Archives de catégorie : Je l’ai dit

Une télé catholique nord-américaine (EWTN) commentant le document final du Synode des Jeunes

J’ai écouté en entier ces trois rigides adeptes du cardinal Sarah, à la télé « catholique » nord-américaine EWTN (sorte de Riposte Catholique ou de Réinformation TV… avec des sous) qui râlent contre le document final du Synode des jeunes, mais pas pour les bonnes raisons, et sans proposer de solution joyeuse et incarnée :
 

 

Je résumerais en deux mots leur attitudes : peur + menace. On dirait les chefs des prêtres du temps de Jésus. Horrible. Aucune annonce de la Bonne Nouvelle (aux personnes homosexuelles, entre autres). Que de la plainte, de la tristesse, de l’intransigeance, de la peur et de la menace, au nom de la « prudence » et de la « Vérité christique ». Une bande de psychorigides. Je vous avais annoncé que, si la vague progressiste n’était pas réjouissante pour l’Église, la vague conservatrice incarnée par le cardinal Sarah serait encore plus grande et dévastatrice car elle prend l’apparence de l’ordre. Le schisme est proche, surtout parce que les catholiques ne se méfient absolument pas de leur aile conservatrice/traditionaliste.

La droite mourra de son mépris pour la gauche

La droite (qui, à mon avis, est une grippe politique, intellectuelle, spirituelle) signe son arrêt de mort en méprisant la gauche (qu’elle confond à tort avec le socialisme, le marxisme, le communisme, le gauchisme, le progressisme et le modernisme : c.f. les articles de plus en plus dingos de Jeanne Smits). Parce que la gauche ce sont les vrais pauvres. Et ils sont redoutables.
 

Supporter

Ce que nous apprennent les malades, les pauvres, les personnes handicapées, les prisonniers, les enfants, les vieillards, les personnes en deuil et ayant perdu un être cher, les veufs, c’est à SUPPORTER. De plus en plus, nous perdons en endurance, en patience, en volonté, en patience, en acceptation de la contrariété, en fidélité. Parce que nous ne savons plus supporter, parce que nous ne savons plus porter notre croix, parce que nous ne regardons pas Jésus nous supporter et supporter le poids de notre péché, parce que nous devenons insupportables, parce que nous ne supportons plus (au sens d’encourager) Jésus. Retrouvons donc ce contact si précieux auprès de ceux qui supportent mieux que nous.

L’ignorance crasse des catholiques à l’égard de l’homophobie les rend violents

Ce qui me sidère, c’est le mépris du mot « homophobie » par les pro-Vie « catholiques ». Ils n’ont aucune connaissance du sujet, et le pire, c’est que leur ignorance crasse, qui devrait leur faire honte et les rendre doux à notre égard (je parle de nous, personnes homosexuelles catholiques continentes) les rend agressifs et méchants. C’est le monde à l’envers !

Le Synode des jeunes a fait du bien


 

En l’état actuel du monde et de l’Église, un Synode doit-il seulement « faire du bien », alors que nous nous trouvons aux urgences de l’hôpital de campagne?
 

En résumé, le Synode fut une colo « sympa ». Ni plus ni moins. Un « bain de jouvence » convivial (une « boom » de maison de retraite) que les jeunes et les vieux se sont offerts. Et c’est tragique (vu les urgences, les violences extérieures et les absences de réponses) même si – en apparence – terriblement banal. Le constater fait-il de moi un rabat-joie jaloux et aigri, incapable d’accueillir le « bonheur » des autres ? Je ne crois pas. Le bonheur ne se trouve que dans la Vérité et dans la confrontation à la Croix. Il ne finit pas par un gala pailleté « à la Fame » entre profs et élèves, même quand les rôles ont été « humblement » et « exceptionnellement » inversés. La colonie de vacances, ce n’est pas la vie. Et les jeunes cathos, de retour dans le monde, devront vivre au jour le jour les persécutions dues au non-dit sur l’homosexualité, retourner au milieu des loups, et sans armes. Et ça, ça ne me fait pas du tout rigoler.
 

 

J’ai lu en entier le document final du Synode : c’est vraiment de la soupe. Comme c’était à prévoir. Il n’y a que des mots-slogans : « accompagnement », « engagement », « solidarité »… De la merde en boîte. Des « il faut » et des « y’a qu’à », mais pas de réponses aux questions les plus brûlantes.

Lo spiritualismo omofobo di Costanza Miriano


 

In Francia, per negare l’importanza dell’analisi dell’omosessualità, e negare semplicemente l’omosessualità mediante la retorica dell’umanesimo integrale o dello spiritualismo integrale, abbiamo Thérèse Hargot e Mons Gobilliard. Ma in Italia hanno Costanza Miriano e Mario Adinolfi, che fanno esattamente lo stesso discorso di diniego. Dobbiamo vedere con quanta sufficienza Costanza Miriano liquida con un semplice gesto della mano l’omosessualità e le persone omosessuali, incluso i cattolici. Sconvolgente. E siccome questi arrivisti hanno un bell’aspetto fisico, sono famosi per la loro franchezza (parlano perfino di Resurrezione e di Santità, oh mio Dio !), i cattolici finiscono per applaudire la loro omofobia, e non gli dicono niente.

Le spiritualisme intégral homophobe de Costanza Miriano


 

En France, pour nier l’importance de l’analyse de l’homosexualité, et nier l’homosexualité tout court par la rhétorique de l’humanisme intégral ou du spiritualisme intégral, nous avons Thérèse Hargot et Mgr Gobilliard. Mais en Italie, ils ont Costanza Miriano et Mario Adinolfi, qui tiennent exactement le même discours dénégateur. Il faut voir avec quelle suffisance Costanza Miriano balaie d’un revers de main l’homosexualité et les personnes homosexuelles, y compris catholiques. Affligeant. Et comme ces arrivistes présentent bien physiquement, ont un franc-parler d’apparence catholique (ils parlent même de Résurrection et de sainteté : oh mon Dieu !), les catholiques applaudissent leur homophobie et ne leur disent rien.

 

* Costanza Miriano a écrit sur le Père James Martin et les personnes homosexuelles. Elle défend notamment la mesure de discrimination des candidats homosexuels à l’ordination (J. Ratzinger, 1986) et verse dans le complotisme anti-LGBT. L’hétérosexualité BADE. On a là Virginia Vota en version italienne !

L’hermétisme est anti-catholique


 

La Franc-Maçonnerie repose sur le symbolisme et l’hermétisme. L’hermétisme maçonnique, c’est le contraire du catholicisme, puisque le catholicisme, par amour, tolère la contagion, la porosité, alors que l’hermétisme fuit toute infiltration et toute collaboration extérieures : l’alchimiste veut faire et créer tout tout seul, sans les Hommes, sans l’Église Catholique, et sans Dieu ! Au fond, l’hermétisme, c’est l’anticatholicisme. Il rejoint, par bien des aspects, le purisme du pharisaïsme (c’est pour cela que je dis que, pour l’instant, le cardinal Sarah adopte une attitude et un comportement francs-maçons : il fait du purisme du silence la condition et la matière même de la création/présence divine !). En d’autres termes, on pourrait définir l’hermétisme comme la « prière » maçonnique (méditation, concentration, isolement et vide mental), proche des méditations pleine conscience du bouddhisme.
 

Dans le laboratoire alchimique, c’est toujours les mêmes étapes du processus (que l’on retrouve dans les Google Doodle) : 1) trouvaille de l’IDÉE de génie (ampoule électrique) ; 2) ÉCRITURE du plan (le scribe) ; 3) élaboration et CONSTRUCTION, travail de la matière ou du fil, transformation du cuivre ou de l’argent en or ; 4) FUSION entre la matière et son créateur divinisé par elle : l’Homme parvient au but de sa QUÊTE en devenant végétal, minéral, objet-robot, angélique-énergétique.
 

Cuando eres católico y homosexual, absolutamente nadie te respalda públicamente, y eres rechazado por 4 clases de población


 

Cuando eres católico y homosexual, absolutamente nadie te respalda públicamente, y eres rechazado por 4 clases de población : por la mayoría silenciosa de las personas homosexuales (que te considera como un peligroso homófobo interiorizado, un traidor a su reconocimiento social) Y por una gran mayoría de los católicos (y entre ellos, hay 3 sub-categorías : 1) los conservadores – a quienes asustas y que consideran que no crees bastante, porque si realmente creyeras en Dios, ya no dirías y ya no te sentirías más homo -, 2) los indiferentes – que no te entienden y piensan que te comportas como una princesa que le confiere al tema la importancia que no merece -, 3) los progresistas gays friendly – que te llaman fundamentalista porque estás tratando de defender lo que dice la Iglesia sobre la homosexualidad y de explicar cómo la práctica homo es ambigua, limitada y no deseada por Dios). En resumidas cuentas, sin victimizar, ésta es la situación. Te disparan por todos lados. Te ponen al margen de la sociedad y de la Iglesia. Asustas a todos. Y la peor parte es que te dicen que tú te aislas mientras que concretamente eres tú a quien están aislando.

Quand tu es catholique et homosexuel, tu es rejeté par 4 catégories de population, et soutenu publiquement par absolument personne


 

Il faut le savoir. Quand tu es catholique et homosexuel, tu n’es soutenu publiquement par absolument personne, et tu es rejeté par 4 types de population : ET par la majorité silencieuse des personnes homos (qui te voient comme un dangereux homophobe intériorisé, un traître à leur reconnaissance sociale) ET par une grande majorité de catholiques (et parmi eux, il y a 3 sous-catégories : 1) les conservateurs – à qui tu fais peur et qui jugent que tu n’es pas assez croyant car si tu croyais vraiment en Dieu tu ne te dirais plus et ne te sentirais plus homo -, 2) les indifférents – qui ne te comprennent pas et qui trouvent que tu fais ta star et donne de l’importance à un sujet qui n’en a pas -, 3) les progressistes gays friendly – qui te trouvent fondamentaliste parce que tu essaies de défendre ce que dit l’Église au sujet de l’homosexualité et que tu expliques en quoi la pratique homo est ambiguë, limitée et non voulue par Dieu). En gros, sans victimiser, voilà le tableau. On te tire dessus de tous les côtés. Tu es mis au ban de la société et de l’Église. Tu fais peur à tout le monde. Et le pire, c’est qu’on te dit que tu t’isoles alors que concrètement c’est toi qu’on isole.
 

N.B. : Voici un autre article pour compléter.