et ensuite, le seul boulot qu’il nous reste à faire, c’est d’en avoir conscience. La prière, c’est vraiment la conscience du Réel. C’est pour cela qu’elle est donnée à tout le monde.

 

Genèse de mon désir homosexuel

Du plus loin que je me souvienne, et si je suis vraiment honnête avec moi-même, mon désir homosexuel est apparu au moment de mon enfance où j’ai eu peur : peur de mon corps, de mon unicité, de ma liberté, de ma singularité, du Réel, du monde, des autres, des groupes. J’étais certes un enfant sage, souriant, prévenant… mais je cachais bien mon jeu. Je cherchais à être quelqu’un d’autre parce que mon image de moi-même et des autres était négative, me faisait souffrir. Parce que je ne me supportais pas. Dès l’âge de 5 ans, j’ai joué à la mauviette. À la boule d’hyper-sensibilité, fragile, qu’un rien ne casse, qui fuyait les autres et l’amitié car elle les voyait comme des menaces. Je sais que l’homosexualité est une blessure d’orgueil, qui donne raison à la peur, et qui, pour se justifier de le faire sans que ça se voit, use de l’excuse des goûts ou de l’esthétisme. Pendant toute mon adolescence, j’ai manqué de simplicité. J’étais une personne à l’orgueil blessé. Un adolescent trouillard, effrayé par l’effort et la nouveauté, choisissant des rôles de planqué. Un être paresseux en même temps que craintif, mal à l’aise avec le collectif, misanthrope, paranoïaque, mal dans ses baskets, orgueilleux. Toute personne homosexuelle, je crois, connaît tacitement le contexte peu glorieux de l’émergence de son désir homosexuel. Sa genèse boueuse.

 

Faut-il ressentir le besoin de Dieu pour croire en Lui ?

Certaines personnes non-croyantes me disent qu’elles ne voient pas pourquoi croire en Dieu étant donné qu’elles « n’en ressentent pas le besoin ». Elles ont raison, quelque part : on peut très bien aimer les autres et résider sur Terre sans avoir conscience de Dieu et sans croire en Lui. On vit juste moins bien, moins plein, moins fort, et moins heureux… mais on vit quand même! L’existence avec la foi, après LA Rencontre avec Jésus, ça me fait penser aux couples femme-homme qui, depuis l’accueil d’un petit d’homme dans leur espace, se rendent compte qu’avant cette naissance, ils vivaient un peu sur eux-mêmes, en vase clos. La découverte de Dieu, c’est exactement pareil. Avant de L’avoir accueilli dans son coeur, on ne mesure pas qu’on vit en égoïste, sans boussole. Et ce n’est qu’après avoir goûté à Son amitié que notre vie prend un sens nouveau, s’éclaire, et que notre existence d’avant nous apparaît comme une hibernation.

 

Victimiser une personne homo n’est pas l’aimer : c’est de l’homophobie

Ce qui est dramatique, c’est que des hommes et des femmes politiques « pro-mariage-pour-tous » tels que Cécile Duflot, Najat Vallaud Belkacem ou Erwann Binet, emploient à tout bout de champ le mot « homophobie » (sans comprendre ce qu’elle est vraiment!) pour imposer leur point de vue et ne pas avoir à argumenter leurs bonnes intentions déconnectées du réel et des personnes qu’ils défendent. Exactement comme jadis la matraque verbale du mot « racisme ». Ils détournent de manière honteuse – et finalement très homophobe ! même si cette homophobie prend le visage souriant de la lutte ‘gay friendly’ contre les « discriminations » – la réalité de l’homophobie, homophobie qui n’a pas à être une ACCUSATION DE PERSONNES, mais qui n’est autre qu’un ACTE VIOLENT contre les personnes personnes homosexuelles, au nom de leur orientation sexuelle, et dont les personnes homosexuelles sont prioritairement responsables puisque ce ne sont qu’elles qui le perpétuent, en réalité. Ils personnifient l’acte brutal pour ne pas avoir à l’analyser et à le dénoncer. Cette personnification du mal, injustifiable, c’est typique de la violence, et donc de l’homophobie ou du racisme.

 

L’acte homophobe a lieu dans le cadre d’une RELATION. En aucun cas il faut le transformer en accusation de PERSONNES ou en espèce humaine fictive, y compris pour prendre la défense de cette dernière. La victimisation ne sert pas les personnes qu’on défend et sur lesquelles on pleure. L’important est de ne pas ôter à la victime sa liberté de ne pas reproduire le viol qu’elle a subi.