Archives de catégorie : Je l’ai dit

Les avantages de la continence

La continence est la chasteté des personnes homosexuelles. Alors pourquoi (si ce n’est pour finalement pervertir aussi la chasteté…) certaines me soutiennent qu’elles lui préfèrent le terme « chasteté » ? La chasteté n’a pas à devenir le fourre-tout de nos bonnes intentions ascétiques ! Au moins, ce qui est bien avec la continence, c’est qu’on est obligés d’être concrets ! Pas de tentation d’angélisme !

 

« Ça sert à rien de riposter. On te le donnera. De gré ou de force! »

« À quoi ça sert de donner ton avis sur le mariage ?, me dit cyniquement une amie non-homosexuelle et gay friendly, vous allez finir par l’avoir de toute façon ! ». Je lui réponds : « Ah ? Parce qu’on est obligés d’accepter un ‘cadeau’ de force, maintenant ? Première nouvelle ! ». Elle me rétorque : « Ah non, t’inquiète, on t’obligera pas à te marier, par contre ! ». J’ajoute alors : « Le ‘cadeau forcé’ dont je parlais, ce n’était pas le ‘mariage’ mais ‘le droit (de tous) de l’avoir’. C’est encore pire. »

Pas de « mariage homo » mais un « mariage pour tous ceux qui le désirent »

Les militants homosexuels ne veulent pas du « mariage gay », ni du « mariage homo » (pour eux, ces deux mariages n’existent que dans l’esprit de leurs opposants), ni du « mariage » tout court (et ça, ça les surprend davantage !) : ils ne veulent que L’ACCÈS DU MARIAGE POUR TOUS CEUX QUI LE DÉSIRENT. La nuance est de taille ! Ils réclament le DROIT AU MARIAGE et non LE MARIAGE en lui-même. Moi, si j’étais un ministre logique, je les prendrais au mot, et je ne leur donnerais donc pas le mariage : juste le droit de le réclamer. Et ça s’arrêterait là ! Si on veut vraiment accomplir leur exacte volonté, et si on est logique jusqu’au bout, ce ne serait pas les léser que de ne pas leur donner le mariage.

Les amis homos qui ne m’assument pas entièrement

De plus en plus d’« intellectuels », que je croyais amis, ont peur de m’assumer, et m’offrent un soutien timide quand ils sont d’accord avec mes idées mais qu’ils ne veulent surtout pas qu’elles les compromettent trop. Je les entends dire : « Je garde mon soutien à Philippe Ariño, même si bien évidemment on ne peut pas être d’accord avec lui… même si je ne cautionne absolument pas ses propos… même s’il y a à boire et à manger… même si nos idées sont radicalement opposées… » Opposées en quoi ? On ne sait généralement pas. Ils ne se justifient jamais, parce qu’ils sont bien en peine de devoir argumenter. C’est une opposition de principe, une lâcheté, une trouille très peu « honnête intellectuellement » justement.

Il est bon que nous ne soyons pas égaux en tout

Il est bon que nous ne soyons pas ÉGAUX en tout. Préservons les différences. Ce que les militants homosexuels demandant le mariage, prisonniers d’un lavage de cerveau autour du mot « Égalité », ont du mal à comprendre, c’est que l’égalité n’est pas une réalité ni une chose bonne en soi : il y a de bonnes inégalités (qui s’appellent en fait « différences », et qui nous permettent justement la relation, l’échange, les mélanges, l’humour, la réflexion, l’ouverture, etc.), tout comme il peut aussi exister des égalités très injustes(elles s’appelleront alors « uniformité », « conformisme », « indifférenciation », « refus de la nouveauté et de la différence », « clonage », « jalousie », « bonnes intentions démagogiques », « non-reconnaissance de la diversité des identités, des besoins, du cas par cas, des situations » et « pensée unique et formatée »). La violence et la fermeture de l’égalitisme pro-gay, qui s’annonce pourtant comme une œuvre de justice (et les personnes homosexuelles défendant « l’ouverture » du mariage aux couples de même sexe, ne se voient absolument pas comme des despotes : elles sont sûres de faire œuvre de bonté et d’être des héros discrets : on hallucine…) doivent, pour cette raison, être dénoncées.

Le rond-point de la liberté par Véronique Labadie

Est-on libre d’ « avoir le choix »? En réalité, non. On est libre uniquement d’ « avoir choisi le meilleur ». Prenons l’image du rond-point (que j’emprunte à Véronique Labadie). Quel est l’automobiliste le plus libre et qui verra le plus du pays? Celui qui, parce qu’il veut garder sa liberté de choix, et du maximum de choix, restera à tourner toute sa vie sur le rond-point, ou celui qui aura posé le choix d’une seule route à prendre, qui se sera engagé, et qui aura consenti au renoncement du nombre au profit de la qualité? Je le répète : on n’est pas libre d’avoir le choix, mais d’avoir choisi le meilleur.

Coups de foudre amicaux

Je crois aux coups de foudre amicaux. Rien à voir avec « l’amour d’amitié » ou les passions platoniques éphémères. Je parle vraiment d’amitiés profondes et durables, identifiables mutuellement dès le premier moment passé ensemble. Pas besoin de beaucoup de temps pour reconnaître ceux qui nous comprendront pleinement, et ce, tout au long de notre vie. Surtout depuis que j’ai eu trente ans, ça m’arrive de plus en plus, ces coups de foudre amicaux (tout récemment avec Mélanie T., Marie Pinsard, Albane Rousset, ou encore Rodolphe Catoire). Et pourtant, je ne pense pas donner plus facilement mon amitié. Mais voilà : je constate avec joie le changement! Et ça me conforte dans l’idée que l’Amour (au sens large) est une évidence première, qui jamais ne s’impose en tant que certitude… mais une évidence première quand même !