L’homophobie, c’est l’homosexualité pratiquée. Ni plus ni moins.
L’homophobie, c’est l’homosexualité pratiquée. Ni plus ni moins.
L’Église humaine est le bois de la Croix sur lequel Jésus s’est greffé à jamais pour nous entraîner dans sa Gloire.
Dimanche 8 juillet 2012 : Je reviens d’aller voir le one-man-show de Sellig, un humoriste français que je connaissais par Rire & Chansons. J’ai rigolé quasiment pendant tout le spectacle, au point d’en avoir mal aux joues. D’un rire très mécanique, presque nerveux et d’accumulation, comme dans les fous-rires d’adolescence, en sachant que c’était un rire pas compliqué, pas graveleux ni beauf, mais gentillet. Et pourtant, je suis ressorti de là en ayant l’impression d’un manque. J’ai trouvé dans ce spectacle très peu de sens, de matière à réfléchir sur le monde, de contenu, de psychologie des personnages, d’analyse de leur relation et de leurs sentiments. Bien sûr, j’aime rire pour le plaisir et j’apprécie l’absurde, l’humour populaire. Je ne pense pas avoir le rire snob. Les spectacles torturées, élitistes, trop didactiques ou « masturbation intellectuelle », m’emmerdent. Mais j’ai besoin d’un minimum de relief, de militance, d’expression d’un regard et d’avis personnel, d’un récit de combat sur la violence et sur la mort, d’une approche de l’humain, même quand je viens à un show prétendument drôle. J’aime rire pour quelque chose. Et là, on a consommé collectivement une drogue, simple et conviviale, objectivement bien calibrée et efficace… mais néanmoins peu comblante. En marchant dans la rue avec le pote avec qui j’étais allé voir cette pièce, j’essayais de trouver les mots pour lui dire que ça m’avait plu, sans pour autant m’emballer. Je me suis fait en moi-même la réflexion: L’efficacité n’est pas la qualité, n’est pas la satiété, même si elle peut en faire partie, et qu’elle en donne, sur le coup, l’illusion. Et c’est exactement ce que je pense du désir homosexuel et de l’acte homosexuel: ils sont efficaces, sans être authentiques, comblants.
Je ne crois plus à l’émotion du monde quand elle use des larmes et des bonnes intentions pour s’éloigner du Réel.
Les meurtres à l’encontre des personnes homosexuelles ne sont pas spécifiquement « homophobes ». Ils font partie de la violence universelle. Un individu, même homosexuel, n’est jamais tué uniquement PARCE QU’IL EST HOMO. Si on croit que l’homosexualité est le seul motif des crimes homophobes, on effectue une lecture victimisatrice et simplificatrice des faits, qui à la fois diabolise, innocente, et laisse courir les vrais agresseurs. En réalité, sous ses aspects pro-gay et sincèrement compassionnels, l’interprétation centrée sur l’identité homosexuelle est redoutable, opportuniste, et tout aussi homophobe que l’homophobie qu’elle condamne ouvertement sans jamais interroger l’ambiguïté sexuelle des bourreaux et la responsabilité des victimes manifestées dans l’acte du viol.
Au pays des Bisounours, les juges sincèrement émus et férocement moralisateurs sont rois !
La continence est la chasteté des personnes homosexuelles. Alors pourquoi (si ce n’est pour finalement pervertir aussi la chasteté…) certaines me soutiennent qu’elles lui préfèrent le terme « chasteté » ? La chasteté n’a pas à devenir le fourre-tout de nos bonnes intentions ascétiques ! Au moins, ce qui est bien avec la continence, c’est qu’on est obligés d’être concrets ! Pas de tentation d’angélisme !
« À quoi ça sert de donner ton avis sur le mariage ?, me dit cyniquement une amie non-homosexuelle et gay friendly, vous allez finir par l’avoir de toute façon ! ». Je lui réponds : « Ah ? Parce qu’on est obligés d’accepter un ‘cadeau’ de force, maintenant ? Première nouvelle ! ». Elle me rétorque : « Ah non, t’inquiète, on t’obligera pas à te marier, par contre ! ». J’ajoute alors : « Le ‘cadeau forcé’ dont je parlais, ce n’était pas le ‘mariage’ mais ‘le droit (de tous) de l’avoir’. C’est encore pire. »
Les militants homosexuels ne veulent pas du « mariage gay », ni du « mariage homo » (pour eux, ces deux mariages n’existent que dans l’esprit de leurs opposants), ni du « mariage » tout court (et ça, ça les surprend davantage !) : ils ne veulent que L’ACCÈS DU MARIAGE POUR TOUS CEUX QUI LE DÉSIRENT. La nuance est de taille ! Ils réclament le DROIT AU MARIAGE et non LE MARIAGE en lui-même. Moi, si j’étais un ministre logique, je les prendrais au mot, et je ne leur donnerais donc pas le mariage : juste le droit de le réclamer. Et ça s’arrêterait là ! Si on veut vraiment accomplir leur exacte volonté, et si on est logique jusqu’au bout, ce ne serait pas les léser que de ne pas leur donner le mariage.
Le tiercé gagnant pour savoir si on est un catho vraiment pratiquant : croire en la présence réelle de Jésus dans l’Eucharistie, croire en la virginité de Marie, défendre le Pape en tant que serviteur inspiré.